NOTE D'AUTEURE : Hello ! Pour information (importante), cette histoire est écrite dans le cadre d'un Winter Fest sur le serveur discord Festumsempra. Elle avait pour condition un respect de thème sur la fin de l'année, les fêtes, la neige... Mais également, l'histoire devait commencer ET finir par une citation de la saga (qui ont été voté et donc indicatif à tous les participants). Egalement un minimum de 3000 mots et un maximum de 5000.

Ainsi, si vous êtes intéressés par un discord regroupant auteurs, lecteurs, artistes et bien d'autre encore, n'hésitez pas à rejoindre le discord Festumsempra ici :

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Je vous souhaite une bonne lecture !

A bientôt :)

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Merci énormément à LyRaverin, Dobbymcl et Vertraymer. Merci pour votre correction, votre aide et votre patience. Merci pour ce que vos conseils ont apportés à cette histoire. Merci pour tout.

N'hésitez pas à vous perdre dans leurs merveilleux écrits.

Bonne lecture à vous !

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Décembre 1924

Le problème, c'était que les humains avaient un don pour désirer ce qui leur faisait le plus mal. Après tout, l'envie est un pêché capital: l'un des sept grands péchés capitaux. Saviez-vous que les péchés étaient comparés à des passions ? Les passions que les Hommes ont... Fascinant, n'est ce pas ?
Désirer, vouloir, envier.

Comme elle le désirait.

Comme elle le voulait.

Comme elle l'enviait.

L'amour, ce sentiment beaucoup trop puissant pour des êtres humains. L'amour rend aveugle, parfois. Souvent. Toujours.


Il était riche, snob, sévère, mauvais. Pourtant, elle l'aimait. Elle était fascinée par cet être, peu particulier, banal et méchant. Mais qu'importe, elle était amoureuse... Amoureuse d'un Moldu.

La jeune femme se cachait derrière la fenêtre, observant l'homme qu'elle admirait. Il s'amusait à faire peur aux êtres sans défense qu'étaient les animaux. Il martyrisait un chat et cela le faisait bien rire. Il lui lançait des boules-de-neige sans retenir une quelconque force. Qu'est-ce qu'il était beau quand il riait ! Ses dents parfaitement alignées et blanches. Sa mâchoire carrée et majestueuse. Ce teint pâle comme un ciel enneigé et ses cheveux bruns parfaitement coiffés. Il était parfait. Parfait, à ses yeux.

Cependant, cela était loin d'être réciproque. Merope Gaunt observait beaucoup Tom Jedusor. Les longues journées tourmentées de la jeune femme, par son père et son frère, étaient instantanément enjolivées à la vue de ce jeune homme. Dont elle, était éperdument amoureuse. Mais deux choses l'empêchaient de partager ses sentiments. La première était son père et son frère, qui s'amusaient à la rabaisser sans arrêt, et à se moquer d'elle. Malheureusement, cela laissait de gros dégâts psychologiques sur la jeune femme. La seconde était que ces deux individus, Tom et Merope, ne faisaient pas partie du même univers. Par ailleurs, Tom l'ignorait totalement et quand elle tentait de lui adresser la parole, il ne prenait pas la peine de lui répondre, si ce n'était pour l'insulter physiquement. Pour lui, la jeune femme n'était qu'une chose répugnante et insignifiante.

Malgré cela, les fêtes de fin d'année enjolivaient son petit cœur brisé de femme enivrée par la magie de Noël. Même si elle n'avait pas l'occasion, ni l'argent pour faire une belle fête, elle se souhaitait comme chaque année, des moments qui lui permettraient de respirer un peu. Tout en espérant que ce soit loin de son père et de son frère, et aussi proche que possible de celui qu'elle aimait. La jeune Merope réfléchissait à toutes les solutions possibles pour que cet amour soit réciproque, mais ses idées retombaient quand son père la maltraitait ou son frère la rabaissait. Cependant, elle ne perdait pas espoir, qu'un jour; oui un jour, elle saurait saisir sa chance.

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Cela faisait un mois que Marvolo et Morphin Gaunt avaient été emprisonnés à Azkaban, depuis le début de l'été. Le souhait de la jeune femme pour la nouvelle année s'était plus que réalisé et elle en avait totalement conscience. Cela lui avait permis de reprendre un peu confiance en elle. Elle ne pensait plus qu'à une seule chose: se rapprocher de son jeune et merveilleux voisin. Bien que Tom Jedusor fréquentait une jeune femme et bien que ce couple se moquait ouvertement d'elle, ses sentiments ne changeaient pas. Éperdument amoureuse de lui, Merope eut alors une brillante idée. Pour une fois, son statut de sorcière lui serait bien utile. Elle qui détestait tant sa nature…

C'est ainsi que Merope Gaunt se rendit sur l'Allée des Embrumes, avec l'idée bien déterminée d'acheter un puissant philtre d'amour.

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La saison estivale observait sa plus forte chaleur. Merope avait pris quelques couleurs à force de se reposer dans le jardin miteux de sa demeure, à regarder celui qu'elle aimait. Aujourd'hui, il était en train de faire du cheval dans les pâturages. Pour une fois et contrairement à son habitude, il n'était pas avec cette femme, Cécilla. Merope contempla le cavalier attendant impatiemment le moment opportun. La jeune femme ajusta les haillons qui lui servaient de vêtements et ses cheveux sales, raides et lisses, puis s'approcha, dans un élan de détermination, de la barrière et engagea la conversation d'une voix tremblante.

"B-Bonjour Tom !" bégaya Merope.

Le jeune Tom s'arrêta dans sa lancée et regarda d'un air hautain la jeune femme. Tom avait toujours considéré Merope comme une jeune pouilleuse, la fille du clochard d'à côté.

"Que me veux-tu Cendrillon ? railla-t-il.

— J-je pensais que tu avais soif… Vu la chaleur, je me suis dit que… je pouvais te proposer un verre de jus de fruit ?" souriait Merope en lui tendant un verre d'un liquide rosé.

Tom Jedusor jaugea le verre et accepta. Il le but d'une traite sans se poser de question et lui rendit le verre d'un geste brut. Il ne la remercia pas, mais lui fit simplement remarquer qu'elle devrait envisager une carrière de bonne à tout faire. Il repartit ainsi, la laissant seule.
Toutefois, les dernières paroles du jeune homme ne l'atteignirent guère, bien au contraire, Merope était même très fière d'elle.

Décembre 1925

Le froid hivernal était plutôt doux cette année. Dans sa petite maisonnette délabrée, Merope ne tremblait pas autant que l'année précédente. Par ailleurs, aujourd'hui était un grand jour. Tom, désormais son petit ami, devait partager avec son père l'idée de l'épouser. Merope était aux anges. Depuis qu'elle avait donné la petite boisson fruitée et rafraîchissante, cet été, il était revenu quémander sa présence à ses côtés. Ils ne s'étaient plus quittés et passaient la plupart de leur temps ensemble.

Cependant, Merope continuait de partager sa boisson envoûtante avec Tom. Après tout, il l'adorait et elle ne voyait donc pas pourquoi elle lui refuserait ce plaisir. Du moins, c'était ce dont elle tentait de se convaincre. La jeune femme ressentait un bonheur absolu. Le seul souci était l'anxiété au creux de son estomac. Elle avait eu des nouvelles de son père et il serait bientôt de retour à la maison. La jeune femme redoutait sa réaction, totalement terrifiée à l'idée de revoir celui qui la maltraitait.

Elle n'eut cependant pas le temps d'y songer davantage quand elle vit Tom s'approcher d'elle, un air très affecté sur ses traits.

"Tom, que se passe-t-il ? questionna la jeune femme.

— Mon amour, pardonne-moi… Mon père ne veut pas que je t'épouse… Je n'ai pas su le raisonner, j'en suis désolé… Ne remets pas en doute ce que j'éprouve pour toi !" s'empressa-t-il d'ajouter.

Tom avait l'air anéanti et apeuré à l'idée que Merope l'abandonne. Cette image brisa le cœur de la jeune femme. Comment pouvait-il imaginer qu'elle le quitterait pour cela ? Elle qui l'aimait tant. Merope s'approcha et prit les mains du jeune homme entre les siennes.

"Mon coeur, jamais je ne te quitterai, ce que je ressens pour toi est plus fort qu'un simple avis sur notre amour, le rassura-t-elle.

— Mais qu'allons-nous faire maintenant ?" s'inquiéta Tom.

Merope réfléchit en deux secondes et s'empressa d'ajouter :

"Enfuyons-nous, mon chéri ! Marions-nous secrètement, juste toi, moi et notre amour…"

Tom ne mît même pas deux secondes avant d'accepter la proposition de sa fiancée. Il l'aimait. Elle l'envoûtait. Il était follement amoureux de la jeune femme. Ainsi, le couple courut sous les épais flocons de neige qui s'écrasaient sur le sol, au rythme des cloches de l'église qui célébraient la naissance du Christ.

Juin 1926

Les hurlements ne cessaient pas dans la petite maison des Jedusor. Les cris, la haine, le désespoir, mais surtout le mensonge se diffusaient comme la fumée toxique d'un incendie. La pluie orageuse à l'extérieur s'écrasait contre les fenêtres de la maison.

Quand Tom s'était réveillé tard dans la nuit, il avait eu l'impression de revenir d'un voyage lointain. Il ne reconnaissait pas sa chambre, il n'identifiait pas sa maison. En revanche, il avait tout de suite reconnu la femme qui se tenait à ses côtés dans ce grand lit. En l'apercevant, sa respiration s'était cruellement accentuée. Les images qui défilaient dans sa tête lui donnèrent l'envie de vomir. Il ne comprenait pas ces derniers mois.

Pourtant, tout était là, tout ça- tout était bien réel. Il avait aperçu cette alliance en argent à son annulaire. Il avait des souvenirs plutôt clairs. Ses sentiments étranges qui naissaient, son rapprochement, le baiser, la dispute avec son père, une fuite, un amour, un mariage consommé. Tout ça, il était conscient de l'avoir vécu, pourtant, il avait l'impression d'avoir été une autre personne. Quelque chose clochait à cette histoire. Ce n'était pas normal. En toute conscience, il ne se serait même pas approché d'elle. De cette fille étrange et loufoque. Soumise et pouilleuse. Non, jamais il ne se serait marié avec elle, surtout sans sa famille et dans le froid glacial des fêtes de fin d'année.

Tom avait été clair. Il l'avait réveillée sans attendre le matin, enragé par la colère. Elle s'était mise à sursauter et à trembler devant le regard noir de son mari.

"Tom ? Mais enfin, qu'est-ce que tu as ? bafouilla la jeune femme.

— Ce que j'ai ? Parlons-en, justement, peux-tu m'expliquer ce que j'ai ?! Pourquoi est-ce que tu es là ? Pourquoi est-ce que je porte cette alliance ?" hurla l'homme.

Tom lui jeta l'alliance au visage. Merope enfila sa robe de chambre et tenta de s'approcher de son mari.

"Mais enfin chéri, on s'est mariés… tenta sa femme.

— Mariés ? Nous deux ?" éclatait-il de rire.

Son rire était fort et mauvais. Orgueilleux et prétentieux.

" Mais enfin, Tom, trembla Merope. On s'aime, tu as dit oui… Tu as accepté de t'enfuir avec moi ! " paniqua-t-elle.

Elle pleurait à chaudes larmes, tremblait de tout son être.

"Tu m'as manipulé ! Comment aurais-je pu épouser une fille comme toi ? hurla Tom.

— Mais enfin Tom… Je suis enceinte, tenta-t-elle de sourire. On attend notre enfant !

— Je n'en veux pas ! Je n'étais pas conscient de tout ça ! En fait, c'est comme-si tu..."

Tom n'arrivait pas à terminer sa phrase. Ce mot se bloqua instinctivement dans sa gorge. Sa fureur continuait de s'accroitre.

"Dégage de chez moi, je ne veux plus te voir. Jamais."

Tom l'empoigna et la traîna vers la sortie. La pluie tombait toujours, malgré ça, aucune once d'empathie n'emplissait Tom qui jeta sa femme enceinte sous la tempête.

Juillet 1926

Merope était très fatiguée. La grossesse était difficile, compliquée, douloureuse. Depuis que Tom l'avait jetée de chez lui, de chez eux, elle se sentait à la fois insensible et à la fois pleine de désespoir, de tristesse. Elle ne savait plus exactement ce qu'elle ressentait, en réalité. C'était comme-ci, une boule de mauvaises ondes, sentiments, émotions négatives cherchaient à écraser sa poitrine à l'aide de toutes les forces du monde.

Elle n'arrivait plus à penser. Elle ne savait plus ce qu'elle devait faire. Elle avait toujours été si dépendante de lui. Elle avait mis toute sa force, son âme, dans ce qu'elle ressentait pour lui. Comment avait-t-elle pu être aussi sotte ? Comment avait-t-elle pu croire qu'il finirait par l'aimer ? Personne ne l'aimait, ni son père, ni son frère, encore moins celui qu'elle aimait du plus profond de son être. Comment pourrait-elle aimer un bébé, alors qu'elle n'avait jamais reçu l'amour qu'elle méritait ? Comment pouvait-elle imaginer aimer à son tour, chose qui lui était inconnue ?

Depuis que son père et son frère avaient été emprisonnés, elle été à la fois soulagée et perdue. Il était difficile pour elle de savoir quoi faire, maintenant.
Merope avait fini par se résoudre, elle-même, en comprenant qu'elle était enceinte de leur bébé. Elle s'était imaginé un éclat de joie et une pluie de bonheur. Elle avait décidé de réduire petit à petit les doses du philtre d'amour. Comment aurait-elle pu se résoudre à manipuler éternellement son mari ? La jeune femme avait fini par se convaincre qu'il l'aimerait après tous ces mois de joie passés ensemble. Les souvenirs auraient fini par prendre le dessus et il l'aurait aimée. Mais rien ne s'était passé comme elle l'avait espéré.

Elle s'avança dans la sombre Allée des Embrumes. Sa longue cape lui permettait de cacher son visage et son apparence déplorable. Merope avança vers le magasin dont émanait plein de magie noire. Elle plongea sa main dans sa poche, tenant fermement l'objet qui s'y trouvait. Puis dans un élan de courage, elle pénétra dans le magasin qui la terrifiait malgré elle. Malgré les horreurs qu'elle avait déjà supportées et la souffrance que sa propre vie lui avait forcé à endosser.

"Bonjour, puis-je vous aider ?" minauda Beurk.

Beurk était l'un des propriétaires du magasin. Loin d'être séduisant, il tentait tout de même de faire du charme à ses clients. Merope s'avança vers le comptoir, hésitante. Elle souffla, essayant de trouver un peu de courage, puis sortit l'objet de sa poche. Les yeux de l'hôte se mirent à briller immédiatement, reconnaissant l'objet en question.

"Qu'avons-nous là… Le médaillon de Serpentard ?" fanfaronna le vendeur.

Le boutiquier prit délicatement le pendentif dans ses mains poisseuses. Merope était sur ses gardes. Autour d'eux, régnée une atmosphère malsaine.

"Souhaitez-vous le vendre ?" questionna Beurk.

Merope acquiesça.

"Pour combien en voulez-vous ?" demanda le vendeur.

Merope ne savait pas. Elle savait que son père le considérait comme un trésor inestimable. Elle savait qu'il avait une grande valeur historique et sûrement même monétaire. Cependant, elle n'en voyait aucune utilité. Elle voulait juste un peu d'argent pour son enfant.
Elle haussa les épaules.

"Dix gallions ?" tenta le vendeur.

Merope accepta sans chercher à négocier. Le sourire de Beurk s'élargit, montrant ainsi sa satisfaction et ses chicots. Merope attrapa ses gallions et s'enfuit sans demander son reste. Beurk satisfait d'avoir eu affaire à une cliente bien naïve, se dirigea vers un jeune homme qui patientait non loin d'eux…

Décembre 1926

Les flocons de neige tombaient et s'écrasaient sur l'herbe humide du petit parc. L'hiver n'avait pas encore officiellement commencé, pourtant, il se faisait bel et bien ressentir. Nous étions que mi-décembre et l'esprit de Noël et des fêtes s'étendaient déjà sur capitale du Royaume-Uni. Les habitants étaient pour la plupart dans la course effrénée des fêtes de fin d'année et décorations. La joie dominait tout le monde. Presque tout le monde.

Dans une ruelle, Merope Gaunt Jedusor tremblait de froid. Elle venait de dépenser son dernier Gallion et n'avait plus rien à elle. Elle avait peur. Elle craignait de devoir mettre au monde son bébé dans la rue. Un bébé qui n'était pas aimé comme il le devrait. Sa grossesse a été très douloureuse. Le dernier trimestre plus encore, et pourtant, il lui restait encore un mois à tenir. C'était dur, compliqué et fatiguant pour la jeune femme. Elle ne mangeait presque plus. Elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas. Elle ne désirait plus rien. Juste expulser la seule chose qui la retenait ici. Merope était à bout.

La jeune femme décida de marcher un peu; ne pas rester immobile, ne pas laisser le froid glacial lui créer des engelures. Elle marcha sans réel but, dans les rues de Londres. Elle devait encore tenir.

31 décembre 1926

Merope avait l'impression que c'était des années qui passaient et non des jours. Le temps était long, froid, douloureux. La jeune femme s'appuyait contre les murs. Des douleurs de plus en plus vives se faisaient sentir, comme-si une force intérieur la déchirait Elle était faible, elle se sentait trop faible.

"Mademoiselle ? Vous allez bien ?" fit une voix à côté d'elle.

Merope se tourna vers la belle voix cristalline. Elle aperçut une vieille dame à ses côtés, l'air inquiet.

"Mademoiselle, que faites-vous seule la veille du nouvel an et par ce froid ? s'exclama la vielle dame.

— Je ne savais pas où aller…" répondit Merope.

Merope ne sut pas pourquoi c'étaient ces mots qui avaient passé la barrière de ses lèvres gercées, mais la vieille dame lui demanda de la suivre avec une douceur et une inquiétude sincères. Elle devait vraiment faire pitié pour que cette dame veuille bien l'aider autant. Cependant, Merope ne se demanda pas si elle pouvait faire confiance à cette femme. Elle était beaucoup trop faible pour cela. Elle marcha, difficilement, aux côtés de la vieille dame. Elles parcoururent les derniers mètres, traversant enfin la rue. Le pas traînant, Merope se fit la réflexion que cette vieille dame était beaucoup plus vive qu'elle.

La dame s'arrêta, enfin, devant un immense bâtiment sinistre. Merope leva la tête et lu enfin le nom de l'établissement sur le portillon : "Orphelinat Wool".

Ce fut un réel soulagement qui s'empara de la jeune femme. Un soulagement qui menait à très peu de repos parce que les contractions se faisaient de plus en plus fortes et de plus en plus rapprochées. Elles entrèrent dans un hall recouvert de dalles noires et blanches. Le bâtiment paraissait délabré, mais pourtant, l'intérieur était d'une parfaite propreté.

"Miss Cole, s'il vous plaît, cette femme est en train de donner la vie !"

Les gens autour de Merope s'activèrent plutôt rapidement. La jeune femme qui allait donner la vie se retrouvait, quelques minutes plus tard, allongée dans un lit, son dos et ses jambes en furent soulagés immédiatement. Mais les douleurs reprirent le dessus aussitôt.

La jeune femme qui avait ouvert la porte de l'orphelinat, celle qui s'appelait Miss Cole, était à ses côtés. Merope avait chaud, elle était en sueur alors que le froid de la pièce, et de la ville tout entière était glaciale. Elle tremblait fiévreuse. Cela n'était pas étonnant après avoir passé des mois sans refuge, durant cet hiver. Les petits de flocons qui tombaient s'étaient changés en tempête. Les flocons volaient et le vent soufflait aussi fort que les hurlements de douleur que Merope lâchait, ricochant contre les fenêtres du bâtiment.

L'heure tournait et la fatigue s'accumulait pour la jeune femme, en train de donner la vie. Merope pensait fort à son mari. Il était sa force, malgré tout. Elle partirait sereine, avec ses derniers souvenirs.

Un soulagement, des pleurs, un souffle court et ses dernières paroles.

"Tom..Tom Elvis Jedusor…"

Les pleurs de Tom s'arrêtèrent, au même moment que la respiration saccadée de celle qui venait de lui donner la vie.

Eté 1943

Tom Elvis Jedusor, autrement connu sous le nom de Lord Voldemort, venait de jeter un sortilège impardonnable sur son père. Son père qui avait mené sa parfaite petite vie alors que lui avait dû la commencer dans un pauvre orphelinat.

Il venait de commettre le crime ultime, un parricide. Puis il ricana, se moquant des dernières paroles de ce dernier, qui n'avaient pas de sens à son égard. Si la magie était une mauvaise chose, alors c'était la meilleure des pires choses qui ne lui soit jamais arrivée depuis sa naissance. Un dialogue futile, tout ça pour tenter d'être sauvé. Comme si un simple Moldu pouvait quoi que ce soit devant l'héritier de Salazar Serpentard.

Tom tourna le dos à ses derniers crimes commis, un éclair rouge brillant au fond de ses yeux, la lune se reflétant sur sa bague. Son futur l'attendait impatiemment, maintenant qu'il avait éliminé ce qui lui faisait honte. Ainsi, le jeune homme partit, laissant flotter les dernières paroles de son géniteur, comme si celles d'un simple Moldu pouvaient le toucher d'une quelconque manière.

"Tu n'es pas quelqu'un de mauvais. Tu es quelqu'un de bon, à qui il est arrivé de mauvaises choses."

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GoodBye :)