Je ne possède aucun des personnages de la série TV ou des films.

Une infiltration dans un serveur berlinois, un transfuge des services secrets allemand, la menace d'une guerre nucléaire en extrême orient... et Ethan sur l point de se jeter dans un four géant... Une fois encore il va falloir réussir l'impossible pour empêcher une catastrophe mondiale.

Ce premier chapitre a été écrit dans le cadre de la Nuit du FOF sur le thème "Intégrité"

Oui oui, ma première pensée ça a été "intégrité d'un système informatique" donc piratage donc MI

Eh bien évidement, c'est devenu une fic !

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


INFILTRATION RISQUEE

Chapitre 1

Berlin

Les doigts de Benji volaient sur le clavier pendant que Brandt était penché au-dessus de son épaule.

- Tu pourrais faire plus vite ?

- Tu pourrais me laisser de l'air ?

- Ethan est dans une sorte d'ordinateur géant, si tu ne remets pas le système de ventilation en route avant qu'il ne se glisse dans les conduits, il va se jeter dans un four.

- Tu crois que je ne le sais pas ?

- Vous pourriez vous concentrer ? Les coupa la voix de Luther. Je vous rappelle qu'il ne reste à Ethan que deux minutes et qu'il est en silence radio ! Alors c'est bien beau de couper le système pour qu'il franchisse le premier pare-feu, mais remets le en marche bon sang !

- Mais j'y travaille, sauf qu'il s'est verrouillé en se coupant et qu'il y a quelque chose qui empêche de le remettre en route.

- Comment ça un blocage ? S'exclama Luther.

- J'en sais rien moi. Mon attaque a mis à mal l'intégrité du système informatique, du coup il a enclenché une sécurité qui lui impose de faire un diagnostique avant remise en route totale.

- Et ça va prendre combien de temps ça ? Demanda Brandt.

- 8 minutes, répondit Benji dans un murmure.

- Il nous en reste à peine plus d'une, répliqua Luther en courant pour rejoindre le tableau électrique du gratte-ciel qui abritait les serveurs. Je vais t'aider à duper le système.

- Et comment on fait ça ? Demanda Brandt.

- On fait disjoncter le pâté de maison pour forcer le système à se réinitialiser.

- Que… Quoi ? Demanda Brandt… Attends, mais tu ne peux pas faire ça, tu..

- Préfères qu'Ethan se fasse griller ? Le coupa Luther.

- Non… Bien sûr que non… Merde… ça va encore me retomber dessus.

A côté de lui, les doigts de Benji continuaient à voler sur le clavier. Son cœur battait vite. S'il ne parvenait pas à remettre en état l'intégrité du système, cette mission serait un vrai désastre et c'est Ethan qui en paierait le prix.

OoooO

Ethan qui était en train de jeter un coup d'œil à sa montre. Il lui fallait encore 30 secondes pour atteindre la ventilation, 30 de plus pour pénétrer dans le serveur et sans doute une minute le temps d'en extraire les fichiers. S'il avait bien compté, il en faudrait trois pour que les gars de la sécurité ne le remarque. C'était serré, mais il pouvait le faire.

Doucement, il se pencha et se glissa dans le conduit transversal. Il allait déverrouiller la dernière trappe lorsqu'il perçut que quelque chose se passait. Tout sembla sauter, les lumières clignotèrent et s'éteignirent. Ethan se tendit. Il était en train de se passer quelque chose à l'extérieur.

OoooO

D'un geste ferme, Luther déconnecta brutalement le compteur électrique, faisant sauter tout le quartier. Tout s'éteignit, sauf l'ordinateur de Benji qui récita à haute voix un compte à rebours.

- 8… 7… 6… 5… 4… 3… 2… 1…

Rapidement, il réactiva son programme, pénétra dans le système et s'infiltra dans le contrôle de la ventilation.

- Ça se présente comment ? Demanda Luther.

- Intégrité restaurée ! Lança Benji.

- Mais on a trente secondes de retard, les fit désenchanter Brandt.

Benji frémit. Non, ce n'était pas possible…

OoooO

A l'intérieur, Ethan avait fini de déverrouiller les boulons de la trappe pendant la coupure de courant. Idéalement, il aurait bien rallumé son oreillette pour comprendre ce qui était en train de se passer, mais ce n'était pas le moment. Habilement, il retira la trappe et se glissa à l'intérieur. Quand sa main toucha la paroi, il la retira en glapissant, surpris de se brûler, mais il ne pouvait pas faire autrement. D'un geste, il renfila ses gants et se faufila à l'intérieur.

La chaleur le prit à la gorge et il ferma les yeux. Benji n'était pas censé remettre la ventilation ? Quoi qu'il en fût, il ne pouvait pas faire demi-tour. Il lui fallait ces données, trop de vies en dépendaient. Alors, il serra les dents et avança, essayant de ne pas voir que la chaleur attaquait ses gants et ses botte, appréciant de pouvoir progresser accroupi et pas à plat ventre.

- Allez Benji… Il commence à faire chaud.

En effet, plus il progressait et plus la chaleur était violente, suffocante, Ethan était à deux doigts de perdre connaissance quand tout d'un coup, un souffle d'air frais balaya le conduit de ventilation, lui redonnant de l'oxygène et rendant sa situation moins précaire.

D'un geste, Luther ouvrit la porte de la fourgonnette pour rejoindre Benji et Brandt.

- Alors ?

- Pas de nouvelles, mais on a eu 30 secondes de retard, dit Benji un peu paniqué et si jamais, il…

Mais ce dernier n'eut pas le temps de finir sa phrase parce qu'une voix se mit à hurler dans son oreillette.

- Sortie compromise, démarrez !

- Ethan ? Mais qu'est-ce que…

Un grand bruit de verre brisé le coupa. Brandt sursauta et passa la tête par la fenêtre du fourgon, découvrant Ethan en train de déployer son parachute.

- Oh merde ! Démarre Luther !

Ce dernier ne se le fit pas dire deux fois. Il sauta au volant et mit le moteur en marche.

- Attends ! Stop ! Cria Brandt, le faisant piler.

Luther le fit et Ethan manœuvra pour atterrir sur le toit. Il le heurta brutalement et son ami redémarra pendant que Brandt, assis sur le rebord de la fenêtre et à moitié dehors du véhicule cramponna Ethan pour qu'il ne bascule pas. Ce dernier détacha rapidement son parachute et Benji ouvrit la porte coulissante pour l'aider à se glisser à l'intérieur. Quand il tomba sur le sol, il la referma et Luther accéléra pendant que Brandt se tournait vers lui.

- Eh ça va ?

- A peu près, dit Ethan en se redressant.

Il grimaça et retira ses gants. Benji remarqua les brûlures sur ses mains et sursauta.

- Oh mince, fais voir.

Ethan le laissa faire tout en lui demandant.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Petit problème de pare-feu, dit Benji.

- Et la sortie ? Lui demanda Brandt.

- Petit problème d'agents de sécurité, répliqua Ethan sur le même ton.

- Je vois, dit Brandt et maintenant ?

Ethan retira l'une de ses mains à Benji et sortit une clé USB de la poche de sa veste.

- On les fait tomber.