Bonjour à tous et bienvenue sur cette nouvelle fanfic ! Ceci est la suite de ma fanfiction Une PotterHeart à Poudlard. Merci d'aller lire cette dernière si vous voulez comprendre le bordel de cette fic :3


Summary : Salut ! Je m'appelle Allen Kanda Alma Rogue. Un nom chelou, je vous l'accorde... C'est ma mère qui me l'a choisi. Ma mère c'est Alia Aka, une moldue qui vient d'un monde sans magie où les sorciers n'existent pas. Vous la croyez folle ? Bah, vous inquiétez pas... je le suis aussi !


Descendants de PotterHeart

Chapitre 1 : Promesse d'avenir


31 Décembre 1999

Bournemouth

oOo

La mer.

Anthracite, calme et lisse.

Le léger souffle de vent d'hiver ne suffisait pas à briser son éclat miroir. Seule la lune et les étoiles venaient se perdre dans les profondeurs de l'eau pure.

Seul, debout près de la jetée, se tenait un homme.

Droit dans ses chaussures luisantes, la brise marine venait danser dans ses cheveux noirs brillants. Il était là, à observer les reflets du ciel aquatique en silence. Seul avec ses pensées, écoutant les bruits de la nuit et les battements rapides de son cœur.

Ce soir, Severus Rogue allait faire quelque chose qu'il n'aurait jamais cru possible. Il allait obtenir le bonheur. Tout comme son costume noir et vert le laissait présager, cette nuit devait être la plus belle de sa vie.

Car oui, aujourd'hui, Severus Rogue allait se marier.


— Maître Rogue ?

Severus se retourna à l'appel. Wæmy était devant lui, se cachant dans l'ombre d'un arbre pour ne pas être vue par d'hypothétiques Moldus noctambules. Elle était vêtue d'une magnifique robe blanche aux reflets rosés assortis à ses yeux globuleux, une de ses dernières créations.

— Les invités vous cherchent, Maître. La cérémonie va commencer !

La petite voix aiguë était chantante, transmettant toute l'euphorie du petit être face à cet événement.

Severus aurait voulu la suivre, le doute qui l'habitait était toujours présent. Son regard retourna se perdre dans les profondeurs de l'océan gelé, comme s'il cherchait à y noyer ses inquiétudes, et la peur qui lui mordait le cœur.

— Wæmy... Tu penses que... que je mérite ce bonheur ? » demanda-t-il d'une voix tremblante.

— Il est normal d'être nerveux avant son mariage, Maître...

— Ce n'est pas ce que je veux dire...

L'elfe d'Alia le regarda en silence. Elle pouvait sans peine suivre le cheminement de pensées du sorcier. Lui qui n'avait eu qu'un mauvais rôle tout au long de la grande guerre... Il avait vécu presque toute sa vie dans l'ombre, familier de la haine qu'on lui portait. Et aujourd'hui, voilà que tout était fini. Le mal avait été vaincu de ses propres mains. Severus n'avait plus à jouer les espions, il était libre. Libre d'être heureux. Mais ce genre de liberté est souvent dur à croire...

Wæmy s'autorisa un sourire tendre.

— Si Wæmy peut se permettre, jamais Wæmy n'aurait espéré meilleur bonheur pour sa Maîtresse que de passer le reste de ses jours avec vous, Maître.

Severus la regarda avec étonnement, voulant croire ses paroles comme si elles étaient la chose la plus belle et vraie qu'on lui ait jamais dite.

Après quelques minutes, le potionniste emboîta le pas de la petite elfe, écoutant le bruit de ses souliers dans la neige étincelante. Leur marche les rapprochant toujours plus de cet endroit. De cette maison.

La maison qu'Alia s'était achetée.

À deux pas de la mer et trois du centre-ville.

À moitié cachée entre les arbres sauvages.

La maison d'Alia.

La maison de Severus.

Leur maison.


Severus suivait Wæmy dans Warren Road. C'était le genre de petite rue chaleureuse typiquement anglaise qu'on pouvait s'attendre à voir dans une ville comme Bournemouth. Même de nuit, les murs des maisons colorées donnaient un aspect exotique à l'endroit. Alia était tombée amoureuse de cette ville pendant sa cavale. Juste à côté de la mer, assez grande pour compter son propre Mall et plusieurs parcs dont un avec une grande roue.

Warren Road comptait une dizaine de maisons avant de se finir en virage serré sur Drury Road puis de revenir sur l'avenue Alumhurst. Mais ce que la plupart des gens ignoraient en tournant à la fin de Warren Road, c'était que la route continuait plus loin à travers les arbres qui semblaient pourtant en marquer la fin. Un petit chemin recouvert d'un sol de mousse qui traversait un petit coin de forêt pour ressortir derrière l'église Saint Ambroise à un demi-kilomètre de là.

Sur ce chemin, on pouvait trouver une petite clairière où la route se divisait pour monter plus vers le nord en traversant une rivière. Le pont aux élégantes barrières vertes se fondait dans la végétation fleurissante typique du pays. Les arbres étaient soit hauts et fins, couverts de mousses et plantes grimpantes, ou alors des troncs noueux et tordus étendant leurs racines autour sans limite d'espace.

C'en devenait fascinant d'observer ces lieux sous l'épaisse couche de neige. Severus avait l'impression de se perdre dans un monde féerique. Cela contrastait tellement avec la rue qu'ils venaient de quitter.

Quelques pas plus loin, Severus arriva devant un arbre en tous points semblable aux autres. En se rapprochant, on pouvait cependant remarquer un symbole runique gravé dans le bois. Ce symbole était une de ses idées, pour tenir leur maison éloignée du commun des mortels. Seuls ceux qui connaissaient le langage runique, et étaient capable de lire cette phrase, pouvaient entrer chez eux.

Ça ou alors ceux à qui Alia avait donné le mot de passe...

Severus se pencha vers l'arbre avant de murmurer la formule.

ᚺᛟᛗᛖ ᛇᚹᛖᚨᛏ ᚺᛟᛗᛖ

L'arbre se mouva alors pour s'écarter. Faisant apparaître un chemin enneigé qui n'existait pas la seconde d'avant. Lorsqu'ils passèrent la barrière magique, Wæmy et lui furent alors assaillis par le bruit des rires et de la musique. Severus remonta l'allée, son cœur se gonflant d'un sentiment de peur et d'agitation mêlées.

Et s'ils s'étaient trompés ? Et si Alia et lui n'étaient pas faits pour être ensemble ? Elle était encore jeune, elle pourrait se marier avec un jeune homme fort et drôle comme elle. Et si elle finissait par ne plus l'aimer ? Et si elle trouvait mieux ailleurs ? Et si leur mariage était voué à l'échec ? Et si...

Ils arrivèrent devant une charmante maison aux pierres rouge argile. Un petit portillon ouvert les invitait à entrer et de la fumée sortait par veloutes blanches de la cheminée.

La porte s'ouvrit alors et Minerva McGonagall en sortit avec un immense sourire.

— Severus ! Tout le monde t'attend, dépêche-toi !

Elle l'attrapa par le bras et le guida jusqu'à l'intérieur. Severus se sentit étrange alors qu'il avançait ainsi dans le hall puis dans le salon. Cette maison était si chaleureuse et pleine de vie. Alia et lui l'avaient décorée ensemble pour qu'elle ressemble à chacun d'eux. Un large salon ensoleillé avec une cuisine "à l'Américaine" comme l'avait dit la brune. Le côté salon, qui donnait sur le devant de la maison était moderne et high-tech. Une immense télévision trônait entre les deux fenêtres et un canapé confortable était entouré d'autres fauteuils de la même couleur noir. Il y avait même un pouf coloré dans un coin et des centaines de plantes et rideaux couleur bouteille aux murs sombres.

La cuisine était plus cosy, avec un plan de travail en bois rustique et un petit comptoir où l'on pouvait manger sur des tabourets confortables. Une table était aussi présente, poussée pour l'occasion à l'extrémité de la pièce et ensevelie sous des millions de plats et apéritifs encore intacts.

Wæmy ouvrit la baie vitrée qui donnait sur le jardin de derrière et Severus fut soudain pris d'une envie de fuir se cacher quelque part. Ce n'étaient pas les pièces qui manquaient ici ! Il pouvait aller dans sa chambre... Non, c'était aussi celle d'Alia. (Le potionniste rougit en se souvenant qu'ils dormiraient maintenant ensemble). Mais il y avait leur salle de bain commune ! (commune...) Sauf qu'Alia devait sûrement y être en ce moment à arranger sa coiffure... Il restait les chambres d'amis ! Au nombre de deux, comme s'ils avaient besoin d'autant... Ou son atelier !

Mais Minerva ne lui laissa pas le loisir de fuir et le traîna plutôt jusqu'au jardin.

Severus ne savait plus quoi faire... D'un côté, la simple perspective de passer sa vie avec Alia l'enchantait et lui donnait envie de danser sur la table. Mais en même temps ce sentiment l'effrayait au plus haut point.

Ils allaient vivre ensemble. Manger ensemble. Se laver ensemble. Dormir ensemble. Coucher ensemble.

Plus il y pensait, et plus le cœur de Severus se gorgeait d'émotions incroyables.

Ils arrivèrent alors dans le jardin. C'était un grand espace bordé d'arbres centenaires. L'un d'eux, massif et noueux, se dressait au milieu et ses branches robustes soutenaient une balancelle en bois qui serait sûrement parfaite pour lire au soleil les jours d'été.

Tout le jardin était tapissé d'une fine couche de neige, mise en péril par les bougies flottantes et enchantées qui dégageaient une douce chaleur malgré la nuit d'hiver bien avancée.

Entre Severus et l'arbre-balançoire, se trouvaient deux grandes rangées de bancs.

En l'entendant arriver, tous les invités se tournèrent vers lui.

Severus n'en revenait pas de voir autant de monde. Relevant la tête et avalant difficilement sa salive, il lâcha le bras de Minerva et avança jusqu'à l'autel improvisé. Un vieil homme se tenait là. Lui souriant amicalement et lui demandant de prendre place devant lui.

Severus commençait à transpirer, un exploit sachant qu'ils étaient en hiver ! Il se surprit à jeter des regards perdus dans la foule.

Pourquoi fallait-il qu'ils soient aussi nombreux ?

Severus reconnut tous les membres de l'ordre du Phoenix, dont Sirius et Lupin. Maugrey avait refusé de s'asseoir et attendait dans le fond près de la maison comme si une attaque aurait pu se produire à tout instant. Proche de l'autel, il reconnut aussi Tomas O'connor et ce m'as-tu-vu de Larry Page, seul Moldu de l'assemblée avec Susie Miller. Kingsley discutait avec Molly Weasley qui avait presque les larmes aux yeux à côté de son mari. Tous les enfants Weasley étaient aussi présents avec Lee Jordan. Harry Potter, Hermione Granger, Luna Lovegood et Neville Londubat étaient là aussi, assis près de Seamus et Dean. Si quelqu'un avait un jour dit à Severus que ses élèves les moins appréciés seraient présents à son mariage, il ne l'aurait pas cru ! Bien sûr, de l'eau avait coulé sous les ponts depuis... Chacun de ses élèves était venu s'excuser auprès de lui après la guerre. Même Sirius lui avait présenté des excuses ! Pour tout ce qu'il lui avait fait subir, enfant comme adulte. Et même si Severus savait que le chien avait sûrement été poussé par Alia et Lupin, cela lui avait fait un bien fou de l'entendre et de voir qu'il était sincère.

Minerva alla s'asseoir près du reste du corps enseignant et sortit un mouchoir qu'elle agrandit avant de le donner à Hagrid. Ce dernier n'était pas mieux loti que Molly et commença déjà à se moucher dedans.

Enfin Severus tourna la tête sur sa droite pour croiser le regard de Drago et Wæmy. Tous deux droits dans leurs habits, tirés à quatre épingles, ils arboraient un sourire que jamais le potionniste ne leur avait vu ! Surtout chez son protégé.

Alors que Severus se battait encore avec tous les sentiments qui lui tordaient les tripes, une musique commença à s'élever dans les airs. Une mélodie au violon douce et lente qui semblait planer et jouer avec les étoiles.

Severus remarqua le téléphone d'Alia, installé sur la chaîne hifi qui transmettait la reprise de la chanson d'Hallelujah par une certaine Lindsey Stirling. Comme quoi, avoir des chansons qui n'existaient pas encore sur son téléphone pouvait être utile de bien des façons...

Severus avait le cœur qui battait à toute vitesse. L'impression qu'il allait exploser.

Sortant de la maison, éclairée par la lueur chaleureuse des bougies, Alia Aka s'avança dans l'allée. Sa longue robe blanche nappée de dentelles glissait sur le sol de neige où les flocons immaculés venaient se coller au tissu. De petites étoiles magiques scintillaient sur tout son corps comme de petits diamants. Ses épaules nues et frissonnantes étaient aussi immaculées que la neige et ses cheveux bruns courts étaient perdus sous son voile.

En la voyant s'approcher, c'était comme si tous les doutes de Severus s'envolaient dans l'enchantement du moment. Elle était si belle. Si parfaite. C'était sa fiancée. Ce serait bientôt sa femme. Bientôt, ils seraient ensemble pour l'éternité.

Et l'éternité ne sera jamais assez longue.

Alia marcha seule jusqu'à lui, il pouvait voir son sourire à travers la dentelle de son voile, comme un soleil radieux derrière de fins nuages. Il tendit les mains pour saisir les siennes, tremblant à son contact. Tout son corps était électrisé. Il ne pensait plus à rien. Rien d'autre que cette femme devant lui.

Elle aussi le trouvait beau. Si beau dans son costume trois pièces noir aux reflets vert luisant. Si beau avec ses cheveux enfin domptés et brillants de mille feux tels une pierre d'Obsidienne. Si beau avec ses joues rosées et son sourire... Un sourire que jamais elle n'avait vu aussi éblouissant. Il avait suffi à chasser tous les nuages de doutes dans son cœur. Oui, ce soir, elle serait avec lui. Ils seraient unis pour toujours.

Pourvu que ce toujours soit éternel.

Le sorcier chargé de la cérémonie répéta ce texte sacré et si beau qu'aucun des deux mariés n'entendit vraiment. Enfin, quand ce fut leur tour, Drago et Wæmy marchèrent jusqu'à eux et leur tendirent les anneaux. De fins anneaux argentés où brillaient à l'intérieur de petites lettres.

"Always Together"

Severus attrapa un anneau en tremblant, le faisant glisser au doigt de sa promise avec une émotion mal maîtrisée.

Alia en fit de même, le cœur au bord des lèvres.

S'attrapant les mains comme si les lâcher leur était impossible, ils prononcèrent d'une même voix leurs vœux. Les invités commencèrent à verser des larmes, perdus dans l'émotion. Puis enfin, arriva la dernière phrase.

— Je vous déclare donc mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.

Avant même que Severus ait pu faire le moindre geste, Alia retira son voile et sauta dans ses bras, scellant leur union par un baiser fougueux.

Des cris et applaudissements fusèrent et les sorciers levèrent leurs baguettes pour lancer des feux d'artifice dans le ciel nocturne.

Personne ne s'inquiéta de se faire voir des Moldus voisins, car une seconde après, d'autres feux d'artifice, bien plus lumineux, percèrent le firmament. Les cris des Moldus festifs se mêlèrent à ceux des sorciers et Alia et Severus se séparèrent en souriant, levant les yeux pour observer le spectacle.

Leurs montres indiquaient minuit pile.

— Bonne année mon amour, » souffla Alia à l'oreille de son mari.

— Bonne année, » lui répondit-il. « Que ce nouveau millénaire nous apporte le bonheur.

— Nous l'aurons.

Comme une promesse que l'on scelle, Alia posa à nouveau ses lèvres sur celles du potionniste.

Une nouvelle vie les attendait, bien plus belle et plus folle que tout ce qu'ils avaient pu vivre jusque-là.

Ainsi fut leur promesse.