DISCLAIMER :

Je ne possède pas Harry Potter, c'est la propriété de J.K Rowling.

Hjerte og sjel = Cœur et âme.

(1)SKÁLD – Gleipnir

C H A P I T R E 1

Il suffisait d'un mot pour que la vie de quatre personnes change totalement. Il suffisait d'un mot pour que le monde se retourne contre eux.

Il existait une loi si cruel, si ancienne, la plus vieille et puissante des lois que le ministère n'est jamais créé. Elle était la loi des Bannis ou Déchus. Les Déchus pouvaient comporter des adultes comme des enfants. Leur crime ? Exister. Des années, environ cinq cent auparavant, une magie sauvage a été découverte. Tous les porteurs de cette magie étaient donc Déchus. Tous les enfants de onze ans provenant d'un foyer non-magique étaient testés dès leur premier jour à Poudlard. Tous les enfants sang purs ou encore sang mêlés étaient bannis dès la découverte. Posséder une magie sauvage était un crime. Les Déchus étaient aussi détestés que les Créatures Magiques. Souvent, ils fuyaient l'Europe pour des régions où ils étaient acceptés, parfois, ils étaient pourchassés par le ministère à travers l'Angleterre. Autrefois, un bûché était organisé dans les villages sorciers pour anéantir les Déchus. Mais cette pratique a été perdu.

Les sorciers provenant de familles non-magiques étaient souvent abandonnés par celles-ci ou abandonnaient ces dernières dans le but de les protéger. Ils disparaissaient dans le monde non-magique se cachant des sorciers. Les Déchus ne se considéraient pas comme des sorciers, ils ne se donnaient qu'un seul nom, celui de Déchu. Il y avait des communautés qui s'étaient formées au fil des années, des communautés qui nouaient de fort lien avec les Créatures Magiques. Ces communautés accueillaient tous les nouveaux Déchus, elles surveillaient également ce qu'il se passait dans les sociétés magiques du monde. Ces communautés vivaient en dehors des civilisations, elles avaient leurs propres cultures et traditions.

Tous les Serpentard, Poufsouffle, Serdaigle et Gryffondor de première année – ceux qui n'ont jamais été testé – attendaient nerveusement dans la Grande Salle sous l'œil des professeurs. Le premier jour à Poudlard était uniquement réservé au test. Les enfants de onze ans étaient assis par terre seul ou en groupe, tous nerveux. Personne ne leur avait informé de ce test. Certains paniquaient, d'autres calmaient leur calme, quelques angoissaient. Les Poufsouffle furent les premiers à passer, un seul sort suffisait. Mais ce sort était long – il durait quinze minutes – donc il y avait au moins cinq personnes qui lançaient ce sort pour gagner du temps. Parmi ces personnes, il y avait deux employés du ministère travaillant dans la branche de la magie sauvage, deux professeurs et le directeur de l'école.

Les dix enfants de Poufsouffle ne détenaient aucune magie sauvage. Rassurés, renvoyés dans leur dortoir accompagnés par leur directrice de maison, ils purent enfin se détendre. Ce fut les neuf enfants de Serdaigle qui passèrent par la suite. Personne non plus. Flitwick fit signe aux enfants de le suivre hors de la Grande Salle laissant les Serpentard et les Gryffondor. Ces derniers passeront dans l'après-midi après le repas du midi, le temps que les intervenants reprennent des forces, les enfants mangèrent copieusement. Les huit enfants de Serpentard passèrent les premiers sous les yeux anxieux des Gryffondor. L'un des professeur fronça les sourcils fixant l'enfant en face de lui avant de s'écrier haut et fort :

« Déchu ! »

L'enfant fut poussé sur le côté. C'était la seule fille de Serpentard a avoir été découvert Déchu. Elle semblait aussi perdu que les Gryffondor. Ces derniers, une dizaine d'entre eux, furent obligés de se lever. Les intervenants lancèrent les sorts, les cinq premiers n'avaient rien, ils étaient normaux – selon les sorciers – alors que trois enfants des cinq suivants furent déclarés comme Déchus. Les quatre Déchus furent emmenés dans le bureau du directeur fermement encadrés par les sorciers. Le directeur de Poudlard Albus Dumbledore les regarda froidement connaissant déjà leurs noms. Les affaires des quatre enfants apparurent à leurs pieds.

« Bannis. » commença le directeur de Poudlard en leur jetant un regard plein de haine. « Vous êtes des détenteurs de magie sauvage, vous êtes non seulement bannis de Poudlard mais aussi du monde magique. » continua t-il sous les yeux horrifiés des enfants.

La cheminée du bureau de Albus s'alluma. Deux personnes entrèrent, deux personnes qui étaient les parents de l'un des enfants. Un enfant né d'une famille pauvre mais qui restait attachée à certaines traditions dont la loi des Bannis. Il était le plus jeune fils et l'avant dernier enfant d'une grande famille magique, et dorénavant le seul Déchu. Les trois enfants n'ont jamais vécu dans le monde magique : l'une venait d'une famille non-magique, l'un était un sang-mêlé élevé par la famille de sa tante, la dernière provenait d'un orphelinat non-magique. Le couple se tourna vers le seul enfant sang pur de la pièce.

« Tu n'as plus ta place dans notre famille sale déchet. Nous sommes plus ta famille ! » cracha la femme avec haine.

L'enfant laissa couler des larmes sur ses joues ne reconnaissant plus sa mère, son père le bannit du nom Weasley. Ils partirent immédiatement après. Les enfants furent, par la suite, accompagnés au Chaudron Baveur où ils furent laissés seuls. Ils quittèrent le lieu sous les regard haineux des sorciers ne comprenant pas encore la situation dans laquelle ils étaient. Ils restèrent ensemble, ils marchèrent dans les rues de Londres évitant le regard des sorciers qu'ils croisaient.

Par leur simple volonté, leurs magies s'unirent pour les transporter quelque part dans le monde, plus précisément quelque part où personne d'extérieur n'avait mis les pieds. Mais ça, les enfants ne le savaient pas. Les enfants se réveillèrent au milieu des bois sans comprendre ce qu'il venait de se passer. Ils s'assirent en cercle à même le sol ne sachant pas quoi faire.

« Je m'appelle Hermione.. Juste Hermione. Ma famille ne m'a jamais aimé parce je suis bizarre. » dit la fille aux cheveux touffus timidement.

« Je m'appelle Ronald.. Mais appelez moi Ron s'il vous plaît. » se présenta le garçon aux cheveux roux et aux tâches de rousseur.

« Je suis Harry Potter. Ma tante me déteste, mon oncle et mon cousin de même parce que je suis un monstre.. Ou peut-être parce que j'ai de la magie.. Je ne sais pas. » fit le jeune garçon aux cheveux noirs et aux yeux émeraudes.

« Je m'appelle Nuit. Orpheline. » souffla doucement d'une voix chantante la deuxième fille du groupe ayant une longue chevelure bleue nuit.

Les enfants se turent. Les présentations étaient faites, le silence était revenu. Les minutes passèrent, chacun était plongé dans ses pensées. Hermione était une fille unique, seule, détestée par sa famille car elle n'était pas leur petite fille parfaite, elle était trop bizarre pour eux. Elle n'avait jamais eu d'amis, les autres enfants l'harcelaient, les professeurs l'ignoraient la grande majorité du temps. Elle était seule contre tous. Hermione fut heureuse de recevoir une lettre pour Poudlard, elle était heureuse d'avoir à faire de la magie mais tout n'était que illusion. Tous ses rêves s'étaient écroulés en une seule journée.

Ron était un jeune garçon solitaire malgré le fait qu'il venait d'une grande famille. Il aimait jouer aux échecs, jouer seul dans sa chambre, lire des livres sur le monde non-magique très curieux. Il était également très stratège. Il avait entendu parlé de la loi des Bannis, tous ses frères y étaient passés, c'était une loi très ancienne. Elle était absolue. Ses parents avaient voulu attendre que Poudlard commence pour tester leurs enfants. Il n'avait jamais su les opinions de ses parents sur le sujet. Il les avait toujours redouté. Les mots de ses parents – anciens parents – résonnaient encore dans sa tête. Il ne pouvait pas y croire, c'était comme s'ils n'avaient jamais été ses parents.

Harry avait toujours cru être un monstre. Sa chambre était le placard sous l'escalier. Jusqu'à ses six ans, il croyait que son prénom était garçon car son oncle le disait souvent. Et que son deuxième prénom était monstre car sa tante le disait beaucoup. Il avait été traité comme un moins que rien, comme s'il ne méritait pas de vivre, Harry avait appris à s'adapter pour survivre, il cuisinait pour sa 'famille' et faisait parfois les corvées. Souvent, il passait la nuit dehors. Il avait appris à survivre seul dans une forêt pendant un jour ou deux fil du temps. Poudlard avait été comme un échappatoire, un simple voyage dans le marché magique (dixit Harry) avait tout changé mais il avait eu encore de l'espoir pour Poudlard. Après monstre, il était traité comme un déchet de la société.

Nuit était orpheline. Elle n'avait pas toujours vécu à l'orphelinat, non, elle avait vécu avec dans une tribu nordique. C'était une tribu qui ne parlait pas l'anglais au quotidien mais une langue inconnue. Elle a été séparé de sa tribu le jour de ses six ans. À l'orphelinat, elle était surnommée 'la peste noire' et était traitée comme de la bouse. Nuit, au contraire des trois autres enfants, savait qu'elle était spéciale. La lettre de Poudlard fut une surprise, le monde magique fut une déception, et Poudlard fut une angoisse. Un seul sort, un seul mot, et toute une vie basculait. Quelle cruauté.

« Savez-vous survivre dans une forêt ? » demanda Harry timidement ramenant tout le monde à la réalité.

« Non. » répondirent Hermione et Ron.

« Oui. » répondit Nuit en repensant à ces semaines où elle vivait dans la forêt.

« Il faut chercher un endroit avant la nuit. » dit Harry en se levant doucement.

Hermione leva les yeux au ciel cherchant la position du soleil. Ses yeux s'élargirent en réalisant que l'enfant avait raison. Ils commencèrent à marcher n'échangeant aucune parole. Les feuilles craquaient sous leurs pas, les valises étaient difficiles à porter au fil des heures, ils firent plusieurs pauses pour se reposer et bien s'orienter. Fort heureusement, Ron trouva une grotte assez grande pour eux. Les enfants s'assurèrent qu'il n'y avait aucun animal avant s'y installer.

« Il serait préférable de rester là le temps que l'hiver passe. L'automne arrive, l'hiver suivra rapidement. » commença Hermione timidement.

« Comment allons-nous survivre ? » s'enquit Ron les mains tremblantes.

« Pour la nourriture, j'ai des réserves dans ma valise. Avez-vous des restes de nourriture ? » demanda Harry en montrant les dites réserves.

Ils hochèrent la tête sortant ce qu'ils avaient en nourriture. Il y avait des sandwichs, des bouteilles d'eau (six au total), des bonbons, des gâteaux, des fruits, des légumes.

« Si nous restons ici, nous devons nous installer correctement. Par exemple, nous pouvons utiliser nos vêtements pour former un lit. Bien sûr, il sera possible de garder quelques vêtements. » souffla Nuit en sortant les différents vêtements qu'elle avait apporté.

« Oh j'ai lu ça dans un livre ! » s'excita joyeusement Ron en fouillant sa valise.

« Il faut faire un feu ! » dit soudainement Harry se rappelant que la nuit allait tomber.

« J'y vais. » déclara Nuit en se levant suivit de Harry.

« On s'occupe du camp. » assura Hermione en prenant les uniformes de Poudlard dont la crête a été brûlé.

Hermione déposa, d'abord, les robes de printemps et d'automnes sur le sol. Puis elle mit par-dessus les robes d'hiver, tous les vêtements non sorciers furent pliés dans un coin dans l'attente d'être triés. Ron trouva des boîtes dans la valise de Nuit et Harry, il décida de les mettre sur le côté dans un endroit frais pour les conserver. Il prit tous les livres les empilant. Il se demandait si les livres serviront encore. Les deux enfants laissèrent un espace conséquent préférant mettre tout à porter de main. Près d'une heure et demie plus tard, Harry et Nuit revinrent avec du bois, des pierres, des fruits et des feuilles. Harry déposa les pierres en cercle, il déposa quelques branches au milieu et commença à faire le feu.

Les flammes apparurent surprenant Ron et Hermione, Harry ajouta quelques branches pendant que Nuit fouillait sa valise à la recherche des affaires qu'elle avait caché. Elle posa un grille – fait main – au-dessus du feu, soutenu par des piliers en bois. Nuit mit une casserole par-dessus, avec l'aide de Harry, elle coupa les légumes en dé. Ron versa un peu dans la casserole, ils versèrent les légumes pour que cela chauffe. Par la suite, Hermione versa l'eau chaude dans un récipient qu'elle avait récupéré de sa valise. Les légumes grillèrent, les enfants commencèrent à manger. Ils burent un peu d'eau avant d'aller se coucher, ils étaient tous très fatigués.

À l'aube, dans les alentours de six heures, le soleil était en train de se réveiller. Nuit était assise en dehors de la grotte humant doucement un air de chanson nordique. Elle avait mangé un fruit en guise de petit déjeuner. Nuit attendait que les autres enfants se réveillent avant d'aller chercher de la nourriture un peu plus consistante. Ayant vécu dans une tribu, elle savait de quoi elle parlait. L'enfant de onze se souvenait des leçons qu'elle avait appris lorsqu'elle était plus jeune. Les enfants se levèrent dans les alentours de sept heures. Nuit leur donna un fruit à manger, elle eut un sourire moqueur en voyant la mine dégoûtée de Ron qui n'était pas habité à ce genre de petit déjeuner.

« Où vas-tu ? » demanda Hermione en regardant Nuit se préparer.

« Je vais chercher de quoi subvenir cet hiver. Il faut commencer à faire des provisions dès maintenant si vous voulez survivre. » répondit Nuit en prenant un couteau.

« Es-tu sûr ? » s'enquit Harry nerveusement.

« J'ai été élevé, autrefois, dans une tribu. » indiqua Nuit debout sur le seuil de l'entrée de la grotte.

Ils acquiescèrent surpris. Ils l'observèrent disparaître à travers la forêt connaissant évidemment ce qu'il fallait faire. Nuit commença à marcher doucement prenant le temps de bien enjamber les racines. Elle huma doucement laissant son don musical se répandre dans la forêt. Les oiseaux se turent écoutant l'étrange humaine qui humait. Cette journée lui permettra de jeter un coup d'œil autour au cas si quelque chose arrivait. Elle écouta sa magie chuchoter à son oreille, laissa sa magie la guider vers des proies faciles. Tel un prédateur, elle les épia du regard. Puis, elle se faufila jusqu'à une de ses proies son couteau en main. Les autres proies – des lapins sauvages – fuirent rapidement alors que Nuit tenait sa victime.

Nuit aperçut une caverne largement plus grande que celle où ils s'étaient installés. Elle visita calmement l'endroit découvrant des endroits où elle pourra entreposer la nourriture. Fronçant les sourcils, elle vit des inscriptions dans une langue qu'elle reconnut aussitôt. Ces inscriptions disaient : Avis à toi voyageur, repose toi et survis. Nuit décida de revenir sur ses pas pour convaincre les autres enfants de déménager leur camp dans la caverne. Lorsqu'elle atteignit la grotte, Hermione courut vers elle les larmes aux yeux. Nuit se raidit au touché ne comprenant pas pourquoi Hermine faisait ça.

« U.. Un animal nous a attaqué ! Mais nous.. nous ne sommes pas blessés. Il ne faut pas.. Pas.. Pas.. Rester ici. » bégaya Hermione tremblante.

« J'ai trouvé une caverne non loin d'ici. Elle est plus grande, on peut conserver la nourriture dans certains endroits. » fit Nuit en regardant la fille en face d'elle.

Hermione pleurait encore. Nuit laissa l'enfant se calmer par elle-même alors qu'elle entrait sans la grotte où Harry et Ron rangeaient les affaires. Vers midi, ils avaient fait trois voyages pour emmener toutes leurs affaires sans se perdre. Pendant que Hermione et Nuit agençait le camp, Harry et Ron quittèrent la caverne pour trouver de la nourriture. La pièce principale de la caverne servait à la cuisine et au lit. Il y avait deux pièces, l'une qui servirait à conserver la nourriture tandis que l'autre sera là pour entreposer les cadavres des animaux. Hermione était dégoûtée par cette aspect mais elle ne dit rien en se souvenant que Nuit faisait partie, autrefois, d'une tribu.

Le soir-même, près du feu, mangeant du lapin avec des légumes, Nuit chantonnait un air nordique. Peu à peu Ron, Hermione et Harry se prêtaient au jeu, ils reprenaient les mots nordiques et chantaient avec Nuit.

Les feuilles des arbres avaient pris de belles couleurs, les temps se refroidissaient, les enfants appréhendaient l'hiver qui s'approchait à grand pas. Ils partaient par deux dans la forêt pour trouver du manioc, des fruits sauvages, des fruits magiques et tout autre type de nourriture possible pour se préparer au mieux à l'hiver.

« De la magie ? » demanda Hermione stupéfaite. « Mais nous n'avons plus nos baguettes. » dit-elle triste.

« As-tu déjà entendu parler de la magie sans baguette Ron ? » demanda Nuit à Ron.

« Oui. Mais seuls les grands sorciers peuvent l'utiliser. » récita t-il comme s'il l'avait appris par cœur.

« Vous avez tout faux. La magie est partout, elle n'a pas besoin d'être condenser comme on te l'a appris Ron. Dans ma tribu, nous apprenons à utiliser correctement la magie – décris comme cadeau de la magie – sans baguette. Mais comme j'ai été emmené loin de ma tribu quand j'avais six ans, je n'ai que les bases. » expliqua Nuit attirant l'attention des trois enfants.

« Peut-on apprendre ? » demanda Ron excité à la perceptive d'apprendre la magie sans utiliser de baguette.

« Si vous voulez. Mais pas tout de suite sinon on sera très fatigué pour nos sorties en forêt. » dit Nuit avec un petit sourire.

« Que faisais tu hier ? Avec les cadavres d'animaux morts ? » demanda Harry curieusement.

« Je découpais leur fourrure. » répondit Nuit. « J'ai enterré les corps, ne vous inquiétez pas. » ajouta t-elle.

Ils la regardèrent. Elle soupira en voyant leur regard. Soudainement, elle se redressa complètement alerte. Elle attrapa son couteau à la ceinture sous les yeux inquiets des trois autres enfants. Un grognement fit sursauter Ron, Hermione et Harry qui regardèrent nerveusement Nuit. C'était un animal magique très dangereux qui avait tendance à attaquer les humains. Nuit se concentra sur sa tâche, c'est-à-dire s'occuper de la bête. Le couteau fendit, l'animal recula surpris, Nuit esquiva un sourire et attaqua à nouveau l'animal. Agile, Nuit bloquait et défendait merveilleusement bien des amis. Ces derniers ne savaient pas quoi faire car ils n'étaient pas capable de se battre contre une bête dangereuse.

À la nuit tombée, près du feu, Ron leur racontait des histoires sur le monde magique. Hermione et Harry écoutaient avidement le roux alors que Nuit semblait ailleurs depuis son combat contre l'animal dangereux néanmoins elle écoutait d'une oreille discrète ce que Ron disait. Sa tribu, sa famille, lui manquait énormément. Ce combat lui rappelait quelle était sa vie avant de se faire enlever. Elle serra les dents à la pensée, ces gens – ceux qui l'avaient enlevé – le payeront, sa tribu ne laissera rien impuni. Or, il y avait un petit problème : comment sa tribu la retrouvera t-elle ? Elle ne savait pas où elle était.

« Undan Loka Fenrir fæddist... Fullur hroka vist var... Et var poka bâ hann læddist pungbært... á heiminn lagt. (1) » chantonnait Nuit appréciant la soirée au coin du feu.

Les autres enfants ne comprenaient pas ce qu'elle chantait mais d'une certaine façon ils appréciaient le moment présent. La soirée fut douce, Hermione ainsi que Harry s'endormirent dans les fourrures avec une couverture fabriquée par Hermione – qui s'y connaissait en couture – laissant seuls Ron et Nuit. Le jeune garçon avait l'air ailleurs, il contemplait les flammes alors que Nuit humait doucement. Ron essayait de ne pas penser à sa famille – ancienne famille – qui l'avait abandonné… à cause de sa magie sauvage ? Il ne comprenait pas pourquoi, il se sentait perdu. Les mots de ses parents lui avaient fait mal. Il grimaça, est-ce que ses frères et sœurs pensaient la même chose ? Probablement.

« Nuit. » appela soudainement Ron interrompant ses pensées.

« Hm ? »

« Je.. Est-ce que tu sais où on est ? » demanda t-il.

« Non. Nos magies nous ont transporté loin de l'Angleterre quand nous étions en train de fuir le pays. Je ne pense pas que ce soit un pays connu.. Peut-être un lieu inconnu. Qui sait. » répondit calmement Nuit.

Il hocha la tête.

« Peut-être que.. » commença Nuit hésitante. « Peut-être que je peux nous obtenir de l'aide, ma tribu pourra nous aider. » termina t-elle en regardant le plus jeune.

« Tribu ? Comment ? Pourquoi tu n'as pas avec eux ? » demanda curieux Ron.

« Ma tribu, ma famille. J'ai été.. Emmené loin d'eux. Je pourrais essayer de les appeler via un chant d'appel grâce à mon don.. » répondit la jeune fille pensive.

« Don ? »

« Oh oui. C'est vrai que les dons ne sont pas connus chez les Anglais. Un individu, magique ou non, peut naître avec une capacité unique et rare. » expliqua Nuit.

Il acquiesça très surpris. Ils se couchèrent près de leurs camarades tombant dans un profond sommeil. Les enfants se liaient lentement les uns aux autres, la confiance se développait doucement.

Terrible.

Un seul mot pour décrire l'hiver : terrible. Les enfants passaient la majorité de leur temps dans les fourrures, enfin sauf Nuit qui s'occupait du feu et de la nourriture parce qu'elle a été habitué à ce genre de climat. Grâce aux fourrures récupérés, Nuit en faisait soit des couvertures, soit des manteaux suffisant grand pour chacun. Hermione lisait beaucoup ses livres, Harry sculptait comme il avait l'habitude de faire chez sa tante tandis que Ron dormait. Les enfants espéraient que l'hiver passe rapidement, trois mois étaient très long. Nuit voyait que les réserves de nourriture commençaient à baisser malgré ses précautions, elle grimaça sachant qu'elle allait devoir quitter la caverne.

Les livres de magie expliquaient beaucoup de choses cependant selon Nuit il manquait cruellement de connaissances en terme de magie. La magie n'était pas fait pour être contrôler comme les sorciers anglais le pensaient. Une baguette était inutile. Nuit avait commencé les entraînements de magie sans baguette, alors que ses amis apprenaient les bases, Nuit travaillait sur la première étage. La première base était de pouvoir trouver son noyau magique en peu de temps, la deuxième base était de pouvoir sentir et toucher sa magie dans son inconscient, la troisième consistait à pouvoir prendre en main la magie, la quatrième base était composée de la formation d'une aura magique. Pour l'instant, ses amis n'étaient qu'à la première base.

Les jours passaient, les nuits devenaient de moins en moins froides, le printemps approchait. Les enfants purent sortir correctement au printemps, bien que pour Nuit cela lui faisait ni chaud ni froid. Harry marchait seul dans la forêt cherchant des fruits magiques, il s'arrêta en entendant un grognement. Il se figea. Ses yeux s'élargirent lorsqu'il vit un immense loup. Il recula lentement dans la direction de la caverne, ses jambes tremblaient, le jeune garçon se retourna soudainement et courut vers la caverne. Sauf que le loup ne le suivit pas à l'intérieur au plus grand soulagement du garçon. Quand tous les enfants furent revenus, Harry leur compta sa mésaventure. Harry hésitait à sortir de nouveau, après tout le loup pouvait être encore là.

Il eut raison. Dès que Ron posa un pied dehors, le loup surgit de sa cachette. Il bondit à l'entrée de la caverne léchant ses babines. Nuit essaya de le combattre en vain, le loup – fier – mordit sa victime au bras injection son venin. L'enfant hurla, les autres enfants se figèrent de peur. Le loup en profita pour les attaquait tour à tour les mordant au bras. Il se coucha par terre regardant joueur les enfants se tordre de douleur devant lui, les corps des enfants commencèrent à changer de forme à son plus grand plaisir. Ron et Hermione étaient respectivement un loup roux et un loup brun alors que Nuit et Harry avaient un pelage noir.

Le loup adulte grogna montrant ses dents. Les louveteaux le regardèrent effrayés. Que voulait-il ? Le loup urina sur les chiots et dans la caverne marquant son territoire et devenant ainsi l'Alpha des louveteaux. Mais ce loup n'était pas normal, il était certes un loup-garou mais il était fou, ce qui n'arrangeait nullement les choses pour les jeunes enfants. Il se coucha sur les couvertures ordonnant aux louveteaux de se coucher près de lui. Ils dormirent le reste de la journée jusqu'au matin suivant. Les enfants ne savaient pas comment se transformer en forme humaine. Le loup adulte se transforma : il était un homme nu comme le jour il est né, il était grand et mince, ses cheveux ondulés étaient bruns et ses yeux verts.

« Bonjour les enfants ~ On va bien s'amuser tous ensemble ! ~ » chanta t-il avec une voix rauque.

Ils étaient toujours aussi effrayés. Il explosa de rire caressant doucement presque gentiment leurs pelages. Son rire était aussi effrayant qu'il l'était.

« Vous êtes tout doux.. Bon, je m'appelle.. Bon, appelez-moi Alpha. Vous me devez obéissance. Chaque ordre est important. Hahaha.. Vous mangez, vous chassez, vous dormez avec moi. Si vous êtes sages, vous aurez de jolies récompenses. » continua t-il avec un sourire dément sur les lèvres.

Il les fixa un instant avant de leur ordonner de se transformer en humain. Ainsi leur calvaire commença..

Ou du moins ils le pensèrent.

Alpha était un loup solitaire n'ayant jamais eu de meute. Les quatre enfants n'avaient pas réellement le choix. Ils trouvèrent rapidement que Alpha était légèrement fou. Il ne semblait pas de se rendre compte qu'il faisait mal certaines choses. En peu de temps, Hermione tomba malade car Alpha ne fit pas attention. Alpha dont le nom était inconnu.