Voici une fanfiction qui, bien que mêlant les univers de Dragons et Rebelle est plutôt "très légèrement" inspirée du film Ladyhawke. Vous êtes prévenus. Bonne lecture:)

Chapitre 1:La voleuse, le jour et la nuit

"-Impossible? Impossible! J'te ficherai moi de l'impossible. Et je vais te prouver que rien n'est impossible en nous faisant tous sortir de là.

-Tu délires rouquine. Personne a jamais réussi à sortir de la prison de Grimborn.

-Et bien, il faut un début à tout. Et c'est très simple. Regardez le sol. Il est couvert de bois. Si on le casse, on trouvera de la terre. Terre humide qui est liée au égouts. Si on passe par les égouts, on trouvera une sortie qui mène aux douves. Si on va aux douves, on pourra aller jusqu'à la rivière. Et une fois à la rivière, à nous la liberté.

-Hé, elle est futée, la petite. Moi, je suis prêt à la suivre.

-Je voudrais bien. Mais comment on casse le bois de ce cachot?

-Prenez vos boulets."

Les bagnards ne se firent pas prier et suivirent l'ordre de la jeune fille rousse. Même s'ils se fatiguaient, ils savaient qu'ils devaient continuer jusqu'à qu'ils purent enfin avoir une possible issue pour échapper au cruel sort qui allaient les attendre: la pendaison. Et cela pouvait leur arriver n'importe quand selon le bon plaisir des frères Ryker et Viggo Grimborn friands de ce genre de spectacle. Il fallait donc faire vite.

Lorsque, enfin, le sol fut cassé, il restait un autre problème: les boulets. Si les bagnards tombaient dans les égouts avec eux aux pieds, la seule chose qui les attendait serait la noyade. Il fallait donc trouver une autre solution.

"-Fais voir ta chaine, dit la jeune fille rousse à l'un des bagnards"

Elle frappa alors sur la chaine de son compagnon de cellule. Celle-ci se brisa faisant partie le boulet qui se trouvait dessus. Sentant son pied être plus léger, l'homme comprit le procédé et indiqua aux autres de faire pareil avec leurs boulets tandis qu'il libéra celle qui l'avait libéré.

"-Maintenant on creuse, dit la rouquine une fois qu'ils furent tous débarrassés de leurs boulets

-Oh, c'est répugnant, dit l'un des bagnards

-Arrête de te plaindre, le nobliau, dit un autre, On sait que t'es pas le genre à pas aimer la saleté mais tu veux être pendu juste parce que t'as pas payé tes dettes ou te salir quelques heures et être libre plus tard?

-On va y arriver, dit un autre bagnard, Ah, si seulement on pouvait voir les têtes des Grimborn. Une prison fiable dont personne ne peut s'échapper. Tu parles. Hihihi!

-Oh avant de dire qu'on s'est échappé, faut déjà s'échapper. Alors, bossez au lieu de causer.

-Il a raison, dit la jeune fille rousse, Continuez à creuser. On y est presque."

Ryker Grimborn observait les pendaisons publiques de près. En tant que Capitaine de la Garde de Grimborn, il devait, non seulement, être toujours sûr que les condamnés eurent bien quittés le monde des vivants mais également faire trépasser toute la vermine qui rongeait le monde chaque jour. Et chacun savait que les personnes de ce genre étaient très nombreuses. C'était pourquoi il devait continuer sa tâche.

"-Va-en d'autres, dit-t-il à son homme de main

-Oui monsieur Ryker Grimborn"

L'homme de main se dirigea vers les cellules accompagnés de quelques gardes. Lorsqu'ils y arrivèrent, il se décida sur qui devait être pendu.

"-Je veux Mérida Dunbroch et tous ses compagnons de cellules.

-Ils sont ici, dit l'un des gardes.

-Ouvrez.

-Quoi?

-Mais qu'est-ce qui s'est passé ici?"

Le spectacle qui s'était révélé sous les yeux des gardes était inconcevable. Le sol avait été détruit et les boulets gisaient sur de la terre pratiquement humide. On voyait que cette dernière avait également été creusée.

"-Mais c'est...

-C'est impossible.

-Ils n'ont quand même pas pu...

-Prévenez la garde, dit le Chef des hommes, Fouillez les égouts.

-Mais vous ne pensez quand même pas...

-Vous osez résister à l'autorité?

-N...non, monsieur.

-Alors, faites ce qu'on vous dit.

-Oui, monsieur.

-Mais comment ont-t-ils pu s'enfuir par là?"

S'il l'on avait dit à quelqu'un que lors de certaines situations, il ou elle découvrait le sens de l'expression "se salir les mains", il ou elle lui aurait rétorqué que ce "on" n'aurait jamais pensé qu'il ou elle le découvrirait littéralement. Il fallait vraiment que Mérida et les sept bagnards eurent envie d'être libres pour avoir aller jusqu'à passer par les égouts afin de trouver une sortie.

"-On y est. Je vous dis qu'on y est, dit l'un des bagnards

-Tais-toi, dit Mérida, Encore un bon mètre.

-Tu m'envoies de la terre dans les yeux, dit un bagnard à un autre

-Que veux-tu que je t'envoies? rétorqua ce dernier, Des cartes de vœux?

-Mademoiselle, vous êtes sûre que ça va aller? demanda le "nobliau", Vous savez, une jeune fille ne devrait pas se salir autant les mains. Je pourrais prendre le relais et...

-On est pas vraiment dans une bonne position pour échanger les places et, sans vouloir vous offenser, vous ne savez pas observer les conduits d'égouts et donc de repérer les endroits qui mène à des sorties. De plus, je croyais que vous étiez du genre à ne pas aimer la saleté.

Allez, il faut continuer.

-Hé, vous entendez ce bruit?

-On dirait de l'eau.

-Ah, quelle puanteur!

-C'est les égouts, dit Mérida, On y arrive. Au prochain tunnel, on y est.

Wow!

-Qu'est-ce qui se passe?

-Rouquine!

-Mademoiselle! Est-ce que ça va?

-Oui, très bien. Vous pouvez sauter. De là, on pourra nager et trouver une sortie jusqu'aux douves. Allez-y, c'est sans danger.

Tout le monde va bien.

-Oui.

-C'est glacé!

-On est sous terre. Évidemment qu'il va pas faire chaud.

-Au moins, quand ils s'apercevront qu'on a filé, ils penseront pas à venir nous chercher ici.

-Bon venez, on va chercher une sortie, dit Mérida, On est dans un endroit sombre. Or, il y a un endroit où il y a une lumière très claire. Ce sera le chemin vers les douves. Vous avez comprit.

-Oui.

-Bien. Suivez-moi."

Cela fut dur mais ils trouvèrent enfin l'endroit où ils devaient aller pour atteindre la liberté.

"-Wow!

-Ouah, c'est là.

-T'es vraiment douée, gamine.

-Pourquoi? Vous en doutiez?

-Héhéhé!

-J'espère que vous avez du souffle. Un, deux, trois!"

A ces mots, ils plongèrent dans l'eau. Cela ne fut pas facile. L'eau était très profonde et il fallait rester près de la lumière pour se repérer. De plus, sans air, cela était compliqué de rester, non seulement concentré, mais aussi groupés. Une grille percée! C'était probablement par là que se trouvaient les douves. Il fallait retenir son souffle pendant encore quelques instants et la liberté serait enfin à portée de mains.

Ils avaient réussis! Ils étaient dans les douves de Grimborn! Il ne restait plus qu'à trouver le chemin de la rivière et ils seraient enfin libres.

"-Bravo tout le monde, dit Mérida, Vous avez du beau boulot. C'était pas évident comme opération.

-Bravo à toi, petite. Pas se perdre comme ça, c'est un exploit.

-Un miracle, même.

-Bon, cherchons la rivière. Et discrètement.

-Ouais. Personne aura l'idée de nous chercher dans les douves à l'entrée de Grimborn, n'importe qui entre et sort d'ici y compris la Garde. Faut faire gaffe.

-Peut-être mais on a pas un rond. Faut bien qu'on pique quelque chose avant de partir d'ici.

-S'ils ont pas l'idée de nous chercher dans l'eau, on peut toujours discrètement piquer des bourses qui trainent en dehors de leurs poches de pantalons quand ils montent la garde près des escaliers.

-Bonne idée, dit Mérida"

Ryker se rendit dans les appartements de Viggo. Il savait qu'il risquait sa colère. En effet, s'il était vrai que Viggo était son cadet et qu'il était moins fort que lui physiquement, il n'en demeurait pas moins qu'il était plus intelligent que lui. En effet, alors que beaucoup de seigneurs se décident à laisser leurs successions aux fils ainés parce que les choses sont censées se passer ainsi, cela n'avait pas été de l'avis de leur grand-père. En effet, celui-ci les avait demandé à jouer contre ses petits-fils à un jeu intitulé "Des masses et des griffes" afin de savoir qui était vraiment digne de lui succéder peu importait s'il était ainé ou cadet. Chacun leur tour, les deux frères avaient joué contre leur grand-père. Le perdant n'avait eu le droit d'hériter du titre de Souverain de Grimborn. Ryker avait donc dû se contenter de faire partie de la Garde de Grimborn car Viggo était le gagnant. Après ce jour, même si Ryker demeurait toujours physiquement plus fort que son frère, il avait peur de ce dernier car son intelligence malsaine lui permettait de tantôt de faire disparaître ses ennemis, tantôt de mettre n'importe qui à ses pieds, y compris les plus forts. D'autant plus que Ryker, contrairement à Viggo, n'avait pas la moindre once d'imagination, ni capacité de réflexion. Si bien que son frère, il ne serait sans doute jamais devenu Capitaine de la Garde. Mais malgré ce grade, il devait toujours se méfier de lui. Et particulièrement à ce moment-là où il devait lui annoncer cette nouvelle qui, selon le Souverain de Grimborn, allait être grave.

"-Qui y-a-t-il, mon frère? demanda le Souverain Grimborn

-J'ai une mauvaise nouvelle, Viggo, Huit prisonniers se sont échappés.

-Huit, dis-tu? C'est fort ennuyeux, Ryker, dit Viggo avec le plus calme, Aucun prisonnier ne peux s'évader de la Prison Grimborn. Le peuple l'a accepté comme une vérité indéniable.

-Je suis responsable de ce qui s'est passé.

-Oui.

-Mais tu sais, Viggo. Ce ne sont que des voleurs insignifiants et ils se sont évadés par les égouts. Ils n'ont aucune chance de survie.

-S'ils ont été capables de sortir d'une cellule par les égouts, ils peuvent très bien quitter Grimborn sans la moindre difficulté.

De plus, leur évasion risque de remettre en cause la réputation de la Prison Grimborn et donner espoir à d'autres bagnards désirant échapper au châtiment iné , ils pourraient trouver des moyens de fuir à leurs tours. Or, personne, quelque soit ce qu'il ou elle ait commis, du simple petit délit au plus grave crime, doit disparaître de ce monde. Qui sont ces évadés?

-Sept hommes et une jeune fille nommée Mérida Dunbroch. Elle parlait beaucoup avec ses compagnons de cellule et les gardes la soupçonnent fortement d'être la meneuse de cette opération d'évasion.

-Tu es en train de me dire que des hommes ont été enfermés avec une femme?

-Avec tous ces prisonniers, nous manquions de place. Il n'était plus possible de séparer les différents genres. Nous devions remplir tous les endroits disponibles et...

-Abruti! Tu sembles oublier que j'ai fait face à la perfidie féminine, Ryker. Quand toi, ou n'importe quel homme, es face à ces créatures, elles te mettent des idées dans la tête et sont capables de te faire faire tout ce que tu veux y comprit les choses les plus inimaginables.

-Comme celle qui vient de se produire?

-Exactement. Cette démone de Mérida a dû se servir de ses compagnons afin qu'ils l'aident à s'évader. Ce qui vient de ce qui de se passer est le fruit d'un acte des forces obscures. Sépare les femmes des hommes dans toutes les autres cellules. Et s'il n'y a pas de place, trouve-en où tu peux.

-Oui.

-Quant aux prisonniers évadés, voici la chose à faire: si cette Mérida a été la meneuse de cette évasion, c'est elle qu'il faut retrouver en priorité.

-Si elle a réussi à s'enfuir, je la retrouverai.

-Tu as intérêt."

"-Venez avec moi. L'homme qui trouvera l'évadée Mérida Dunbroch sera l'objet de l'attention toute particulière du Souverain Grimborn. De même que le corps de l'homme qui la laisserait s'échapper."

"-Ca y est, dit un bagnard, On a tout ce qu'il faut. De l'argent et la liberté. Bravo, rouquine.

-Merci. Maintenant, je crois que c'est là qu'on va devoir se quitter, pas vrai?

-Mademoiselle, dit le "nobliau", Je sais où je peux trouver de l'aide. Lorsque je serai près de ceux qui me porteront secours, ils accepteront de vous venir en aide, également.

-C'est très gentil à vous, monsieur. Mais j'aime faire les choses par moi-même.

-Vous êtes sûre que...

-T'es bouché ou quoi, le nobliau? Elle a dit "non". Alors, fiche-lui la paix!

-Ouais."

Ce petit soutien fit sourire Mérida. Les huit compagnons se tournèrent les uns vers les autres afin de se dire "au revoir".

"-Bonne chance à vous tous, dit Mérida

-Bonne chance à toi, gamine, dit l'un des bagnards, Pas de bêtises.

-Pas d'inquiétude."

Mérida avait longtemps marché dans la forêt. En se reposant, elle s'était fait un arc et des flèches afin de pouvoir chasser pour se nourrir. Cela prendrait sans doute du temps avant d'arriver jusqu'à une ville. Avant cela, elle avait réussi à se procurer des vêtements plus appropriés. Alors qu'elle passait devant une ferme dans une forêt, elle avait vu une robe pendue sur un arbre. Voyant que celle-ci était sèche et que personne ne regardait, elle l'avait tout de suite prit avant que quelqu'un ne la vît. Lorsque plusieurs jours étaient passées et que Mérida se sentait libre, elle entendit du bruit. D'abord effrayée, elle se cacha. Quelque chose semblait se rapprochait de la route. Lorsqu'elle se révéla, la peur de Mérida se calma et elle se montra.

"-Un cheval. Oh! Mais qui t'a fait ça?"

Le bel étalon avait une blessure près de sa queue. Par chance, celle-ci était soignable. Mérida, sachant, ce qu'il fallait faire, décida de s'occuper du bel animal.

"-Ne t'inquiète pas, je suis là pour t'aider."

Le cheval fut vite rassuré. Sentant que Mérida ne lui voulait que du bien, il se laissait docilement bercer par ses mains. Lorsqu'il fut totalement soigné, il frotta son museau contre sa tête. Cela la fit rire.

"-De rien. Maintenant, tu ne risques plus rien. Tu peux continuer à poursuivre ta route tranquillement. Comme moi."

Mais alors qu'elle partait, le cheval la poursuivit. Elle ne comprit pas pourquoi. Cela l'agaça.

"-Pourquoi tu fais ça?

Oh, écoute, je peux pas m'occuper de toi. J'ai absolument aucun moyen de me nourrir moi-même. Je vole pour vivre. Et lorsque je mange un jour, je sais même pas ce que je vais manger le lendemain. Alors comment je pourrai faire pour nourrir un cheval?

Ah! Tu te sens seul, c'est ça. Tu cherches de la compagnie? Oh! Bon, très bien. Mais si tu veux rester avec moi, tu devras faire tout ce que je te dis, compris?

Je vois que t'as pigé. Moi, c'est Mérida. Quant à toi, tu t'appelleras Angus. Ca te plait? On dirait bien."

Mérida avait décidé de sortir de la forêt. Loin de Grimborn, elle se disait qu'elle ne risquait plus rien. De plus, comme elle chevauchait Angus, elle se fatiguait beaucoup que lorsqu'elle s'était évadait. Elle en avait assez de manger des baies et des petits animaux qu'elle chassait avec son arc. Ce qu'elle voulait, c'était se rassasier dans une auberge. Mais comme ces lieux étaient plutôt réputés dangereux pour les femmes, même armées, elle avait coupé ses cheveux afin d'avoir l'air d'un jeune homme. Heureusement, cela ne gâchait pas ses boucles rebelles que l'on distinguait bien autour de ses joues et au-dessus de son crâne. Et puis, comme ça, il y avait moins de chance de la reconnaître.

"-Aubergiste, j'aurais voulu savoir s'il était possible d'avoir une chambre pour la nuit ainsi qu'un endroit où je puisse être sûr que mon cheval puisse avoir un endroit confortable où se reposer.

-Ah,tu as de la chance, gamin. Il me reste une chambre de libre et il y a des écuries prévues pour les chevaux. De plus, l'auberge n'est pas chère.

-Je vois. Plus pratique pour avoir des clients.

-En effet.

-Gontrand, installe le cheval du petit dans les écuries.

-Ok.

-Voilà la clé de ta chambre. Installe-toi confortablement et viens prendre un verre quand tu en as envie. Les repas sont gratuit pour les gens qui restent à l'auberge pendant un certain temps.

-D'accord.

-En tout cas, tu as bien fait d'apporter un arc. On voit que tu es de ceux qui ne dorment que d'un oeil et qui savent qu'il faut se méfier de n'importe qui. Après tout, certaines personnes malintentionnées profitent des auberges Merci des renseignements. Pour l'instant, j'ai besoin de repos. Prenez soin d'Angus.

-Compte sur moi."

Il était clair que la chambre de l'auberge était bien plus confortable que la Prison Gimborn. Etant arrivé en pleine matinée dans ce lieu reposant, Mérida, fatiguée, décida de dormir un peu. Au bout de quelques heures, elle se réveilla. On devait être en début d'après-midi car la lumière était forte. Elle se dit qu'elle allait suivre le conseil de l'aubergiste car une heure pareille, l'auberge serait un peu animée et elle profiterait de l'ambiance conviviale qui y régnerait. Elle descendit et alla au comptoir.

"-Me revoilà aubergiste. Je voudrais suivre votre conseil et boire ce que vous avez de meilleur.

-Ah? Fais voir ton argent.

-J'ai deux bourses pleines. J'offre à boire à quiconque se joindra à moi pour porter un toast, ajouta Mérida en se tournant vers les clients de l'auberge

-Oh? En quel honneur? demanda un client encapuchonné

-En l'honneur d'une personne qui a été dans la Prison Grimborn et qui vit encore pour le raconter.

-Alors, c'est à moi que tu boiras, jeune homme. J'ai vu cette Prison.

-C'est possible si tu as été forgeron ou charpentier ou alors tailleur de pierre. Mais tu n'as pas été prisonnier à Grimborn.

-Je n'ai jamais dit que j'y avais été prisonnier...chère demoiselle."

Ryker! Dès l'annonce de son évasion, il avait dû partir avec la Garde et se dissimuler dans les environs afin de la retrouver. Ils connaissaient bien leur métier. Elle aurait dû plus rusée plus ça et ne pas se vanter; après tous les efforts qu'elle avait fait pour réussir son évasion.

"-Je dois admettre que changer ainsi ton apparence était une idée ingénieuse. Tu nous as causé du fil à retordre pendant un certain temps. Néanmoins, tu aurais dû plus maline et rester cachée dans la forêt. Tu aurais eut une chance de rester libre.

-Je suppose que vous avez raison, dit Mérida en avalant sa salive

-Attrapez-la, dit Ryker"

A peine les hommes de la Garde tentèrent-t-ils de s'emparer de Mérida que celle-ci tira une flèche sur l'un d'entre eux et courut sur le comptoir.

"-Désolée pour ça. Voilà pour la chambre, le verre, mon cheval et les dégâts, dit-t-elle en jetant quelques pièces, J'ai passé un très moment chez vous. Maintenant, je file."

Mérida courut jusqu'aux écuries. Angus admirait ses sabots propres lorsque sa maîtresse vint le rejoindre.

"-Désolée d'interrompre ta petite séance de délectation, Angus mais là, c'est une urgence. On s'casse!"

Comprenant le message, le cheval se saisit lui-même de sa maîtresse et tous deux s'enfuirent de l'auberge. Hélas, malgré tous leurs efforts, Ryker et sa Garde étaient plus rapides. Elle tenta tant bien que mal de se défendre mais...

"-Arrête! Tu es seule. Tu n'as aucune chance, dit Ryker, Et tu ferais mieux d'être docile si tu veux qu'il n'arrive rien à ton cheval."

Mérida baissa les yeux. Elle savait qu'elle devait faire ce que Ryker disait ou Angus allait payer le prix de son inconscience. Elle caressa le museau du cheval qui soupira tristement. Ryker profita de l'occasion et se saisit d'elle tandis qu'elle se débattait furieuse.

"-Ecoute-moi bien sale peste, dit Ryker, Je prendrais un grand plaisir à te tuer ici et maintenant. Seulement, même si ta capture était plus prioritaire qu'autre chose, il serait bien d'en savoir une autre. Où sont passés tes co-détenus?

-Même si je le savais, je ne vous le dirais pas. Tout ce que je peux dire, c'est que depuis qu'on a quitté la Prison Grimborn, on est tous partis chacun de notre côté et qu'on aucune idée ce que sont devenus les uns, les autres depuis ce moment-là.

-Hum. Tu dis la vérité. Mais ça ne prouve qu'une chose. Non seulement, tu n'es d'aucune utilité mais en plus, tu salis la réputation de Grimborn. Tu ne me laisses donc pas le choix. Tuez-la!"

Alors qu'elle se débattait, Mérida entendit une flèche s'enfoncer dans le bras de l'homme qui s'apprêtait à la décapiter. Et pour cause: un archer aux cheveux chocolat en bataille et aux yeux verts émeraudes venait de lui tirer dessus. Il avait un physique fin mais portait une armure qui compensait sa taille plus que mince. D'autres hommes tentèrent de tirer sur lui mais il riposta facilement et lança son arc à Mérida, que Ryker lui avait prit, tout en lui donnant quelques flèches. Angus revint également vers elle, soulagé. Le jeune homme brun était accompagné de ce qui semblait être une belle dragonne bleue ciel. Elle avait une tête plutôt ronde, des yeux jaunes avec une orbite noire, des épines sur la tête et la queue, de grandes pattes ainsi que des ailes de taille moyenne. En voyant les tirs, Ryker se tourna vers lui.

"-Toi et ton cheval, venez ici. Vous n'avez plus rien à craindre maintenant, dit le jeune homme brun d'une voix douce"

Un peu déstabilisée mais sachant qu'elle lui devait la vie, Mérida s'exécuta. Les Gardes voulurent riposter mais Ryker leur firent signe de ne rien tenter. On aurait dit qu'il avait peur de ce jeune homme qui, pourtant, avait l'air d'être bien moins fort que lui. D'autant plus qu'il était unijambiste et portait une jambe en métal.

"-Un de mes hommes m'a dit que tu étais revenu, dit Ryker, Mais j'étais sûr qu'il mentait parce que je sais que tu es loin d'être idiot. Pourquoi faire une chose pareille après ce qui s'est passé?

-En tout cas, tu as bien profité de mon départ à ce que je vois; Capitaine. Mais je ne suis pas là pour discuter. Plutôt pour faire ça."

A ces mots, il tapa légèrement le dos de la dragonne qui l'accompagnait et celle-ci tira des épines qui encerclèrent les Gardes. Cela impressionna Mérida qui n'arriva plus à faire un seul mouvement.

"-N'essayez pas de vous dégagez. Non seulement, ça ne vous servirait à rien, mais en plus, vous savez de quoi je suis capable."

A ces mots, il sortit une épée enflammée, ce qui sursauter les Gardes ainsi que Mérida.

"-Viens vite! dit le jeune homme brun en faisant monter la rouquine sur la dragonne, Ils ne resteront pas immobiles longtemps.

-Quoi? Mais Angus...

-Ne t'inquiète pas. Je resterai à une bonne distance pour que ton cheval puisse nous suivre. Allez vite!

-Angus, suis-nous."

Ryker ne supporta pas sa défaite. Enragé d'avoir perdu la trace de Mérida et d'avoir été humilié par un homme qu'il détestait, il cria un nom: le nom de l'homme détesté qu'il venait de voir.

"-Harold!"

"-Oh non, ils poursuivent Angus.

-Ne t'inquiète pas, ils ne lui feront pas de mal.

Descends, dit Harold à la dragonne"

A ces mots, la majestueuse créature bleu descendit et cracha des flammes près des Gardes qui reculèrent terrifiés. Rassurée, Mérida poussa un soupir de soulagement et les deux jeunes gens atteignirent la forêt.

I

"-La dragonne a besoin de se reposer. Nous allons nous poser.

-Tant mieux. Ca me permettra de savoir comment va mon cheval.

Angus!

-C'est un courageux et fidèle étalon. Rester avec toi malgré les risques que tu prends et les dangers dans lesquels tu te jettes. Il faut vraiment qu'il ait créé un immense lien avec toi.

-Je l'ai trouvé dans la forêt. Il était blessé. Je l'ai soigné et après ça, il n'a plus voulu me quitter. Et vous, comment avez-vous connu votre dragonne?"

A ces mots, le jeune homme se retourna et baissa la tête. Il n'avait pas l'air d'avoir envie d'aborder le sujet.

"-Oh désolée, je ne voulais pas vous...

-Ca va, ne t'inquiète pas.

-Regardez là-bas. De la fumée. Il y doit y avoir des gens là-bas. Vous êtes sûre qu'elle ne va pas leur faire peur?

-Le fait qu'elle intimide les gens les incitera plus à nous accorder l'hospitalité pour la nuit.

-Hum, bien trouvé."

La fumée que les deux jeunes gens avaient vu provenait d'une femme, voyant la Cavalière et le, si l'on pouvait dire cela comme ça, Dragonnier accourut vers son mari. Mérida et Harold vinrent vers le couple.

"-Qui êtes-vous? demanda le mari d'une voix agressive

Donne-moi la hache! ajouta-t-il en se tournant vers sa femme

-Bonsoir, monsieur, madame, dit Harold d'une voix calme, Nous aurions besoin d'un toit pour la nuit.

-Non, il n'y a de place pour personne!Et ce n'est pas avec votre dragonne que vous nous convaincrez de vous laisser rester.

-Pour qui vous vous prenez à vouloir vous introduire chez les gens comme ça?

-Nous pouvons payer, dit Harold

-En voici la preuve, dit Mérida en montrant une pièce

-Vous pouvez dormir dans cette grange, dit le fermier d'une voix plus douce

-Merci, dit Harold"

Harold s'était mis d'un côté et avait fermé la porte qui le séparait de Mérida. Il avait dissimulé une sacoche afin qu'elle ne la vît pas. Lorsqu'il l'eût fait, on frappa à la porte.

"-Monsieur...

-Appelle-moi Harold.

-Harold, je vais devoir m'occuper d'Angus. Pour ça, j'ai besoin de le faire sortir.

-Oh, j'ai une proposition à te faire, c'est moi qui vais m'occuper de ton cheval et toi, tu vas t'occuper de la dragonne. Mais reviens avant le coucher du soleil, c'est la seule condition.

-Mais, je n'y connais rien aux je vais faire

-Prends ça."

Il lui donna deux sceaux d'eau ainsi qu'une brosse.

"-Tu dis que tu n'y connais rien en dragons. Ca te permettra de te familiariser avec l'un d'entre eux. Et je crois bien qu'elle a envie de te connaître.

-Bon, si vous le dites. Allez viens, puisqu'on n'a pas d'autre choix, autant y aller. Plus vite on en aura finit, mieux ça vaudra."

"-Je me demande bien pourquoi il t'appelle toujours la dragonne. Tu n'as pas de nom? Je suis ridicule. Tu ne vas pas me répondre. Moi, c'est Mérida. Mérida Dunbroch. Je ne suis qu'une voleuse. Comment je le suis devenue? Ah, c'est tout simple. Avant j'avais un père et une mère. Un jour, mon père est parti en emportant une bonne partie de notre argent. Ma mère a fait tout ce qu'elle pu pour assurer notre survie mais elle n'a pas réussi car nous n'avions pas un sou. Elle a finit par tellement travailler qu'elle est morte de fatigue. Moi, j'étais qu'une gamine et j'avais plus aucun parent donc plus de maison. Alors, bim! Plus de toit, plus d'argent donc réduite à être telle que tu me vois aujourd'hui. Ouais, pas gaie, hein? Mais assez parlé de choses tristes. Laisse-moi te raconter la jolie histoire de l'audacieuse Sophie."

"-Donc, tu es Angus. Rassure-toi, je n'ai pas l'intention de faire de mal à ta maîtresse. Au contraire. Je n'ai jamais aimé les Grimborn. Alors, les voir brutaliser ou tuer des gens sans les emprisonner, ça me révolte. Et puis, Mérida n'a pas du tout l'air d'une criminelle. Pourquoi s'acharner à poursuivre une voleuse? Parce que son évasion remets en cause la réputation de la Prison Grimborn, c'est ça? Comme si l'autorité des Grimborn n'avait jamais été défié. Héhé! Tu es bien gentil. Pas étonnant que Mérida se soit prise d'affection pour toi. Mérida. Ce qu'elle ignore, c'est qu'elle s'est mise dans le pétrin. Tout comme moi, je l'ai fait autrefois. Il faut absolument que je lui évite ce que j'ai subi. Et pas que moi. Mais pour ça, je n'ai malheureusement pas d'autre choix que ce que j'avais déjà en tête. J'espère qu'elle me pardonnera."

Alors qu'il parlait, il regarda le soleil. Il se rendit qu'il était sur le point de se coucher. D'abord inquiet, il fut rassuré quand quelqu'un frappa.

"-Entrez, dit-t-il

-Comme promis. Voilà la dragonne. Maintenant, rendez-moi Angus. J'espère qu'il est propre.

-Oui.

-Je vois que nous sommes des gens de parole. Bon j'ai besoin de me reposer maintenant.

-Heu...est-t-il possible que tu ailles chercher du bois pour le feu avant?

-Quoi? Mais il va bientôt faire nuit.

-Ce n'est pas moi qui le demande mais le fermier. Il dit que sa femme en a besoin pour faire sa soupe. Et moi, je dois m'occuper de ma jambe.

-Ah? D' type est sympa mais un peu bizarre. "

Mérida s'en alla assez perplexe sur sa monture. Lorsqu'elle fut partie, Harold se tourna vers la dragonne et lui caressa la tête tandis que celle-ci le fixa tristement avant de frotter sa tête contre son visage. Harold ferma les yeux comme pour apprécier l'affection de la dragonne plus que n'importe quelle autre personne ne l'aurait fait.

"-Relax Angus. Nuit ou pas nuit, on est équipés. A quoi ça sert ça? dit Mérida en montrant son arc, Et puis, on aura bientôt finit d'avoir assez de bois pour la soupe de la fermière qu'on servira à Harold et moi. Harold. Je me pose quand même une question à son sujet. Pourquoi m'a-t-il sauvé et emmené sur sa dragonne? Peut-être qu'il veut obtenir quelque chose de moi. Oh, je suis ridicule. Pourquoi je devrais me méfier d'un unijambiste? Bon, il contrôle une dragonne, il a une épée de feu, il sait tirer à l'arc...Ok, il est flippant. Bon, il y a des chances que sa dragonne me surveille. Si je me casse maintenant, il va essayer de me poursuivre et de me demander des explications de manière...pas très chaleureuse. Peut-être que si je reviens et qu'après, je lui demande pourquoi il m'a sauvé, il m'expliquera les choses de manière calme,ou pas, et ça me permettra de savoir si je dois me méfier de lui ou non."

Soudain, des pas et des grognements se firent entendre. On entendit également ce qui ressemblait à des chants de corbeaux.

"-Tu as raison, Angus. Je ferais mieux de préparer mon arc. Garde le bois. Viens on prend le chemin du retour.

Oh!"

Un énorme loup venait de se révéler. La Cavalière et le cheval eurent le réflexe de courir mais la bête parvint à les rattraper. Néanmoins, Mérida parvint à l'atteindre et l'horrible créature agonisa avant de tomber morte ensanglantée sur le sol.

"-Fouh! C'était très juste. Viens Angus, on va ramener ça à la ferme. Ils seront contents de l'avoir en plus de la soupe."

Heureuse et en appétit, Mérida revint avec le loup mort dans ses bras. Elle voulut aller montrer sa belle prise à Harold mais à peine eût-t-elle le dos tourné qu'elle entendit des pas derrière elle. Mais cette fois-ci, ils étaient tout proches et il ne s'agissait pas d'un animal.

"-Ah!"

Le fermier était armé d'une hache et s'était apprêté à décapiter la jeune fille. Il devait probablement avoir eu cette idée en tête depuis qu'il avait vu sa pièce. Il devait probablement vouloir tout son argent. Mais il était hors de question que Mérida le lui donnât. Elle courut aussi vite qu'elle le put. A cet instant-là, un énorme dragon noir surgit et tira près du fermier. Celui-ci eût un sursaut mais ne se laissa pas abattre alors le dragon noir n'eût pas d'autre choix que se jeter sur le fermier et lui mordre le nez. Mérida hurla à la vue de cet horrible spectacle. Certes, elle avait déjà vu une dragonne lancer des épines et cracher du feu sur des hommes mais celle-ci semblait apprivoisée et aurait été incapable de lui faire du mal car elle avait apprit à l'apprécier. Ce dragon-là, lui, semblait totalement sauvage et hors de contrôle. Lorsqu'il en aurait finit avec le fermier, il allait forcément s'en prendre à Mérida ou Angus. La jeune fille devait réagir. Mais il était hors de question qu'elle restât trop près du fermier ou celui-ci allait encore essayer de la tuer. D'autant qu'elle serait incapable de se débrouiller seule face à une créature aussi immense. Ce n'était pas elle, la connaisseuse des dragons.

"-Harold! Venez vite! Il y a un dragon féroce dehors! Harold! Harold!"

Rien à faire, il n'était pas là.

"-Oh! Juste au moment où j'ai besoin de lui. Angus, reste là."

A ces mots, elle prit son arc pour tirer à une bonne distance et être sûre d'atteindre cette terrifiante chose. Ca y était, elle allait bientôt le faire. Mais au moment où elle allait le faire, une hache se posa devait son champ de vision. Mérida se retourna surprise et appeurée. Devant elle se tenait une femme à la tresse blonde, au teint blanc, aux grands yeux bleus ciel et à la tête ronde et légèrement joufflue. Elle portait une tunique bleue (de la même texture que celle verte foncée de Mérida), des épaulettes en métal, un pantalon couleur bordeau (presque marron comme celui de Mérida) et des bottes en fourrure. C'était elle qui tenait la hache bloquant Mérida.

"-Jette cet arc.

-Heu...

-Tout de suite!"

Déstabilisée, Mérida préféra obéir. Etant sûre qu'elle n'utiliserait plus cette arme. La jeune femme blonde se permit d'aller près d'aller et s'apprêta à faire un pas.

"-Ne sortez pas! s'exclama Mérida effrayée, Ne faites pas ça! Vous avez l'air douée en combat mais là, il s'agit d'un dragon. Même les combattants les plus expérimentés ne peuvent rien contre eux

-Ne juge pas avant même d'avoir regardé."

A ces mots, la jeune fille blonde quitta la grange.

"-Mademoiselle, attendez! dit Mérida inquiète"

Qui était cette jeune fille et d'où venait-t-elle? Que faisait-t-elle dans la grange et où était passé Harold? Dans le fond, ça n'était pas ses affaires mais elle ne comprenait vraiment pas pourquoi cette jeune fille était à cet endroit et d'où est-ce qu'elle pouvait bien venir. Etait-t-elle réelle?

"-Peut-être que je rêve, Angus. Pourtant, j'ai les yeux ouverts. Et si c'était le cas, tu ne serais pas dans mon rêve Angus. Ou alors peut-être que tu en fais partie parce j'ai besoin de toi dans toutes les situations où je suis déstabilisée, même en rêve. Alors, ça veut peut-être dire que je peux être éveillée et rêver que je suis endormie. Ou, c'est plus logique, peut-être que je me suis endormie et je rêve que je suis éveillée en me demandant si je ne rêve pas.

-Tu rêves, retentit la voix de la jeune fille blonde"

A ces mots, Mérida fut prise de terreur et monta en haut de la grange. Que se passait-t-il? Pourquoi cela se passait-t-il? Elle ne comprenait rien.

Le dragon murmura. Malgré elle, Mérida ne put s'empêcher d'observer ce qui se passait. La jeune fille blonde. Elle s'était dirigée vers le dragon noir et regardait sa queue1. Elle l'examina. Lorsqu'elle sembla sûre de quelque chose, elle alla près du dragon et lui caressa le museau. Celui-ci ronronna. Puis, la jeune fille blonde monta sur son dos et ils s'envolèrent sous les yeux ébahis de la jeune fille rousse qui trembla de tous ses membres.

"-Je n'ai pas vu ce que je viens de voir! Tout ce qui se trouve autour de moi n'est que le fruit de mon imagination! Ce qui se passe est inexplicable! Tous ces gens autour de moi ne peuvent être que des magiciens ou alors des fous! Oh, pourvu que je rêve vraiment."

Après une longue peur et interrogation, Mérida, épuisée, finit par s'endormir bientôt suivie par Angus rassuré pour sa maîtresse.

Cette nuit-là, on n'entendit plus rien excepté les cris de terreur de la fermière voyant le nez ensanglanté de son mari et l'emmenant loin de leur maison comprenant que le lieu n'était plus sûr le couple semblant avoir commis l'imprudence de sous-estimer les "invités" qu'ils voulaient dépouillés de leurs biens.

1Dans cette fic, le "dragon noir" ne portera pas un gouvernail n'étant activable que s'il est activé à l'aide d'un mécanisme utilisé par un pied de dragonnier mais par le gouvernail de l'épisode "Don de la fureur de nuit"qui permet au dragon de voler seul.