Hello à tous, me revoilà !

Quoi de neuf ? De mon côté, ça... Bon, tout ne va pas bien, surtout au niveau de mon boulot avec ma boss suspendue, la remplaçante qui veut couler la baraque pour la racheter à vil prix une fois que ma boss aura mis la clef sous la porte, la tonne de travail, les clients furieux, mes collègues surmenées... Début mars, c'est à peu près sûr que je démissionne. Vu que ma boss va être destituée, je n'ai plus l'approbation de l'INFN pour poursuivre mon apprentissage là-bas. Et bien sûr en plus de ça j'ai mes cours à réviser et mes examens à préparer et laissez-moi vous dire que les régimes matrimoniaux, et surtout la liquidation (en gros, qui a droit à quoi dans le divorce) c'est super-compliqué. Les gens, ne vous mariez pas, c'est une bêtise ! Ou si vous vous mariez, ne divorcez pas ! Ah, et ne mourez pas non plus, parce que les successions c'est dur aussi ! xD

Bref.

Revenons à nos moutons... Euh, à nos ninjas.

Voici donc le second volume des aventures de Tsunami Uchiha, Self-Insert (qui a présent à tellement divergé de moi qu'elle tient plutôt de l'OC, en fait) réincarnée dans le monde de Naruto. Si vous découvrez cette fic par hasard, je vous conseille vivement de lire le tome 1 (Tsunami Uchiha : les origines) pour comprendre tout ce qui a changé du canon !

Mais pour ceux qui ont besoin d'un petit récapitulatif...

Tsunami est née neuf ans avant l'attaque du Kyubi avec des souvenirs-rêves de sa vie antérieure. Elle est la grande soeur d'Izumi Uchiha, personnage du canon et love-interest d'Itachi. Elle a activé son Mangekyo Sharingan e voyant son père Kaiji tué par le Kyubi. Sa famille a réintégré le clan Uchiha durant deux ans et Tsunami y a rencontré Shisui et Itachi : puis ils ont été forcés de partir, car la mère de Tsunami, Hazuki, était enceinte d'un étranger et refusait de l'épouser ou même de révéler son identité. Logique, en fait, puisque ledit étranger était en fait Hizashi Hyuga (le père de Neji). Bref, Tsunami et Izumi ont eu un petit frère, Hikari. Sa naissance a été difficile et a laissé Hazuki affaiblie, voire infirme, et incapable de redevenir ninja active. Tsunami est passé Chuunin à 12 ans pour mieux soutenir sa famille. Par la suite Hazuki rencontre Neji et l'intègre discrètement à leur petite famille, lui donnant en secret une échappatoire aux Hyuga. Tsunami grandit et se distingue dans sa maîtrise du ninjutsu, du taijutsu, et du Fuinjutsu. Elle est envoyée apprendre diverses techniques de Jiraya durant un bref voyage de quelques mois. Elle rejoint ensuite la Team Shisui chargée de nettoyer la frontière avec Kiri, et commence à se tailler une féroce réputation. Elle passe Jounin à quinze ans. Un peu plus tard, lors de la dernière mission de la Team Shisui, Tsunami tombe sur Karin et sa mère au pays de l'Herbe, et la mère de Karin la supplie de sauver sa fille. Tsunami ramène donc Karin Uzumaki à Konoha et la prend comme élève. Tsunami rejoint ensuite la Section Commandement, sous la direction de Shikaku Nara. Les tensions montent entre le village et le clan Uchiha. Tsunami fait cadeau à Shiui d'un sceau anti-vol de Sharingan, mais ça n'empêche pas Shisui de se suicider. Un peu plus tard, il y a une altercation entre la police te Hazuki, et celle-ci est tuée. C'est ce meurtre qui déclenche le massacre (avec six mois d'avance sur ce qui aurait dû se passer) car le Sandaime envisageait de démanteler la police. Itachi tue tout le monde puis s'attaque à la famille de Tsunami, qui vivait hors du district Uchicha : lui et Tsunami s'affrontent, et Itachi finit par prendre la fuite. Le même jour, le soeur anti-vol de Sharingan de Shisui s'active car Danzô a essayé de jeter un genjutsu à l'Hokage : le sceau explose et Danzô (qui se l'était greffé dans l'oeil) meurt.

Tsunami est nommée chef de clan et la garde de Sasuke lui est confiée. La mort de Danzô provoque des conséquences en cascade. Itachi ne rejoint pas l'Akatsuki. La Racine s'effondre, et durant plusieurs années le réseau d'espionnage et de contre-espionnage de Konoha est énormément affaibli. Il y a des attaques aux frontières. Des vagues de réfugiés affluent (et sont acceptés au village, au lieu de disparaître discrètement entre les mains des ANBU). Iruka se rapproche de Naruto plus tôt, et un certain nombre d'héritiers de clans sont encouragés à montrer le bon exemple et à se montrer plus amicaux avec lui. Pour clouer le bec au Conseil, Tsunami lance un projet de de clonage d'embryon à base d'ADN Uchiha, et Anko devient mère porteuse (puis mère tout court) d'une petite fille conçue en laboratoire, et dont la parenté est classée comme un secret de rang S. La guerre civile à Kiri ralentit (car Danzo n'interfère pas). Hikari apprend que Neji, qui était jusque là pour lui un ami d'enfance, est en réalité son demi-frère : il apprend également la terrible réalité du sceau de l'Oiseau en Cage. Tsunami, d'ailleurs, commence secrètement à créer un contre-sceau. Izumi passe Chuunin et reçoit le contra d'Invocation des chouettes (Tsunami, en tant que chef de clan, a celui des chats). Les membres de la Racine sont lentement réintégrés dans les forces de Konoha. Itachi rejoint l'Akatsuki quatre ans plus tard que dans le canon, ce qui fait qu'Orochimaru est resté quatre ans de plus avec eux et n'a donc pas eu le temps de construire Oto. Après avoir fuit l'Akatsuki, Orochimaru décide donc de conquérir un village ninja, et son choix se porte sur Kusa. Tsunami est nommée Jounin-sensei à l'âge de vingt ans : ses élèves sont Neji, Tenten, et Shin (ex-membre de la Racine). Karin devient, avec Rock Lee et Sai (ex-membre de la Racine) élève de Gai Maito. Elle fait participer ses élèves à l'examen Chuunin qui a lieu à Suna, ce qui lui permet de mesurer les tensions du village car Suna est au bord d'un coup d'état mené par une Jounin nommée Pakura. Seul Shin passe Chuunin. De retour à Konoha, et en réalisant à quel point le monde a changé, Tsunami cherche une direction à donner à sa vie, et décide de se trouver une vocation pacifique : la paix (ou à défaut, l'entente) mondiale.

... Et voilà.

Vous pouvez aller relire les 20 chapitres et les 10 bonus du tome 1, sinon x) Ca ne mange pas de pain !
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Un grand merci à mes Bêta : Fiona (primo-Bêta, qui fait le plus de corrections et de critiques acerbes xD), Isy (secondo-Bêta, qui ironiquement est celle qui lit les chapitres en premiers et fait mes premières corrections), et Wrapochou (tercio-Bêta, la dernière à avoir rejoint la bande) !

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Sans plus attendre, voilà le prologue ! Enjoy !

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Prologue

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Une semaine avant l'examen final de l'Académie, Naruto Uzumaki mit la main sur plusieurs seaux de peinture et passa joyeusement sa nuit à recouvrir de graffitis la falaise gravée des visages des Hokage.

Le petit Naruto était ignoré et négligé par quasiment tout le village. Il n'était donc pas rare qu'il se lance dans ce genre de blague insolente, riant haut et fort de sa propre audace, et faisant mine d'ignorer les regards exaspérés des passants. Naruto était un gamin isolé, orphelin, méprisé par le village qui voyaient en lui un mauvais souvenir du démon-renard, ou parfois comme le spectre du démon-renard lui-même. Sa vie n'était pas toute rose. Mais oh, elle aurait pu être tellement pire. Tellement plus solitaire. Naruto avait Iruka-sensei, qu'il connaissait depuis longtemps et qui le traitait avec tant de familiarité que parfois sa langue fourchait et qu'il devait se retenir de l'appeler « Iruka-niichan ». Naruto avait aussi Kiba, toujours partant pour traîner après les cours ou l'inviter jouer avec les chiots, et puis Ino, qui le surveillait d'un œil d'aigle et tirait une fierté personnelle de ses réussites en classe. Dans une moindre mesure, Naruto avait aussi Shikamaru et Chōji, et puis quelques autres enfants de sa classe qui étaient gentils avec lui au lieu de l'ignorer comme le faisaient les adultes. Oui, Naruto avait eu une enfance solitaire, et le manque de reconnaissance du village, le manque d'amour, ça lui faisait toujours mal. Mais sa vie n'était pas dépourvue de bonheur. Il avait des gens qui se souciaient de lui, qui lui montraient, qui l'aidaient à progresser. Alors, même s'il maugréait et manifestait sa frustration au travers de blagues puériles, Naruto avait conscience, quelque part, qu'il avait de la chance d'avoir ces êtres chers qui rendaient sa vie plus douce.

(Parfois, changer la vie de quelqu'un tient à si peu de choses.)

Cela dit, Naruto restait Naruto : un trublion insolent et provocateur, éternellement joyeux et aux notes médiocres en classe. Le destin ne changeait pas tant que ça. Alors ce n'était pas surprenant qu'il recouvre de graffitis les vénérables visages qui semblaient veiller sur Konoha. Ce n'était pas non plus surprenant que la police de Konoha lui tombe dessus avec un agacement mêlé de résignation, et que le blondinet soit confié à Iruka-sensei pour être puni. Non, rien de surprenant dans tout ça.

C'était le cours normal des choses à Konoha.

C'était aussi le cours normal des choses de voir la police parcourir Konoha, assurant la sécurité des civils et supervisant la bonne marche du village. Il n'y avait aucun Uchiha parmi eux. Ils venaient de tous les horizons. Leur commandant était Hayama Shirakumo, un homme au visage sévère qui ne portait l'emblème d'aucun clan, et qui était infiniment plus aimé que ne l'avait été Fugaku jadis.

Parmi les officiers de police se trouvait Anko Mitarashi, qui grignotait distraitement une brochette de dango en écoutant d'une oreille sa coéquipière Natsu Hyuga. Anko était plutôt en train de penser à sa fille, Kinako. Elle aurait trois ans cette année. Physiquement, Kinako ressemblait de plus en plus à une Uchiha, mais elle avait les immenses sourires de sa mère et son enthousiasme débordant. Peu de gens iraient imaginer que l'adorable fillette était en réalité le produit d'une expérience de clonage à partir des gênes d'une Uchiha, pas vrai ? Mais Anko se demandait combien de temps tiendrait l'illusion. A trois ans, sa fille serait inscrite dans un jardin d'enfants. Et Anko s'angoissait, comme toutes les mamans. Kinako serait-elle heureuse ? Se ferait-elle des amis ? Est-ce que quelqu'un, quelque part, risquait de comparer ses grands yeux noirs et ses traits fins avec ceux des Uchiha ?

C'était aussi le cours normal des choses de voir des passants portant des kimono amples, à la mode du pays de l'Eau, plutôt que les habituels t-shirts et pantalons que favorisaient les natifs de Konoha. Depuis le début de la guerre civile à Kiri, il y avait eu plusieurs vagues de réfugiés. Certains avaient fait un petit détour par la Section T&I ou entre les mains des Yamanaka, mais globalement, ils avaient été bien accueillis. Ils avaient été accueillis, tout simplement, alors que dans un autre monde ça aurait été inimaginable. Mais ici… De nouveaux commerces avaient ouverts. La mode des kimonos s'était répandue. Des gamins à l'accent étrange avaient rejoint l'Académie. Au total, presque trois cents personnes, dont un bon tiers d'enfants, avaient grossi les rangs du village.

Aucune branche secrète de l'ANBU n'avait assassiné ces réfugiés par crainte d'une brèche de sécurité.

Il n'y avait pas de branche secrète de l'ANBU, d'ailleurs. L'ANBU était l'ANBU, point final. Et si certains d'entre eux portaient encore un tatouage sur la langue… Si certains d'entre eux se souvenaient de missions différentes, et des ordres d'un homme au visage bandé… Eh bien, ça n'avait pas d'incidence sur le fonctionnement de leur organisation. Ils étaient l'ANBU et leur unique leader était l'Hokage.

La tombe de Danzō Shimura prenait la poussière. Ses vieux coéquipiers ne venaient guère l'entretenir. Ils étaient tous trop occupés. Personne d'autre ne se souvenait de ce vieil homme reclus et paranoïaque. Et ceux qui s'en souvenaient, qui avaient été forcé de s'en souvenir en mettant de l'ordre dans tout ce qu'il avait laissé après sa mort, ceux-là n'auraient jamais entretenu sa tombe même si on les avait payés pour ça.

Depuis plusieurs années, il y avait davantage d'enfants à l'Académie que ce qui était habituel, et le bâtiment avait été agrandi. Il y avait les réfugiés du pays de l'Eau, mais aussi d'autres réfugiés, du pays du Feu cette fois. Les raids et les attaques aux frontières s'étaient multipliés (un peu comme si la principale force de contre-espionnage du village s'était écroulée sans crier gare) et beaucoup de gens avaient fui leurs hameaux. Les choses s'étaient calmées et les patrouilles avaient été augmentées, depuis, permettant à beaucoup de familles de repartir, mais… Certains étaient restés. Des gens qui avaient tout perdu avaient décidé de prendre un nouveau départ et placé leurs enfants à l'Académie parce que c'était gratuit. Ou bien parfois… Des gens qui n'avaient plus les moyens de s'occuper de leurs gosses et qui les avaient donc abandonnés au village. Toutes les histoires n'avaient pas de fin heureuse.

Il y avait une classe spéciale, à l'Académie, qui commençait à se désemplir. Quand elle avait été créée, il y avait presque trente élèves. Tous avaient alors entre cinq et treize ans. Tous étaient grave, silencieux, et d'une compétence inquiétante pour des enfants de leurs âges. Ils ne parlaient jamais de là où ils venaient. Il y avait eu des enfants plus jeunes, placés à l'orphelinat, et des plus âgés, qui avaient été affectés à la Division Genin afin de gagner leurs galons, ou qui était restés dans l'ANBU. Mais voilà, les enfants de cinq à treize ans avaient été envoyés à l'Académie, et on avait lentement essayé de les sociabiliser. Une fois assez âgés, ils étaient affectés à une équipe de Genin. Certains passaient le test de leur Jounin-sensei, d'autres non. Dans tous les cas, ils étaient réintégrés dans les forces de Konoha. Chaque année, un certain nombre d'entre eux quittaient donc l'Académie pour retrouver la vie de ninja. A présent, il n'y avait plus qu'une poignée d'élèves dans cette classe spéciale. Ils avaient été très jeunes en y arrivant, mais tous approchaient de l'âge du diplôme. Dans un an ou deux, il n'y aurait plus personne dans cette classe… Et elle pourrait disparaître. Beaucoup de gens haut-placés pousseraient alors un soupir de soulagement.

Toutes les histoires n'avaient pas de fin heureuse. Mais parfois, elles n'avaient pas à être malheureuses non plus. On allait de l'avant. Les blessures guérissaient.

Loin de Konoha, la vie suivait son cours pour les autres villages. A Kiri, la guerre civile commençait à se calmer maintenant que le Mizukage était mort. Bientôt, le village caché du pays de l'Eau aurait un nouveau chef, et la paix reviendrait… Ou du moins, ce qui s'approchait le plus de la paix dans ce lieu sanguinaire. Peut-être que les nukenins chassés du village, qui sillonnaient le continent en bande organisées et prenaient parfois le risque de proposer leurs services aux autres villages, y reviendraient.

Kiri n'était pas le seul village qui évoluait. A Kusa, les ninjas étaient soudains devenus plus cruels et plus compétents, sous l'égide d'un mystérieux chef qui avait fait faire un bond en avant à leur médecine, leur science, et leur férocité. Des serpents se cachaient dans les hautes herbes. Dans le pays des Rizières, personne n'avait fédéré les clans errants et fondé de village, mais les habitants faisaient face à des raids de pilleurs et de kidnappeurs sans pitié.

Et, à Suna, le Kazekage faisait face à une opposition politique glaciale, menée par une Jounin qui aurait aimé lui prendre son poste. Dans un autre monde, cette Jounin serait sans doute morte depuis des années. Suna aurait été affaiblie par de très mauvaises relations avec son Daimyo, et personne n'aurait osé contester les ordres du seul ninja de rang S du village. Mais ce n'était pas ce monde-là. Un papillon avait battu des ailes, un ANBU n'avait pas reçu de mission d'assassinat, et les choses avaient prises une autre direction.

Le monde changeait.

Les changements étaient parfois soudains, et parfois aussi doux et progressifs. Ils étaient parfois directs, le résultat d'une action décisive et dont les répercussions apparaissaient immédiatement, et parfois plus subtil, le résultat de l'accumulation de dizaines de petites actions vaguement liées entre elles. Mais l'essentiel des changements dans ce monde… Du moins ce monde tel qu'il se comparait à ce qu'il aurait pu être, dans un univers plus simple… L'essentiel de ces changements pouvaient être tracés jusqu'à une seule personne.

Tsunami Uchiha.

Il aurait été arrogant de croire qu'elle était responsable de toutes ces transformations. Mais oui, de façon plus ou moins indirect, par le biais d'autres personnes ayant pris d'autres décisions et influencés encore d'autres personnes, Tsunami était connectée à tous les évènements qui, pour le meilleur ou pour le pire, avaient métamorphosé ce monde. Parce que… Elle était, après tout, l'élément perturbateur. C'était sa naissance qui avait fait dévier le destin de son chemin. Elle n'était pas supposée exister. Elle n'était pas supposée se souvenir, surtout. Se souvenir de son autre vie, d'un animé vu et revu, de personnages de fiction, et d'un scénario alambiqué plein d'ennemis surpuissants et de clichés de manga shōnen.

Ce n'était pas le centre de son identité. Tsunami ne se souvenait guère de qui elle était auparavant, et ne s'en souciait pas. Ces souvenirs étaient juste une addition dans son esprit, un bonus de savoir, une arme de plus pour se défendre. Elle n'avait pas en sa possession une encyclopédie de connaissances infaillibles, mais seulement des pans de souvenirs dont la plupart étaient suffisamment détaillés pour être très utiles. Tsunami avait ainsi vu venir le massacre Uchiha, la traîtrise d'Orochimaru, le danger de Danzō. Elle avait exploité ce savoir et ça lui avait permis de survivre à bien des catastrophes. Mais… c'était par elle-même qu'elle avait affronté les dangers du monde ninja, grandi, gagné en force et en pouvoir. Tsunami était fière du chemin qu'elle avait parcouru.

Il lui semblait qu'hier encore, elle était une fillette turbulente et sur la défensive, diplômée Genin à dix ans et vaguement grincheuse à l'idée d'être la plus petite de son équipe. Ah ! Au moins, c'était un souci qu'elle était sûre de ne plus avoir. Tsunami avait hérité de la stature de son père. Elle ne connaissait pas beaucoup de kunoichi plus grande qu'elle. Avec son mètre quatre-vingts, sa crinière de cheveux noirs, et son haori brodé d'écarlate, elle était une figure imposante à présent. De gamine insolente, elle était devenue une Jounin assurée. Que de chemin parcouru… Quand elle était petite, être la fille d'une Uchiha l'avait angoissée : elle avait été terrifiée à l'idée de se retrouver piégée dans le clan et de périr aux mains d'Itachi. Cette angoisse n'avait fait que grandir après la mort de son père lors de l'attaque du démon-renard, qui avait poussé sa mère à réintégrer le clan avec ses deux filles. Tsunami détestait être une Uchiha. Elle détestait cette pression sur ses épaules, cette tension, l'atmosphère froide et dédaigneuse, la façon dont elle n'arrivait pas vraiment à rentrer dans le moule. Qui aurait cru que, des années plus tard, elle serait chef du clan Uchiha ?

Oh, les choses ne s'étaient pas faites en douceur. Tsunami avait été chassée du clan avec sa petite sœur et sa mère lorsque celle-ci était tombée enceinte et avait refusé de révéler l'identité du père. Un petit frère était né. Tsunami avait gagné en force, continué à surveiller le clan, et s'était fait des relations. Elle avait placé des pièges et préparé le champ de bataille. Puis sa mère était morte, victime d'un accès de violence policière. Personne ne l'avait vu venir, pas même Tsunami. Les tensions entre le clan et le village s'étaient enflammées, Itachi avait agi plus tôt que prévu, Tsunami s'était défendue, et…

Elle était chef de clan, à présent.

Un clan de quatre personnes, qui ne comptait qu'elle-même, sa sœur Izumi, son frère Hikari, et son cousin Sasuke. Un clan dont elle n'avait pas voulu, qu'elle avait même passé une grande partie de sa vie à détester, mais son clan quand même. C'était comme d'hériter d'une vaste maison associée à plein de mauvais souvenirs, mais à présent vide. C'était à Tsunami d'en faire ce qu'elle voulait, à présent. Il y avait tellement de potentiel. Est-ce que ça ne contrebalançait pas l'amertume de ses souvenirs ? Le clan était sa famille, maintenant. Tsunami les aimait, les protègeraient, les ferait prospérer. Après avoir passé toute sa jeunesse à fuir les Uchiha, à présent, elle allait leur dévouer sa vie.

Elle en était heureuse. Elle avait eu peur et été en colère si longtemps durant sa vie. Mais à présent… Elle avait tout ce qu'elle avait pu souhaiter, non ? Sa famille allait bien. Ils étaient en sécurité. Tsunami avait des amis, des collègues, et même des élèves. L'avenir lui tendait les bras. Et, pour une fois, elle avait hâte de voir ce qu'il lui réservait.

Une semaine avant l'examen final de l'Académie, Naruto Uzumaki mit la main sur plusieurs seaux de peinture et passa donc joyeusement toute sa nuit à recouvrir de graffitis la falaise gravée des visages des Hokage. Beaucoup de passants regardèrent son vandalisme en grommelant, mais Tsunami se contenta de sourire bêtement en regardant les graffitis.

Bientôt, se promit-elle. Bientôt, le destin allait se ruer à sa rencontre. Naruto Uzumaki allait devenir Genin, et se jeter dans le cours de l'Histoire. Une histoire dans laquelle Tsunami avait déjà plongé avec détermination depuis plusieurs années.

Elle était prête.

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Et vous, êtes-vous prêts ?x)

Voilà pour le prologue ! J'espère que ça vous a plu (et mis en appétit pour la suite). Normalement je poste toutes les deux semaines mais pour le premier chapitre, ça sera un peu plus rapide. Je posterai la semaine prochaine !

Et on commencera directement avec la création des équipes Genins, mwahahaha. Avec des nouveaux persos ! De l'inattendu ! KAKASHI !

Si vous voulez parier sur la composition des équipes de Genins... C'est le moment !

A mercredi prochain =)

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