Note de l'auteur : Et voici le troisième et dernier chapitre du premier épisode ! Chapitre où vous découvrirez un peu les facultés de Naos en thermes professionnels. Ce chapitre est particulièrement long (9129 mots !) par rapport aux précédents. Mais j'avoue n'avoir aucunement envie de le diviser en deux ! Alors je vous laisse vite profiter de votre lecteur ! Et à bientôt pour l'épisode 2 !

Disclamer : l'univers et les personnages de STAR TREK ne m'appartiennent pas et je gagne aucune rémunération sur mes écrits !

PDV Naos :

Deux semaines étaient passées depuis le grand départ. Mes connaissances sur le vaisseau m'ont permis de me faire rapidement à mon travail et mon supérieur, le Lieutenant Scott paraissait satisfait du résultat.

A propos de Scotty. J'avais remarqué qu'il ne se séparait presque jamais de son partenaire, un petit alien nommé Keenser.

A vrai dire je me demandais ce qu'il pouvait bien faire dans Starfleet. Je le voyais que très rarement en action. La plupart du temps il restait assis, un peu surélevé - surement un complexe due à sa petite taille -, et suivait Scotty sans prononcer un seul mot. Était-il muet ? qui sait si un jour je le saurais. J'avais cru comprendre que Keenser et Scott avaient été placés sur la base Delta Vega pendant une longue période et qu'en intégrant l'Enterprise Montgomery n'avait pas pu se résoudre à se séparer du petit alien.

Il était indéniable que te temps à autres Keenser était plus qu'utile. Il nous assistait si l'on avait vraiment besoin d'aide ou courrait chercher de l'aide, il connaissait les bases de l'ingénierie et ne manquais pas de corriger nos erreurs aussi bêtes soient-elles. Finalement, après réflexion, sa présence à bord du vaisseau était plus que méritée.

Puis sa simple compagnie était agréable. Parler à une personne qui te comprend mais ne te répond pas, autrement que par quelques gestes, avait un coté inhabituel et satisfaisant.

« T'en pense quoi, toi ? » demandais-je au petit alien qui me fixait de ses yeux petites billes noires. « Le réacteur à plasma ou le réacteur à photons ? »

Mais il ne sembla convaincu par aucune de mes propositions.

« Si tu suggères des composant extraterrestres, il va falloir que tu m'écrives lesquels. Y'en a tellement, comment veux-tu que je devine. »

Il haussa les épaules et se pencha sur le clavier de la console. Mais la voix de Scotty retentit de plus en plus fort et nous le vîmes monter les escaliers l'instant d'après, son communicateur en mains.

« Oui, Capitaine. Je vous envoie quelqu'un tout de suite … » il fit un bon en nous voyant. « Ah bah tient ! Naos, pourrais-tu aller sur la passerelle ? Il y a un problème avec les communications. »

« Bien sûr ! »

« Ah et regarde aussi les commandes de tirs. Je m'occuperais de voir si le problème ne vient pas d'ici directement. Ce sera tout. » conclu-t-il précipitamment.

Je lui répondis d'un hochement de tête et salua brièvement Keesner avant de rejoindre le pont principal. Mais avant d'être hors de portée d'écoute, je perçus Scotty râler que tout sur ce vaisseau partait en « couille » - pour reprendre ses mots.

Et ses dires furent validé tout au long de mon trajet. Je n'avais eu à traverser que deux couloirs, mais chacun des membres que je croisais pestait contre quelque chose. Il n'était pas rare qu'un ou deux systèmes soient capricieux après une turbulence mais rien ne c'était passé. Aucune secousse, aucun son étrange, rien d'apparent. Hormis l'arrêt soudain et inexpliqué du vaisseau.

La passerelle était silencieuse et j'aurais juré que tout le monde s'était retourné vers moi quand le chuintement de la porte brisa ce calme olympien.

Seule la tête de Jim resta dans ma direction. Et il ne semblait pas vraiment de bonne humeur.

« Tout va bien capitaine ? » osais-je tout de même demander.

« Tout dysfonctionne mais tant que l'autodestruction ne se lance pas, on peut gérer la chose. » me répondit-il lassement en s'enfonçant nonchalamment dans son fauteuil.

« Si ça ne vous dérange pas je vais commencer par les communications en attendant le verdict de Mr Scott. C'est une des seules choses qui ne dépend pas de la salle des machines. » lui proposais-je.

« Fait comme tu veux. C'est toi l'experte. » il me lança un petit clin d'œil mais, ne sut pas quoi lui répondre.

Deux semaines étaient passés mais je ne savais toujours pas comment agir face à Jim. Il en perdit doucement son sourire.

Heureusement le lieutenant Uhura se retourna vers moi et me fit signe de venir, me sauvant d'un malaise certain.

« Alors, dis-moi ce qui ne va pas Nyota. »

Appréciant toutes deux la compagnie de l'autre, la métisse et moi avions énormément discuté et étions vites devenu proches. Elle avait un tempérament de fer et son calme imperturbable imposait le respect. Mais en la connaissant bien, c'était une personne adorable et passionnée. Elle pouvait me parler durant des heures de son travail en Xenolinguistique et des diverses anecdotes qu'elle avait vécues sans que cela ne me dérange. Et sa beauté n'était pas en retrait, ses trais fin accentuait le premier aspect qu'on pouvoir avoir d'elle, mais ils étaient si harmonieux et son regard pénétrant ne faisaient qu'accroitre l'intensité de sa prestance.

Elle me fit assez rapidement comprendre que tous les postes de communication étaient coupés hormis les communicateurs portables. Même les intercoms du vaisseau. Je pris tout de même le temps de vérifier les branchements et les connections du bureau et ceux du siège du capitaine, en cas de pure coïncidence. Les câbles étaient correctement liés à leurs prises, mais le réseau était bloqué, comme coupé de l'intérieur.

« Si rien de physique n'est la cause, il y a deux options. » dis-je assez fort pour attirer l'attention du lieutenant, du capitaine et de son second. « Soit, nous sommes dans une zone qui brouille nos communications … »

« Négatif. » s'enquit de préciser Mr Spock.

« Soit, elles ont été coupées de l'intérieur. » continuais-je selon mes observations. « Mais dans ce cas, si ça n'est pas le lieutenant Uhura qui les a éteintes ici, quelqu'un à dû le faire depuis la base. Le seul autre accès aux commandes des services de communications est l'ordinateur central. »

« Suggèreriez-vous un sabotage, enseigne Myers. » me demanda le commander.

« Je ne … suggère rien en particulier. Je ne fais qu'observer et constater. » rétorquais-je un peu surprise.

Le silence retomba. Un silence angoissant et méfiant. Puis mon communicateur sonna.

« Enseigne Myers, oui ? » m'annonçais-je.

« Naos c'est Scotty. Je n'ai rien vu de défectueux par rapport aux commandes de tirs et toi ? »

« Je n'ai pas encore vérifier, mais pour ce qui est des comm' Il n'y a rien d'anormale, je suppose qu'elles ont été coupées depuis l'ordinateur central. Après analyse c'est la seule explication logique. »

Jim pouffa derrière moi et jeta un coup d'œil à son commander. Nyota gloussa à son tour, mais je ne comprenais toujours pas pourquoi. Elle secoua la tête me conseillant d'abandonner.

« Je t'expliquerais plus tard. » chuchota-t-elle penchée vers moi.

« L'ordinateur central ? Voilà qui est étrange, l'accès y est limité et je n'ai vue personne roder autour. »

« Enseigne Myers. » m'appela le commander vulcain. « Mon ordinateur vient de s'éteindre. Plus aucun système d'analyse ne fonctionne. Je n'ai plus aucun accès. »

Je me précipitais vers lui et commença à pianoter sur les touches et boutons.

« Encore un !? » s'emporta mon supérieur.

N'ayant rien réussit, j'ouvris le boitier électrique.

« Je n'y comprend rein, les pannes s'accumulent sans aucune explication … »

« Rien de technique. » constatais-je encore une fois. « Mais il a clairement été mis hors service par ordinateur. »

Le jeune russe Chekov se leva de son siège d'un bon, comme s'il s'était pris une décharge et ouvrit précipitamment le tableau des commandes de tir pour fouiller à l'intérieur. Tout le monde le regarda en silence. Puis il se retourna vers moi avec les sourcils froncés, l'air sérieux.

« Il en va de même ici. On dirait bien que tous ses systèmes ont été éteint de l'extérieur. Comme coupé directement depuis le générateur. »

« Le géné … Je te rappelle ! » S'exclama Scott sans plus d'indice.

Et la ligne fut coupée.

On se regarda tous, sans trop savoir quoi faire. L'enseigne et moi-même refermâmes les boitiers électroniques et Jim se massait la tempe en commençant à se rendre compte de l'ampleur et de la tournure alarmante que prenait la situation.

« Qu'est ce qui se passe sur ce vaisseau ? On se retrouve avec « La menace fantôme » ou quoi. »

« Puis-je emprunter votre Padd Capitaine ? » il me le tendit sans discuter avant que je ne lui chuchote à l'oreille. « Et pour ta gouverne « la menace fantôme » n'a rien à voir avec ce genre d'incidents. »

Il me fixa surpris avant sourire en ricanant comme un enfant. Nous avions souvent regardé les antiques films Star Wars. Jim les adorait. Il trouvait fascinant l'idée que pouvait avoir les gens des extra-terrestres et de l'espace dans les années 2000.

Au bout de quelques manipulations j'avais réussi à ouvrir les vidéos surveillances proches de l'ordinateur central ainsi que de l'ingénierie et commença à visionner. Mais je ne remarquais rien d'inhabituelle ou de suspect. Sur aucun des moniteurs … Aucun … rien …

« Enseigne ? »

La voix de Spock me tira de ma concentration.

« Tu as trouvé ce que tu cherchais ? » Me demanda Jim.

« Oui … enfin, j'ai trouvé les vidéos surveillances, mais je ne voie rien d'étrange … »

« Rien ? »

« Personne ne s'est approchée de l'ordinateur, personne ne l'a ouvert, rien. »

« Mais si rien n'a coupé ces systèmes sur place, il n'y a que par l'ordinateur que c'est autrement possible. »

Tout ça n'avait strictement aucun sens. Bip-bip ! ce jeu de communication commençait sérieusement à m'agacer.

« Oui Mr Scott ? » répondis-je un peu froidement.

« Euh … Promis c'est la dernière fois que je t'appelle. » s'empressa-t-il de m'assurer.

Comment lui en vouloir plus longtemps, je l'adorais !

Le feeling était très vite passé entre nous. Une connexion professionnelle hors norme. En général on se comprenait très rapidement, presque d'un simple regard, et cela facilitait grandement le travail !

« Bon, on est clairement dans une impasse. L'ordinateur central n'affiche rien d'anormal, il est allumé mais, lorsque j'essaie de relancer les systèmes endommagés il semble lancer le programme puis rien ne se passe. Aucune confirmation de réussite du protocole lancé, aucune alerte d'erreur … Rien. »

« Donc ça n'a rien à voir avec nos commandes. » raisonna le jeune russe.

« Et ce en aucune manière … » réfléchit à son tour Uhura.

Tout le monde sur le pont principal était attentif et tourné vers nous. On se regardait les uns les autres, et tous réfléchissaient au problème posé. Comme un cerveau géant dont les différents cortex communiquent ses idées à travers les circuits neuronaux afin … de les envoyer au noyau de réflexion principale …

« Naos, t'en fait une tête. » observa mon capitaine.

La bouche entrouverte, les yeux fixés dans le vide et une main en lévitation, sans aucune raison apparente on aurait pu jurer que dans la seconde qui suivit je m'écrierais « Euréka ! ». Mais encore plongée dans ma réflexion je ne pus que murmurer.

« Les circuits électriques … le réseau de commandes passe absolument partout dans le vaisseau. »

« C'est juste. » acquiesça Scotty dans mon communicateur. « Mais je ne crois pas qu'on puisse pirater un autre ordinateur pour avoir accès à la base central. Aucun autre ordinateur n'est directement relié à tous les circuits. C'est impossible. Ou alors apporter-moi celui qui a fait ça que je lui serre la main. »

« Je ne pense pas que ce soit la meilleure chose à faire si ce cas s'avère véridique Mr Scott. » dit le vulcain d'un ton amer.

« Sarcasme Mr Spock ! … quoi que … » mais il n'ajouta rien.

« Peut-être pas à un ordinateur, mais il y a bien des endroits dans le vaisseau où tous les systèmes se rejoignes ? » demandais-je bien que j'en soit persuadée.

« Oui, par-ci, par-là, plus sur les extérieurs de l'Enterprise si je ne me trompe pas … »

« Est-ce que le système d'analyse est opérationnel Scotty ? »

« Oui, il me semble. »

« Alors lance une analyse générale et intégrale du vaisseau. Que ce soit, erreur de système, brèche matérielle : il se peut qu'une de cette zone ait été endommagée par un météore et que ça ait touché les quelques circuits en même temps ou encore présence de corps étranger … TOUT ! »

« Bonne idée, tient ! Je n'aurais pas trouvé mieux, ça c'est une ingénieure ! »

« He bah merci … je te rejoins tout de suite en salle des machines. Terminé. » concluais-je le teint roser.

Jim me regardait les yeux bleus bien ouverts, penché en ma direction. Puis un large sourire s'étira sur ses lèvres, agrémenté d'une pointe de malice. Je d'eu me mordre la langue que ne pas y répondre. Mais ça me rappelait bien trop son espièglerie enfantine.

« Content de voir que tu cartonne dans ton boulot. » me dit-il.

« Oui mais ça n'est pas grâce à toi ! » grognais-je en souriant malgré moi.

« Attend … qu'est-ce que ça veut dire ça : « Pas grâce à moi ?! » S'exclama-t-il.

Mais j'avais déjà disparu dans le turbolift.

/… /

Une ambiance d'angoisse régnait sur le vaisseau. Une violente secousse fit trébucher tous les membres présents dans le couloir où je me trouvais. Et elle n'était pas petite. Entre 7 à 10 secondes. Ça n'était pas normal, mais pas normal du tout. La seconde qui suivit, l'alerte rouge fut activée. Me remettant enfin sur mes jambes je décidai de presser le pas pour rejoindre mon supérieur.

« Qu'est-ce que c'était que ça encore ? » demandais-je expressément en trouvant Scott en train de s'affairer sur un ordinateur.

« Apparemment nous sommes attaqués. » me répondit-il sans détours.

« Quoi !? »

« Un vaisseau Tirakien vient de se pointer. Mais on n'a aucun bouclier, ni moyen de riposter … Cette pane tombe au bon moment tient ! » râla Montgomery.

A cette remarque mon esprit se figea.

Une succession de panes et d'anomalies surviennes sans crier garde, sans raison apparente, des fonction éteintes, plus les commandes de tirs, de bouclier et un vaisseau apparaît soudainement alors que les appareils de détections du commander ne sont plus opérationnelles …

Ou j'étais parano, ou cette pane n'était pas si hasardeuse que ça.

« Où en est l'analyse. » enchaînais-je.

« Elle est plus longue que d'ordinaire mais sera normalement vite fini. » m'assura le lieutenant non sans un air amer peint sur le visage.

Cette histoire ne me disait rien qui vaille. Non je ne pouvais décemment pas croire à une simple coïncidence.

« Tu as quelque chose en tête ? » me demanda Scotty.

« J'ai juste la vilaine impression que ces étranges pannes et l'arrivé de ce vaisseau, n'ont rien d'un hasard. Mais peut-être que … »

« Nan. Je me faisais la même réflexion. Mais reste à trouver comment il nous neutralise. » dit-il sur un ton plus gave. « Je ne supporte pas qu'on touche à mon Enterprise et qu'on le sabote ainsi sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit ! »

De tout mon parcours professionnel je n'avais jamais vu aucun ingénieur aussi papa-poule avec ses machines. Mais le lieutenant Scott était un mécano hors pair et j'avais encore beaucoup à apprendre de lui.

L'écran de l'ordinateur sur lequel il avait lancé le scan se mit à clignoter et à biper. D'un mouvement synchronisé, nous nous retournâmes. Un petit point rouge ciblait un des réacteurs.

Scotty se jeta sur l'écran et cibla l'alerte

« Quand ça fait autant bip-bip, c'est pas bon … j'me trompe ? » dis-je parfaitement inutilement.

« Oui, et je n'aime pas ça du tout, non plus ! » grogna Scott.

« Alors ça donne quoi ? »

Je m'approchais de l'ordinateur à mon tour. Un petit point rouge s'excitait et sautillait autour de lui-même, comme s'il lui était impossible de se décider d'où il voulait être.

« Ça … ça bouge ? »

« Je ne pense pas. » Me repris mon supérieur. « Je pense que ce sont les anomalies qui brouillent la justesse du scan ? Il a juste du mal à déterminer son emplacement exact. »

« Il bouge autour des circuits connectés. » remarquais-je

« Là où passe tous les systèmes. » surenchérit Montgomery.

« Donc il serait vraiment placé de manière stratégique ? » concluais-je un peu angoissée par l'idée.

« Mais qui, ou plutôt « QUOI » est-ce « IL » ? Si seulement je pouvais préciser l'analyse … » rumina Scott.

Il se mit à pianoter frénétiquement sur l'ordinateur et le clavier de contrôle juste en dessous. Les chiffres, données et dossier défilèrent à toutes vitesse sur l'écran numérique. Je me doutais qu'il trafiquait quelque chose afin d'améliorer les performances du système d'analyse, mais j'étais bien incapable de l'aider sur ce coup-là. Il était plongé dans sa réflexion et dans un mutisme impressionnant.

« Là ! » s'exclama-t-il si fort et si soudainement que je fis un bon en arrière.

Il s'excusa rapidement et repointa son doigt en direction d'un point rouge désormais immobile.

« J'ai réussi à centrer le travail sur la zone d'approximation et mtn il n'hésite que d'un millimètre ! »

Je fis un pas en sa direction et demanda à l'ordinateur de détaillé l'analyse pour en extraire les caractéristiques physique et électriques de l'anomalie. Quelques données s'affichèrent, des composants, des capteurs, des programmes … mais deux mots nous laissèrent perplexes : Hypothèse – Boitier.

« Euh … on fait quoi mtn ? » Demandais-je alors que nous étions tous deux penchés en avant, le nez sur l'écran.

« Il vaudrait mieux appeler le capitaine. » me répondit-il en pivotant lentement la tête vers moi. Je fis de même et nous restâmes ainsi, stupidement bloqué pendant de longues secondes.

Qu'est-ce que c'était encore que ce bordel.

/… /

« Un quoi ? » redemanda Jim.

« En gros, ce serait ce boîtier -enfin c'est ce qu'on suppose- qui paralyse nos systèmes. Il doit être branché aux circuits généraux qui passent en sa position. » décortiqua l'ingénieur en Chef. « Si l'on veut retrouver nos canon et la propulsion, il nous faut nous en débarrasser. Aussi tôt enlevé tout sera remis en marche. »

« Pour sûr ? »

« On- C'est une certitude capitaine. Mais en tant que corps étranger au vaisseau, on ne peut l'enlever que manuellement. »

« Et vous dites qu'il se trouve dans le réacteur gauche. » pensa bon de repréciser Chekov.

Une nouvelle secousse se propagea. C'était la troisième en un peu plus d'une demi-heure. Les attaques de ce vaisseau Tirakien étaient pour le moins étrange. Personne ne comprenait ce qu'il tentait de faire.

Je les écoutais débattre pour trouver une solution alors que Jim proposa d'aller le décrocher lui-même. Cette aberration eut le don de m'extirper de mes pensées.

« Tu es fou ! » Hurla Scott. « À la seconde même où le système sera libre, tu seras propulsé par le réacteur directement dans l'hélice. J'y avait déjà pensé, avant que vous n'arriviez mais, si mes calculs sont juste : il te faudrait perdre au moins 30 kg pour que -même avec la combinaison la plus légère que nous ayons- tu puisse t'en sortir ! »

« Comment ça ? » insista Kirk

« En vue de la puissance à laquelle est « activée » les réacteurs, il faudrait faire moins de 80 kg pour que malgré la propulsion, le faible taux de masse soit aspiré entre les hélices et être expulsé dans l'espace. Au-dessus de cette limite, vous n'aurez qu'une chance sur deux de passer. De plus, plus une chose est lourde moins elle va vite. Ce qui veut dire que le temps que vous les atteignez, les hélices auront déjà doublé voir triplé de vitesse. » S'exclama Scotty au bord de la crise de panique.

« Avons-nous un autre choix, Monsieur Scott ! » s'emporta Jim.

« Oui, moi. »

Ces mots étaient sortis un peu trop spontanément de ma bouche. Mais outre la hiérarchie obligatoire, je ne pouvais simplement pas laisser Jim retourner à une mort presque certaine …

« Bon sang Jim, ce vaisseau a besoin de son capitaine ! Tu es déjà mort une fois pour lui, c'est suffisant ! Je fais presque les trente kilos de moins et … en tant qu'ingénieur recommandé par la Fédération, j'ai plus de chance de le désarçonner rapidement. » ajoutais-je comme excuse. « C'est une bien meilleure solution ! Capitaine. »

« Elle n'a pas tort Keptin. » me soutint le jeune russe.

Mais l'on sentait tout de même dans sa voix qu'il se forçait à le dire, inquiet de résultat.

Scott s'afférait de nouveau sur son PADD pour retaper ses calculs au propre. Kirk et moi-même en profitâmes pour nous livrer une bataille de regard – que je comptais bien remporter. Et ce fut quand il appela McCoy à l'infirmerie après l'approbation de Scotty, qu'il signa ferme sa défaite.

« Myers ! » s'exclama Pavel. « Vous êtes au courant que sur nos plus légères combinais, il n'y a pas de propulseur longue portée. Elles ne sont équipées que de simples stabilisateurs. Si l'expulsion est trop puissante, vous n'aurez pas assez d'énergie pour revenir sur l'Enterprise. »

Voilà une remarque pertinente à laquelle je n'avais pas pensée.

« Si vous vous inquiétez tant que ça pour l'enseigne Myers, allez donc préparer une navette de réception Chekov. » Suggéra Jim avec sourire emplie de sous entendue et de mauvaises fois peint sur le visage.

« Oh ! Bonne idée, Keptin ! » dit-il le plus innocemment du monde avant de se précipiter hors de la salle des machines.

En ouvrant la porte le jeune Pavel manqua de renverser Léonard qui le regarda fuir sans comprendre.

« J'ai ce que tu m'as demandé Jim. » annonça le médecin en nous rejoignant. « Je peux savoir pourquoi tu as besoins de traceurs médicaux ? »

« Naos c'est porté volontaire pour faire un saut dans le réacteur. » lâcha-t-il comme on annonce une banale nouvelle.

« Pardon, dans le -QUOI !? »

« On a retrouvé ce qui bloque les systèmes de l'Enterprise -et ça serait trop long à t'expliquer- Mais on ne peut le décrocher que manuellement dans le cas présent. Voit ça comme une occasion de tester la nouvelle surveillance médicale à distance. » tentais-je le plus direct possible pour le convaincre tout en me déshabillant pour qu'il puisse installer ses récepteurs.

Ce qu'il fit non sans grogner dans la barbe invisible. Il en plaça deux au-dessus de ma poitrine, trois sur le ventre, deux sur mes omoplates, un entre mes reins et le dernier dans ma nuque tout en précisant qu'il serait directement relié à mon système neuronal, cérébral, remplaçant ceux qu'on appliquait sur les tempes.

Quand la combinaison arriva Léon connecta ses capteurs au communicateur de données intégrés avant que je ne l'enfile.

Pendant ce temps Jim c'était chargé de transmettre l'avancer et l'annonce du projet en cours à son second. Le vulcain fit également partager le fait que certains de ses scans étaient opérationnelle.

Les dernières vérifications faites et mon casque nous le bras, j'allais ouvrir la porte du tunnel de montée jusqu'au réacteur mais le capitaine me retint par le bras. Il ne dit rien mais lisait aisément dans ses yeux bleus de l'inquiétude et de l'appréhension.

« Jim … » commençais-je d'une voix plus calme et rassurante. « Ai confiance en ton équipage. Tu n'as plus à tout faire tout seul … tu n'es plus seul. »

Il soupira, la tête basse, mais se repris presque aussitôt.

« Fait attention à toi. » dit-il d'une voix peu affirmée.

Je conclue la discussion en lui embrassant longuement la joue et referma la porte en vissant mon casque.

La monte était longue, mais heureusement, une autre porte laissait accès à une partie le la branche, reliant le réacteur au vaisseau, qui était en apesanteur. J'activais ma combinaison et lança la procédure de dépressurisation.

La seconde porte s'ouvrit et je pénétrai dans la monté en me propulsant d'une poussée de bras.

Un fois en haut, une troisième ouverture me séparait du réacteur même. Elle s'activa sans encombre et je pu allumer mes phares. Di=e l'intérieur la vue était démentielle. La superficie du réacteur était gigantesque. D'un côté je pouvais voir ses hélices surdimensionnées et de l'autre le générateur de plasma actuellement éteints.

Un peu partout sur les parois étaient placées des prises en léger reliefs. J'agrippa la première qui se trouvait à ma droite et poussa, les pieds contre le mur pour m'élancer vers la paroi d'en face om une autre prise m'attendait.

Se déplacer ainsi en apesanteur était étrange mais agréable. C'était une drôle de façon de voler. Je m'y étais déjà entrainé à Starfleet, comme chacun d'entre nous mais, le réaliser en conditions réelles était grisant.

Le communicateur intégré à ma combi sonna et une liaison fut établie.

« Naos, tout se passe bien là-haut ? » résonna la voix de Montgomery.

« Pour le moment rien à signaler Scotty. »

« Bien, il devrait se trouver à plusieurs centaines de mètres sur ta droite. Tu le vois ? »

J'observais longuement autour de moi, mais ma lumière n'était pas assez puissante pour faire ressortir quelque chose de plus petit que les prises. Déjà que j'avais du mal à voir à plus de cent mètre avec ses lampes.

« Non pas pour le moment. Je vais me balader le long des parois, je le trouverais bien. »

« Reçu. On reste en contact. »

Je repartis donc à l'assaut d'une nouvelle prise. Les détails n'étaient pas simple à percevoir dans cette immensité obscure. Puis au bout de cinq petites minutes je discernai enfin une forme anormale dans le décor. La description faite par l'ordinateur m'avait fait emmètre quelques doutes, mais j'en était sûr maintenant que je voyais plus clairement, les visages à quelques mètres de ce boîtier qui m'était plus que familier.

« Myers à inginérie. »

« Scott à l'inter j'écoute. T'as du nouveau ? »

« Depuis quand avez-vous des « Paralyseur-Kroykah » avec programmation de ciblage sur ce vaisseau ? » demandais-je ironiquement tout en commençant à tâtonner l'objet.

« Des quoi ? »

J'écoutais à peine sa réponse, la connaissant d'avance. Si nous n'avions pas, cela ne pouvait dire que quelqu'un d'extérieur nous l'avait envoyé. Pourtant Scotty m'avait bien dit qu'il s'agissait d'un Vaisseau Tirakien. Et cet objet ne vient pas d'une technologie Tirakienne.

« Myers à Passerelle. »

« Uhura en communication. » me répondit Nyota.

« Pouvez-vous analyser les formes de vie présentes sur le vaisseau ennemi ? Y'en a-t-il une ou plusieurs vulcaines ? »

Un silence tomba soudainement. Bien sûr que cette question surprenait tout le monde. Qu'est ce qu'un vulcain ferait sur un vaisseau Tirakien , je me le demande.

« J'ai regardé attentivement mes scanners. » intervint le commander Spock. « il n'y a aucune trace de vie vulcaine à bord. Pourquoi un telle question enseigne ? Elle me semble purement illogique. »

Illo- ? voilà pourquoi ils avaient rigolé tout à l'heure ! Bien sûr, les vulcains ne fonctionnent que par la logique ! et parlé d'un ton aussi sérieux en mentionnant la logique … je me sentit bien stupide de na pas avoir percuter tout de suite.

Mais ça n'était l'heure aux écarts. Cette histoire était déjà bien assez en désordre comme ça. Et tout le monde à bord n'attendait qu'une chose : que l'on comprenne ce qu'il se passe exactement.

« Ce qui paralyse partiellement l'Enterprise est en fait un Paralyseur-Kroykah avec programmation de ciblage. »

« Vous connaissez cet appareil ? » s'étonna Spock. « Il s'agit d'une arme vulcaine assez récente. Elle n'est même pas officialisée par la fédération. »

« Une arme qui a été élaborée à Starfleet, une collaboration avec des ingénieurs des deux espèces. J'ai fait partit de cette équipe. » Précisais-je quelque peu fière de moi. « Avec Scotty nous supposons fortement que le sabotage du vaisseau est dû aux Tirakiens. Alors je me demandais comment ce l'étaient-ils procuré. »

« Vos suppositions sont partagées. » Avoua la voix du capitaine dans mon casque. « Mais nous verrons-ça plus tard. Peux-tu le désactiver ? »

« J'y suis presque Capitaine. » Je me saisit du multi-tournevis que Scotty m'avait fourni et commença à défaire certains boulons, débrancher un ou deux fils afin de le mettre hors fonctions. Ce n'était pas un explosif mais j'avais plus l'impression de désarçonner une bombe qu'autre chose. Et dieu seul sait le nombre d'exercice de déminage de j'avais réalisé.

Il ne me restait plus qu'à retirer la batterie centrale et le tour serais joué. Me préparant à l'expulsion je saisis fermement le boîtier d'une main pour ne pas le perdre et donna un coup sec avec mon outil qui débrancher la pile noire. Le magnétisme de l'objet se coupa et il se décolla du mur. Le ronronnement du vaisseau se fit à nouveau entendre et un grincement sourd m'informa que les hélices commencèrent à se mouvoir. Je rangeai rapidement le Paralyseur et mon tournevis dans ma sacoche intégrée. Le réacteur se mit à briller d'une lumière aveuglante et une énorme poussée de plasma m'emporta à une vitesse écrasante. Je tentais de tourner sur moi-même pour faire face aux grandes plaques de métal et l'éviter mais, un son percutant résonna dans ma tête accompagnée d'une vive douleur puis … plus rien …

PDV Jim :

Les vibrations de l'entreprises furent de retour me procurant un long soupir de soulagement et le navire commença à avancer. Dans une réactivité exemplaire Sulu éteignit les moteurs alors que l'enseigner Harrison -remplaçant de Chekov- rétablissait les boucliers. Tout le monde se voyait rassuré.

Mais sans pouvoir profiter un instant de répit, une alarme retentit.

« Que se passe-t-il encore ? » M'exclamais-je.

« C'est l'enseigne Myers capitaine. » s'empressa de me répondre le chargé de suivit de sortir. « Son extraction ne c'est pas très bien passée visiblement. Les capteurs indiquent que son casque et sa combinaison ont été endommagés … elle est incontinente. »

« Et merde ! » crachais-je involontairement. « Passerelle à Navette – Chekov, Vous me recevez ? »

« 5/5 Keptin ! Il y a juste un problème. J'ai l'enseigne en visuelle mais elle tourne comme une toupie. »

« Elle est dans le coma. Pensez-vous pouvoir la récupérer ? »

« Je vais voir ce que je peux faire, mais il y a un risque de danger. »

Et la communication se coupa. Uhura me regardait inquiète. Je profitai de son attention pour lui demander d'établir un contact avec l'autre vaisseau et elle se retourna immédiatement. Mon second m'informa explicitement des nouvelles données qui apparaissaient sur ses écrans.

« Mauvaise nouvelle capitaine. » ajouta-t-il se son calme exaspérant. « Ils charge leurs torpilles sur nous. »

« Harrison, optimiser les boucliers. » Ordonnais-je alors que tout commençait à s'agiter et à se bousculer dans ma tête. « Uhura ? »

« Je n'arrive pas à les joindre capitaine. Ils ne veulent pas répondre. »

« Bien, que tout le monde se prépare à l'impact ! Scotty, où en est notre armement ? » l'appelais-je.

« Les canons sont un peu capricieux Jim, mais on travaille déjà là-dessus. Ils seront prêts dans un instant ! » réussit-il à prononcer à bout de souffle.

« Dès qu'ils seront opérationnels, faites feu immédiatement. »

« Bien capitaine ! » répondirent en cœur le lieutenant et l'officier de tir sur la passerelle.

Le choc fut soudain et violent. Tout le vaisseau trembla si bien que certains officier en tombèrent de leurs sièges. Mais une personne capta mon attention : mon pilote qui semblait profondément plongé dans ses pensées.

« Quelque chose ne va pas Mr. Sulu ? » l'interrogeais-je.

« Ce n'est peut-être qu'un impression capitaine, mais le style d'attaque exécuté précédemment contre nous ne m'est pas inconnu. J'en ai déjà entendu parler. Mais dans mes souvenir le vaisseau attaquant n'avait rien à voir avec celui-ci. Ils s'en servaient comme technique d'intimidation … »

« On pourrait en conclure qu'ils sont passé aux torpilles car l'intimidation n'a eu aucun effet ? » l'interrompit Spock.

« Oui. Mais ça n'est pas où je voulais en venir. Les soupçons de l'enseigne Myers ont renforcé mon intuition. »

« Un Cargo dérobeur ! » s'exclama Uhura, me faisant sursauter. « Ils sont réputés pour utiliser les outils des vaisseaux qu'ils pillent et prennent ne chasse. »

« Ce sont des voleur-copieurs en fait ? » résumais-je.

Tout cela me parut un peu tiré par les cheveux mais, le vulcain paraissait satisfait de cette hypothèse.

Le tableau de la xenolinguiste sonna et elle décrocha sur le champ.

« Jim ? Jim ! » résonna la voix de Myers.

« Naos, je te reçois, tu m'entends ? » lui répondis-je en me levant précipitamment de mon fauteuil dans un espoir vain de me rapprocher d'elles.

« Jim, mes stabilisateurs ne fonctionne plus ! Je tourne, je tourne trop vite ! » cria-t-elle si paniqué qu'on entendait parfaitement sa respiration chaotique. Ce qui ne m'aidait pas à me calmer.

« Chekov n'est pas loin, il va tenter de te réceptionner. Je sais que c'est beaucoup te demander mais essai de le repérer. Ça l'aidera sûrement à te récupérer. » tentais-je.

« O-okey … j-je le vois ! »

Je m'empressai de demander à Nyota d'ajouter Chekov à la communication et la remercia intérieurement d'avoir participer à la conférence de Starfleet lors de notre dernière permission, car désormais elle utilisait le système de multi-contact à merveille.

L'enseigne Russe m'informa peu après, que le sauvetage s'était fait sans encombre. Je me laissai tomber mollement dans mon siège et pue entendre Uhura souffler derrière moi.

« Capitaine une autre torpille ! » M'avertit Spock en s'agrippant à son tableau de bord.

Nous eûmes tout juste le temps d'attraper quelque chose qu'un second impact endommagea gravement nos boucliers.

« Mr Stuart ! Les canons-phaser ? »

« Chargés Monsieur ! Je tirs ! » annonça l'enseigne.

Nous gardâmes les yeux rivés sur l'écran principal mais, aucun dégât ne fut apparent.

« Essayer les torpilles. » ordonnais-je.

« Torpilles parées. »

L'on attaqua une seconde fois et le résultat resta aussi médiocre.

« Je n'ai pas souvenir d'avoir déjà vu une telle défense. » Avoua Sulu abasourdit.

« Je distincts l'activation de deux types de boucliers différents capitaine. » informa le vulcain un sourcil redressé sur son front. « Accouplé au bouclier du vaisseau, ils semblent avoir installé un champ de répulsion hors du système original. »

« Pourquoi faire ça ? Même si leur initiative est indéniablement utile … visiblement. Mais simplement changer le bouclier ne serait-il pas plus pratique ? » Demanda Naos à nouveau calme.

Je me chargeai de leur expliquer notre dernier résonnement alors que l'on tentait une nouvelle attaque. Toujours aussi lamentable.

« Je crois avoir un plan. » Repris Myers après un silence prolongé. « Mr Chekov, conduisez-moi jusqu'au vaisseau Tirakien, s'il vous plait. »

« Il en est hors de question ! Chekov revenez sur l'Enterprise ! » hurlais-je dépassé par la folie de mon amie.

« Capitaine. Je sais comment retourner la situation en notre faveur. Il me suffit de modifier les commandes du Paralyseur-Kroykah et de le réactiver dans leur salle de contrôle … »

« Infiltrer leur vaisseau alors que nous ne savons rien d'eux est bien trop risqué. » Argumenta mon premier officier.

« La base de leur vaisseau est Tirakienne, on les connait, en restant discrète je … »

« J'ai dit non ! » la coupais-je à mon tour. « Tu as subit assez de dégâts comme ça. »

« Enseigne Pavel … » ordonna-t-elle au jeune russe sans m'écouter.

« NOAS ! »

« JIM ! Nos attaques les effleurent à peine, on ne s'en sortira pas comme ça ! Je connais cet appareil, je sais comme l'utiliser et le modifier si nécessaire. Nous n'avons plus d'autre solution que de les piéger de l'intérieur. Le temps de prendre contact avec Starfleet et que les renforts arrivent, nous risquons d'être mis en pièce. Et je peux le faire ! » s'emporta-t-elle déterminée. « As-tu déjà oublié ce que je t'ai dit tout à l'heure ? »

Ses deniers mots, avant de monter dans le réacteur, résonnèrent en échos dans mon crane comme une claque.

Chaque membre de l'équipage avait avec brio, plus d'une fois, prouvé leurs fores et leurs loyautés. Chacun dans leur domaine mais pour la réussite de tous … J'observai la passerelle, un par un. Chaque regard attendait avec impatience mon verdict. Mais seul Spock affirma clairement qu'il était fermement contre cette idée, bien qu'elle me semblât être des plus logique qui soit.

Encore incertain, je gardais le silence un instant. Puis je repris la parole, d'un ton strictement sérieux.

« Très bien enseigne … je m'en remet à vos talents d'ingénieurs et à votre hardiesse. »

« Merci capitaine … » dit-elle d'un ton plus calme.

« Je te fais confiance, tu peux y aller. » Murmurais-je en souriant. « Entendu Chekov ? »

« Oui keptin ! »

« Capitaine » intervint le vulcain. « Si je puis me permettre … »

« Non je ne vous permets pas Mr Spock. » l'arrêtais-je net. « Passerelle à Scotty. Pourriez-vous … »

« Si vous voulez me demander de trouver un point d'entrée pour Myers, sachez qu'il ne reste que 20% avant d'avoir le plan total du vaisseau. » s'expliqua-t-il expressément.

« Parfait Mr Scott. » j'activais une transmission générale. « A tout l'équipage : Je veux que les boucliers soient le plus vite rechargé, assurés et maintenu. Nos torpilles et les phasers prêts à faire feu. Nous devons tenir le plus longtemps possible contre eux ! »

Alors que je fixais méchamment l'autre vaisseau comme pour le détruire par la pensée, le vulcain que j'avais précédemment faire taire se rapprocha de mon siège et me regarda étrangement. En vulcain très peu expressif, je l'aurais presque traduit par de l'inquiétude mélangé à de l'impétuosité. Une sorte de « J'avais raison mais je m'en mords les doigts quand même. ». Je n'allais pas tarder à le savoir.

« Oui Mr Spock ? » soufflais-je, saoulé d'avance.

« Vous savez qu'en conséquence de restrictions quant à sa mission principale, l'enseigne Myers n'est aucunement équipée d'arme pour de moyens de défense ? » prononça-t-il avec une pointe de réprobation dans sa voix.

Son rappel me fit l'effet d'une douche froide, ravivant mon angoisse qui je contrôlais de moins en moins.

PDV Naos :

Peut de temps après avoir été coupée de la passerelle Scotty m'indiqua un « porte d'entrée » et Chekov, m'aida à la rejoindre.

Elle fut pitoyablement simple à ouvrir. Le prodige m'assura qu'il resterait dans les alentours et j'entra dans le vaisseau ennemi. La porte du sasse se referma, un programme de dépressurisation s'activa et je pu rentrer davantage dans le navire. Le couloir semblait désert.

« Tu me reçois ? Pas d'interférence ? » testa mon supérieur.

« Oui Scotty, c'est bon. »

« Super. J'ai le plan complet. Je vais pouvoir te guider. » m'informa-t-il.

« Sympathique… je ne roderais pas mille ans ici. » plaisantais-je pour me détendre.

C'était calme … mais pas très rassurant pour autant. Je n'avais encore jamais été aussi loin dans l'espace, alors infiltré ainsi un cargo ennemi … c'était une grande première.

Précautionneusement je suivis les instructions de l'ingénieur tout en surveillant les allées, prête à me cacher ou à fuir en cas de besoin. En moins de cinq minutes je me retrouvais dans la salle des machines.

« Leur poste principale ce trouve à droite de leurs moteurs. » m'indiqua-t-il. Je m'y précipitai en silence. « Tu devrais trouver les différents circuits de contrôles. »

« Je ne suis pas xenolinguiste, il va me falloir un peu de temps pour comprendre quoi que ce soit. » rallais-je.

Les textes étaient dans leurs langues d'origine. Et il n'y en avait pas qu'une. Bon nombre de programmes, sous programmes ou fichiers externes était en multiples langues aliènes, prouvant ce que nous avions pensé … non seulement ils volaient les autres vaisseaux, mais en plus ils les utilisaient à leur propre profit.

A cause de tout cela, il allait me falloir fouiller jusqu'à trouver quelque chose d'intéressant.

Les pages défilèrent et je commençais à y voir un peu plus clair. Les plans s'enchaînaient, se superposant dans mon esprit, formant peu à peu le squelette, puis le réseau électrique du vaisseau, un peu comme des radios et scannes du corps humain.

Encore quelques pages …

« C'est bon je les ai ! » m'exclamais-je.

« Quoi ? Je croyais que tu avais besoin de temps ? » pouffa Scotty surpris.

« Oui, je l'ai eu … »

« Tu as mis cinq minutes ! »

« Huit. »

« Ok, huit si tu veux. Et tu me dis que tu as les plans. Tu les as compris au moins ? »

« Nous sommes ingénieurs ou pas ? Oui j'ai compris la construction de ce vaisseau ! » m'offusquais-je.

« Je l'adore ! » s'enjoua Montgomery. « Penses-tu pouvoir me transférer les plans, en plus ? »

« Oui mais il me faudra davantage de temps et relever au moins vos boucliers. J'ai l'impressions que les leurs ne bloque que ce qui est matériel ou physique. »

Scotty s'empressa de communiquer l'information au capitaine, de me donner les coordonnées de communication de l'Enterprise et avec une synchronisation parfaite, je pue les lui envoyer.

« Oursak gam Turak ! » cria une voix derrière moi.

« Pardon, tu as dit quoi ? Je n'ai pas compris. » Me demanda Scott.

« Ce n'était pas moi j- … » Mais le contacte fut coupé.

Je me retournai subitement et esquiva de justesse un tir de je ne sais trop quoi, en me jetant derrière la console de commande. Instinctivement je tapotai ma hanche à la recherche de mon phaser mais … je n'avais aucune arme. Et mon multi-tournevis ne me serait d'aucune utilité. Pas même son laser.

Je me mis à réfléchir pour trouver un moyen de me sortir de là. Il comblerait vite la distance qui nous séparait, si je restais cachée ici.

Fixant la base de la console, je remarquais que les plaques de protections étaient fixées avec des vis standards. Je pris mon outil et le fit tourner aussi vite que possible pour défaire une plaque. Quand elle percuta le sol, je voulus jeter un coup d'œil pour voir où se trouvait mon asseyant. A peine l'avais-je aperçu qu'il tira, m'obligeant à me rétracter.

Était-il stupide ? Il était resté sur sa position au fond de la salle.

Prenant mon courage à deux mains -ou la plaque en l'occurrence- je compta jusqu'à trois, au rythme de ma respiration, fit le vide dans ma tête, et courus hors de ma cachette, le morceau de métal en guise de bouclier, pour me réfugier derrière un énorme cylindre. Je prévoyais de poursuivre ma route quand un autre individu apparut face à moi dont le visage vert-jaune me laissa pantoise. Il avait une apparence reptilienne avec une silhouette humanoïde. Enfin sans compter la longue queue écailleuse qui flottait derrière lui. Relevant les yeux sur son visage, ce fut son arme que je vis en premier plan. Une arme semblable à nos phaser en fait. Je remontai mon bouclier à temps pour parer son attaque et le lui balança avec le plus de force que je pouvais avoir. Cela le fit tomber à la renverse, lâchant son arme au passage. Se réfléchir je m'en saisis immédiatement. Il tenta de se relever mais j'anticipai son action et l'assomma avec le manche du pistolet.

Revenant sur ma position, je guettais du mieux que je pue l'autre Alien. Après réflexion, je me rendis compte qu'ils n'avaient rien de Tirakien.

Je feintais, tirant d'un côté du cylindre pour finalement fuir de l'autre. Et ce fut un franc succès. Je pu le prendre par surprise au détour d'un groupe de tuyaux et l'étrangla avec mon bras jusqu'à ce qu'il s'évanouisse. Il se débattit mais je le tenais ferme et il finit par s'immobiliser. Puis le lâcha sans précaution.

J'avais un peu de mal à reprendre mon souffle. C'était bien plus stressant qu'aux entrainements. Mais au moins le calme était revenu. Je pris donc le temps de l'observer un peu plus dans les détails. Curieuse.

Avaient-ils vraiment pu voler un vaisseau Tirakien ? Ils ne paraissaient pas très intelligents. Même si les divers dossiers sur leur ordinateur prouvaient le contraire.

Ils possédaient quatre doigts à chaque main, des écailles plus foncées arquaient leur visage de sourcil. Leur nez plat avait trois narines et leurs oreilles formaient comme des paravents au-dessus d'une cavité servant de réceptacle sonore.

D'ailleurs un son désagréable persistait dans mon casque. Vite agacée, je mis un coup sur le côté du casque mais le grésillement s'amplifia subitement pour finalement se moduler en un son plus clair, doux et précis. Ondulant vers un timbre de voix féminine ….

« Enseigne Myers ! Myers, vous me recevez ? Naos ? »

C'était bien la voix de Nyota.

« Je vous reçois Lieutenant. Et vous ? » répondis-je distinctement.

« Peut-on savoir ce qu'il s'est passé ? Tu vas bien ? Scotty nous a dit que tu avais des problèmes ! » Débita mon capitaine apparemment peu rassuré.

« La communication a coupé. Sinon tout va bien. J'ai fait connaissance avec deux occupants du vaisseau. » Dis-je sur le ton de la plaisanterie.

« Deux occupants ? Ils t'ont attaqué ? Tu n'es pas blessé ? »

« Oui ils ont tenté une attaque mais je vais bien. Ils ne sont pas très habiles et … petits. »

« Petit ? » répéta Jim surpris.

Effectivement, je me rendis compte qu'à côté de moi il n'était pas bien grand. Déjà que je ne l'étais pas moi-même.

« Votre plan, a-t-il avancé. » Repris sérieusement Mr Spock.

« Disons que j'était un peu occupé commander. » rétorquais-je d'un ton sarcastique. « Mas je compte bien reprendre de ce pas. » lançais-je en me précipitant sur l'ordinateur.

Aussitôt que je fu arrivée devant, mes mains dansèrent à nouveau sur les touches de la console.

« Attend ! Reprogrammer le boitier te prendra trop de temps. Les renforts ne tarderont pas à arriver s'ils ont eu le temps d'alerter ta présence à bords. » m'expliqua Scotty.

« Qu'est-ce que je devrais faire d'autre alors ? Si on ne les arrête pas on ne s'en sortira pas. » rallais-je.

« Si tu arrivais à tout regrouper en un seul dossier et le bloquer … mais même ça, ça risque de te prendre du temps … »

« Un seul dossier peut-être pas. Mais si l'ordinateur central est bloqué, ils n'auront plus accès à aucune commande ? » remarquais-je.

« C'est juste … » Valida Scotty, pensif. « Donc si tu trafic leurs systèmes directement sur l'ordinateur principal… »

« … Et que j'utilise le paralyseur-Kroykah pour le neutralisé … »

« … Tous leurs systèmes seront hors d'usage, nous aurons l'avantage et vous aurez le temps de revenir. » termina le vulcain. « C'est une excellente idée mais, je vous conseillerais de simplement éteindre l'ordinateur et d'activer le paralyseur. Ils n'auront plus du tout accès à l'ordinateur.»

Un mutisme collectif suivit ses dernières paroles. Personnes ne s'attendait à l'intervention du commander.

« Vous êtes un Sadique en fait Mr Spock ! » S'exclama Jim enjoué par l'idée.

« Je ne fais que mettre un maximum de chances de notre côté capitaine. »

Il me surprenait. Au moins, savoir que quelqu'un sur la passerelle était capable de nous suivre, Scotty et Moi, au point d'anticiper voir de suggérer d'autres proposition, concernant des situations d'urgence, était rassurant.

Je l'aime bien ce vulcain.

« Qu'attendez-vous donc ? » dit-il intrigué par notre long silence.

Une évidence me vint à l'esprit. Il me suffisait de retirer la puce de programmation et le paralyseur se lierais automatiquement à l'objet sur lequel on l'active. Même pas besoin de le reprogrammer.

En deux coups de tournes-vis, la puce fut extraite du boitier et je remis en place la batterie que j'avait laissé au fond de ma poche.

Mais en voulant fermer la navigation de l'ordinateur, j'aperçu des caractères Klingons, puis Andoriens … Il y avait des fichiers aux langues divers. Il devait sûrement s'agir des plans volés aux vaisseaux qu'ils avaient précédemment chassé. Et je n'avais envoyé à l'Enterprise que les plans de ce vaisseau …

Pour les handicaper 'davantage, je prévenu Scott qu'un nouveau transfert de ficher allait être fait et il le réceptionna sans attendre, avant de supprimer tout ça de leur bureau de manière définitive.

J'éteignit l'ordinateur et activa le boitier qui ne pouvait être désactivé que manuellement, à présent.

En espérant pour eux qu'ils aient retenue les plans de construction.

L'apesanteur artificielle disparut et je du m'accrocher fermement au tableau de contrôle pour ne pas m'envoler trop loin.

« Myers à Chekov. Vous me recevez ? » Appelais-je.

« 5/5 Naos ! euh … Myers. » dit-il avec entrain.

« J'ai fini. Je vous attends au lieu de dépos. »

« J'y serais très vite ! » Affirma-t-il.

Toujours grippée au plan de contrôle, j'y posa mes pieds et poussa fort pour me propulser jusqu'à la porte.

Dans les couloirs j'entendais les aliens crier et s'énerver mais aucun ne croisa mon chemin. Je pue rejoindre le sas de dépressurisation sans encombre.

Mais un mal de tête commençait à se pointer. L'oxygène venait à manquer.

Une porte se referma derrière moi et vingt secondes après, celle devant moi s'ouvrit. Il n'y avait aucune navette à l'horizon. Je devais tout de même sortir et décida de m'élancer – avec modération – dans le vide spatial.

Heureusement l'enseigne russe me réceptionna juste après.

« Tout va bien ? »me demanda-t-il.

« Normalement. Mais s'il l'on pouvait se dépêcher, je ne vais pas tenir très longtemps. » précisais-je en m'agrippant de toutes mes forces à une poignée se trouvant sur le toit.

Sans plus attendre il nous ramena à bord de l'Enterprise.

Notre petit transport se posa, le hangar à navette se referma et la gravité fut réactivée me faisant percuter la coque et m'écrouler au sol maladroitement. Ça n'allait plus du tout.

Je ne pouvais plus bouger, ne serait-ce que pour retirer mon casque. Ma vision commençait à se troubler sévèrement. Un bruit régulier résonna au fond de mon crânes. Des pas ? Des ombres se formaient devant mes yeux. Puis un cliquetis m'indiquait l'ouverture de ma combinaison et je sentis mon casque m'être retiré.

Je due me faire violence pour inspirer tout l'air que je pouvais, jusqu'à tousser, mais ça me fit le plus grand bien.

« Hey, Respire doucement ! Doucement. » me chuchota McCoy en me redressant, un scanner à la main. « Comment te sens-tu ? »

« Un peu essoufflée c'est tout. Enfin je crois. » hésitais-je.

Un martellement pressé me fit comprendre que d'autres personnes arrivaient. Jim fut le premier entrer dans me champs de vision. Il glissa juste à côté de moi et me pris immédiatement dans ses bras.

« Hey ! Mais laisse-la respirer, bon sang, Jim ! » le gronda le médecin chef.

Mais il ne l'écouta pas et me serra de plus belle.

« Tu as été formidable ! Extra ! Scotty m'a dit pour le transfert de fiché et l'ennemi a bien été neutralisé. »

« Mais la prochaine fois, réfléchis-y à deux fois avant de te lancer dans une mission d'infiltration avec une combinaison de maintenance. » Grogna Léonard. « J'en ai assez de devoir surveiller constamment Jim, si tu t'y mets aussi j'aurais les cheveux blancs avant l'heure. »

Malgré son ton agacé et ses sourcils froncés, nous ne pûmes nous retenir de rire un bon coup.

Une fois remise sur mes deux pieds, je retirai le reste de la combinaison et Léonard me débarrassa des capteurs et exprimant sa satisfaction quant à leur utilité.

Spock se posta juste devant moi. Droit et le visage un peu plus sévère qu'à l'accoutumé.

« Votre mission a été un franc succès et vous avez su agir en conséquence. Je vous félicite enseigne. Votre intervention c'est avéré plus efficace que je ne l'avais pensé … mes respects. » dit-il poliment mais en restant totalement neutre.

« Merci commander Spock. » répondis-je plus timidement.

Sa posture était fixe et intimidante. Il repartit aussitôt.

« Je suis sûr qu'il est vexé ! Tu as réussi à le contrarier ! » murmura Jim à mon oreille avec un large sourire étirer sur les lèvres. « Il était formellement contre ton infiltration. Le comportement humain le dépassera toujours ! »

« QU- Je ne voulais pas le … »

« Il ne t'en veut pas, t'en fais pas. Au contraire. Ses paroles étaient sincères. Tu devrais le savoir, les vulcains ne mentent jamais. »

Mon ami blond me salua et retourna gaiement à son poste. Léon, se rapprocha de moins avec un sourire en coin, lui-même profondément satisfait de mon effet sur le commander Spock -ce qu'il me le confia sans gêne.

Passez trois jours avec eux et vous remarquerez très rapidement que ce n'était pas l'amour fou entre ses deux-là.

Il s'assura que tout était Ok et m'autorisa à retourner à mon poste après m'avoir rendu mon uniforme rouge. Je le remis avec empressement et le regarda longuement le cœur léger.

Je faisais partit d'un équipage de Starfleet, celui de l'Enterprise, sous le commandement de Jim … Oui, c'était définitif.

Montgomery m'appela dans son bureau. Quand je le rejoignis, il était fixé à son écran.

« Je ne pouvait te demander plus, mais tu l'as fait ! Bon je me retrouve avec des textes incompréhensibles mais on les a ! » dit-il en m'entendant entrer.

« Merci à toi ! Tu as su anticiper mes actions et me conseiller. Je n'y serais pas arrivé sans toi, vraiment. »

« C'est ce qu'on appelle du travail d'équipe ! » énonça-t-il fièrement. « Et crois-moi il n'y a rien de mieux. Si tu veux bien, j'aimerais regarder ses fichiers avec toi. »

Pour toute réponse, je pris un tabouret et m'assis à ses côtés. Après m'avoir proposé un café – que j'acceptait volontiers- on se mit au travail pour déblayer le plus gros qu'on pouvait comprendre à nous deux. Et ce jusqu'à point d'heure !