Bienvenue à vous mes chers lecteurs :D !

Notes de l'auteure : Je vous propose aujourd'hui une fic qui me trotte dans la tête depuis un moment. J'ai essayé de prendre de l'avance sur les chapitres pour pas trop vous faire poireauter entre les postes, du coup j'en ai quelques uns en réserve, mais c'est loin de l'objectif que je m'étais fixé d'atteindre avant de commencer à les publier -_-... Je suis une créature incorrigible, que voulez-vous XD. Comme j'ai envie de partager ça je suis vraiment trop impatiente de vos retours qui me motivent à continuer, j'imagine que c'est mon mode de fonctionnement. Donc on en est là, avec un prologue qui annonce une fic que je prévois plutôt longue et dont j'ai écris seulement 5 ou 6 chapitres pour le moment, hehe :D... M'enfin bref, on verra bien où ça nous mène, c'était juste pour vous prévenir que j'ai pas trop idée du temps que je prendrai entre chaque poste ni même de celui qu'il me faudra pour écrire la suite lorsque j'aurai publié ceux d'avance : j'vais faire de mon mieux pour avoir un p'tit rythme correcte ;) !

A propos de la fic : j'ai envie d'être assez vague pour vous laisser pleinement ressentir les lignes, sachez simplement que ça va principalement s'articuler autours du point de vue d'une jeune femme qui se retrouve "téléportée" dans l'univers de One Piece : on va parler d'amitiés, affections, aventures, cheminements, bref, de la vie quoi. Pour le moment le rating est tout publique mais cela changera probablement pour certains passages. Disclaimer : l'univers de One Piece appartient à Eiichiro Oda, seuls les Oc viennent de moi.

Voilà, c'est à peu près tout je pense.

Je vous souhaite bonne lecture, en espérant que vous trouverez ici ce qui vous cherchiez à lire ;)


Prologue

...

Braalaka fit tourner la poignée de porte de son appartement en y appuyant un coude puis poussa à l'aide de son épaule, tout en gesticulant pour franchir le seuil malgré son volumineux sac de sport qui l'encombrait. Une fois chez elle, elle referma à clé et posa négligemment le sac dans un coin. Elle se dirigea immédiatement vers la salle de bain, impatiente de se débarrasser de la sueur qui lui donnait la désagréable sensation que sa peau collait. Elle retira ses vêtements qu'elle laissa traîner par terre puis s'employa à attacher sa longue tignasse brune en queue de cheval, qu'elle noua ensuite en un chignon éparpillé et peu esthétique. La jeune femme grimaça lorsqu'elle se griffa le cuir-chevelu avec une grosse pince à cheveux, qu'elle réussi tout-de-même à placer pour solidifier la construction capillaire improbable. Enfin prête, elle enjamba le rebord de la baignoire et dû batailler avec l'infernal rideau de douche pour le faire coulisser sur sa tringle.

Elle s'adossa confortablement contre la paroi murale longeant le bain tandis que l'eau chaude commençait à ruisseler sur son corps fatigué. Elle profita encore quelques instants de ce réconfort puis se savonna tranquillement. Lorsqu'elle eu le plaisir de se sentir propre elle coupa l'eau, pendit le pommeau, retira le rideau et amorça sa sortie de la baignoire en s'agrippant au rebord avec prudence, bien trop consciente de sa capacité à la moindre inattention -une fois mais pas deux, comme on dit-. La brune saisit une serviette et la passa énergiquement sur sa peau. Enfin, elle s'enroula dans un large peignoir gris et détacha ses longs cheveux, qui retombèrent souplement jusqu'à mi-cuisses. Pour finir elle récupéra et "rangea" ses vêtements en boule dans la panière à linge et y ajouta également les équipements imbibés de transpiration qui se trouvaient dans son sac de sport, dont ses gants de boxe, objets infernaux impossibles à décrasser complètement.

La jeune femme se rendit ensuite jusqu'à son frigo et opta pour l'option "terminer les restes d'hier" après avoir constaté que la plupart des rayonnages étaient vides. Elle se fit chauffer une assiette avec ce qui lui restait de poulet et de légumes, et tandis qu'elle commença à griffonner une liste d'aliments sur son post-it collé au frigo elle fut interpellée par la sonnerie de son téléphone. Elle regarda l'écran en extirpant le mobile bruyant de sa poche : le visage souriant de Chloé, sa meilleure amie, s'afficha. Elle décrocha :

«- Hello you ! s'écria une voix à l'autre bout du fil.

- Hi bro ! Pourquoi tu m'emmerdes quand je mange ? plaisanta la brune.

- Hehe, pour que tu ramènes tes fesses et qu'on aille au bar !

- Ah, désolé mais je suis crevée, je comptais pas bouger cette nuit...

- D'acc, dommage, parce que ça fait un bail, tu penses qu'on pourrait y aller dans la semaine ? demanda Chloé.

- Ouais, plutôt mercredi, ça devrait le faire ?

- Yep ! Beh du coup bonne soirée, j'vais te laisser manger en paix, à plus !

- Bonne soirée, à bientôt, sourit Braalaka en posant son téléphone sur la table.»

La brune en profita pour faire un rapide tour sur le net en tapotant distraitement son écran du bout des doigts tout en gardant un œil sur son plat à travers la vitre du micro-onde. Elle soupira en imaginant la semaine qui s'annonçait : cours et préparation du dossier pour la fin d'année, entraînements, bringue, bref, rude période. Elle récupéra son assiette et s'installa afin de le savourer tout en regardant le nouvel épisode d'un animé qu'elle appréciait. Son repas terminé, engourdie par la fatigue qui commençait à la submerger elle retourna à la salle de bain pour se laver les dents. Elle ne tarda à gagner sa chambre : sa première pensée fut de se jeter sur le lit, mais elle se stoppa en voyant sa guitare dans l'angle de la pièce. Elle hésita quelques instants en imaginant le regard accusateur de son prof et ses habituels sermons. Finalement, la flemme l'emporta sur l'assiduité et elle se laissa choir sur le matelas sans aucune délicatesse. C'est en effectuant ce qui s'apparenta à une roulade mollassonne que la jeune femme se déplaça de l'autre côté du lit et tendit le bras pour tâtonner le sol à la recherche de son chargeur de téléphone, qu'elle brancha. Elle programma une alarme pour 6h et posa le mobile sur sa table de chevet où trônait également un magnifique manga One Piece calé contre une lampe. Son regard passa brièvement sur l'image de couverture où on pouvait reconnaître le visage de Barbe Blanche qui prenait presque toute la page, entouré par son équipage et Luffy.

Elle s'installa enfin et éteignit toute source de lumière avant de se glisser en partit sous le drap, un pied dessous un pied dessus, encore vêtue de son peignoir débraillé. Ses paupières se fermèrent et elle se laissa emporter par Morphée sans difficultés.

...

Braalaka commençait à se réveiller, sa conscience émergeait lentement des abysses brumeux du sommeil. Les paupières encore closes, elle bougea paresseusement les jambes pour changer de posture et laissa échapper un bâillement. Après avoir flemmardé encore quelques instants elle porta les mains à son visage pour se frotter les yeux, tandis qu'elle sortait un peu des limbes. Une étrange impression la saisit alors et elle stoppa son mouvement en fronçant les sourcils : "Merde, mon alarme..." pensa-t-elle soudain. Son mécontentement s'exprima en un soufflement similaire à un ébrouement équin. Comme beaucoup de gens ayant un emploi du temps relativement fixe son horloge biologique était calée précisément sur celle de son réveil, ainsi les deux fonctionnaient simultanément et elle émergeait pile avant d'entendre retentir la petite musique. Ce rythme précis issu de moult années d'horaires étudiants était habituellement infaillible, alors elle se demanda si elle était en weekend. Déboussolée et soucieuse de vérifier l'heure, le jour et l'année la brune tendit machinalement le bras vers sa table de nuit, mais sa main ne rencontra aucun meuble après s'être promenée dans tout un espace vide. Blasée elle tenta alors de rouler jusqu'au bord du lit pour avoir assez d'allonge pour allumer sa lampe de chevet et y voir plus clair. Braalaka hoqueta de surprise lors-qu'aucun matelas ne retint son poids et que sa rotation se termina sur le sol, avec un "boum" parfaitement sonore.

«- Merde mais il est où ce foutu truc ?! s'énerva-t-elle en se redressant sur ses bras et prenant garde à ne plus se cogner contre quoi-que-ce-soit, complètement perdu dans l'espace.»

Tout en se massant un genou d'une main, elle tâtonna de l'autre afin de se repérer. Peine perdue puisqu'elle ne trouva ni table de nuit, ni lampe, ni téléphone, et impossible qu'elle se soit trompée de côté de sommier puisqu'elle aurait dû mettre la main sur sa guitare, à défaut de son chevet. Là, il n'y avait plus rien autour d'elle. Inquiète, la jeune femme abandonna et se releva en s'agrippant à la seule chose identifiée, c'est à dire son lit. Celui-ci lui parut alors beaucoup trop haut car ce qui devait être le matelas lui arrivait à mi-ventre au lieu des tibias. Une pointe d'inquiétude fit alors tressaillir Braalaka qui commençait à comprendre que quelque chose était anormal. Bien que les lieux étaient plongés dans une quasi obscurité, la brune pouvait distinguer quelques nuances aux tons plus clairs que le reste des composants de la pièce, notamment juste devant elle, sur ce qui n'étais décidément pas son lit. Elle tendit un bras avec appréhension et ses lèvres se pincèrent de peur de toucher une horrible matière ou de se faire mordre la main par on-ne-sait quelle créature des ombres, mais ses doigts effleurèrent simplement du textile. Presque soulagée, elle osa inspecter plus en détails : elle avait devant elle une sorte de grande pile de différents tissus, entreposés sur un support en bois qu'elle avait confondu avec son sommier. Il était probable qu'il s'agisse d'habits puisqu'elle pensa distinguer une veste et un pantalon en farfouillant un peu dans le tas.

«- C'est quoi ce bordel ? susurra-t-elle, la mâchoire crispées d'anxiété.»

Elle abandonna son examen de l'étrange aménagement et se retourna avec prudence, son regard balayant la pénombre à la recherche d'un quelconque indice pouvant l'éclairer sur la situation. Elle distingua des tâches plus ou moins sombres qu'elle interpréta comme d'autres empilements de textiles un peu plus loin dans les lieux. Il n'y avait rien d'autre de notable, ainsi son regard se posa rapidement sur l'unique source lumineuse perceptible, qui lui avait permis d'apercevoir le reste. Il s'agissait d'un faible trait lumineux au ras du sol, qui semblait dessiner le contour du bas d'une porte. La panique finit par gagner totalement Braalaka qui se fit tous les films possibles. Tandis que ses mains tremblotaient légèrement sous l'effet de l'adrénaline, ses pensées fusèrent à toute vitesse pour tenter de trouver une explication au fait qu'elle venait de se réveiller dans un endroit inconnu alors qu'elle dormait paisiblement chez elle. Crise de somnambulisme improbable, lendemain de soirée mal géré, mauvaise blague de potes, kidnapping, vieux grenier sordide appartenant à un serial killer ? Dans tous les cas, elle était dans la merde. Des frissons parcoururent le dos de la jeune femme et sa gorge se serra. Soudain elle réalisa qu'elle n'avait pas inspecté son propre état, ce qu'elle fit immédiatement : elle était pieds nus, vêtue de son peignoir gris qu'elle n'avait pas pris la peine de retirer la veille en se couchant. Ensuite elle passa attentivement ses mains partout sur sa peau : rien d'étrange, pas de plaie, de bleu, de liens ou de marques notables. Rien ne laissait paraître de sévices : elle se sentait même parfaitement normale, comme après une nuit habituelle. Sauf que la situation ne l'était pas du tout.

Ses yeux se posèrent de nouveau sur la porte, et elle pesa le pour et le contre. Finalement Braalaka fit un pas hésitant vers la petite source lumineuse, puis un autre, et encore un. Elle parcourut quelques mètres ainsi, à pas de loup, prenant garde à faire le moins de bruit possible en se déplaçant sur le plancher dont elle distinguait le bois sous ses pieds nus. Le seul son qu'elle entendait à cet instant était celui de son sang pulsant furieusement contre ses tempes. Son corps raidit de peur se relâcha quelque peu lorsqu'elle atteignit la porte sans encombre et elle laissa une main tremblante descendre prudemment jusqu'à la poignée. Elle hésita à ouvrir, mais préféra coller son oreille contre le bois : après un moment de concentration intense, elle ne perçut rien mis-à-part sa propre respiration irrégulière. Elle prit alors son courage à deux mains et pressa doucement la poignée, le souffle en suspend. C'est avec soulagement qu'elle constata que la porte tourna sur ses charnières sans résistance : au moins elle n'était pas enfermée. La brune passa timidement la tête dans l'entrebâillement de la porte et dut plisser les yeux pour ne pas souffrir du changement de luminosité. Elle put rapidement constater qu'elle se trouvait dans un long couloir : tout était fait de bois, les murs, le sol, même le plafond, et il n'y avait aucune fenêtre. Pourtant quelques petites torches savamment disposées fournissaient un éclairage léger, les flammes étaient faibles, on distinguait surtout la leur des braises. Toute la longueur du corridor était garnie de portes, certaines simples et d'autres affichant ce qui semblait être des écriteaux ou des plaques. A sa gauche Braalaka remarqua que le couloir continuait de s'étendre, elle n'en voyait même pas le bout. En revanche à droite elle apercevait une sortie où se découpait un ciel orangé matinal surplombant une continuité de sol en plancher : même l'extérieur semblait fait de bois. Une légère bise s'insinua dans le dédale, les braises des torches crépitèrent. Une odeur typiquement iodée parvint alors aux narines de Braalaka, qui écarquilla les yeux : "Ça sent l'océan !" s'étonna-t-elle. Ses mains se crispèrent sur la porte tandis qu'elle observa de nouveau autours d'elle, nerveuse. Toujours rien à signaler. Se pouvait-il qu'elle soit dans un lieu en bord de mer ? Cela lui semblait peu probable, elle habitait dans une région au fond des terres de France. Comme tout était calme et que l'atmosphère lui laissait penser que le soleil se levait, elle en déduisit que, si kidnappeur il y avait, peut-être qu'il dormait mais ne tarderait pas à se réveiller. C'était le moment où jamais pour tenter quelque chose.

Déterminée, elle arrêta de se cacher derrière la porte et s'engagea dans le couloir. Sur la pointe des pieds, elle parvint à s'avancer discrètement vers la sortie. Plus elle s'approchait, plus elle voyait distinctement l'environnement extérieur : tout semblait bleu, mis-à-part le plancher qui composait toujours le sol. Elle commençait à entendre un bruissement étrange tandis que l'air iodée se faisait plus frais. Enfin elle sortit du couloir, et c'est avec stupeur qu'elle découvrit un paysage peu commun : le pont d'un énorme navire. L'immensité de l'océan s'étendait à perte de vue et le ciel aux nuances bleues-orangées le rejoignait pour former l'horizon. Braalaka eu un vertige devant ce cadre infiniment grand.

«- Mon dieu... murmura-t-elle, complètement ahurie.»

Par quelle sorcellerie s'était-elle retrouvée sur un bateau ? La peur étreignit le ventre de la jeune femme lorsqu'elle réalisa qu'il lui était donc impossible de s'échapper de cet endroit.

Un claquement sec brisa soudain le silence. Le cœur de la brune fit un tel saut qu'elle cru mourir sur place. Elle se retourna brusquement et constata avec horreur qu'une porte du couloir commençait à s'ouvrir juste derrière elle. Totalement pétrifiée, les yeux grands ouverts, elle ne put qu'assister à ce qu'elle pensait être l'arrivée d'un probable psychopathe : le battant termina de pivoter sur ses charnières. Un homme apparut sur le seuil : il était grand, plutôt massif, vêtu d'un pantalon azur, d'une chemise semi bleue nuit mi-ouverte ainsi que d'un haut-de-forme de même teinte. Une cape assortie entourait ses larges épaules et retombait derrière ses bottes noires. L'inconnu posa immédiatement son regard sur Braalaka qui n'avait pas bougée d'un poil et le fixait d'un air hagard.

...


Note de l'auteure : Voilà donc le prologue achevé :D ! Si ça vous a intéressé n'hésitez pas à surveiller le fil de publications ou mettre la fic dans vos favoris, car je compte poster le chapitre prochain dans les jours qui suivent ^^.

J'espère que vous avez apprécié, et merci d'avoir prit le temps de me lire. N'hésitez pas à me laisser une petite review si vous voulez vous exprimer, j'en serais très honorée.

Bisouilles sur vos bouilles mes fripouilles :D !