Je ne possède aucun des personnages des films

[Suite de "Exfiltration" ] : 10 jours après les évènements de Los Angeles, Ethan obtient le droit de sortir de l'hôpital à condition qu'il se repose. Si ce dernier imaginait passer les prochaines semaines dans une planque de l'IMF, ses discussions avec Illya et les étranges visions qu'il a eu lorsqu'il s'est senti mourir vont lui faire prendre une autre direction, mais tout n'est pas fini Conrad est toujours dans la nature et son désir de vengeance est toujours aussi fort.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


RACINES

Chapitre 1

Ethan laissa échapper un soupir lorsque le médecin sortit de sa chambre, cela faisait bien trois jours qu'il le harcelait pour qu'il le laisse sortir. La douleur en respirant avait grandement diminuée, celle dans son épaule aussi et il n'aimait pas spécialement les hôpitaux : trop de bruits, trop de monde, trop d'agitation, trop de drames qui pouvaient s'y jouer. Il était bien content qu'il ait enfin accepté qu'il signe cette décharge. Oh, il n'était pas encore guéri. Il allait devoir supporter une attelle pendant 15 jours et sans doute rester totalement au repos par la même occasion, mais il ne serait plus dans ce lit, enchaîné à ces machines, dans une position de faiblesse qui le mettait mal à l'aise.

A l'heure actuelle, il ne lui fallait qu'un lit et un espace qu'il pouvait maîtriser… Une planque sécurisée du FMI ferait parfaitement l'affaire. Il y trouverait un lit, de quoi à continuer de se soigner, de quoi à manger et surtout il serait seul ! Il ne supportait définitivement plus toute cette agitation.

Perdu dans ses pensées, il sursauta lorsqu'une main effleura son bras. Ethan ouvrit les yeux et croisa le regard souriant d'Ilsa.

- Oh désolé, je ne pensais pas que tu dormais comme je viens de croiser ton médecin.

La jeune femme avait eu le droit de sortir il y avait déjà cinq jours et Ethan devait bien admettre que ça avait fini de le rendre aigri. Elle avait prit une balle dans l'épaule, elle aurait très bien pu en prendre autant que lui.

- Je ne dormais pas, je réfléchissais à un lieu calme.

- Pour te reposer ?

- Oui.

- Eh bien, je crois que tu m'as parlé d'un lieu comme ça, non ?

Ethan frissonna. A quoi elle faisait référence ? Avec tous les médicaments qu'on lui faisait ingurgiter, il n'était plus très sûr et puis, il se rappela… Le chêne centenaire, la ferme… Middlefield… Pendant un moment il avait cru bon de l'emmener là-bas, tout ça à cause de ce rêve étrange quand il s'était senti partir, mais il allait bien maintenant et il répondit en grognant.

- Non, ce n'était pas une bonne idée.

Ilsa parut surprise, mais Ethan se leva. Il était déjà habillé pour sortir. En fait, il n'attendait juste que son médecin lui fasse passer sa dernière visite de contrôle avant de le libérer.

- Pourquoi ce ne serai pas une bonne idée ? Demanda Ilsa pendant que le reste de l'équipe entrait dans la pièce.

- J'étais blessé. Je ne fais pas les bons choix dans ces conditions, répliqua Ethan quand le médecin entra pour lui demander de le suivre.

Ce dernier le fit sans demander son reste. En plus, cela lui évitait de poursuivre cette conversation avec Ilsa. Ilsa qui le regarda disparaître avec un air étrange que tous notèrent.

- Un problème ? Demanda Brandt.

- Je ne sais pas… Son médecin m'a dit qu'il pouvait sortir s'il avait un endroit calme où se reposer, Ethan m'avait parlé d'une ferme. Je pensais que c'était une bonne idée, mais ça à l'air de l'avoir mit en colère.

- Une ferme ? S'étonna Benji.

- Il devait avoir reçu un coup sur la tête, dit Brandt, Ethan en fermier…

- Middlefield, souffla Luther sur un ton triste.

Tout le monde se retourna vers lui.

- Middlefield ? Demanda Ilsa.

- C'est une petite ville de 2000 âmes dans l'état de Washington, comté d'Otsego. Il n'y a pas grand-chose à part des fermes et un vague stade de foot.

- Pourquoi tu penses qu'il voulait parler de Middlefield ? Demanda Benji.

- Parce que c'est là qu'il a grandi, au fin fond de la campagne, un lieu tranquille, sans histoires… C'est de là aussi qu'il s'est échappé à 18 ans pour parcourir le monde et vivre une autre vie… C'est là où sont enterrés ses parents et son oncle… Je sais qu'il a gardé la ferme.

- Et il y retourne ? Demande Ilsa.

- Pas vraiment… C'est pas que c'est un mauvais souvenir, mais il a toujours cette culpabilité qui le retient.

- Quelle culpabilité ? Demanda Ilsa.

- Il est parti de chez lui en pleine nuit après une nouvelle dispute avec son père. Il voulait aller à la fac et lui le voulait à la ferme. Alors il est parti et comme il n'avait pas l'argent pour l'inscription, il s'est engagé dans l'armée. Il n'a jamais dit au revoir à son père. Il est mort six mois plus tard, d'un cancer qu'il lui avait caché. Ethan s'en ait voulu de ne pas avoir comprit pourquoi il voulait qu'il reste et en plus il avait été prit dans une rixe à la base et il était privé de permission. Il n'a pas pu aller à l'enterrement…

- C'est horrible, souffla Benji.

- Sa mère lui en a voulu longtemps. Je crois qu'il n'y ait plus vraiment retourné depuis.

- Et sa mère ? Demanda Brandt.

- Morte en 2001. Son oncle l'année d'avant.

- Mais tu crois qu'il n'a plus remis un pied là-bas depuis la mort de sa mère ? Demanda Benji.

- Non, depuis son départ… peut-être une fois, mais guère plus et sa mère eh bien…. Il lui envoyait des cadeaux, l'avait au téléphone, passait la voir quand elle descendait sur New York, mais Middlefield… Il y voyait trop l'ombre de son père…

- Attends, dit Brandt en faisant un pas. Tu es en train de nous dire, qu'Ethan est parti de chez lui à 18 ans et qu'il n'y ait pas retourné depuis…

- 37 ans, souffla Luther…

- Attends mais son oncle, sa mère…

- Son oncle est mort quand nous étions en mission à Sidney et sa mère nous étions coincé à Kandahar, c'était un mois après le 11 septembre…

- C'est horrible, souffla Ilsa.

- Je sais… Je me suis toujours dit qu'un jour je le ramènerai là-bas, qu'il en avait besoin, ne serais-ce que pour pleurer sur leurs tombes et lâcher ce qu'il retient depuis des années, mais je ne l'ai pas fait.

- Alors on va le faire, dit Brandt. On va le ramener tous ensembles. On a tous vu que ça l'a secoué cette histoire avec Conrad. C'est le bon moment. Une ferme, c'est grand non ? Et nous avons tous besoin de repos après ce qui s'est passé avec ce dingue. Qu'est-ce que vous en pensez ?

- Je vote pour, dit Benji.

- Moi aussi, répliqua Ilsa.

Luther répondit par un sourire. Bien évidement qu'il était d'accord. Il voyait bien qu'Ethan était fatigué en ce moment, qu'il avait besoin d'évacuer certaines choses et que ce n'était sans doute pas anodin qu'il ait pensé à cette ferme en se sentant mourir. Tout le monde a besoin de ses racines, de se rappeler d'où il vient. Le plus dur sans doute serait de le décider à faire ce premier pas.

Ce fut à cet qu'Ethan entra dans la pièce. Le médecin en avait profité pour lui mettre une attelle solide ce qui semblait l'irriter. Cependant, lorsqu'il posa les yeux sur ses amis, il comprit qu'il se passait quelque chose et fronça les sourcils.

- J'ai raté quelque chose ?

- J'imagine que le médecin t'a prescrit beaucoup de repos pendant un mois, dit Ilsa.

- Oui, mais je le sais ne t'en fais pas.

- Je pense que l'air de Middlefield pourrait te faire du bien.

Middlefield ? Ethan tourna un regard surpris et choqué sur Luther qui soupira.

- C'est toi qui en a parlé le premier.

- Je sais… mais je ne peux pas, tu le sais bien Luther… Je ne pourrais pas…

- Même avec nous ? Demanda Brandt.

Ethan tiqua et se tourna vers lui au moment où Benji ajouta.

- On va tous y aller avec toi, si tu nous acceptes…

- Où ça ?

- A Middlefield, dit Ilsa en se rapprochant pour le prendre par le bras.

- C'est le bon moment pour rentrer, non ? Lui demanda Luther.

Ethan frissonna. Non, ce n'était pas le bon moment, ce ne serait jamais le bon moment. Ses regrets étaient si profonds, si ancrés en lui, qu'il n'était pas sûr de pouvoir les dépasser, mais aujourd'hui c'était différent. Ils étaient tous là, autour de lui… et ils avaient envie de le ramener là-bas… Luther avait raison… S'il ne le faisait pas maintenant, alors qu'il était tous là pour lui, il ne le ferait jamais… Pourtant, il savait bien qu'il en avait besoin… Qu'il était temps qu'il leur demande pardon… à tous…

Luther perçut son trouble. Ilsa le sentit frémir doucement contre elle. Ses sentiments étaient en train de le bousculer et Ethan baissa les yeux, murmurant dans un souffle.

- Je vous laisse choisir la voiture…

Ilsa serra son bras un peu plus fort, pendant que Luther sourit.

- Je m'en occupe.

- Vous savez que rien ne vous oblige à venir, répliqua Ethan touché par la présence de son équipe.

- Rien ne nous oblige, dit Brandt. Sinon on ne te le proposerait pas.

- C'est que toute équipe…

- On est un peu plus qu'une équipe, non ? Lui répliqua Benji.

Une phrase qui toucha un peu plus profondément son ami. Oui, ils étaient plus qu'une équipe et il venait de lui prouver, s'il en doutait encore…


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