Note: Hey, me voici sur un nouveau fandom, ma nouvelle obsession que je risque de ne pas lâcher de sitôt. Et donc je risque de faire d'autres apparitions mais pour l'instant, voici un petit recueil. Cela répond au challenge de l'Alphabet de l'été du Collectif noname sur le mot ineffable, quelque chose qui ne peut être exprimé.


Odeur ineffable

Il sentait une drôle d'odeur. Un mélange d'arôme épicé et un brin… indéfinissable. Mais qui résonnait en lui d'une manière qu'il ne comprenait pas. Car il n'y avait pas de logique à cet odeur sans origine. Qui apparaissait de nulle part et qui envahissait ses sens. Sans mots pour la décrire. Et qui l'agaçait à ne pouvoir l'analyser par son esprit logicien, elle qui l'enchaînait, à mesure qu'elle obnubilait de plus en plus ses sens.

Au début, ce n'était qu'un présage d'un arrière-goût, de manière assez lointaine mais assez pour retenir tout juste son attention, à son arrivé sur l'Enterprise. Mais sa rencontre avec Jim et son impétuosité alors qu'il refusait d'obéir aux ordres, ne l'avait relégué au fin fond de son esprit que comme une sensation vaguement déplaisante.

Puis, c'était comme un ravage de ses sens alors qu'il étranglait son impuissance. Sa colère brûlante envers Nero. Mais surtout sa défaite à ne pouvoir sauver sa mère. Tout ça le traversait alors qu'il serrait ses mains autour de son cou, de Jim, si fragile à casser. Comme ses barrières.

Après, c'était comme une explosion sensorielle à cet instant fatal où sa main toucha la vitre comme si elle en aspirait cette odeur, qui semblait transpirer de la parois. Une odeur de cendre et de peur. Par dessus la sienne. Et que rempli d'une illogique, il écartait ses doigts en un salut vulcain, en écho à celle de l'impétueux Jim, si habituellement irritant, agaçant.

Incompréhensible.

Ensuite, c'était comme une brûlure alors qu'il regardait le corps de Jim reposant sur le lit. Et ses yeux s'ouvrirent, plongeant en lui, comme cette senteur qui bousculait si bien ses cellules, les enveloppant, s'insinuant en elles comme une marque indélébile alors que sa logique tentait à peine d'enregistrer ce miracle.

Enfin, c'était devenu comme un déferlement continuel qui le troublait, mettant en échec sa logique. Cette senteur indescriptible à chaque fois qu'il était là. L'air qui n'en avait plus la même odeur, alors qu'il se gorgeait d'elle, qu'il inspirait et expirait en autant de goulée qu'avait besoin en air, le corps faible d'un humain, de Jim, pour survivre.

Et vers l'infini, alors que Jim fit part de son enthousiasme à cette nouvelle mission, il en respira son ineffable oxygène.