Bonjour à tous c'est Athénos. Je reviens aujourd'hui pour vous proposer une minific à l'occasion de la fête des mères.

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Contexte :

Avec ma famille, on a attendu la sortie de la saison 4 pour regarder la troisième saison de La Casa de Papel (afin de pas finir sur un cliff). Donc quand la saison 4 est sortie, on a commencé la 3.

Il y a donc eu quelques jours entre la fin de la 3 et le début de la 4. Cette idée m'est venue durant ce laps de temps et j'ai commencé à écrire cette fic.

Il y a donc certains éléments qui vont différer de la saison 4 puisque je ne m'appuie que sur la 3.

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Résumé : Pas de spoil sur la saison 4 ! Ce qui se passe dans ma fic est une interprétation personnelle de ce qui aurait pu se passer après la saison 3.

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Pré-requis :

-A la fin de la saison 3, Nairobi a été attirée à la fenêtre par Alicia. Cette dernière avait en effet amené Axel, le fils de Nairobi devant la banque.

J'ai décidé de manière purement arbitraire que Nairobi avait survécu. Ce ne sera pas forcément le cas pour d'autres personnages.

- D'après Wiki Casa de Papel, Axel (le fils de Nairobi) avait trois ans en 2012 et trois ans et demi en 2013. J'estime donc qu'il en avait 9 au moment du braquage (estimé en aout 2019).

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Bref, c'est fini pour le blabla, je vous laisse donc avec le bébé. Merci à DragonWind pour la correction et bonne fête à toutes les mamans.

Bonne lecture !


Une lettre oubliée.


L'histoire débute en octobre 2027…

Partie 1 :

Tout avait commencé le plus simplement du monde. Une soirée à Madrid. Un anniversaire. Et toute une bande d'amis qui circulent dans les rues. Ils s'étaient tous retrouvés pour les 18 ans d'Axel. Les vieux copains d'enfance et les amis du lycée s'étaient retrouvés pour faire de cette fête un souvenir impérissable. Maintenant que la soirée était finie, Axel et ses deux meilleurs amis, Daniel et Sara étaient sur le chemin du retour.

-Merci beaucoup pour la soirée, c'était vraiment génial. Comment vous avez fait pour convaincre tout le monde ?

-Sara a su se montrer très convaincante.

-Et Daniel nous a fait un planning d'organisation du tonnerre.

-Sans oublier les compétences de Sara en tant que cheffe. Elle a mis tout le monde au pas. Tu devrais te lancer en politique, chérie.

-Oui, mais on aurait eu du mal si tu n'avais pas géré aussi bien le budget.

-STOP ! les interrompit Axel. C'est bon j'ai compris, vous avez tous les deux assuré. Félicitations à tous les deux et encore merci. La soirée était cool et j'adore mon cadeau.

Ses amis s'étaient cotisés pour lui offrir une box qui lui permettra de choisir l'activité de son choix parmi une sélection proposée. L'adolescent rêvait depuis des années de partir dans les airs et de sauter en parachute. Daniel et Sara en avaient tenu compte et s'étaient assurés que cela lui serait possible.

-Quand arrive le prochain bus ? demanda Axel à ses amis. Je commence à avoir un peu froid.

Effectivement, il était minuit et demi et en ce début d'automne la température baissait rapidement. Glissant les mains dans les poches de sa veste pour les réchauffer, l'adolescent fit grise mine.

-Qu'il y-a-t-il Axel ? Un problème ?

-Je ne trouve pas mon portefeuille !

Il fouilla alors sa veste et son sac, espérant tomber sur l'objet disparu. Il dû cependant se rendre à l'évidence : il avait perdu son portefeuille.

-Tu avais quoi dedans ? demanda Sara

-Ma carte d'identité, un peu d'argent, ma carte d'étudiant, ma carte bancaire et quelques photos.

-Quand est-ce que tu l'as vu pour la dernière fois ?

-Au bar, je l'avais sorti pour payer une partie de babyfoot ainsi que des consos pour Luciana et moi tout à l'heure.

-Bon, on va aller voir au bar s'il a été trouvé là-bas. Si ce n'est pas le cas, tu appelleras ta banque.

Axel acquiesça avant de faire demi-tour. Il leur restait un peu moins d'une heure avant le dernier bus. Au pire, ils prendraient un Uber pour rentrer à l'appartement qu'ils partageaient.

Cinq minutes à peine après leur départ, le téléphone d'Axel sonna.

-Allo ? … Oui c'est moi. … Vous l'avez retrouvé ? C'est génial ! … On est en route, on sera là dans 10 minutes environ. … Merci beaucoup. A tout à l'heure.

Soulagé, le jeune homme se tourna vers ses amis en souriant.

-C'était le gérant du bar. On lui a ramené mon portefeuille. Il nous attend.

Quelques minutes plus tard, Axel et ses amis se retrouvaient à nouveau devant le bar. Fermé. Ils toquèrent timidement à la porte et une jeune femme leur ouvrit.

-Vous êtes Axel Bello ?

-C'est moi.

-Patron ! C'est le gamin qui a perdu son portefeuille.

Un homme imposant avec un visage engageant vint les rejoindre à l'entrée du bar.

-Tu peux y aller Frida. Range juste les balais dans le placard et ça sera bon.

-Bonne soirée Patron ! A demain.

-On était en train de ranger, expliqua-t-il en se retournant vers les adolescents. Vous avez de la chance les jeunes ! Quelqu'un l'a retrouvé et me l'a rapporté tout à l'heure. Ça n'arrive pas souvent ce genre de chose.

-Merci d'avoir appelé.

-On a trouvé ton numéro dessus, on en a profité. Sois plus prudent le prochain coup mon garçon. Tout le monde n'est pas aussi honnête que la personne qui l'a ramassé. Elle a laissé un petit mot pour toi aussi.

Axel récupéra avec joie son portefeuille et la petite enveloppe et les fourra tous deux dans sa veste. Il prit ensuite congé du propriétaire et avec ses amis entreprit de rejoindre l'arrêt de bus puis leur colocation. Les trajets se firent dans le calme. Les effets de l'alcool commençaient à s'atténuer et le sommeil pointait le bout de son nez. Aussitôt arrivés, chacun se retira dans sa chambre et s'endormit rapidement.


Ce n'est que quelques mois plus tard qu'Axel reporta attention à la mystérieuse lettre récupérée lors de sa soirée d'anniversaire. L'automne arrivant, emportant avec lui des températures assez fraîches, le jeune homme avait abandonné sa veste légère pour un manteau, bien plus adapté à la saison. Il n'avait donc plus repensé à la lettre qu'il retrouva par hasard lors du changement de saison lorsqu'il reprit sa veste.

-Salut Axel ! Comment était ta journée ?

-Plutôt tranquille, mon cours de droit a été annulé et j'ai eu un 8 en statistique. Et toi Daniel ?

-Fatigante ! J'ai hâte d'être en vacances.

-Tu sais quand fini Sara ?

-Elle finit à 17h les vendredis donc elle ne devrait plus tarder. Vous sortez ensemble ce soir ?

-Oui. Je comptais l'emmener au cinéma pour fêter nos un an. Luciana vient à l'appart ?

-Non, elle passe le week-end chez sa grand-mère. Je vais me faire une petite soirée tranquille devant Netflix. La série dérivée de Harry Potter est sortie ce matin et je ne veux pas me faire spoiler.

-Oh non, attends-nous ! On le regardera ensemble.

-Ok… Je trouverai autre chose à faire.

-T'as qu'à faire tes devoirs, lui lança Daniel alors qu'il se dirigeait vers sa chambre.

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Deux heures plus tard, alors qu'il se préparait à manger, Axel repensa à cette lettre qu'il avait découverte au cours de la matinée dans la poche ventrale de sa veste. Il alla la récupérer et tenta de se remémorer où il avait bien pu la trouver. Puis il se souvint. Son anniversaire. La soirée en octobre dernier. Ce devait surement être les coordonnées de la personne ayant ramassé son portefeuille.

Il se décida à l'ouvrir. Il trouva plusieurs feuilles agrafées entre elles et sur lesquelles on avait écrit à la main des tonnes et des tonnes de choses. Il trouva également une autre feuille, un billet d'avion pour le Laos. Il laissa de côté ce dernier pour prendre ce qui semblait être une lettre.

Cher Axel.

Je ne sais pas vraiment quand tu liras cette lettre. Le Professeur m'a promis qu'il tenterait de te la faire parvenir pour le 8 octobre, mais je ne sais pas s'il y sera parvenu. Pour ma part, je t'écris le 25 août 2027 d'un lieu que tu n'as pas besoin de connaître.

J'ai beaucoup de chose à te dire dans cette lettre. Ça sera peut-être un peu brouillon, peut être que tu ne voudras pas la lire, mais s'il te plait, ne la jette pas. Je t'en conjure, si tu veux arrêter ta lecture, fais-le mais ne jette pas cette lettre. Laisse-moi espérer qu'un jour, peut-être l'année prochaine, peut-être dans cinq ans, tu retomberas dessus et tu changeras d'avis.

Axel stoppa sa lecture. Il devinait à ces premiers paragraphes ce qu'était véritablement cette lettre. Il ne pouvait décemment pas la lire dans ces conditions. Elle méritait tellement mieux que trois minutes en attendant la cuisson des pâtes. Toujours est-il qu'il venait de découvrir ce qu'il allait faire de sa soirée.

Il replongea finalement dans sa lecture moins d'un quart d'heure plus tard. Le repas avait été expédié en vitesse tant l'envie d'en savoir plus le démangeait. Des théories toutes plus nombreuses avaient parcourues son esprit. Mais une seule trouvait grâce à ses yeux. C'était à la fois la plus plausible et la plus improbable.

Plausible car il ne connaissait qu'une seule personne qui aurait pu vouloir le contacter, liée de près ou de loin à un « Professeur » – et il était persuadé qu'on ne parlait pas ici d'un quelconque professeur de sciences ou de littérature.

Improbable car il ne comprenait pas pourquoi cette personne souhaiterait le joindre, comment elle pourrait en avoir l'envie – puisque manifestement, elle craignait par-dessus tout qu'il abandonne sa lecture.

Cependant, aussi improbable que cette théorie soit à ses yeux, il espérait avoir raison car il souhaitait vraiment communiquer avec cette personne.

Il reprit sa lecture.

Je m'appelle Agata Jimenez mais on me connait mieux sous le pseudonyme de Nairobi.

Il avait raison. C'est bien elle qui lui avait envoyé ce message. L'excitation emplissait ses veines. Il peinait vraiment à rester en place.

Je ne sais pas si tu te souviens de moi, tu étais jeune à l'époque mais il y a dix-quinze ans, j'ai participé à plusieurs braquages à Madrid avec quelques amis. Tu te rappelles peut-être de moi, j'étais la femme qui t'avais fait coucou par cette fenêtre du troisième étage de la banque de Madrid. J'avais vraiment été ravie de te voir.

Tu n'avais peut-être pas compris à l'époque pourquoi on t'avait emmené ici. Je ne sais pas ce qu'on t'avait dit. Peut-être que tu pensais arrêter de dangereux malfaiteurs. Si j'ai bien compris ton père est inspecteur de police, tu devais certainement être ravi d'aider la justice. Je pense qu'aujourd'hui tu dois savoir qui je suis mais si ce n'est pas le cas je vais t'expliquer.

Tu es Axel Bello, fils de l'inspecteur Alejandro Bello et de l'avocate Valentina Bello. Tu as vécu aux îles Canaries jusqu'à l'âge de 8 ans et puis, ton papa a été muté et vous êtes revenus en métropole. Tu as eu ou aura 18 ans le 8 octobre 2027. Cependant, Alejandro et Valentina Bello ne sont pas tes vrais parents. Tu as été adopté quand tu avais quatre ans. Ton nom de naissance était Axel Amadéo Jimenez.

Nous avons été séparés à cause d'une bêtise que j'ai faite. J'étais une mauvaise mère et les services sociaux ont décidé de te protéger en te trouvant une nouvelle famille. Je pense que tu as le droit de savoir ce que j'ai fait pour mériter cela.

S'en suivait la liste de ses actes. La femme y décrivait en détail les trafics auxquels elle s'adonnait. Elle y expliquait tout, dans les moindres détails.

Je n'oublierais jamais ce jour où tu m'as été enlevé. Je devais aller voir mon livreur. Tu étais jeune, trois ans à peine. Tu faisais la sieste et je devais voir un client. Ça ne devait pas être long : un quart d'heure tout au plus. Sauf que tu t'es réveillé.

Quand tu étais petit tu adorais courir et grimper partout. Cette fois-ci n'a pas fait exception. Tu as couru sur le balcon et a commencé à grimper. Tu t'inquiétais parce que tu ne me voyais pas alors tu as commencé à m'appeler.

Ensuite, des voisins t'ont vu heureusement. Ils avaient peur que tu tombes alors ils ont appelé les secours.

Je me souviens, je revenais de ma livraison et j'entendais les alarmes, je voyais les voitures de police, je ne comprenais pas ce qui se passait. Et puis, je t'ai vu et j'ai paniquée. Je suis montée en courant dans les escaliers, j'ai foncé jusqu'à notre appartement, ai bousculé des policiers devant la porte. Je l'ai ensuite ouverte et je t'ai appelé. Tu n'as pas répondu. Je me suis précipitée jusqu'à la terrasse. J'ai eu la peur de ma vie. Tu avais réussi à grimper sur la rambarde et tu étais en équilibre dessus. Je t'ai attrapé et je t'ai serré contre moi.

C'était la dernière fois que je te serrais contre moi.

Après, les policiers m'ont emmené pour m'interroger. Et puis, on m'a retiré ta garde. Je suis partie en prison et toi, ils t'ont emmené loin de moi pour que je te retrouve pas.

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Le jeune homme stoppa sa lecture. L'écriture de Nairobi était devenu plus brouillonne, plus rapide, hésitante. En observant le papier, il remarqua des traces de larmes. Manifestement, écrire cette lettre avait été très dur pour sa … avait-il vraiment le droit de l'appeler sa mère ?


Il était minuit et demie quand Daniel et Sara rentrèrent de leur sortie. Heureux, satisfait d'avoir passé une bonne soirée, les jeunes gens montèrent l'escalier qui menait à leur appartement en rigolant gaiement.

-Chut ! souffla Sara quand ils dépassèrent l'appartement voisin du leur.

Axel et ses colocataires n'étaient pas les plus bruyants des étudiants mais ils avaient eu quelques mots avec leur voisins au début de l'année. Une pendaison de crémaillère, quelques amis d'invités et un peu trop de bruit avait poussé Monsieur Vasquez à aller se plaindre. Ils s'étaient excusé le lendemain, bien entendu, et avaient sympathisé avec l'homme, mais ils savaient qu'il avait le sommeil léger. S'il était tolérant jusqu'à minuit, il ne manquait pas de sortir réprimander ses jeunes voisins quand le volume montait un peu trop.

-Chut, répéta en miroir Daniel en pouffant.

Ils traversèrent le couloir sur la pointe des pieds avant d'atteindre la porte de leur appartement. Sara commença à chercher sa clé et l'introduisit dans la serrure.

-Tu penses qu'Axel dort ? demanda-t-elle.

-Non, le connaissant il doit être en train de jouer aux jeux vidéos. Ou alors, il mate Netflix.

Pourtant, quand ils entrèrent ils ne le virent pas. Les lumières étaient éteintes, même celle du néon qu'il oubliait sans arrêt d'éteindre.

-Il n'a pas fait la vaisselle, remarqua Daniel en s'approchant de l'évier.

C'était suffisamment surprenant pour le signaler. Les règles de la coloc étaient très claires : la vaisselle devrait être faite directement après les repas.

-Je vais voir s'il est réveillé.

Elle s'approcha de la chambre de son ami. Elle toqua doucement, pas de réponse. Elle entrouvrit la porte pour voir s'il y avait de la lumière. Elle ne vit que du noir. Elle allait refermer la porte quand elle entendit du bruit. Une respiration hachée et des sanglots.

-Axel ? C'est toi ?

Il ne répondit pas. Un peu inquiète, elle ouvrit plus grand la porte et pénétra dans la pièce. La lumière entra par l'ouverture de la pièce, lui permettant de distinguer son ami, allongé sur des coussins dans un coin. Tenant un énorme oreiller dans ses bras, elle ne pouvait pas voir son visage mais elle voyait bien que les sanglots venaient de lui.

-Axel, tu vas bien ?

Elle s'approcha de lui, jusqu'à s'accroupir à côté de lui. Elle lui prit la main, il réagit à peine.

-Sara ? Où es-tu ?

Daniel venait d'arriver dans le couloir.

-Dans la chambre d'Axel, il ne va pas bien.

Le jeune homme entra à son tour. Il s'approcha de ses amis, nota la respiration d'Axel et comprit qu'il y avait un problème.

-Qu'est-ce qu'il y a mec ?

Mais Axel ne répondait pas. Finalement, Sara resta avec lui pendant que Daniel ramenait une tisane et des petis gâteaux.

-Raconte-nous Axel, insistait la jeune fille. On ne peut pas t'aider si tu ne nous dis rien.

-C'est ma mère …

Elle lui laissa le temps de continuer mais il n'ajouta rien de plus alors elle le relança.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Il lui est arrivé quelque chose ?

-Non pas maman Valentina. Ma vraie mère.

(A suivre ...)


C'est tout pour aujourd'hui ! La suite, dès que possible.

J'espère que ça vous aura plu.

Encore une bonne fête à toutes les mamans !