Another Love

Mots: 5223

Avertissements: Je ne possède rien. Les personnages et l'univers vampire diaries appartiennent à la CW


Chapitre 18 : Flyers

Paulo Coelo a dit : l'homme ne pourra jamais cesser de rêver. Le rêve est la nourriture de l'âme comme les aliments sont la nourriture du corps. Zackary ne vit que pour comprendre la signification de ses rêves. Il ne peut pas faire un mouvement sans se demander ce qui le lie à la sorcière Bennett. Il a besoin de réponses. Il a le pressentiment que son seul but va se résumer à Bonnie et à lui. Il trépigne d'impatience de connaitre la raison pour laquelle dans son rêve, il la chasse. Dans son rêve, il lui disait qu'elle est tout ce dont il a besoin maintenant. Dans une autre, il la voit saigner. Il lui ordonne de tout régler, car le monde appartient au vrai humain. Le dernier en date, c'est-à-dire d'il y a une heure, il rêvait de la sorcière.

Elle ressemblait à une présidente d'un immense conseil où elle fait comprendre aux sorcières, vampires, humains et loups-garous qu'une nouvelle ère est née. Elle persévère à expliquer que le monde tourne bien à cause des surnaturels les humains doivent faire des concessions. Les humains doivent donner leur sang en contrepartie d'argent. Les vampires donneront le leur aux hôpitaux pour les soigner. Le rescapé aux yeux gris s'est réveillé quand il a remarqué quelque chose de particulier chez elle, ses yeux qui brillaient différemment et ses hanches étaient plus épais. Sortant derrière un arbre, il avance vers l'éclat de lumière. Il la voit tomber de rire au sol sous les chatouilles de Damon. Un bambin à la peau clair se jette au secours de celle qu'il appelle maman. Il lève un sourcil. Il peut entendre trois coeurs, l'un d'eux bat plus faiblement, un autre plus vif. Le garçon a appelé Damon papa. Zackary sourit.

- « Très » pause « Très intéressant. » Il recule dans l'obscurité de la nuit. Il est certain d'une chose. Cette sorcière est la femme la plus fascinante qu'il ait rencontré. Elle est si puissante, belle et capable vraisemblablement de beaucoup de choses. Elle est dangereuse. Le gout de son sang est sur sa langue. Mais avant cela, il doit mettre au clair certaines choses. Il tourne la tête et observe la silhouette qui barre sa vue de la famille parfaite avant de partir.


Another Love


Seule dans son petit laboratoire, Bonnie fredonne une chanson légère. Ses fesses rebondissent de gauche à droite aux rythmes qu'elle coupe en petits morceaux ces plantes médicinales. Le déclic de sa bouilloire est son signal pour arrêter. Elle rassemble tout dans une grande bouteille d'infusion. La bouilloire attrapée elle verse l'eau bouillante sur les herbes puis visse à fond l'infuseur. Après un claquement de main, elle s'active à la pesée de ses huiles et des autres corps gras et à l'étiquetage des pots qui vont contenir les crèmes cicatrisantes et régénératrice. L'estimation de la durée de conservation et la surveillance de l'infusion ne l'ont pas fait remarquer le ronronnement particulier d'un moteur.

Dehors sur le parking de boutique une Chevrolet se gare à côté de sa Range Rover. Le moteur éteint, une paire de boots Frye sort de la voiture la première avant de piétiner jusqu'à la grande porte d'entrée. Le son du carillon étouffé par une conversation de plusieurs personnes ne la distrait guère. Elle continue son travail acharné pour que tout soit prêt à la vente, demain. Bonnie n'a pas laissé son rêve et l'impression d'être surveillé de l'extérieur de la boutique détruire son humeur. Alors, la sonnerie répétitive entrecoupée d'une courte pause c'est un jeu d'enfant à ignorer. Cependant quand cela provient du téléphone de son cher et tendre c'est compliqué. Elle roule des yeux. Damon rejette encore un appel à la vue de l'identifiant. Il s'excuse auprès de sa nièce et d'Alisha. Il s'enfonce dans la boutique tandis qu'il range son téléphone à l'intérieur de sa veste en cuir. Le prénom de Caroline s'affiche encore une fois.

Sa belle sorcière termine de passer son infusion au chinois. Elle ne perd pas de temps, elle réchauffe l'infusion et les huiles dans deux casseroles différentes. Bien qu'elle sente Damon franchir le pas de la porte du labo, elle garde ses yeux sur la plaque électrique. Arrivée à la bonne température, elle attrape les deux manches en inox et les change de place. Ses lèvres s'étirent et touchent presque ses yeux en l'apercevant, même si le voir se retenir de prendre un appel ou mettre de côté quelqu'un en face d'elle l'irrite. Elle expire, mixe progressivement avec son aide l'infusion avec les huiles. La texture lui plait et les quelques gouttes d'huile aromatiques donnent à la crème la touche aromathérapie qu'il faut. Elle sait qu'elle ne doit plus y toucher.

- « Tu m'aides à remplir les pots? »

- « Tout ce que tu veux petite sorcière. » Il soulève la casserole et elle pose les pots, lui indique la quantité. « La brigade du Pub a aimé t'avoir durant mon absence. J'ai entendu certains employés soupirés et reniflés à mon arrivée, ce matin. C'était pire à la pause déjeuner, tes bons petits plats leur ont manqué aussi ta manière d'ajuster les plats. »

Bonnie secoue la tête. Il l'observe réprimer un rire en fermant le premier bocal.

- « Alors, ils ont viré leur patron. Est-ce pour ça que tu es ici ? »

- « Non même s'ils aimeraient probablement l'idée. Je voulais te surprendre et manger avec toi. Angelo m'a laissé prendre deux pâtisseries pour toi en remerciement d'avoir amélioré ses desserts. Il a hâte de les mettre sur la carte. »

- « Mmh. » Elle tapote son propre menton puis essuie son nez. « Est-ce l'odeur de la jalousie que je renifle, monsieur Salvatore ? » Elle remarque son sourire apparaît brièvement avant de s'éclipser. Très rapidement, elle sent enrouler ses bras autour d'elle. Ses yeux se ferment, elle anticipe l'écrasement de ses lèvres contre sa tempe. Elle lâche le bocal, s'affaisse dans son étreinte alors que ses mains s'accrochent à ses biceps. Ils restent ainsi, savourent le parfum de l'autre.

- « Un peu. Maintenant, je ne suis plus le seul qui goûte tes grands progrès culinaires. Qui sait dans un futur proche, tu me dépasseras. Et tu sais quoi, j'adorais être en compétition avec toi. » Il caresse ses joues du bout de son nez. Il frôle la coquille de son oreille avec ses lèvres. « J'aime aussi ton petit air de maîtresse d'école autoritaire et séduisante. » Bonnie frissonne à son souffle, rougit à ses mots, s'enflamme aux baisers. Les bougies en service dans le magasin s'allument, le thermomètre grimpe de 5 degrés et trois bocaux se sont brisés.

- « Oups. » Damon rit puis se détache d'elle.

- « Je m'occupe de ça et tu termines de fermer les autres pots. » Elle opine de la tête. « Alors, ta matinée s'est-elle bien passée ? »

- « Oui dans l'ensemble. »

- « Tu n'es pas fatiguée. » Bonnie rétracte ses doigts du couvercle et le regarde.

- « Non, je suis en pleine forme. Pourquoi toutes ses questions ? » Il s'apprête à lui répondre quand son téléphone l'extirpe de sa veste, l'identifiant dit Blondie, mais Elena doit être la personne de l'autre côté du cabinet. Il rejette l'appel. « Tu ne réponds pas. »

- « C'est sans importance. » Sa sonnerie joue à nouveau, il l'envoie sur sa messagerie.

- « Au contraire, cette personne s'entête à te joindre. »

- « Crois-moi Bonbon, ça ne l'est pas pour que je réduise mon temps avec toi. » Il prend le couvercle restant et visse la dernière marchandise. Bonnie le voit empiler rapidement les pots dans une caisse et la dépose par terre. Et doucement, il l'amène sur une autre table, la fait s'asseoir. « Pour répondre à ta question. Je sais que tu as rêvé la nuit dernière. » Bonnie attrape son doggy bag puis sa fourchette.

- « Tout d'abord, je vais bien. Je m'habitue lentement à tout cela. L'accident de voiture se fait vieux. J'ai pu voir un peu plus qu'avant. »

- « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Elle poignarde avec les trois dents ses pâtes sauce Alfredo. Ses yeux baissés la suivent et capturent les siens. Elle hausse les épaules.

- «Pas grand-chose. Tu sais, il me dit que je suis tout ce dont il a besoin et tous les dégâts produits sont à cause de moi. » Damon fronce les sourcils.

- «Quels dégâts sont à cause de toi ? »

- « Il y a toujours ces deux femmes qui chassent des êtres surnaturels. Il doit sans doute croire que c'est de ma faute. Il m'a ordonné de tout arranger. » Tous les deux mâchent tranquillement leur nourriture au moment où le smartphone du vampire hurle encore. La manière dont il appuie dessus et le jette sur la table fait écarquiller les deux de Bonnie. « Tu me dirais, si tu as des ennuis, Damon. Je suis là pour toi à toute heure qu'importe la météo. »

- « Je suis. » Il enferme sa main dans la sienne. « Je n'ai pas envie d'en parler maintenant. » Il l'a regardé baisser des yeux et encaisser silencieusement.

- «Alors quand tu seras prêt, donne-moi une petite tape. »

- «Quand le rêve deviendra trop dense pour ton corps, je n'aurais pas de remords à rentrer dans ta tête. » Elle se lève légèrement de sa place et l'embrasse sur la joue.

- « Deal » Ils échangent leur place.


Mystic Falls


Caroline fixe Elena de manière contrariée parce qu'elle l'a encore entraînée dans ses drames. Elle en a marre de la voir s'accaparer son téléphone. Où est l'urgence ? Ty et elle l'accueillent chez eux les bras ouverts. En fait, c'est un demi-mensonge, elle a dû le supplier d'accepter. Son loup-garou n'aime pas retenir de telle informations de Bonnie, mais ils ne peuvent pas faire autrement. Elena a l'impression d'être surveillé au microscope par Josette. Pour l'instant, ils sont sa meilleure option. Ils doivent prendre leur mal en patience parce qu'un couple de jours en sa compagnie non-stop est une mort agonisante. Caroline soupire les sourcils croisés.

- « Léna, il doit être occupé avec le restaurant ou avec une attaque animale. » La brune lui rend son téléphone en le jetant sur la table.

- « Sûrement en train de sauter la cervelle de Bonnie. Il doit avoir d'autres priorités, non ? »

- «Hé ! » Caroline la réprimande sévèrement. « La dernière fois que j'ai vérifié, il est en couple avec elle. Alors, cesse d'être une garce, serre les cuisses. Damon va te rappeler un peu plus tard. Tu n'as toujours pas dit ce que tu pensais de ma décoration. » Elena roule les yeux. Elle a complètement oublié ce qu'elle fait ici. Elle lève les yeux et observe autour d'elle : oui son roman. Elles ont rendez-vous pour faire un point sur l'écriture du quatrième tome ainsi que sur les préparatifs de la première lecture. Son regard de biche capture les longs drapés de couleur noir et rouge qui recouvrent les murs du Grill. Elle peut déjà imaginer ses fans, les journalistes de presse jeune adulte et romans graphiques remplir le Grill. Elle s'aperçoit des petites bulles plastiques suspendues depuis le haut plafond qui abritent des roses noires pour la plupart, certains sont rouges. Les seules roses blanches sont collées aux bougies rouges disposées sur les chandeliers sur chaque table ronde. Elle déambule éblouie par la finesse épurée de la décoration de Caroline. Elle caresse la nappe rouge sur la table devant elle. Le Doppelgänger découvre les fausses poches de sang, les mouchoirs noir et blanc avec le design d'une bouche de vampire ensanglantée et une inscription « mords-moi » la fait sourire. À côté des poches de sang, il y a des flûtes et des bouteilles de bière. En bas de la table des chandeliers, des pétales noirs entourent un cercueil semi-ouvert avec à l'intérieur une figurine qui ressemblent à l'héroïne. Un petit corbeau qui a accroché ses pattes sur le couvercle. Une larme coule de ses longs cils noirs. Caroline la suit de près, très inquiète. La blonde éclate de rire heureuse. Elena aime beaucoup son travail.

- « Regarde ici Elena. » Celle-ci s'éloigne de la table, mais note quand même les pieux ainsi que quelques apéritifs salé rattrape son amie devant une des grandes affiches accrochées à des barreaux en fer forgé. Elle perçoit des fleurs de lys sur le haut des barres verticales. Son cœur saute à la première affiche. « C'est une photo prise Sarah Salvatore. Elle m'a autorisé à prendre certaines d'entre elles. J'ai sélectionné celle du manoir et celle du corbeau dans le cimetière. Elle m'a aussi beaucoup aidé à utiliser le logiciel Photoshop. »

- « Je vois cela. » Elena dévore la pancarte où elle peut reconnaître un vieux selfy privé d'elle et de Damon qui s'embrassent devant l'objectif.

- « J'ai utilisé ton idée de citer des phrases du premier tome. J'espère que tu apprécieras le choix. » Elena avance pour en lire une :

Tu veux un amour qui te veux de l'aventure et de la passion et même un peu de danger.

Tu dois faire ça à toutes les adolescentes. On recherche toutes du frisson.

Non, je le fais seulement à celle dont je peux lire en elle et qui recherche partout pour l'obtenir sans réussir. Je veux vraiment que tu l'obtiennes., sur le poster d'Aya et Damanio.

De l'autre côté de la pièce en face de chaque drapé se trouve un qui l'a attirée le plus c'est celle d'Aya et de sa copine sorcière Roselind. Elle se souvient du jour où elles ont pris cette photo dans sa chambre sur son lit pour la rentrée des seniors. Elle lit l'inscription à voix haute :

« Sais-tu ce que j'ai écrit ? J'ai rencontré deux mecs à trois mois d'intervalles. J'ai parlé et marché avec les deux. Le premier était intense et déroutant Damanio. Le deuxième était épique, Stefano. L'un le soleil était couché, l'autre était à son zénith. C'est ma réalité, deux frères que tous opposent. »

Son temps nostalgique se termine à cause des mortellement des talons des tablons qui s'approche.

-« Très bon choix, miss Forbes » Caroline et Elena se retournent et tombent sur la manager. « J'espère que dans ses poches il n'y est pas de faux sang. »

- « Bien évidemment que non. C'est du vin rouge que j'ai obtenu du Pub Le Salvateur. »

- « Soit, allons voir les apéritifs. J'ai quelques petites choses à dire sur la décoration. » Caroline emboîte le pas à Déborah bien que sa meilleure la retienne. Elle se retourne vers Elena.

- « Quoi ? »

- « J'espère que tu n'as pas mêlé Damon à ça ! »

- « Eh bien, il fournit les vins et les apéritifs. J'ai détesté tout ce que le Grill m'a proposé. J'avais besoin d'un plan B rapidement. » sauter une ligne

- « Sait-il que c'est pour ma première ? »

- « Non, mais il le saura si tu ne me confies rien. D'après lui tu me mens sur beaucoup de -moi que j'ai tort. Sinon je dirai la vérité à Damon. » Le sourire est toujours plaqué sur ses lèvres. Elle est ici pour la manager d'Elena non pour elle alors elle évite son regard noir et se dirige vers Deb. « Goûtez la brochette de tomates cerises, mozzarella, miel et graine de sésame. C'est un pur délice. Ensuite, le petit hamburger, il est comme Elena l'aime. Je m'en suis assurée. » Elena hébétée reste derrière. Elle entend parler de nourriture, des quinze fans présélectionnés sur et de l'uniforme des serveuses. Elle grimace en entendant que sa manager veut absolument manger danse ce Pub et rencontrer le patron. Il peut être un très bon partenaire à la Virginie. Elle ne peut pas entendre plus et ouvre la bouche.

- « Il est un peu trop tôt pour fêter quoi que ce soit. Concentrons-nous sur cette lecture et la vente des trois premiers tomes. »

- « Comment avance le quatrième tome Elena ? »

- « Je travaille dur dessus. »

- « Donne-moi de dix premiers chapitres et je te croirai peut-être. Mon associé et moi commençons à douter de toi. Tu as loupé six Web-conférence et tu n'as plus de téléphone. »

- « J'arrange tout cela dès ce soir. Je ne vais pas vous décevoir. »

- « On verra. Je veux des ballons noirs et rouges sur l'estrade où votre amie lira les trois chapitres, miss FORBES. Je veux que ça ressemble au podium du bal des finissants. Et ça serait agréable d'envoyer une invitation papier avec sur le dos un mini poster. Vous pouvez rendre cela possible ? »

- « Oui. »

- « Très bien, n'attendez pas mon aval. » Elle lui donne la liste des fans et « faites en sorte que ces affiches sont différentes de celles-ci. Je veux que cet endroit surprenne. On devrait aussi ajouter un peu plus de guirlandes lumineuses. »

- « D'accord, on peut voir ensemble avec mon logiciel de simulation pour l'estrade. Maintenant ? »

- « Versez-moi un verre de vin et non dans une poche de sang et je vous suivrais n'importe où. »

- « Alors, suivez-moi. J'ai besoin de votre avis sur quelques petites choses. Elena, viens-tu avec nous ? » La brune regarde Caroline et sa patronne. Elle secoue la tête.

- « Allez-y sans moi. » Seule la brune inspire et expire profondément. Rien ne se passe comme elle avait prévu. Elle veut choisir son moment pour se montrer à Bonnie. Elle doit avoir les bonnes minutions pour rappeler où est sa véritable place à Mystic-Falls et dans la vie de leurs amis surtout dans le cœur de Damon. Cette perspective la fait sourire, mais l'écho qu'elle entend au fond de sa tête la fait frissonné. La voix de Zackary lui a caressé sa nuque chaudement. Elle lèche les lèvres, sa proposition devient de plus en plus tentante.


Au même moment, Marie se trouve assise aux archives de la ville à la section des recensements. Zackary essaye de la décrypter en vain. D'abord, il l'a vu il y a quelques heures regarder dans la direction de Bonnie. Ensuite, il la suivit devant le magasin de cette dernière. L'un comme l'autre sont restées à l'extérieur à l'écouter, surveiller ses allées et venues. Maintenant, ils sont en train de chercher le nom de famille Bénédict dans un océan d'autres patronymes. Pour l'instant, ils n'ont rien trouvé.

- « Peux-tu me rappeler encore pourquoi ce nom est important ? » Marie ferme les yeux et les ouvre sur lui.

- « C'est personnel. »

- « Est-ce une démarche autant personnelle que d'agir en voyeurisme devant la sorcière Bennett ? »

- « Non ! J'étais juste curieuse. Ici, je vérifie certaines choses. »

- « Comme ? » Marie referme brusquement le registre. Il se lève en même temps qu'elle et s'assit à côté d'elle devant un ordinateur. « Marie ? » Elle pianote sur le clavier et entre dans la barre de recherche « Bénédict » et le mot « USA ». Plus elle cherche, plus elle comprend que c'est un buste. Aucune Bénédicte n'a mis les pieds dans les Amériques. Il était un nom réputé avant en Europe et surtout en France entre 1891 à 2000. Ils apprennent que ce nom de famille est en fait un prénom médiéval et qui signifie « Béni » ou « celui qui est béni ». Lassée ; elle masse l'arrêté de son nez. Proche d'abandonner, elle recherche des variants au prénom Bénédict. Elle lit le prénom Bennett qui signifie aussi Béni, bienheureux. Leur regard se croise en comprenant que la variante du nom de famille à travers les pays anglais et irlandais est Bennett. Marie se sent chanceuse de trouver si facilement la propriétaire du sang qu'elle recherche. Zackary commence à sentir Marie comme un caillou dans sa chaussure parce que vraisemblablement ils sont sur la même cible. Sans sommation, il l'attrape par la gorge et la plaque contre le mur le plus proche.

- « Zack ! Qu'est-ce que tu fais ?! »

- « Je ne te le demanderais pas deux fois. Tu dois reculer. Bonnie est à moi. Les autres doivent aussi s'éloigner. J'ai entendu dire que les humains sont morts d'attaque animale barbare aujourd'hui. Il y aurait des témoins ! »

- « On a. » Elle avale sa salive difficilement. « On n'a rien à voir avec tout cela. »

- « Depuis que nous sommes revenues, on n'a pas entendu une seule attaque. Aucune personne n'est morte. » Il resserre sa prise. Il siffle à nouveau entre ses dents. « Les meurtres ont commencé par nous. Nous voulons tous sauver les humains de ses bêtes puantes. Ce n'était pas dans la liste de tuer l'un d'eux. »

- « Les rescapés. » Elle se lèche les lèvres du sang qui la tache. « Ils tentent peut-être de masquer leur trace. D'abord, les sorcières puis les loups-garous sont remontés jusqu'à nous. »

- « Quand bien même, je m'en contre fiche. Dis-leur d'arrêter. Sinon, je serai leur plus gros problème. Est-ce clair ? » Elle tousse, mais réussit à dire oui. « Bien. » Il lui dépose un bisou sur la joue « On se revoit plus tard. » De nouveau seule, Marie hurle. Elle casse trois chaises et un ordinateur. Qu'il s'occupe d'eux.


Another Love


- « Tu t'inquiètes pour rien Jo, Elena va bien. »

- « Je ne sais pas Rick. »Josette joue avec sa bouche d'oreille et s'éloigne de ses jumelles qui ont les yeux rivés sur la télé. Elle poursuit l'appel dans la cuisine de leur maison. Elle remonte son téléphone sur son oreille. « Elle a omis de nous dire qu'elle a eu un accident de voiture et s'être réveillée à la morgue. Je ne me sens pas rassurée avec sa tendance à tout refouler, de se mentir. Nous devons faire attention à ce qu'elle fait jusqu'à ce que l'on sache ce que cela signifie. »

-« Chérie, on ne peut pas la forcer à rester avec nous. Je ne pense pas non plus qu'elle soit une menace pour quelqu'un ou pour elle-même. » Jo écoute et se mord les lèvres.

-« Tu as sans doute raison. Je veux peut-être trop lire entre les lignes. » La sonnette de la porte principale résonne dans toute la maison. « Mais fais-moi plaisir, jette un coup d'œil sur mes recherches sur le mythe du Doppelgänger. J'ai peut-être loupé quelque ne peut pas être qu'humaine. Il y a toujours des conséquences quand on déjoue la mort. »

- « Entendu Jo. Promets-moi quand tu comprendras qu'Elena t'a tout dit ce qu'elle sait sur son état, tu cesseras de t'inquiéter et de me demander de répéter tout ce qu'elle me dit. Elena est une bonne fille. Elle ne nous mentirait pas. » Jo sourit

- « Tu sais que je t'aime. »

- « Moi aussi. » Elle raccroche et d'un pas rapide, elle se rend vers le couloir principal. Josie la devance et parvient avant elle à la porte. Elle avale sa réprimande en voyant Bonnie et Jax main dans la main sur leur palier.

- « Hé ! Lizzie, devine qui est là. » Sans demander sa permission, Josie entraîne le petit garçon à l'intérieur. Bonnie se dandine gênée. Elle ose à peine la regarder droit dans les yeux alors, elle se racle la gorge la tête baissée.

- « Rick est-il ici ? »

- « Non, il est parti à un congrè suis-moi au salon. Laissons les enfants s'amuser et pendant ce temps je vais tenter de t'aider. »

- « Je ne veux pas m'imposer. »

- « Elles me réclament d'invité ton fils depuis six jours maintenant. Je ne vais pas gâcher leur plaisir. Hésitante, elle s'avance et pose un pied sur la marche de l'entrée puis la deuxième. Bonnie n'a jamais été toute seule avec cette dernière où que ce soit. L'expérience va être tendue et maladroite. Elle sent déjà la rancœur de cette femme pour elle voler dans l'air.

-« Ok. On nous dérangera pas plus d'une heure. »

- « Quoiqu'il en soit, viens à l'intérieur. » Bonnie passe en dessous de son bras et emprunte le chemin utilisé par Josie. Josette claque la porte d'un coup sec après quelques secondes à reprendre son calme. Maintenant dans le salon à l'abri des oreilles indésirable, Jo croise les jambes, joint ses mains dessus pendant que Bonnie inhale les effluves de son verre de vin.

- « Alors, dis-moi comment je peux t'aider. »

- « J'ai déjà demandé à Tyler de vérifier pour moi dans le carnet où les membres du conseil notaient tous les évènements surnaturels seulement, il y a beaucoup dans son assiette. Donc, j'essaye d'obtenir des informations autrement. As-tu entendu parler de la bloodmoon ?"

- « Vaguement quand je faisais partie du Coven des Gémeaux. Ce n'est arriver que trois fois dans l'histoire du monde surnaturel. L'éclipse lunaire est devenue rouge sang au début du 18ième siècle à LaNouvelle-Orléans puis en fin du 19 ième siècle en Orégon.

- « D'accord » bredouille Bonnie. Elle ne veut pas se rappeler à quoi elle fait référence. « C'est tout ? »

- « Eh bien, la lune de sang survenue ici en 1864. » Jo réfléchit tout en prenant son verre. « Mon père m'a raconté qu'à ces périodes, il y a eu les plus longues des nuits de tous les temps. Certains n'avaient pas l'impression que cinq jours étaient écoulés. Les habitants ne se souvenaient pas de ce qu'ils ont fait, même de certains évènements comme la chasse aux sorcières qui se déroulaient plutôt. Et autres phénomènes étranges comme des êtres surnaturels ont gardé quelques bribes de cinq jours. »

- « De quel souvenir les humains ont-ils oublié ? »

- « D'un ciel très rose d'une lune très rouge qui leur donnait envie de se lâcher. C'est comme si tout le monde était soumis à une puissante contrainte pour supprimer leurs inhibitions. Ils pouvaient montrer ce qu'ils sont vraiment. Ils peuvent enfin réaliser leur plus profond désir. » Bonnie racle la gorge en se rapprochant du bord du fauteuil.

- « Est-ce l'effet de la lune de sang ou d'un sort ? »

- « Je ne sais pas, mais… » Elle avale plusieurs gouttes supplémentaires de son verre. « Pourquoi as-tu besoin de ses informations ? »

- « Une rescapée de l'Armory fait des recherches dessus. J'essaye juste de trouver un sens. » Jo reste suspendue à la phrase de qu'elle fixe quelque chose. Elle suit son regard. Bonnie pinces les lèvres alors qu'elle attrape un cadre photo où sont immortalisées Lizzy, Elena et Josie.

- « Tu as un problème avec mes photos ? » Elle la voit caresser le visage d'Elena.

- « Non ! J'avais presque oublié son sourire. À la maison, il ne me reste que des photos qui datent d'avant l'effondrement de l'autre côté, ainsi que la dernière vidéo qu'elle nous a envoyée à Noël. Elle me manque. Il ne manquait qu'elle à la fête de Jax. J'aimerais que mon fils connaisse sa Tatie Elena, mais elle a petit à petit coupé toute communication. » Jo fronce les sourcils et scanne ses battements de cils, la fréquence que sa poitrine se soulève, ses pupilles. Bonnie est sincère. Elle ne simule aucune de ses émotions. Quand elle relève ses yeux vers elle, Jo se redresse, renforce ses murs. « As-tu de ses nouvelles ? »

- « Eh bien Elena a ses raisons. La vie est à nouveau clémente avec elle. Elena en profite un maximum pour rester heureuse. » Bonnie grimace et s'éloigne du verre.

- « Au moins, ça mérite d'être clair. Tu lui diras la prochaine fois que tu l'auras au téléphone que même si elle m'évite en raccourcissant ses appels avec Caroline, je l'embrasse et lui souhaite que du bonheur et du succès pour sa saga. » Son verre à sa bouche, elle sent que le vin s'est tarir. Elle remarque le vide au fond de sa coupe. Elle secoue la tête et se lève.

- « J'ai besoin d'une recharge. En veux-tu ? » À ses yeux orageux, Bonnie comprend que le pourcentage d'attention de Jo pour elle a explosé. Elle se racle la gorge pendant qu'elle essuie ses cils et son nez.

- « Non merci, il se fait tard. » Elle sent la tension de Jo diminuer alors qu'elle se lève pour enfiler son blouson puis la lance de son sac. « Jax ! On y va ! Grand-maman Abby veut te voir. » Ces mots magiques font venir son fils rapidement. Lentement, elle s'accroupit, habille le mini , elle se redresse de sa position de squat et attrape la main de Jax. Elle regarde les jumelles qui se rapprochent de son fils pour rassurer Jax que la prochaine visite soit plus longue. Non sans un dernier regard à Jo, elle quitte la maison. Et à peine dehors, Bonnie entend la porte claquée. A l'intérieur, Jo reste une minute appuyée contre les yeux fermés. Bonnie Bennett la prenait-elle pour une poire ? Cette fille est à l'origine de sa propre misère. Josette est de loin la plus mauvaise auditrice quand elle menace la santé mentale de sa famille. Elena est un membre de sa fille.


Another Love


- « Caroline »

- « Oui, je sais Damon. Elena est à côté de moi prête à m'arracher mon iPhone. Ne soyez pas trop long, j'ai une vie sociale et professionnelle à faire prospérer. « Damon écoute chaque mot. Il entend la lutte entre les deux filles pour la prise de l'objet rectangulaire alors qu'il déambule dans le centre-ville bondé. Il doit bien se concentrer sur Elena et Caroline, car les rues sont agitées. Ceux qui lisent ou jettent le même flyer attirent son attention. Au moment où son œil se contracte pour déchiffrer le contenu, la voix d'Elena s'entend plus clairement dans le micro.

- «Caroline sort s'il te plaît.J'ai besoin de parler à Damon seul. »

- «Ok » grogne la blonde. « Mais ne baise pas avec lui quand tu tiens mon téléphone, tu piges. » Damon contourne une femme. La porte de la cuisine se ferme. Le claquement raisonne dans le téléphone. Il peut deviner ce qu'elle va dire ou encore son roulement d'yeux.

- « Pas besoin de l'excuser. Je t'appelle juste pour te dire que la logistique pour que tu emménages dans la maison est lourde. Elle est encore à notre nom. Je dois appeler le notaire. »

- « Tu n'es pas obligé. Tu l'as construite. Cette maison est autant à toi qu'à moi. »

- « J'y tiens », Damon l'arrête brusquement. « J'ai beaucoup de finitions à faire. Je dois remettre l'eau et l'électricité. La maison n'est pas équipée de frigidaire ou de literie et de meubles. Donne-moi quelques jours pour tout finaliser. » Elena se mord les lèvres tandis que Damon bouscule quelqu'un et quand il se retourne, on lui donne un flyer.

- « On pourra au moins discuter entre temps. »

- « Je ne sais pas. » Il accepte la feuille rouge, capte en une seconde les morsures bâclées sur le cou du monsieur, le sang frais qui tache sa peau. Ses yeux sont dilatés. Au-dessus de la respiration d'Elena, les voix de deux filles gagnent son intérêt. Elles font la propagande comme une poignée hippie au début des années soixante-dix. Elles parlent d'une super lune. Elles scandent une date où tout le monde devrait sortir pour se redécouvrir et découvrir les autres vraiment.

- « Damon ? Es-tu toujours là ? »

- « Ouais, on va organiser ça. Je te rappelle plus tard », termine-t-il en se rappelant trop tard de sa connerie. Le Damphyr a bien trop préoccupé par le flyer et ce qu'il se passe autour de lui. L'air a une odeur bizarre et d'un seul coup, il pivote sur les côtés. Il observe l'arrivée d'une belle brune qui semble désorientée jusqu'à ce qu'elle tombe d'épuisement. Les chiffres clamés par les humains lui semblent trop familiers qu'il arque les sourcils tandis que les hurlements de la pauvre brune déclenchent en lui un compte à rebours interne en lui. La date du 16 juillet associée avec les mots vampire et lune semble être une équation complexe. Mais pas si compliquée pour Bonnie Bennett.


Fin de chapitre.

Je suis désolée du temps d'attente entre chaque chapitre. J'espère que ce nouveau chapitre me fera pardonné. Je tenterai de mettre à jour à la fin de la semaine ou en début de la semaine prochaine.

N'hésitez pas à commenter ce chapitre et de donner un avis constructif.

xo