Note de l'autrice: Écrit à l'occasion de la 101e nuit du Forum francophone, je vous conseille d'y aller faire un tour :) Le but est d'écrire sur un thème pendant 1h. J'ai un peu dépassé... Dire qu'au départ, ce thème ne m'inspirait pas du tout O.O

Alors, quelques indications, ce n'est pas un UA. J'essaye de rendre ça cohérent avec l'univers. Mais il y aura peut-être du coup des trucs qui vont changer mais pas tout^^ Je vais éviter de tout développer... Mais qui sait, lié à cette fic, je pourrais faire un petit OS sur deux ou trois personnages.

Je précise que ce n'est pas un OS, car je ne sais pas à quoi je pensais... Peut-être que j'avais l'espoir ridicule de terminer rapidement cet OS alors que je n'en étais qu'au prélude -' Du coup, me voilà avec une petite fic. Je précise que cela peut se lire comme un OS sans souci :)

Disclamer: HunterxHunter ne m'appartient pas :)

Bonne lecture :)

PS: Tiens, je la dédie encore à Maliae, si cela continue je vais dédier toutes mes fics Kirugon à elle x)


-Je l'ai tué.

Ses prunelles s'étaient rétrécies. Assombries.

Laconique. Comme son premier meurtre l'avait été. Cela avait été si facile. Il avait juste eu à se mettre devant lui. L'homme d'une quarantaine d'année l'avait regardé, surement surpris qu'un petit enfant traîne à cet heure-ci.

Kirua avait eu le temps de voir ses yeux s'écarquiller d'une manière grotesque. Comme pour s'échapper à la douleur foudroyante qui l'avait fauché. Alors qu'il plongeait ses ongles dans le cou de sa victime.

Le sang l'éclaboussant.

Ça l'avait brûlé.

Ça l'avait marqué au fer rouge. Il avait alors touché son cou. Et il avait compris.

C'était ri...di...cule, comme dirait sa mère. De la recevoir alors qu'il tuait pour la première fois. Alors que le sang avait giclé sur son visage.

Il avait cru que c'était la morsure du meurtre. Du sang qui le punissait. Qui lui disait que ce qu'il faisait, était mal. Parce que empêcher l'homme de jouer avec son enfant aux voitures, comme il l'avait vu en filature. C'était pas bien, non?

Son expression s'assombrit.

Mais non. C'était la marque de l'âme sœur. Quelque part dans ce monde, quelqu'un était lié avec lui.

Une fille. Un garçon. Un humain.

Avec lui. Un assassin. Ça n'avait pas de sens. Il était sûr que c'était un complot de l'univers pour le traîner dans ce conte pour enfants naïfs. Il plissa les yeux. Mais lui ne l'était pas. Comme lorsqu'on lui disait qu'il aurait des monstres sous son lit. S'il n'était pas sage. S'il ne faisait pas correctement le poison. Il avait réalisé un remède au lieu d'un poison, exprès une fois. Pour voir. Et aucun monstre n'était sorti de sous son lit pour l'emmener dans les tréfonds de l'enfer.

Il mordilla sa lèvre.

Juste son frère qui l'avait découvert.

Et l'avait traîné...

De pièce en pièce.

Puis s'arrêtant, dans la cave...

Plongeant sa tête dans une bassine d'eau. Celle qu'il aimait beaucoup. Où il aimait jouer avec les bateaux et les sous-marins. Fasciné, il imitait souvent le bruit du moteur.

Mais ce soir-là, il n'avait rien imité.

Il avait juste vécu sa propre noyade.

Encore et encore.

Suffoquant. Alors que l'air ne passait plus. Ses petits doigts tentant d'atteindre son cou dans un réflexe. Mais son frère le maintenait trop fort. Sa main droite empoignait sa tête violemment pour le replonger à nouveau. Il ouvrit la bouche. S'étouffa. Des points noirs dansant dans son champ de vision. Avant qu'il ne lui relève la tête, pour mieux lui gripper des pinces à son goût.

Il retint son envie de se débattre. Ça ne servait à rien. Que s'épuiser. Et son frère recommencerait jusqu'à ce qu'il comprenne. Qu'il devait rester froid. Impassible. Maître de la situation. Irumi n'aimait vraiment pas quand il n'écoutait pas.

Alors il posa ses mains à plat, à côté de la bassine. Et attendit. Que son frère ajoute les fils électriques, liés aux pinces.

Puis...

Il n'avait plus rien senti, au prime abord. Ou plutôt tout avait explosé. Toute la douleur au visage. Dans ses globes oculaires. Mal. Mal. Mal. Ayant envie de se les arracher. Mais il ne l'avait pas fait. Il avait juste tremblé comme un fou. Comme un drogué en manque de chocolat. Comme s'il avait été puni de sucrerie. Alors qu'il les adorait. Il aimait les compter. Oui. Il allait les compter. Parce qu'il n'était pas dans cette bassine avec son frère. Il était dans sa chambre. En train d'hésiter sur quelle friandise, il allait manger. Et comme toujours, il choisirait les boules en chocolat. Car c'était ce qu'il préférait. Il ne préférait pas se faire électrocuter parce qu'il n'obéissait pas. Parce qu'il n'était pas un bon assassin.

Mais il en était un.

Alors non, il ne pouvait pas se passer de sa vue.

Parce qu'un assassin sans sa vue était handicapé. S'il n'était pas aveugle de naissance. Il mètrerait trop de temps à s'y habituer. Et le temps, c'était de l'argent, disait toujours son père.

Alors il en était sûr, son frère aurait remis de force ses globes oculaires.

Qu'importait, s'il hurlait à s'en décrocher la mâchoire. Quand bien même, il essayait de se retenir. Là, il ne pourrait plus. Mais il le devait. Il devait passer ses hurlements de douleur dans son corps. Pas par sa voix. Sans aucun son émis. Rien que le silence. Et même son corps devait rester le plus impassible. Alors c'était son esprit qui devait tout subir.

Alors il comptait ses friandises. Parce qu'il les chargeait après sur son camion préféré.

Pendant que son frère lui redonnerait sa vue.

Même s'il devait en mourir.

Il le ressusciterait. Trouverait un moyen.

Car il ne laisserait pas son petit frère mourir. C'était ce qu'il lui avait chuchoté. A chaque fois qu'il le forçait à sortir ses ongles. A lui montrer comment trancher la gorge sur un mannequin. Bien plus solide qu'un être humain.

Car il était bien un assassin de la famille Zoldilk et qu'il ne pouvait mourir que de vieillesse avec le plus grand record de meurtres. Sans faire honte à sa famille.

Alors, se retrouver lié à quelqu'un...

Il savait qu'aucun être ne pouvait être relié à son âme.

Pas quand son âme venait de se tâcher d'un rouge sang.

Dégoulinant sur son visage.

Goutant sur ses lèvres.

Ce goût acre de ce rouge ocre.

Il sentit des mains se poser sur ses épaules.

Des félicitations doucereuses. Son frère Irumi qui était là pour sa première fois.

Ah. Il n'y avait pas vu cette marque qui colorait son cou. Irumi la détesterait aussi, s'il savait. Peut-être qu'il pourrait l'aider. Lui savait qu'Irumi, quand il avait reçu sa marque, il avait arraché ce tatouage, n'hésitant pas à le détruire. Où maintenant, il n'avait plus qu'un creux dans son cou, en guise de marque. Une tâche noirâtre. Pourri. Il ne la cachait pas. Alors que les autres la cachait car c'était intime. C'était comme voir nu quelqu'un, lui avait dit son père pour la seule fois où il avait osé lui poser la question. Mais son frère lui s'en fichait. Il la brandissait fièrement.

Montrant qu'il s'était battu contre le Destin. Qu'il l'avait vaincu.

-C'est bien Kirua, c'est comme ça. Même s'il t'as vu, il ne pouvait se défendre. Ton apparence joue en ta faveur. Mais bientôt quand tu seras aussi connu que nous, tu ne pourras plus faire ça, tu devras faire attention, attaquer dans le dos et si...

Il sentit le souffle d'Irumi alors qu'il se penchait sur son oreille. Derrière lui.

-Si jamais tu n'as aucune chance, tu fuis. Protège-toi. Si tu n'as aucune chance, abandonne. Tu es intelligent. Tu le sauras quand tout est perdu d'avance.

Et c'était ainsi, qu'il l'abandonna, un dernier avertissement alors qu'il effleurait son cou. Kirua eut un blanc pendant quelques secondes. Comme ne sachant plus où il se trouvait.

Puis, il rentra à la maison comme un automate.

Il se demandait si l'âme sœur de son frère où qu'elle soit, elle avait souffert quand Irumi avait arraché sa marque de ses mains. Comment? Il ne savait pas. Parce qu'il avait eu mal. Il lui avait dit. Un jour alors qu'il filait des personnes avec son frère. Lui expliquant comment tuer sans bruit. Sans se faire voir. Pour réussir sans se blesser. Sans se faire tuer. Il avait posé son regard sur les cou des cibles.

Il avait remarqué ces drôles écharpes en hiver. En automne. En printemps. Mais même en été alors qu'il faisait plus de quarante degré.

Alors près d'une des énièmes victimes de son frère. Allongées. Exsangues. Il avait soulevé doucement une de ces écharpes qui ornait le cou d'une des victimes.

-Que fais-tu? s'était enquis froidement Irumi, on ne doit jamais s'attarder, une fois notre mission accomplie, ne te l'ais-je pas assez répété?

Il avait frissonné. Non, il s'en était bien rappelé. Son corps s'en était souvenu.

Immobile, il avait laissé son frère s'approcher de lui. La tension s'était alourdi.

Sombrement.

-Pourquoi ces écharpes? Que cache-telles? avait-il alors vite demandé, cédant à la pression.

Qui s'allégea dans son dos.

Et sentit à nouveau se tendre.

Alors qu'il l'avait plaqué violemment au sol. La tête enfoncée dans le gravier. Son front, rappant dessus. Brutalement. Son nez cognant fortement contre le sol.

Il n'avait plus rien entendu, sonné. Il avait l'impression d'avoir eu en boucle le bruit mat du choc qu'avait fait sa tête sur le sol. Avant de sentir un liquide chaud dégouliner le long de son visage. Du haut de son crâne à son menton.

Il y avait alors eu la main froide de son frère tirer brusquement sur son col. L'étranglant à moitié. Qui le retournait ensuite sur le dos. Tout en refaisant les mêmes gestes.

Irumi avait soupiré, soulagé. Toujours assis aux côtés de Kirua qui était allongé au sol.

Ce dernier avait observé ses traits s'étirer en une grimace de dégoût.

-Pourquoi tu me poses une question pareil, j'ai cru que tu l'avais eu, toi aussi...

Kirua avait relevé ses sourcils, surpris. N'avait pas compris.

-Tu ne sais pas, c'est très bien. Il n'y a rien besoin de savoir. C'est juste un poison. Un vulgaire poison qui t'enchaîne pitoyablement à un autre. Ressentant ses émotions fortes. On dit même que lorsque l'un meurt, l'autre le suit peu de temps après.

Il avait ricané. Ses long cheveux noirs, raides comme des brindilles voletant autour de lui.

-Mais c'est faux. J'ai testé. J'ai pris des âmes sœurs pour voir, en plus de ma cible, j'ai pris sa liée, même s'il ne faut jamais de témoin. Je n'avais qu'à la tuer après. Si du moins, elle survivait alors qu'elle n'aurait pas dû selon ces misérables sornettes. J'ai alors tué la cible qui était ma mission, sous les yeux de sa liée. Et...

Il avait rit encore plus fort. Fou.

C'était rare de le voir ainsi. Alors Kirua ne l'avait pas quitté des yeux. Avalant ce qu'il lui disait.

N'oubliant rien.

Pour un jour...

-Rien! Elle a juste hurlé. S'est vautrée par terre. Comme ce qui arrive aux couples sans être lié par ces liens car on peut vivre sans la rencontrer toute sa vie. Sans problème. Une preuve de plus que ce ne sont que des fadaises pour t'embrouiller l'esprit. Pour t'abrutir. Mais toi aussi, tu ne te laisseras pas prendre à ce jeu-là, celui qui t'entraîner à hurler, à trembler, à avoir mal pour un autre. Ce n'est qu'un poison qui va te mettre en danger et je te l'ai dit, petit frère...

Il se pencha vers lui. Se dirigeant tout droit vers son oreille. Ou derrière sa tête? C'était étrange. Il le sentit tâter son cou. Même l'arrière de sa tête. Comme pour s'assurer de quelque chose.

-Que tu dois éviter toute situation qui te mettrait en danger, n'est-ce pas? Bien que ces choses ne sont que des contes de fée pour des enfants normaux sinon cette femme serait morte sans que je n'aurais eu besoin de la tuer. Mais tu n'en es pas un, Kirua, d'enfant normal, tu le sais non? Que tu es un assassin. Un Zoldick.

Son souffle s'était relâché lorsque son frère s'était relevé, s'éloignant de lui. Mais une question l'avait taraudé. Pourquoi son frère avait détruit sa marque, si ce n'était que des foutaises. Si cela n'avait aucune importance. Aucune incidence sur leurs vies.

C'était pourquoi, au lieu de se réfugier dans sa chambre, à ignorer les servantes et sa mère, il se tourna vers celle qui lui ouvrait les bras. Et qu'il ignorait comme à son habitude.

-Dis maman...

Il l'avait appelé ainsi. Pour lui faire plaisir. L'amadouant. Elle lui cédait toujours ses moindres caprices. C'était comme cela qu'elle lui avait offert des boules en chocolat. Il adorait ça. Il s'en mettait partout. Il aurait surement des caries. Mais pas grave.

-Pourquoi...tu as encore ta marque maman? Les assassins ne doivent-il pas, être sans attache?

-OHHHHHHHHH Mon chéri, tu grandis si vite pour que tu t'intéresse déjà à ça. OHHHH mon tout petit.

Elle roucoula devant lui.

-Maman.

-Oh pardon, ah pour te répondre...Ohlalala! Ça grandis si vite. Mais tu ne nous quittera jamais mon fils, hein.

-Jamais, Maman.

Ses doigts s'étaient bizarrement croisés dans son dos. Sans trop savoir pourquoi.

-Eh bien, cette marque, je l'ai eu enfant en rencontrant ton père, elle est apparue à notre rencontre. Nous étions deux assassins. C'était parfait. Je pouvais savoir quand il était en danger. Et lui aussi. C'était pratique.

-Ces marques, c'est de la télépathie? s'inquiéta Kirua.

Sa gourmandise pour le chocolat était dévoilé alors... A un.e inconnu.e.

Il n'aimait pas ça.

-Oh non, mon chéri! Rien de tout ça. Ne t'inquiètes pas. C'est plus...Des sentiments forts. Très fort. Qu'on ne peut maîtriser. Mais tu n'as pas à t'inquiéter, nous sommes après tout une véritable famille d'assassin. Et on apprend à se maîtriser. Comme toi, tu l'apprends. Mais nous, ton père et moi, tu as dû remarquer qu'on avait tout deux une marque, on s'est reconnu tout de suite. Elle est magnifique notre marque! Si belle. Les autres mettent parfois du temps à se reconnaître mais le lien devient plus fort après que des âmes sœurs se soient rencontrés. Mais nous, c'était tout de suite. On était fait l'un pour l'autre. Et on peut alors lâcher la bride quand on est en danger, surprenant plus d'une fois nos adversaires. Nos capacités sont devenus plus fortes en étant liés. Parfois, on peut même partager nos sens, ce qui est formidable comme les sens sont précieux pour un assassin. Ahhhhhh. C'est comme cela que notre duo est si fort.

Elle avait des étoiles dans les yeux alors qu'elle repensait surement à une de leurs incroyables missions qu'elle lui bassinait depuis qu'il était bébé.

-Mais si le lien est si utile pour tuer... interrogea Kirua prudemment, pourquoi Irumi a fait ça?

Sa mère s'immobilisa, jetant un regard intéressé à son fils.

-Mais dis-moi pourquoi tu me poses toutes ces questions, serait-ce parce que tu-

Kirua la coupa aussitôt.

-C'est que je me demandais, Irumi décrit le lien comme néfaste, qu'on pouvait être en danger à cause de ça. Car c'est un poids, ça. Mais est-ce qu'on peut seulement s'en débarrasser? Et pourquoi le faire s'il augmente notre capacité d'assassin?

Il allait bientôt savoir si le mythe de Pinocchio était vrai.

-OHHHHHHHHHH mon chéri, tu t'inquiètes pour ton frère! Mais non, nulle crainte à avoir! Oh mon chéri, mon angeeee.

Bien. Il avait sa réponse.

-Ton frère a enlevé car il ne veut pas s'encombrer. Et il est vrai que si jamais il croise son âme sœur et qu'elle ne fait pas partis des assassins...Je pense que c'est pour ça. Car son âme sœur aurait un pouvoir sur lui. Et PERSONNE ne doit nous DOMINER, tu m'entends? JAMAIS PERSONNE.

Sa mère avait pris un ton dur, haché à la fin.

Kirua acquiesça lentement. Pas trop vite. Car sa mère n'était pas si idiote. Il était plutôt rebel normalement.

Mais enfin, sa mère ne remarquait jamais rien chez lui. Ça l'arrangeait plutôt bien.

-J'avais pensé avec ton père d'ailleurs, un jour organiser une soirée avec tous nos amis et voir si l'un de vous est lié avec un autre enfant assassin. Cette pratique est courante dans diverses organisations. Car la plupart ne peut se permettre de laisser leur progéniture se lier avec n'importe qui. Imagine si tu étais lié avec une enfant normale, toute joyeuse, qui ne tuerait pas. OH par les enfers, rien que d'y penser, cela me fait frissonné d'horreur.

Kirua fronça légèrement les sourcils. Ne pas tuer... Ce serait horrible?

Ne pas être un assassin?

Ne pas avoir du sang... Le sang de sa victime sur lui.

Ne pas se battre tout le temps?

Lui, il n'aimait pas non plus l'obscurité, la morosité, l'excentricité, l'impassibilité, le silence dans sa famille.

Il plissa les yeux.

Mais de toute manière la question ne se posait pas, son âme sœur n'avait guère d'importance pour lui. Il s'en fichait. Il n'en voulait pas. Il n'aimait pas ça.

Il hocha la tête comme un pantin, remarquant que sa mère attendait sa réaction.

-Mais bon, il n'y a parfois pas besoin de ça, regarde ton frère Miruki. Pas besoin de voir qui est son âme soeur, pour savoir qu'elle est dans notre milieu. Dans le cou de ton cher frère, il y a marqué...Ohhhhh C'est si beau. J'en tremble rien que de le dire. Il y a écrit "Quoi? J'ai le droit de l'éventrer, sortir tous ces organes de son corps pour voir si elle n'a pas caché mon manga là". C'est magnifique, un peu trop long, mais j'en tremble tellement que c'est beau.

Ah. Lui il ne savait pas ce qu'il y avait d'inscrit dans son cou. Il se demandait ce qu'avait pu dire son âme sœur au moment où ils étaient marqués.

-Il a eu tard son tatouage...Mais pas aussi tard qu'Irumi. Parfois, on peut même recevoir la marque adulte, que lorsqu'on rencontre son âme sœur. Parfois, ce n'est qu'au moment de sa mort ou même jamais... C'est inexplicable. Mais nous, dans notre famille, on a toujours ce tatouage. Et souvent liés avec des assassins de d'autres familles. C'est magnifique. Ohhhh mon fils quand tu auras ce tatouage, tu me le diras, ohhh, magnifique. Tu ne pourras qu'être avec quelqu'un qui tue. Oh avec de l'électricité! Ohhhh, mon chéri. Ou de l'eau! Ce serait une belle électrocution avec vos pouvoirs combinés, mon chéri.

Il s'était crispé à ses mots. Mais elle n'avait rien vu comme toujours. Trop occupé à gagatiser. Mais il ne fallait pas qu'il baisse sa garde.

Car il n'oubliait pas que sa mère était elle aussi, un assassin. Et non des moindres. Et elle pouvait donc finir par déceler ses mensonges. S'il ne faisait pas attention.

Même s'il ne savait pas pourquoi, il n'avait pas envie qu'elle l'apprenne. Il ne connaissait encore rien de son âme sœur. Et il s'en moquait.

Vraiment.

-Oui je te le dirais, maman. Promis. Maintenant, je me sens juste fatigué. Je vais aller me coucher.

-Oh oui bien sûr, va dormir mon chériiiiiii, j'ai appris en plus que tu as tuer pour la première fois. Magnifique. Tu-

-Maman.

-Oh pardon, mon chéri, je te laisse. Dors bien.

Haut en bas. Puis il se détourna de sa mère sans un regard, entrant dans sa chambre.

Il se mit en pyjama, frottant ses yeux. Il était vraiment épuisé.

Il avait frotté son haut alors que ce n'était pas à lui de le laver mais au personnel. Mais il l'avait fait. Frotter et encore, frotter.

Sans résultat.

Il y avait encore cette tâche de sang...

Et la vision des yeux qui s'écarquillent et du sang qui l'éclabousse.

Ça ne partait pas.

Peut-être que demain, ça partirait?

Il s'arrêta devant son lit. Touchant son cou...

Il fit demi-tour, se dirigeant vers la salle de bain.

Il alluma la lumière et se regarda dans le miroir, sa main plaqué contre son cou. Il n'avait pas frémi lorsque sa mère s'était approché de son cou. Pour ne pas qu'elle ne soupçonne quelque chose.

Il se demanda ce qu'il pouvait y avoir écrit. Cela ne devait pas être trop grand. Sinon, elle l'aurait vu. Comme son frère.

Son âme sœur n'était sans doute pas bavarde.

Il ferma ses yeux. C'était stupide. Il devrait retourner dans son lit, jouer avec son camion pour s'aider à s'endormir.

Et non, pas observer une phrase qui n'aurait aucun sens pour lui.

Sa main s'enleva.

Son cœur battit sourdement.

Ça le grattait.

Il n'avait juste qu'à regarder. Pour après oublier. Il trouverait un moyen de le cacher. Même si finalement, c'était une longue phrase comme avait son frère.

Il resta songeur. Il espérait qu'il n'aurait pas ça.

Et lui qu'avait-il dit pour...Il sentit ses tripes se nouer. Non. Pas ça. Il trembla. Il mordit sa lèvre, nerveusement.

Si...Il était comme l'âme sœur de Miruki.

Ses premiers mots...Depuis la marque...

"Je l'ai tué".

Il inspira. Essayant de se calmer. Il pensa aux boules de chocolat qu'il s'offrirait demain. Avec...L'argent qu'il avait gagné en tuant.

Il sentit la nausée l'envahir.

Pas maintenant.

Calme.

Il s'était entraîné. Se contrôler. Enchaîner ses émotions, lui répétait Irumi, était la clé pour agir efficacement, pour être un assassin, un Zoldick.

Il expira tout en imaginant conduire son camion préféré.

Il caressa la peau irrégulière qu'il sentait dans son cou.

Presqu'une confession inscrite sur la peau d'un autre. Sur ce qu'il était.

Un assassin.

Et il allait pouvoir lire la confession de son âme sœur. Sur ce qu'elle était.

Sa propre nature.

Si elle était gentille ou méchante.

Il ouvrit les yeux, détendu. Maintenant, relaxé.

Il sentit ses yeux devenir globuleux alors qu'il vit l'unique mot se refléter dans le miroir.

"Zut".


Et voilà, c'est terminé :)

N'hésitez pas à dire ce que vous en avez pensez, j'espère avoir retranscrit ce que je voulais :)

A la prochaine pour la suite :)