Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème « ronronner » en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.

Disclaimer : Les personnages et l'univers appartiennent à Gene Roddenbery

I. Ronronner

Selon l'avis de personnes extérieures à l'entreprise, le premier officier Spock était quelqu'un de froid et distant, uniquement préocuppé par sa logique toute vulcaine. Il n'y avait rien d'étonnant à cela, car lorsque l'on questionnait le Docteur McCoy sur le sujet, il répondait d'un ton bourru que cette bourrique au sang vert - dixit le commander Spock - n'était rien d'autre qu'un handicapé des émotions beaucoup trop raide pour son propre bien. Lorsqu'il avait un verre dans le nez, il ajoutait quelques mots bien sentis sur le balais qu'il avait profondément enfoncé quelque part.

En une journée particulièrement ensoleillée, alors que l' Enterprise se trouvait à quai à proximité de l'Académie de Starfleet, l'intimidant vulcain perdit de son effrayante superbe.

Le célèbre vaisseau s'était trouvé immobilisé à terre pendant quelques jours, pour cause de dératisation - ou plutôt détribulation, car il faut bien appeler un tribule, un tribule.

La nouvelle invasion, cette fois causée non pas par Cyrano Jones, mais par l'un de ses jeunes collègues, avait pris sa source chez un naif enseigne qui s'était laissé séduire par l'adorable ronronnement de l'une de ces si douces créatures.

L'aura de mystère et de gloire de l'Enterprise faisaient s'agglutiner dans son ombre des cadets de toute sorte, qui ayant terminé leurs journées de cours, qui ayant décidé de se porter malade pour l'admirer. Certains poussèrent même le vice jusqu'à se faufiler à l'intérieur, dans l'espoir de pouvoir rencontrer en personne le célèbre équipage. De ces jeunes gens téméraires, seul quelques uns parvinrent à s'aventurer assez profondément dans le vaisseau pour pouvoir assister à une scène qui resterait dans les annales de l'Académie.

Ils avaient réussi à se glisser jusqu'à l'infirmerie et observaient d'un air interdit le tableau qui se peignait devant leurs yeux.

Assis sur l'un des lits, le commander Spock esquissait un fin sourire, tout en caressant doucement un petit tribule au creux de sa main. Les étudiants restaient interloqués devant cette figure si froide rendue à la douceur de ce petit animal nuisible.

- Hum ! hum !, grommela une voix dans leurs dos.

Ils sursautèrent violemment et se retrouvèrent nez-à-nez avec le sourcil hautement levé du Docteur McCoy.

- Bon sang ! On vous cherche dans tout le vaisseau. Une seule invasion nous suffit, vous savez ?

Ils restèrent muets, alors que le médecin de bord entrait dans la pièce, un petit sourire se dessinant sur ses lèvres.

- M'enfin, je ne m'en plaindrai pas. Vous êtes les seules personnes de ce vaisseau à s'approcher de l'infirmerie sans que j'aie à l'y tirer moi-même par la peau des fesses. Franchement, si j'avais été à votre place, j'aurai tenté de voir la passerelle de commandement plutôt que l'infirmerie.

L'une des cadettes, téméraire, ouvrit la bouche.

- Et bien, nous avons été distraits ?, dit-elle, tout en jetant des petits coups d'oeil discrets à l'autre occupant de la pièce, toujours assis sur son lit.

Le Commander Spock avait effacé le sourire de ses lèvres et levé la tête, curieux. Il n'avait cependant pas cessé de caresser d'une main douce le petit animal lové entre ses mains.

- Ah ! Commander Spock, fit le Docteur McCoy, amusé. Toujours absorbé par cette boule de poils ? Attention, vous risquez de montrer un peu de sensiblerie humaine.

- Bien que je sois plus Vulcain qu'humain, il se pourrait, contre toute attente, que ces tribules et leurs ronronnements atteignent également mons système nerveux, Docteur. C'est cela, ou je vous laisserai me plier à des examens minutieux pour comprendre le soudain afaiblissement de mes barrières mentales.

Le Docteur grommela en haussant les épaules et se retourna vers les jeunes gens qui n'vaient toujours pas bougé.

- Je veux bien comprendre que l'image d'un Vulcain gagatisant - ne m'interrompez pas, Spock, je sais, les Vulcains ne gagatisent pas, bla, bla, bla - sur une de ses foutues bestioles peut être suffisamment traumatisante, mais n'allez pas le crier sur les toits. Apprendre que cette tête de gobelin est plus qu'un stalagtite sur pattes pourrait détruire le fragile équilibre de la Fédération. Maintenant, ouste, sales gamins, et ne traînez pas !

Alors que les jeunes cadets allaient s'en aller, McCoy attrapa le tribule que l'un d'eux emmenait discrètement avec lui.

- Et on ne cueuille rien en route !

Lorsqu'ils eurent disparu au détour d'un couloir, le Docteur s'en retourna auprès de son ami Vulcain et se laissa lui aussi à caresser la petit boule de poils entre ses bras.

- Foutues bestioles, grommela-t-il, laissant les deux petits tribules ronronner doucement sous les caresses.