Titre original: Golden Prince

Auteur: Kiva Taliana

Traduction: Allys-33

Note de la traductrice : Bien qu'il n'y ait aucune scène vraiment explicite, les thèmes abordés sont assez matures et sombres, donc pas conseillés à tout le monde.

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Golden Prince

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Chapitre 1

Arthur ne voyait rien de mieux à faire. Le camp entier avait sombré dans le chaos après le départ précipité de Cenred. Il avait emporté tout ce qui avait de la valeur dans sa tente, laissant le reste des affaires dans un désordre éparpillé sur le sol. Arthur lui-même n'avait évidemment pas été considéré comme étant suffisamment précieux et avait été abandonné par son maître. Les soldats de l'armée victorieuse avaient déjà commencé leur descente sur les malheureux qui avaient été laissés dans le camp.

Le jeune homme commença lentement à remettre de l'ordre dans la tente, soulevant les chaises et la table. Les cartes qui la recouvraient avaient été jetées au sol. Arthur les rassembla et les reposa dans une pile soignée, puis il se saisit du plateau le plus proche, le posa au coin de la table et commença à empiler les fruits et la viande froide qui avait été jeté dans tous les sens. Il les entassa un peu n'importe comment, personne ne les aurait trouvés appétissant, mais tout en travaillant, il en profita pour jeter quelques morceaux de viandes propres dans sa bouche. Il pensa qu'il valait mieux manger quelque chose tant qu'il le pouvait.

Il mangea plusieurs raisins et jeta les restants sur le plateau. Il avait rassemblé le plus gros de la nourriture éparpillé et récupéré la cruche de vin de l'autre côté de la tante. Il examina la bosse sur le côté et se dit qu'en tapant dessus elle serait probablement moins visible. Cependant, il y avait une forte possibilité qu'au final tous ses efforts soient vains. Quand Cenred l'avait revendiqué auprès de l'un des seigneurs de Bayard, il avait brulé le camp entier. Arthur posa la cruche sur la table près de la pile de nourriture gaspillée et alla redresser le petit coffre posé au pied du lit.

Alors que la caisse reprenait sa place, un bruit métallique lui fit lever la tête. Lentement, Arthur se redressa et observa avec stupéfaction l'homme étonnamment grand qui entrait dans la tente.

Arthur se savait lui-même assez grand, mais cet homme avait plusieurs centimètres de plus et de larges épaules ; ses bras exposés ne laissaient apparaître que des muscles. Il tenait une épée ensanglantée sur laquelle il raffermit sa prise en l'observant attentivement. Le regard de l'homme glissa sur son cou et sur le collier qui l'entourait. Arthur ne le portait pas tout le temps, Cenred l'utilisait uniquement comme objet de torture et il avait été d'assez mauvaise humeur récemment. Mais ce collier et ses vêtements - une tunique unie et une simple culotte - en disaient long sur son statut.

Le soldat fit cinq pas de plus dans la tente, se rapprochant ainsi de lui. Malgré sa masse corporelle impressionnante et l'épée tranchante dans sa main, Arthur ne se sentait pas inquiet pour sa vie. Même si Cered l'avait abandonné, il savait qu'il avait de la valeur.

— Où est Cenred ? demanda brusquement le géant.

— Il est parti. Il a pris tout ce qui avait de la valeur et il s'est enfui.

Arthur sursauta, quand l'épée se leva pour se rapprocher de son cou. Il détourna son regard des yeux de l'homme et le baissa sur l'une de ses larges épaules.

— Et tu es ?

— Arthur, l'esclave de Cenred.

Il y eut une courte pause durant laquelle le soldat continua d'étudier le jeune homme devant lui puis, sans l'éloigner, il baissa légèrement son épée. Pendant ce laps de temps, Arthur avait écouté les bruits qui provenaient de l'extérieur. Il avait entendu des cris de toutes sortes, mais rien de particulier qui aurait pu indiquer que l'armée invasive avait causé plus de dégâts que nécessaire. Au bout d'un moment, le géant s'avança et le saisit par le cou, le faisant grimacer lorsque les clous à l'intérieur du collier grattèrent la peau sensible, et le propulsa vers l'entrée de la tante. Une foi à l'extérieur le soldat le poussa à genoux, les mains au sol. Arthur se laissa tomber sans résistance et attendit.

— Sir Perceval ? une voix interrogatif se fit entendre.

Arthur aperçu une paire de bottes de qualité, mais lever la tête pour regarder l'individu qui approchait aurait été trop visible. Il pensa qu'il valait mieux patienter. Il avait changé de propriétaire tant de fois, il connaissait la façon la plus sûre d'agir jusqu'à comprendre quel genre de personne était son nouveau maître.

— Il semblerait que Cenred ait pris la fuite. Apparemment il aurait emporté la majorité des objets de valeur. Mais il a laissé ça.

L'homme pressa l'épée contre le bras de l'esclave, ce qui laissa une tache de sang sur sa tunique. Arthur rajouta le nettoyage de son vêtement à la liste mentale de corvée qu'il avait préparée.

— Et qui est-ce ? demanda le second individu, bien que l'intonation de sa voix indiquait qu'il connaissait probablement déjà la réponse.

Arthur écarquilla les yeux lorsque le dénommé Perceval saisit l'extrémité libre de la laisse en cuir relier à son collier pour le lever sur ses genoux, afin que l'homme devant lui puisse le voir. Les clous se pressèrent contre sa gorge et l'étranglèrent jusqu'à ce que le soldat le libère.

— L'esclave de Cenred, déclara Perceval.

Au moins maintenant, il pouvait voir le leader. C'était un jeune homme qui ne semblait pas plus âgé qu'Arthur lui-même. Une fois encore il évita le contact visuel tandis que le chef l'étudiait.

— Tu es le prince Arthur de Camelot.

Arthur haussa les épaules.

— A ce qu'il parait, maître.

Il ajouta le titre « Maître » et le jeune leader fronça les sourcils un moment. Arthur prit juste le temps de noter ses cheveux noirs et ses yeux bleus, avant de détourner une fois de plus le regard.

— Tu ne sembles pas très concerné.

Arthur ne put s'empêcher de jeter un autre coup d'œil vers le leader, avant de rebaisser la tête et de hausser encore les épaules. Le jeune chef le regardait avec intérêt, mais son visage n'exprimait rien de plus.

— Je suis un esclave depuis que je suis enfant. Je ne me souviens que de ça. Ce sont les autres qui semblent penser que c'est important.

Il ne le dirait jamais et les souvenirs étaient trop flous pour qu'il puisse réellement les comprendre, mais il y avait au fond de son esprit de vagues images de lui étant arraché et traîné loin d'une personne inconnue. Une femme qui avait essayé de le retenir en suppliant celui qui l'avait enlevé. Arthur ne pouvait pas se rappeler qui elle était ; il était presque sûr que ce n'était pas sa mère, mais plutôt quelqu'un qui s'occupait de lui. Après ça il avait été donné à son premier propriétaire, une personne dont il ne se souvenait pas clairement, bien que s'il y réfléchissait un moment, ça avait tendance à lui faire ressentir une lueur de peur et d'angoisse. Mais toute sa vie on lui avait dit qu'il était le prince d'un certain royaume perdu il y a longtemps et les nobles qui l'avaient régulièrement possédé ou utilisé semblaient beaucoup s'amuser de cela.

— Je n'ai aucun doute là-dessus, répondit le leader avec amusement.

Arthur ne leva plus la tête et Merlin le regarda avec curiosité. Il était assez surpris de le trouver dans le camp. La possession du jeune homme était un trophée dont de nombreux rois et nobles s'étaient ventés. Il était également un outil de négociation important, vendu, marchandé ou simplement réclamé. Cenred l'avait peut-être laissé pour tenter d'adoucir la situation. De plus, s'il voulait fuir, prendre un esclave avec lui aurait été un fardeau.

Le vague désintérêt d'Arthur pour son héritage intriguait Merlin. Son instinct lui disait que le jeune homme ne tentait pas de dissimuler ses sentiments, il n'en avait tout simplement aucun sur le sujet. Il fit un pas de plus vers Arthur et celui-ci baissa davantage la tête, ne lui laissant que la vu de ses cheveux blonds. Ils brillaient à la lumière des torches du camp et ils avaient au moins le mérite d'expliquer l'un des surnoms qui lui avait été attribués. Le Prince d'Or. L'homme agenouillé inclina légèrement la tête et le jeune leader fronça les sourcils lorsque le collier clouté attira son attention.

il sentit Arthur se raidir quand Il passa ses doigts sous son collier. Il toucha les pointes métalliques qui se trouvaient à l'intérieur, elles exerçaient assez de pression contre son cou pour le mettre mal à l'aise, mais sans déchirer la peau. Merlin fit le tour du collier jusqu'à trouver le fermoir. Dans la minute qui suivit, le blond senti son cou libéré de toutes pressions et entendit un bruit de métal taper le sol. Arthur se risqua à lever les yeux juste à temps pour apercevoir un éclat doré disparaître dans ceux du jeune leader. Ce dernier, ne lui prêtait aucune attention et regardait le collier avec un léger dégoût.

Arthur évita encore ses yeux quand le leader délaissa le collier pour retourner son attention sur lui. Il saisit son menton et lui fit incliner la tête pour examiner les bleus qui avaient commencé à se former sur son cou. Le jeune homme sera la mâchoire quand Merlin effleura du bout des doigts la peau sensible.

— Mon seigneur ?

Arthur dut prendre sur lui pour ne pas reculer lorsque la main de Merlin resta sur son cou alors qu'il se tournait pour saluer le nouveau venu.

— Lancelot.

— La zone est sécurisé Sir, devons-nous nous installer ?

— Servez-vous d'abord de ce qui est déjà là, il serait inutile de gaspiller quoique ce soit. J'occuperais de la tente de Cenred.

— C'est un vrai carnage là-dedans, commenta Perceval. Il rangeait, quand je suis arrivé.

Merlin lâcha enfin le cou d'Arthur, le poussant légèrement vers l'arrière.

— Retournes-y alors, lui ordonna-t-il.

Arthur poussa un soupir de soulagement. Par ce simple ordre, il venait d'être revendiqué.

— Oui, maître.

Il entendit le grondement d'agacement de Merlin, mais ne resta pas assez longtemps pour en connaître la cause. Il retourna rapidement dans la tente pour finir le rangement qu'il avait entamé plus tôt. Il fit le lit, ramassa les divers objets éparpillés sur le sol et reposa chaque chose à sa place. A l'extérieur, la conversation se poursuivit encore un moment, jusqu'à ce qu'Arthur entende un bruissement de tissu lui indiquant que quelqu'un était entré dans la tente.

— Je vais vous apporter de la nourriture fraîche, maître.

Merlin le fixa et Arthur gela sous l'intensité de son regard.

— Tu t'adresseras à moi en m'appelant « Mon Seigneur », ordonna Merlin sur un ton glacial.

— Oui, mon seigneur. Je vais jeter ça, répondit Arthur en soulevant le plateau plein de détritus.

Merlin entra plus profondément dans la tente et observa les alentours. L'endroit semblait encore légèrement désordonné, mais assez décent. Alors qu'il était sur le point de sortir, Arthur se stoppa net en voyant son nouveau maître ouvrir le couvercle de la boîte au pied du lit pour examiner son maigre contenu.

— Cenred a-t-il laissé beaucoup de choses de valeur ?

Arthur resta immobile, regardant Merlin rabattre le couvercle de la boîte.

— Je ne sais pas vraiment, il a pris la majorité de l'or et des pierres précieuses qui étaient à l'intérieur. Il hocha la tête vers la coffre presque entièrement vide.

Merlin leva les sourcils, puis haussa les épaules.

— Mes affaires sont sur mon cheval, rapportent les en venant.

— Oui mon seigneur.

Arthur quitta la tente et traversa le camp en direction des chevaux. Il lui fallut un petit moment, certaines personnes se débattaient encore et il y avait des corps à débarrasser. La troupe de son nouveau maître semblait savoir prendre les choses en main avec efficacité. Après quelques questions pertinentes à deux ou trois soldats, Arthur trouva le cheval avec assez de facilité et commença à retirer les sacs accrochés à la selle. Il décrocha également le sac de couchage attaché à l'arrière. Il pouvait supposer que son maître utiliserait le lit de Cenred, mais rien ne lui assurait qu'il utiliserait aussi sa literie.

Sur le chemin du retour, il réussit à porter les sacs d'une seule main, bloquer le sac de couchage sous son aisselle, et équilibrer le plateau désormais plein de nourriture tout en tenant une jarre de vin et une coupe. Il ignora les regards que lui lançaient certaines personnes et retourna dans la large tente au centre du camp.

Le maître n'eut aucune réaction quand il entra, alors Arthur concentra ses efforts à reposer le plateau et la jarre de vin sans causer d'accident. Les sacs menaçaient de tomber et de déverser leurs contenus. Au lieu de se pencher vers l'avant, Arthur plia les genoux pour placer le plateau sur la table, poser la jarre et la coupe et enfin, laisser les sacs glisser librement de son épaule. Il s'assura d'avoir tout placé correctement sur la table et versa un peu de vin dans la coupe avant de porter les affaires de Merlin vers le lit. Il ne savait pas combien de temps ce dernier avait prévu de rester dans le camp, mais il déballa tous les sacs, passa en revu les vêtements et décida qu'au moins une des chemise avait besoin d'être lavé.

Merlin était attablé et avait commencé à manger. Le blond sentait son regard le suivre de temps en temps tandis qu'il effectuait ses corvées. Une fois toutes les affaires déballées et rangées, Arthur vérifia sa liste mentale. Les choses seraient entièrement différentes maintenant. Il y avait un nouveau maître et donc de nouvelles règles.

Quand il retourna dans la tante, son cœur se serra dans sa poitrine. Merlin s'était levé et fouillait dans les affaires qu'avait laissées Cenred, et plus précisément dans « la boîte de jeux » que son ancien maître gardait spécialement pour lui. Merlin tenait un autre collier avec des clous intérieurs assez pointus cette fois pour infliger de légères blessures. Il ne voulait même pas savoir quels autres instruments le jeune leader avait déjà vu. Le fait qu'il lui ait retiré un collier ne signifiait pas qu'il ne voudrait pas utiliser autre chose.

Arthur étendit les vêtements de sommeil du maître, se recula et attendit. Merlin ne faisait pas attention à lui, se contentant de faire tourner inconsciemment le collier dans sa main.

— Désirez-vous autre chose, mon seigneur ?

L'allusion d'Arthur était claire. C'était une corvée standard pour lui et bien que Cenred savait se montrer assez inventif par moments, il ne pouvait pas honnêtement le considérer comme étant pire que les autres. Plus tôt il saurait ce que Merlin voulait de lui, mieux se serait.

Suite à cette question Merlin releva la tête avec surprise, presque comme s'il avait oublié que le blond était dans la tante avec lui. Pour la seconde fois aujourd'hui, Arthur fut foudroyé par ce regard glacial et il se rétracta inconsciemment loin de l'autre homme en évitant soigneusement son regard. Il sursauta quand la boîte se refera violemment dans un claquement assourdissant. Les mains du maître n'avaient même pas approché le couvercle.

Arthur évitait toujours le contact visuel, bien que pour une raison étrange cela lui paraissait difficile avec Merlin. Il n'avait évidemment aucune envie de croiser ce regard froid, mais curieusement il lui semblait ne pas entièrement correspondre au jeune leader.

Arthur déglutit nerveusement, sa gorge était encore douloureuse, son esprit accablé et ses nerfs à vif.

— Non, trancha finalement Merlin. Je n'aurais plus besoin de toi pour le reste de la nuit. Va te coucher.

— Oui, mon seigneur, répondit Arthur, reconnaissant pour l'échappatoire.

Puis, juste au moment où il était sur le point de quitter la tante, la voix de Merlin le stoppa encore.

— Tu ne dors pas avec les autres serviteurs ?

C'était plus une déclaration qu'une question. Arthur resta immobile, les mains tendues sur le tissu qui faisait office de porte à la tente. Le regard glacial avait légèrement fondu, mais les nerfs d'Arthur ne c'étaient pas détendu pour autant.

— Non, mon seigneur. Je dors dans la petite tante dehors. Je suis juste à portée de main au cas où vous avez besoin de moi.

Merlin fronça les sourcils à cette réponse et Arthur réalisa qu'il essayait de comprendre la portée de ses paroles. Après un moment, les traits du jeune seigneur se détendirent. Il ne semblait pas vraiment satisfait, mais il le congédia d'un geste de la main. Le blond ne perdit pas une seconde, sorti en trombe de la tante et plongea presque dans la sienne.

Quand Arthur disait qu'elle était petite ce n'était pas une façon de parler, elle était vraiment ridiculement petite, à peine assez grande pour accueillir son corps en entier. Il devait se mettre à quatre pattes pour y entrer et se recroqueviller sur lui-même pour tenir à l'intérieur. Il se rendit compte qu'il n'y avait jamais vraiment pensé. Il y avait quelque chose de réconfortant dans les espaces confinés. Avec des gestes nés de plusieurs années de pratique, il retira sa tunique, se glissa sous la couverture et l'enroula autour de lui en un seul mouvement avant de se positionner pour dormir. Enfin, il tendit la main et baissa le voile d'entrée de la tante, mais comme toujours il ne put totalement fermer l'ouverture.

A travers cette embrasure, Arthur put voir les bottes de Merlin apparaître à l'entrée de la tente principale. Il attendit tranquillement, se demandant si le maître avait changé d'avis. Il se déplaça doucement dans son petit espace pour mieux l'observer. Il regardait dans sa direction, un froncement de sourcil perplexe sur le visage. Le blond resta immobile, profitant de cette occasion pour détailler son nouveau propriétaire de la tête aux pieds. Il devait avoir environ cinq ans de plus que lui. Il était plutôt mince, mais marchait avec une assurance digne d'un prédateur. Arthur se rendit compte qu'en dépit du faite qu'il dirigeait une armée, le jeune leader ne portait pas d'armure. Ou du moins il n'en portait pas ce soir quand il avait délogé Cenred et ses hommes de la montagne qu'Ils occupaient.

Finalement les traits de Merlin s'adoucirent et il retourna dans sa tente. Arthur lâcha un soupire de soulagement. Il lui semblait qu'il pourrait profiter d'une nuit complète de sommeil.

De retour dans sa tente, Merlin se sentait encore un peu confus. Il se rassit à la table et piocha dans les restes de nourriture. Il n'avait pas réalisé à quel point il avait faim, mais en y repensant il n'avait pas vraiment mangé de la journée, trop concentré sur Cenred et la menace qu'il représentait. Il passa en revue les piles de cartes qu'Arthur avait laissée sur le bord de la table. Il devrait conduire ses troupes plus loin dans la montagne pour essayer de localiser l'ennemie en fuite. Il soupira et se servir plus de vin en regardant les cartes et les frontières qui séparaient tant de territoires.

C'était ainsi depuis des années : des querelles, des vols de territoires et des combats. Les seigneurs et les nobles prenaient tout ce qu'ils pouvaient. Merlin connaissait son histoire. Tout avait commencé quand les autres royaumes s'était unis pour faire tomber Camelot, quatre ans après qu'Uther ait déclaré la guerre à la magie. Cette histoire avait été gravée en lui, mais Arthur semblait totalement l'ignorer, alors même qu'Il en était au centre. Il avait été jeté en esclavage par vengeance et était passé de mains en mains, vendu ou négocié. Les nobles trouvaient leur plaisir dans la connaissance de qui était réellement Arthur.

Le jeune homme aux cheveux d'or, lui, ne s'en souciait pas, profitant simplement d'une bonne nuit de sommeil.

A SUIVRE