Bonjour tout le monde !

Me voici avec une nouvelle traduction sur le couple Hermione/Jasper !

Un grand merci à Leithi pour les corrections, les conseils et l'avis sur ce chapitre !

Merci à keelhaulrose pour avoir accepté la traduction de sa fanfiction !

Plusieurs chapitres sont déjà traduis, cependant celui-ci est le seul à être corrigé pour l'instant. J'espère ne pas trop vous faire attendre entre chaque chapitre.

Bonne lecture !


La basse battait dans tout le club. Des corps entassés le près possibles les uns des autres, chacun se déplaçant en synchronisation avec la musique, un rituel de groupe. Il s'assit, bougeant à peine dans le coin, ses yeux noirs scrutant la foule, lui rendant son sourire alors que son apparence diablement sexy attirait quelques femmes légèrement vêtues vers lui. Il était arrivé dans ce pays quelques heures plus tôt et c'était rien de plus qu'une autre étape dans son voyage. Il laisserait un corps derrière lui comme il l'avait fait en quittant New York et le ferait encore dans une autre ville dans quelques jours. Ils n'étaient rien pour lui. C'était un prédateur qui chassait sa proie.

Cent quarante ans environ avaient en effet fait de lui un prédateur. Il avait appris à utiliser son don pour sentir les émotions des gens et choisir sa proie. Il n'y a pas si longtemps, il se fichait de savoir qui il tuait. Tant que ça le nourrissait. Mais après un certain temps, il se sentait mal de priver des enfants de leurs parents, des maris ou femmes de leurs amants, les parents de leurs enfants. Heureusement, au moment où il avait commencé à prendre conscience des personnes qu'il tuait, les boîtes de nuit étaient devenus à la mode. Célibataire, sans enfants, étaient présent en masse, assez âgés pour ne pas avoir l'impression de priver quelqu'un des bonnes années à passer avec leur enfant. Il ne pouvais jamais le dire avec certitude, mais il était suffisamment à l'écoute des émotions des gens pour pouvoir dire/deviner leurs intentions. Un homme qui envisageait de s'imposer à une femme se sentait différemment d'un homme qui espérait être "chanceux" cette nuit-là. Le monde se portait beaucoup mieux sans le premier.

Il se retrouva donc dans le club ce soir-là, cherchant la bonne personne pour satisfaire sa soif. S'il ne trouvait pas quelqu'un a son goût, il se contenterait des femmes qui le regardaient constamment. Attirés par sa beauté physique, elles étaient prêtes à aller à l'encontre de ce sentiment qui leur disait que quelque chose n'allait pas avec lui,et elles seraient facilement incités à le suivre et encore plus à le laisser les tuer. Pas l'idéal, mais il devait s'alimenter.

Une femme passa devant lui sans lui donner un second regard, mais son odeur la suivait. Après un reniflement, il était presque impossible pour lui de ne pas l'attaquer tout de suite. Son odeur était divine, une combinaison parfaite de douceur avec une odeur rustique et boisée. L'odeur l'a frappé, comme lorsqu'on passait devant la section des parfums dans les grands magasins. Cependant, contrairement aux grands magasins, il ne pouvait pas résister à ce que cette fille promettait. Ses yeux la suivaient, il ne pouvait voir que son dos, mais le côté de son visage qu'il voyait était sans importance. Il ne se souciait pas du passé de cette fille, il devait l'avoir. Elle était sa proie à présent et ses heures sur cette terre sont devenus soudain très courts. Normalement, il pouvait attendre des heure que sa cible arrive quelque part où il pourrait la tuer sans être dérangé, mais il lui était difficile d'attendre maintenant. Les secondes étaient des heures, elle bougeait si horriblement et délicieusement lentement que son corps lui criait de se jeter sur elle. Les témoins seraient traités après. Une autre astuce de sa part, il pouvait calmer ses victimes au point de leur faire perdre la réalité, et se tenaient debout comme du bétail en attendant qu'il les égorge. Chacun, rapidement et efficacement. Avec plus de deux cents personnes et la police ne comprendrais jamais. Assez facilement, il pourrait la manipuler pour avoir l'air d'avoir fait exploser une bombe, peut-être par la conduite de gaz.

Durant son hésitation, la fille avait rattrapée son compagnon. Pour la première fois, eh bien, il ne savait pas depuis combien de temps, il regardait réellement celle qu'il allait tuer. Elle était belle en quelque sorte, les cheveux bruns noués par un nœud sur la nuque. Elle avait appliquée du maquillage, mais rien de clinquant. Elle ne tentait rien ce soir mais c'était ses yeux qui l'intriguaient. Hantée, distante, parlait de son expérience bien au-delà de ses années. Oui, il était sortit dans l'espoir d'oublier quelque chose de son passé, mais ça n'aurait pas. Rien ne pourrait jamais aider.

Son compagnon n'avait rien de spécial. Un homme aux cheveux corbeau son intérêt pour lui. Il était sorti pour aider à soulager une partie de la souffrance avec lesquelles il avait été torturé. Il se sentait... coupable. Impair. Comme s'il faisait partie de la raison de sa souffrance. Ils dansaient ensemble, à une distance de sécurité, et il le pouvait dire qu'elle avait tenté de noyer son chagrin. Elle dansait en étant raide, elle ne voulait pas être là, elle y avait été forcée. C'était presque traître de penser que si elle n'avait pas été forcée de sortir, elle passerait la nuit au chaud dans son lit, se réveillant le lendemain matin et s'occuperait de ses affaires sans jamais connaître le cadavre qu'il aurait laissé à la place.

Il se faisait tard et il y avait de fortes chances que personne ne veuille rester dehors tôt le matin. Laisser un club rempli de cadavres serait une perte. Il devait être patient. Il n'aurait pas à attendre longtemps.


Elle n'avait pas vraiment envie de sortir cette nuit-là, mais Harry lui avait parlé. Elle avait eu des difficultés à surmonter la mort de Ron, ainsi, des difficultés à surmonter toutes les mort de la bataille, mais en particulier de ceux qu'elle connaissait. Elle l'aimait et elle avait perdu celui qu'elle aimait tant. Et elle avait perdu ses parents qui - avait-elle découvert – n'avaient pas survécu un mois après sa tentative pour les sauver. Mais la nouvelle de leur mort avait sonné la fin de sa peine. Pas tout à fait inattendu, mais qui marquait néanmoins la fin. Elle était entrée dans une ornière en regardant Ron mourir, la nouvelle de tous les décès par la suite l'ayant adoucie. Elle n'était toujours pas allée en Australie pour visiter les tombes que quelqu'un avait arrangées pour ses parents.

Cette nuit-là était la première nuit, après des mois à pleurer leur peine, où elle sortait. Harry l'avait convaincue de quitter la maison où elle avait grandi pour aller voir le monde extérieur. Il avait offert de lui acheter son dîner, mais elle n'avait pas d'appétit, son seul appétit de ces derniers mois avait suffit à la soutenir. Il a ensuite suggéré une boîte de nuit. Quelque part où la musique était assez forte pour perdre ses pensées. Mais cela ne servait à rien, alors que la musique atténuait la douleur, elle ne la quitterait jamais.

Elle dansait avec Harry comme elle danserait avec tous ceux qui ne l'intéressaient pas. Elle le faisait pour le calmer, pour lui donner une certaines tranquillité d'esprit. Il avait l'impression que la mort de Ron était en partie de sa faute. S'il n'avait pas joué au mort, Ron n'aurait peut-être pas été poussé à se heurter au groupe de Mangemort, de la folie dans ses yeux.

Et alors, elle s'est imposé un visage heureux et a dansé. Elle a ignoré les gens autour d'eux, les regards affamés qu'elle recevait des hommes. Elle ne trouverait pas le bonheur dans ce club, mais peut-être qu'Harry trouverait. Et le lendemain, il se lèverait et irait à son entraînement d'Auror. Elle continuait à se pencher sur les vieux livres, à faire des recherches pour un sorcier qu'elle n'aimait pas, à avoir un travail qu'elle ne supportait, ce qui l'aidait à vider son esprit quelques heures par jour.

« Quelque chose à boire ? » demanda Harry.

« Je vais voir. » dit-elle en trébuchant vers le bar. Elle avait un peu trop bu, mais la boisson semblait l'aider à dormir, l'aider à oublier une partie de la tristesse qui s'était emparée d'elle. Elle alla au bar, fit une autre tournée et retourna vers Harry, qui était également surveillé par plusieurs femmes. Mais Harry avait Ginny. Les deux s'aiment malgré la distance, et les regards des filles n'avaient aucune valeurs pour lui.

Elle ne voyait pas les yeux rouge-noirs qui la regardait, la regardant avec une intensité qu'aucun mortel ne pourrait jamais imaginer. Malgré son entraînement, malgré tout ce qu'elle avait appris dans les livres, même si elle sentait qu'elle pouvait le voir, elle ne voyait pas le beau jeune homme qui avait soudainement posé ses yeux sur elle. Elle ne sentit pas son regard froid sur elle, elle ne savait pas la réaction qu'elle provoquait en lui.

« Ça y est. » dit-elle en tendant son verre à Harry. « C'est la dernière pour moi. Nous devons travailler demain. »

« Alors profitons-en ! » il sourit en la grillant. Ils ont commencés à danser, proches les uns des autres mais en minimisant les contacts. Il n'y avait rien entre elle et Harry, et il n'y aurait jamais rien. C'était une amie, mais pas plus. Une femme, mais rien de plus qu'une « amie ». Bien endommagé.

Elle buvait quand ses mouvement sont devenus moins en accord avec la musique, alors qu'elle sentait l'effet réchauffant de la boisson la saisir, la soulevant et atténuant encore plus la douleur.

« As-tu besoin de moi pour t'aider à transplaner dans ton appartement ? » demanda Harry alors qu'ils posaient leurs verres vides sur une tables voisine et se dirigeaient vers la porte.

« Ne veux pas transplaner. » sourit-elle, trébuchant légèrement.

« D'accord, je te ramène. » dit-il en offrant son bras.

« Ne t'embêtes pas. Ce n'est qu'à trois rues, mais c'est la mauvaise direction pour toi. » a-t-elle déclaré, s'arrêtant à l'entrée du club.

« Tu es sûr ? Tu peux venir avec moi au Square et passer la nuit. »

« Non, ça va. » elle sourit, parlant moins fort. « Tu as un trajet en bus devant toi, tu devrais y aller. Je suis une grande sorcière, je ne suis pas si loin et je peux me défendre. »

Il la regarda avec scepticisme, mais haussa les épaules. Elle ne s'était jamais mise dans des situations stupides et dangereuses, bien au contraire. Il n'y avait que trois pâtés de maison dans un beau quartier, quels problèmes pourrait-elle rencontrer à ce moment-là ?

« Passe une bonne nuit, Mione. » il sourit en la serrant dans ses bras.

« Toi aussi, Harry. » murmura-t-elle en le serrant rapidement dans ses bras, puis se dirigeant vers sa maison. Harry marchait déjà vers l'arrêt de bus dans l'autre direction. S'il avait regardé, il aurait vu l'homme aux cheveux blond-miel la suivre silencieusement dans la rue.


Review !

A bientôt !