Je sais, ça fait un moment que je n'ai pas posté de chapitre. Et bien, voilà le suivant. Alors en ce qui concerne la mini «page» précédente. En fait, elle faisait aussi partie du chapitre 6 mais comme c'était un passage un peu spécial et intimiste, j'ai voulu le séparer du reste de la narration afin de bien appuyer l'impact qu'il doit avoir sur les personnages. Juste pour l'explication. Maintenant, enjoyez-vous.

Chapitre 7: L'errant/Préparation

«-Hé ho! Est-ce que quelqu'un m'entends? Ya quelqu'un en-dessous? Hé ho!

-Mérida?

Mérida!

-Harold, c'est vous?

-Oui.

-Ne bougez pas.»

Des cordes furent lancées dans la crevasse. Harold sembla reconnaissant du service mais il admit que celui-ci, bien que plein de bonnes intentions, ne mènerait nulle part.

«-Un dragon est trop massif pour que tu le puisses le remonter à toi toute seule, Mérida.

-Faites-nous confiance.

-Nous?

-Allez-y je vous dis.»

Harold accrocha les cordes aux pattes de la dragonne bleue. Puis, il s'accrocha lui-même à la queue de l'immense reptile avec hésitation.

«-Tu peux tirer, dit-t-il d'une voix incertaine»

A ces mots, le reptile géant et l'humain furent sortis de la crevasse. La dragonne bleue et le jeune homme se hissèrent afin de faciliter la tâche à la jeune fille rousse…et la femme à la monture à la tête de reptile. Toutes deux avaient accrochées les cordes aux selles de leurs montures respectives afin de les aider à remonter vers le paysage rocailleux.

Mérida se retourna. La vision qui se révéla sous ses yeux l'embarrassa. En effet, Harold n'était vêtu que d'un drap. Par chance, il n'avait pas vu que la jeune fille rousse le regardait, ce qui voulait dire qu'il ne se sentirait pas aussi embarrassé qu'elle. Elle fit signe à Valka de s'éloigner le temps qu'il portât quelque chose de moins fin.

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«-Je ne suis pas du genre à contrôler ce que font les autres, dit Harold, Toutefois, j'aimerais bien savoir ce que toi et Astrid avez fait hier soir non pas pour savoir tout ce que vous faites mais POUR COMPRENDRE COMMENT J'AI PU ME RETROUVER DANS UNE CREVASSE CE MATIN!

-On voulait juste s'amuser.

-A mes dépends?

-On pouvait pas savoir qu'il y avait une crevasse.

-C'était complètement irresponsable! Tu aurais pu tous nous faire tuer! Pourquoi tu n'as pas fait plus attention?

-Parce que vous avez fait attention le jour où elle a été blessée pendant que vous vous battiez?

-Tais-toi!

-Ne me reprochez pas ce que vous ne faites pas mieux que moi! Vous faites même pire! Vous avez l'occasion d'avoir une nouvelle vie avec elle et vous préférez vous battre et planifier votre vengeance contre Viggo.

-Tu peux parler mademoiselle je-tuerai-Ryker!

-Hypocrite! C'est vous qui m'avez encouragé à le faire. Ou alors, c'était des paroles en l'air pour vous servir de moi.

-Sale peste!

-Harold!

-Si vous refusez de voir la vérité en face, tuez Viggo et tuez-vous ensuite! Elle mérite mieux qu'un sale égoïste qui se soucie plus de sa petite personne que d'elle!»

A ces mots, Harold craqua et jeta la jeune fille rousse sur le sol sous les yeux épouvantés de Valka qui se précipita auprès d'elle.

«-Mérida! s'exclama Valka»

Harold se mit à trembler. Il ne se serait jamais cru capable d'une telle chose. Sans pouvoir se contrôler, il tomba sur le sol. Il se mit à respirer quelques grandes goulées d'air et tenta de comprendre ce qui lui arrivait. Mais il n'y parvint pas. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il venait de commettre un acte plus qu'odieux. Il se mit à genoux vers Mérida que Valka avait aidé à s'asseoir.

«-Mérida, je…je suis désolé.

-Tendez la joue.»

Même s'il savait ce que cela signifiait, Harold fit ce qu'elle dit. Après tout, Ce qu'il venait de faire n'était pas digne de lui.

«-Aïe! Okay, je l'ai mérité.

-Sans blague!

Je sais que vous souffrez Harold. Mais Astrid est aussi seule et aussi désespérée que vous. Alors, si vous ne voulez pas essayer de mettre fin à cette existence vaine pour vous, faites-le pour elle.»

Harold devint silencieux. Il se prit la tête dans sa main. Tout ce qu'il avait vécu, tout ce qu'il avait traversé était un Enfer depuis que Viggo avait jeté ce sort sur lui et Astrid. Même avant;depuis sa rencontre avec Astrid. Ils s'étaient aimés mais n'avaient pas pu vivre leur amour comme des gens normaux car un homme dangereux voulait s'approprier Astrid comme une pièce de collection. Résultat, les amants avaient été obligés de se cacher comme deux criminels. Quand ils s'étaient fait prendre, on leur avait fait subir un sort pire que la prison ou la pendaison: la séparation éternelle; pas d'espoir de se voir, de se parler, de se toucher même s'ils le tentaient de toutes leurs forces où qu'ils furent. Tout ça pour avoir commis le crime de s'aimer. Cependant, est-ce que cela voulait dire qu'Harold regrettait cet amour? Certes, lui et Astrid avaient eu peur de se faire attraper en permanence mais ils n'avaient pas été malheureux. Ils avaient d'abord été amis puis amants, excellents compagnons d'armes et, surtout, ils avaient été heureux car ils s'étaient sentis vivants grâce à leur amour mutuel. Amour mutuel. Astrid l'aimait autant qu'il l'aimait et lui ne pensait qu'à sa vengeance!

«-Tu lui as dit pour les joyaux astraux; n'est-ce pas?

-Hin. Je savais que vous le découvririez. Mais j'espérais que ça aurait été plus tôt.

-Capitaine!»

Un cheval hennissait tandis que son cavalier avait appelé Harold par son ancienne fonction. Le cavalier en question arrêta sa monture et se mit devant le groupe sans descendre de cette dernière. Il observa bien les trois personnes qu'il avait devant lui et ouvrit la bouche à la fois épouvanté et surprit.

«-Alors, c'était vrai? Vous êtes vivant. Oh mes dieux! Votre jambe.

-Cette voix, murmura Mérida

-Ingfriõr, c'est toi? Mais ta voix…

-Je sais, elle a bien changé.

-Vous! s'exclama Mérida,

-Vous vous connaissez? demanda Harold surpris

-On partageait la même cellule, dit Mérida

-Tu étais enfermé à Grimborn, Ingfriõr?

-Mais vous, vous vous connaissez d'où? demanda Mérida

-Il était soldat quand j'étais Capitaine et Astrid Lieutenant, expliqua Harold, Il est le seul à nous être resté fidèle. Mais nous te croyions morts.

-Ha! J'ai bien cru que j'allais mourir. Quand j'ai crié votre nom pour vous avertir du danger qui vous menaçait, on m'a frappé et j'ai perdu connaissance. Lorsque je suis revenu à moi, je me trouvais dans les quartiers personnels du Seigneur Grimborn et du Sous-Lieutenant Ryker. Ils voulaient me punir parce que, selon eux, j'étais fidèle à des traîtres. Ils ont tenté de m'égorger. Ils ont failli y arriver mais ils ont à peine eu le temps de m'effleurer la gorge. Seulement, ça a été suffisant pour la faire légèrement saigner. J'ai couru en toussant sans arrêt mais j'ai réussi à m'enfuir de Grimborn. Seulement, je me suis évanoui au milieu de nulle part. Quand j'ai reprit connaissance, j'étais dans la maison d'une guérisseuse. J'ai voulu lui parler mais je n'ai pas reconnu ma voix. Comme vous. Elle m'a expliqué que mes cordes vocales avaient été endommagées et que cela avait tenu du miracle pour elle pour les maintenir en état de marche.

-Oh mes dieux!

-Après ça, j'ai dû changer de vie. Cette guérisseuse travaillait pour un Comte qui m'a recueilli et traité comme son fils. J'ai mené une existence paisible pendant un certain temps. Mais le Comte qui m'a recueilli a été endetté. Il allait être arrêté pour ça. J'ai demandé à la guérisseuse de l'emmener loin de chez lui sans l'informer que je restais.

-Que tu restais? Ingfriõr!

-Vous aviez dit que vous aviez été emprisonné pour dette, pas que vous vous étiez fait passé pour le Comte qui vous avait recueilli.

-Je n'avais dit qu'une partie de l'histoire, mademoiselle.

-Je n'arrive pas à le croire! Vous avez prétendu être ce Comte qui vous a recueilli afin de le sauver du Châtiment inévitable.

-J'avais entendu parler de ça quand j'ai su que Ryker avait été promu Capitaine. Même si je savais ce que ça impliquait pour moi, j'étais prêt à tout pour aider celui qui avait prit soin de moi. Au début, je pensais que j'allais être reconnu et pendu vite à cause de mon ancienne traîtrise mais finalement, je suis resté un an dans les cachots de Grimborn. Il est normal que vous ne m'ayez pas reconnu mademoiselle. Vu les conditions dans lesquelles nous vivions, mon visage n'était plus du tout le même après mon emprisonnement. Je n'ai retrouvé celui de mon passé que depuis peu.

-Je vois. Et même avant ça, Ryker ne s'occupait jamais directement des prisonniers et des exécutions. Il ne pouvait pas avoir vu votre vrai visage. Pour eux, vous n'étiez qu'un prisonnier parmi tant d'autres qu'ils pouvaient exécuter à n'importe quel moment.

-Mais si c'est vrai, comment peux-tu être encore vivant?

-On s'est échappé ensemble.

-Ne dites pas ça, c'est vous qui m'avez aidé. Vous m'avez sauvé, mademoiselle.

-Je vois que vous semblez bien vous connaître, dit Harold, Mais pourquoi vous ne vous appelez par vos noms?

-En prison, on meurt du jour au lendemain, Harold, dit Mérida,. Alors, on ne s'attache pas les uns, les autres. Ce qui fait que les noms n'ont pas d'importance. On s'appelle le crétin, la laide, la belle, le mignon. Et quand l'un d'entre eux est pendu et que d'autres prisonniers arrivent, ils sont surnommés comme ça après. Nos surnoms à nous, c'étaient la rouquine et le nobliau.

Quoi?

-Tout ce que tu dis. C'est si triste et...monstrueux.

-Les temps ont bien changés depuis que vous n'êtes plus à Grimborn, Capitaine. Je ne savais pas pourquoi vous vouliez partir mais je l'ai compris quand le Seigneur vous a poursuivi vous et le Lieutenant Hofferson. Sa colère était terrible. J'ai suivi ses ordres parce que j'avais peur qu'il fasse du mal à ma mère et ma fiancée. Mais quand nous vous avons retrouvé, je me senti…lamentable. J'ai voulu vous avertir mais vous savez mieux que moi que ça n'a servi à rien.»

Il avait regardé la jambe de métal de son ancien Capitaine en disant cela. Harold pouvait voir dans son regard toute la culpabilité, et surtout le dégoût envers lui-même, qu'il éprouvait. Le silence qui suivit était pesant et, surtout, rendait Mérida triste.

«-Votre mère et votre fiancée. Qu'est-ce qu'elle sont devenues?

-Quand…quand j'ai repris connaissance après avoir été frappé, le Seigneur Grimborn m'a dit…qu'il les avait éliminé.

-Oh!»

Mérida regretta immédiatement sa question. Alors qu'Ingfriõr se sentait déjà lamentable, elle n'avait fait qu'empirer les choses en posant une question stupide. Quelle idiote!

«-Après que vous m'ayez aidé à m'échapper, j'ai tenté de retrouver les gens qui connaissaient le Comte qui m'avaient recueilli afin qu'ils m'aident mais quand je suis revenu vers eux, il n'y avait plus personne. Des rivaux avaient profité de la situation du Comte pour s'emparer de sa demeure et celles de leurs alliés qui lui étaient venus en aide. Tous ont été tués. Et comme je suis un fugitif, je ne pouvais faire appel à personne. Et maintenant, voilà où j'en suis.

-Tu erres? demanda Harold

-Oui et non, Capitaine. Je vous cherchais.

-Pourquoi?

-Une rumeur s'est répandue selon laquelle vous étiez vivant et voyagez avec cette demoiselle. Je voulais être sûr que c'était vrai.

-Pourquoi? demanda Harold

-Le Seigneur Grimborn est un démon. Alors, si vous êtes revenu, il n'y a pas de doute sur vos intentions. Moi, j'ai des erreurs à réparer, Capitaine. Aussi bien envers vous qu'envers…vous, mademoiselle.

-Vous voulez parler de ce que m'a fait Ryker? Vous n'auriez rien pu faire. Personne n'aurait rien pu faire. Et sachez une chose, je suis prête à affronter Ryker mais surtout à lui faire payer ce qu'il m'a fait. Soyez-en sûr. Mais vous savez, vous n'avez pas à vous sentir obligés de venir avec nous. Vous n'avez rien à vous reprocher.

-Bien sûr que si! J'ai fait des erreurs dans le passé et j'ai payé le prix de vous avoir abandonné en perdant tout. Je dois retourner à Grimborn.

-Ingfriõr, ce n'est pas parce que tu n'as pas pu empêcher certaines choses que tu en es responsable.

-Peut-être mais c'est mon droit d'agir selon ce qui me parait juste, Capitaine. Et en ce moment, c'est de mettre fin au règne du Seigneur Grimborn.

-Ingfriõr…

-Écoutez…

-Vous deux, ça ne sert à rien, dit Valka, Il doit savoir la vérité.

-Quelle vérité?

-Maman!

-Valka, vous êtes sûre que…

-Il ne changera pas d'avis quoiqu'il arrive. Il a le droit de savoir.

-De savoir quoi?

-C'est une longue histoire, dit Mérida

-Laisse-moi te la raconter, dit Harold»

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«-C'est…C'est impossible!

-Moi non plus, je ne voulais pas y croire, dit Mérida, Mais après avoir passé des jours et des nuits à les voir changer de forme, je peux vous affirmer que c'est vrai de chez vrai.

-Alors, cette dragonne bleue, c'est…c'est…

-Astrid, oui, dit Harold d'une voix mélancolique

-Oh! Lieutenant…

-Elle ne peut pas t'entendre, dit Harold sur le même ton, Pas avant cette nuit. Là, ça sera moi qui deviendrai sourd.

-Oh mes dieux! Comment a-t-il pu oser vous faire ça?

-Il s'est juré que s'il ne pouvait pas avoir Astrid, aucun autre homme ne l'aurait, dit Mérida

-Cet homme est pire que ce que j'imaginais. Dans ce cas, ma décision est prise. Je viendrai et je vous aiderai.

-Je ne suis pas le seul concerné par cette situation, dit Harold au grand étonnement de Mérida qui ne l'avait vu se préoccuper de sa vengeance la plupart du temps où elle se trouvait avec lui, Tout Grimborn l'est.

Nous devons continuer notre chemin. Mais pas pour les raisons que je pensais. Si Astrid et moi n'avons, ne serait-ce, qu'une seule chance sur des milliards de recommencer une vie normale…

-Harold…, murmura Valka

-Mais comment vous faire savoir si elle est d'accord ou non? Elle non plus n'y crois pas.

-Elle vous fera peut-être confiance si elle sait que j'ai changé d'avis. Je vais lui écrire un mot. Nous agirons selon la réponse qu'elle me donnera demain.

-Bien.

-Si elle est d'accord, il faudra utiliser ça.»

A ces mots, Harold sortit deux armures. L'une était noire, l'autre était bleue. Elles semblaient loin d'être loin d'être banales. On aurait qu'une étrange matière avait été placée dessus.

«-Ce sont des armures en écailles de dragons, expliqua Harold, Elles sont ignifugées.

-Vous êtes arrivé à fabriquer des armures en écailles de dragons seul? demanda Ingfriõr

-Seulement la mienne. Astrid a fabriqué la sienne. Quand nous nous...réveillons chacun de notre côté, nous faisons tomber des écailles de dragons. Comme vous vous en doutez, elles sont totalement insensibles au feu. Alors, nous les rassemblons et nous en faisons des protections bien renforcées. Jusqu'ici, nous les avons assez peu utilisées car il n'y a pas eu de cas de force majeure mais peut-être que demain...»

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Ils étaient partis. Mérida et Ingfriõr se trouvaient l'un à côté de l'autre sur leurs montures respectives. Ils ne disaient rien. L'ancien soldat et bagnard semblait gêné de se retrouver à côté de son ancienne camarade de cellule. Pourtant, cela ne le répugnait pas. Il était même presque à l'aise de se trouver avec un visage, si l'on pouvait dire ça, familier. Certes, il n'avait pas rencontré cette jeune fille dans les meilleures conditions mais elle n'avait rien d'antipathique. Au contraire. Elle était gentille, altruiste, fougueuse…De plus, il la trouvait très courageuse depuis qu'il savait qu'elle était venue en aide à ses anciens Capitaine et Lieutenant depuis leur évasion. Qu'avait donc fait cette fille pour mériter d'être une voleuse? Elle avait sans doute l'un des cœurs les plus doux du monde.

«-Je sais que cela va sans doute paraître étrange de la part de quelqu'un avec qui vous avez partagé une cellule mais je veux que vous sachiez que j'ai souvent pensé à vous.

-Oh! J'avoue que je m'attendais pas à ça.

-Je m'en doutais. Je suppose que ce n'est pas plaisant d'entendre ce genre de choses de la part d'une personne qui doit vous rappeler de mauvais souvenirs.

-Oh non, ça n'a rien à voir avec ça. C'est juste que…

-Que quoi?

-Je vais vous décevoir mais je n'ai pas vraiment pensé à vous depuis notre évasion.

-Je comprends. Vous avez eu l'esprit occupé avec…

Pauvre Capitaine Harold, ajouta-t-il en levant la tête observant l'immense forme bleue reptilienne et son chevaucheur dans les cieux

-Oui. Mais les choses pourront peut-être changer pour lui et Astrid demain si nous nous y prenons bien.

-…

Vous êtes sûre que vous ne voulez pas rester avec moi pour libérer les pauvres prisonniers? Vous seriez plus en sécurité.

-Vous êtes le seul à connaître le mécanisme d'urgence qui permets aux cellules de s'ouvrir. Cette fois, vous aurez l'occasion d'y accéder. Vous libérerez des gens innocents pendus en masse sans jugement. Vous voulez rester fidèle à vos principes de soldat? Vous y arriverez en faisant ceci.

-Vous n'avez pas changé. Vous avez toujours la même détermination à montrer que vous pouvez régler les choses seule.

-Quand j'estime que c'est le cas, oui. Toutefois, j'ai été aidé dès qu'il le fallait quand vous n'étiez pas là, dit-t-elle en montrant les deux personnes et la dragonne bleue qui les accompagnaient

-C'est étrange.

-Quoi?

-Je n'aurais jamais imaginé que mon passé resurgirait. Encore moins qu'il nous réunirait de nouveau.

-Parfois, il nous arrive des choses auxquelles on ne s'attend pas. Croyez-moi, je suis bien placée pour l'affirmer. Et je dois avouer que moi non plus, je ne m'attendais pas à vous revoir.

-Et qu'avez-vous pensé en me revoyant?

-Et bien, en y réfléchissant, s'il est vrai que je n'ai pas vraiment pensé à vous depuis notre séparation, il y a tout même eu un instant où, comment dire ça? Où votre visage a été dans un coin de ma tête.

-Drôle de formulation.

-C'est comme ça que j'y pense.

-Dites-moi comment ça s'est passé.

-La Garde de Grimborn m'avait rattrapé. Ils m'ont demandé si je savais où vous et ceux qui partageaient notre cellule étiez. C'est vrai que je savais pas où vous étiez partis mais je me disais que même si j'avais su, j'aurais rien dit. Ils allaient me tuer. Et à ce moment, j'ai pensé à vous. Avant que je ne vous rencontre, tout le monde me méprisait à cause de ce que j'étais. Vous m'avez traité comme une personne alors qu'on l'avait plus fait depuis longtemps.

-Mérida…

-…

En fait, vous m'avez manqué.

-Vous vous moquez de moi.

-Non vraiment. Je ne l'avais pas réalisé à cause de tout ce qui m'est arrivé; mais c'est vrai.

Oh, vous savez quoi? J'en ai assez de parler.

-Méri…»

Ingfriõr n'eût pas le temps de parler davantage que Mérida s'empara de son visage et posa ses lèvres sur les siennes. Il fut très surpris et ne réagit pas tant il ne s'attendait pas à une telle chose. Il la savait audacieuse mais pas à un tel point. Mais ça n'était pas pour lui déplaire. Bien au contraire. Lorsque Mérida se retira, il ne réagit pas sur l'instant. Il était encore trop déstabilisé par ce qui venait d'arriver. Il était vrai qu'il avait voulu inciter Mérida à le suivre parce, au fond de lui-même, il voulait l'avoir à ses côtés. Mais il ne l'avait pas fait parce qu'il n'avait pas voulu être égoïste et avait préféré respecter sa volonté. Résultat, il ne s'était pas attendu à ce qu'elle fît ce genre de geste. Seulement, si elle l'avait fait, ça ne pouvait signifier qu'une chose évidente.

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Alors qu'il survolait le groupe avec la dragonne bleue, Harold observait la voleuse et l'ancien soldat en train de s'embrasser. Il eût un petit sourire, heureux pour son amie esseulée depuis longtemps et l'ancien soldat errant qui, après tant de souffrances, avait enfin droit au bonheur. Mais la mélancolie et la tristesse s'emparèrent de lui lorsqu'il réalisa pleinement ce que cela signifiait. Il regarda la dragonne bleue et versa une larme qu'il essuya vite. Il commença à rédiger sa lettre en ayant les idées claires et, surtout, en étant sûr de lui.

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«-J'ai envie de m'habituer à ça, dit Ingfriõr peu après que Mérida eût écartée ses lèvres, Alors, promets-moi de rester vivante.

-C'est valable pour toi aussi.»

A ces mots, elle fit faire un léger galop à Angus qui alla jusqu'à Valka et Jumper laissant Ingfriõr seul et perdu dans ses pensées.

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Astrid, quand tu liras cette lettre, je ne pourrai malheureusement pas te voir. C'est pourquoi je veux t'écrire ceci quand je le peux encore. En ce qui concerne notre entrée dans Grimborn, nous nous en tiendrons au plan que ma mère et Mérida t'ont soit déjà expliqué ou t'expliqueront une fois que tu auras lu ceci. Néanmoins, ce n'est pas de ça dont je veux te parler. Enfin, si on peut dire les choses comme ça. Je sais une chose que tu sais également. Selon ma mère et Mérida, les joyaux astraux seraient une solution potentielle qui pourrait nous libérer tous les deux de cette vie inexistante que nous menons depuis trop longtemps. Pour cela, nous aurions également besoin de nos armures en écailles de dragons. Je me doute que tu n'y crois pas et moi non plus, je n'y croyais pas. Mais s'il y a vraiment, ne serait-ce, qu'une seule chance sur des milliards pour nous de redevenir de vrais humains, je veux,au moins, tenter quelque chose. Depuis ce qui est nous est arrivé, j'ai l'impression d'être mort parce que je suis dans un monde où je ne peux pas te voir, pas te parler, pas te toucher. C'est comme si j'étais dans un monde où tu n'existes pas. Et un monde sans toi, ça n'a aucun sens. Mais si tu penses qu'il n'y a rien à tenter, qu'il n'y a aucun moyen pour nous de redevenir de vrais humains, je ne te forcerai pas à quoi que ce soit. Je veux juste que tu saches que qu(il y ait une micro-chance de changer les choses ou que tout reste pareil, je t'aimerai toujours. Je t'aime tellement, Astrid.

Harold

La nuit était tombée. Astrid lisait la lettre que son amant, au moment où il avait encore sa forme humaine, lui avait écrit. Ayant d'abord eu la bouche fermée, elle avait entr'ouverte cette dernière, semblait-t-il, sans s'en être rendu compte. Ses yeux étaient inexpressifs. Cela inquiéta son amie rousse.

«-Astrid, est-ce que ça va?

-...

C'est à mon tour d'écrire, Mérida. Mais c'est lui qui vous dira ma réponse demain.

-Hein? Mais pourquoi...

-C'est comme ça!»

«-Au fait Ingfriõr, c'est très courageux de ta part de nous rester loyal après tout ce que tu as subi. Tu n'es pas obligé de faire tout ça, tu sais. Et Harold est sûrement du même avis.

-Pour moi, vous serez toujours les Capitaine et Lieutenant qui m'ont guidés quand j'étais inexpérimenté. Vous m'avez aidé maintenant, c 'est à mon tour. Et puis, j'ai aussi d'autres raisons d'agir ainsi.»

A ces mots, il prit Mérida par la main. Celle-ci afficha un sourire et tourna la tête vers son nouvel amant.

«-En route, dit Valka, Nous avons encore à faire.»

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«-Le temps est suffisamment nuageux, dit Valka, Et le vent est avec nous. Maintenant, il ne reste plus qu'il fasse ce qu'il faut.

-Il le fera?

-Son instinct de survie l'y poussera.

-Vous croyez que les cordes sont assez serrées? demanda Ingfriõr

-Oh moi, ce ne sont pas les cordes qui m'inquiètent, dit Astrid, c'est le temps que l'incendie nous donnera pour entrer dans Grimborn»

Mérida avait laissé Angus à Astrid. Les trois autres personnes avaient attachés le dragon noir à deux arbres à l'aide de longues cordes. Cela permettait à celui-ci de faire du vol stationnaire dans le ciel. Ils avaient décidés d'agir à l'entrée d'une forêt près de Grimborn. Tout ne dépendait plus que du comportement du dragon noir. Astrid, le connaissant bien, pensait qu'il agirait comme il le faisait quand il était en situation de grande détresse et que seuls les grands moyens étaient nécessaires. Pourtant, rien ne semblait se passer. Cela inquiéta le groupe. Plus particulièrement Ingfriõr et Valka. Astrid, elle, fronça les sourcils. Que se passait-t-il? Pourquoi le dragon noir ne réagissait-t-il pas?

Tout à coup, l'immense forme reptilienne se mit à briller. Comprenant ce que cela signifiait, Astrid fit signe au groupe de s'éloigner tout en prenant les chevaux par les rennes. Des éclairs apparurent sur le corps du dragon noir tandis que d'autres se révélèrent dans les nuages. Le tonnerre gronda, ou plutôt, éclata. Les éclairs se répandirent dans les arbres formant des spirales qui se transformèrent bientôt en flammes consumant tout sur leur passage.

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Cachée près des douves, Mérida attendait. Elle savait que les flammes seraient la première partie du signal. Le plus facile. Mais comment être sûre que les gardes réagiraient comme l'espéraient les autres? Seraient-t-ils assez nombreux à l'extérieur afin que le groupe pût entrer en toute sécurité dans Grimborn?

«-Au feu! Au feu! L'entrée de la forêt est en train de brûler!

-Le vent est dirigé vers nous! Ca va arriver jusqu'à Grimborn!

-Gardes! Gardes!

-C'est incroyable Capitaine! Qu'est-ce qui a pu provoquer un incendie pareil?

-Pas le temps de se poser des questions, dit Ryker, Il faut aller éteindre le feu et vite! Mobilisez la Garde! Allez chercher de l'eau! Que les habitants s'y mettent s'il le faut!»

La foule immense se déplaça hors des murs de Grimborn afin d'être capable de maîtriser la situation autant qu'elle le pût. Cela serait sans doute impossible pour le reste du groupe de passer par l'entrée de la ville ou de la survoler. D'autant plus qu'il ne fallait pas laisser les montures. Par chance, il y avait une entrée de l'autre côté de la ville que Valka connaissait. Elle, Ingfriõr et Astrid chevauchèrent le dragon noir tout en faisant des signes à leurs montures et celle de Mérida afin qu'elles les suivirent. Lorsque cette dernière remarqua que plus personne ne semblait vouloir de la ville, elle sauta dans les douves d'où elle était sortie il y avait de cela à peine quelques jours.

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Viggo était resté dans sa chambre. Il avait entendu l'agitation et la panique causée par l'incendie soudain. Et cela n'était pas dans les habitudes de Drago et Dagur de partir aussi longtemps. Il n'y avait pas de doute, quelque chose leur était arrivé. Et cela avait forcément un lien avec cet incendie aussi soudain que leur disparition. Disparition constatée depuis qu'ils étaient partis à la recherche d'un homme, d'une femme et de deux dragons.

«-Je ne sais pas comment tu es arrivé à provoquer ça mais je sais pourquoi tu es venu. J'aurais du m'y attendre. Tu es tenace et ne renonces jamais. Soit je t'attends. Mais n'oublie pas. Je gagne toujours. Et demain ne fera exception.»

Et voilà, c'est tout pour l'instant. Il va falloir être patient pour la suite. Je sais que je fais souvent attendre. Mais c'est comme ça car j'ai une vie et fais ça pour le plaisir. A une prochaine fois:)