THE END

Les Abîmes. Le Rien. Le Vide. Le Néant,

Le silence absolu du vent que je me prends,

La solitude telle une page blanche,

Malgré l'imagination qui s'avalanche,

Dans votre Désert sans vie,

Moi j'attends et je crie,

Sans les réponses qui me sont dues,

Je continue.

Non, je ne continue plus...

J'étais en train d'écrire une nouvelle histoire : « Alpha du Centaure ». Une histoire étrange. Un crossover de Supernatural, Harry Potter et Doctor Who.

Comme d'ordinaire, ma frustration s'est emparée de moi. J'ai envoyé un sms à une amie.

J'en pouvais plus...

D'où vient cette soudaine pensée ?

Elle vient du fond, de là où je suis...

J'ai commencé à écrire ici avec du Destiel. Oh oui, j'avais tellement de lecteurs et de retours ! Tellement ! Encore aujourd'hui, les seules histoires que les lecteurs follow sont celles d'avant 2015.

J'en ai supprimé beaucoup, tellement c'était pathétique.

J'ai arrêté le Destiel et, bien sûr, j'ai perdu la moitié du monde.

J'ai continué avec des bonnes vieilles chasses à la Winchester. Les gens aimaient encore ce concept, malgré un Castiel effacé et un Dean non-amoureux.

Et puis j'ai écrit sur les British Men Of Letters, car les scénaristes, comme d'habitude, avaient fait n'importe quoi avec ce potentiel. Je voulais réparer ça.

Et j'ai perdu tout le monde...

L'année dernière, j'ai créé un univers. Un nouveau Monde. Toujours sur les British Men Of Letters, mais avec beaucoup de Magie, de mystères et... De musique.

J'en conviens, mon style d'écriture n'est pas très intéressant. J'en conviens, mes histoires sont tellement capillotractés que l'on s'y perd et que personne ne comprend.

Je n'ai pas perdu que des lecteurs, cette année-là.

Mais des amies aussi.

Ma seule semaine sans médicament et Op !

Aucun répit pour les malades.

J'ai perdu des amies et je me suis fait bannir d'un forum.

J'ai continué d'écrire avec la frustration. C'était difficile. Horrible.

Des heures, des jours de luttes. De pleurs. De questionnements. Un travail acharné. Pour quoi ?

Rien.

Plus que rien.

Mais j'ai continué.

Parce que je n'avais pas le choix.

Mais avec tellement de larmes, d'insomnies, de frustrations...

Non, jamais plus.

Pourquoi gâcher autant de temps et d'énergie pour du néant ?

Je veux me focaliser sur des véritables choses : ma nouvelle entreprise. Mon violon. Mon groupe d'écrivains. Laytown...

Bien sûr que je vais continuer d'écrire !

Écrire, c'est respirer. Je ne peux pas faire sans !

Écrire, c'est refuser de mourir.

Mais plus ici.

Non, jamais plus.

Je vais continuer mes histoires et mes poèmes en Anglais et en Gaélique Irlandais.

Apparemment, ce sont les seules langues où les gens m'écoutent. M'aident. Me donnent des Challenges. Des idées. Des conseils.

Pourquoi s'acharner ici, alors que j'ai du soutien ailleurs ?

Je tire ma révérence.

Le rideau tombe.

Je me retire. Comme les vagues de la mer.

Je retourne à la mer.

Et je vous laisse dans les bras de Castiel et Dean. Ça fait tellement longtemps que je n'y suis plus.

Je vous souhaite bonne continuation.

Je vais écrire. Encore. En Anglais et en Gaélique Irlandais.

J'ai tellement d'idée et ma frustration n'existe pas pour ça.

Je vais en profiter.

Je ne sais rien faire d'autre.

Et je ne veux rien faire d'autre.

Je ne passerais plus ici.

Plus de publication.

Plus de lecture.

Je vous souhaite une belle réussite.

À plus tard.

Dans un autre Monde...

Magique.

Ali