Je m'étais toujours dit que le jour où je quitterais le fandom Gundam Wing (quelques soient les circonstances, ça arriverait bien un jour ou l'autre…), si je laissais derrière fois des fics inachevées, je me donnerais au moins la peine de résumer la fin de l'histoire.
C'est donc ce que vous vous apprêtez à lire. J'ai conscience que ce n'est clairement pas ce que vous attendiez, mais je me dis que entre avoir un résumé de la fin ou ne rien avoir du tout… enfin, qu'aussi frustrant cela soit, ça reste mieux que rien. Probablement.
De toute façon, je me l'étais promis à moi-même, donc…

Le début du chapitre a été écrit, je vous le mets donc (qu'il ne soit pas totalement perdu ; et encore, je n'en suis pas très satisfaite mais bon, au point où on en est…) et lorsque ça s'arrête, je poursuis en vous résumant la fin. Imaginez que je vous raconte l'histoire à l'oral ?

One last love song for you
Résumé de la fin du chapitre 3 et de l'épilogue

La réception était grandiose et fastueuse, comme toujours. Relena savait comment faire les choses en grand tout en vous donnant l'impression que vous étiez entre amis.

Célébrer Noël au palais était à présent comme une tradition, ce jour étant devenu plus que jamais le symbole concret de la paix, et chaque année, une centaine d'invités se retrouvaient à festoyer dans la gaieté et la magnificence, se remémorant le bon de l'année presque écoulée et souhaitant le meilleur pour celle à venir.

Des anciens pilotes, seul Duo n'avait pas pu faire le déplacement. Non qu'il manquait de fonds ou de temps, mais c'était le premier vrai Noël que Hilde et lui allaient passer en étant véritablement ensemble, et ils avaient préféré l'intimité de leur foyer à l'opulence de la grande réception. Duo s'était excusé et avait promis que Hilde et lui viendraient rendre visite à leurs amis prochainement, en début d'année.

Quatre et Trowa s'ignoraient avec élégance et discrétion tandis que Heero demeurait introuvable. Mais le brun n'avait jamais été à son aise lors des grands rassemblements et son absence n'étonnait guère ceux qui la remarquèrent. Wu Fei, néanmoins, devait s'avouer relativement soucieux. Heero se comportait de façon… taciturne, même selon les standards du jeune homme, et ce depuis quelques semaines. Le Chinois regrettait de n'avoir appris que sur place que Maxwell ne viendrait pas. Il aurait souhaité en toucher deux mots au châtain, Duo étant d'eux tous le plus proche du Japonais et celui à qui ce dernier se confiait le plus facilement. Malgré tout le respect et l'amitié que Wu Fei éprouvait envers Yuy, il n'avait jamais réellement su comment s'adresser à l'ami et non au soldat.

Relena, enfin, était plus resplendissante que jamais.

-

La soirée battait son plein et les onze heures se profilaient lorsque quelqu'un saisit Quatre par le coude et s'entraîna à l'écart.

– Heero ! Où étais-tu ? Comment vas-tu ? Je t'ai cherché toute la soirée ! s'exclama le blond. J'ai cherché à te joindre mais bien que l'on m'affirmait que tu étais bien à Sank, personne ne semblait pouvoir savoir où te trouver ! Comment… comment te sens-tu ?

Le Japonais fixa de ses yeux bleus ceux de son ami. Son expression était à la fois sérieuse et… familière. Il sembla à Quatre apercevoir le soldat en Heero, quelque chose qu'il n'avait pas vu depuis longtemps. Heero était en mission.

– Heero ?

– Quatre… j'ai besoin de ton aide… s'il te plaît, articula le brun comme si chaque mot lui coûtait.

– Que puis-je faire pour toi ? demanda Quatre sans réellement accepter avant de savoir de quoi il retournait exactement.

Heero détourna brièvement les yeux avant de regarder de nouveau son ami.

– Mon… genou… m'handicape… J'ai besoin d'aide… pour quelque chose. C'est… lourd à porter, même pour deux personnes.

Quatre fronça légèrement les sourcils. Il y avait comme quelque chose de noir au fond de Heero ; quelque chose que d'ordinaire Quatre n'aurait pas aimé ressentir chez son ami… si cela n'avait pas été lié à Relena.

– Que… ?

– S'il te plaît ? dit encore Heero, une pointe de vulnérabilité dans la voix.

– Très bien… Que faut-il porter ?

– Suis-moi…

-

Il était près d'onze heures et demie lorsque Trowa parvint à attirer Relena à l'écart. Après s'être assuré que personne ne semblait remarquer leur départ, il la prit par la main et l'entraîna à l'extérieur, vers les jardins. L'air de décembre était frais mais agréable, et Trowa savait comment les réchauffer.

– Trowa ! protesta à voix basse la jeune femme, pour ne pas attirer l'attention. Trowa, qu'est-ce qu'il te prend ? Qu'est-ce que tu…

Ses protestations furent coupées nettes alors que Trowa s'empara de ses lèvres. Résistant tout d'abord, Relena ne tarda pas à se laisser aller. Trowa avait cette façon si parfaite de l'embrasser ! Et elle se sentait si seule, ce soir, seule dans sa propre maison, seule en cette soirée où l'on est censé être heureux et en famille. Elle laissa un instant Trowa lui faire tout oublier puis elle le repoussa doucement.

– Tu es fou ! Complètement fou ! Pas ici ! Pas maintenant ! A quoi penses-tu ?

– Relena… je t'aime… dit-il en reprenant ses lèvres.

« Je t'aime » dit-il en emprisonnant son visage entre ses doigts.

« Je t'aime » dit-il en caressant de ses mains tout son corps.

« Je t'aime » dit-il en lui embrassant le cou.

« Je t'aime » dit-il en faisant doucement glisser la fermeture éclair de sa robe.

– Oh… Trowa… Non… Je… Oui…

– Je t'aime, lui susurra-t-il à l'oreille en la sentant se cambrer contre lui. Je t'aime, murmura-t-il tendrement au moment où quelque chose de lourd s'abattit brutalement sur eux.

-

Plus tard, Relena eut du mal à se souvenir exactement ce qu'il s'était passé. La confusion, sans doute, ou peut-être juste la souffrance…

Elle se souvint avoir été à moitié assommée par quelque chose de lourd et froid. Elle se souvint de Trowa, s'efforçant de la protéger de son corps tout en l'appelant par son nom. Elle se souvint de l'immense… filet de métal dans lequel tous deux se trouvaient empêtrés, des fins mais si lourds et si froids maillons qui blessaient sa peau nue, qui les maintenaient au sol, telles de bêtes sauvages.

Elle se souvint des brusques lumières qui virent éclairer le lieu où ils se trouvaient, et du bruit des conversations se rapprochant d'eux. Elle se souvint de l'humiliation d'être découverte ainsi, sa robe à moitié défaite, entre les bras d'un homme qui n'était pas son époux, et prise au piège d'un filet de métal. Elle se souvint du choc se reflétant sur le visage de ses convives et puis…

Et puis il y eut les yeux de Heero.

Et plus rien d'autre que la souffrance.

-

Trowa eut toutes les peines du monde à les dégager du filet dans lequel ils étaient pris au piège. Ce dernier était à la fois si fin et si lourd qu'il lui semblait que jamais il ne parviendrait à en trouver l'extrémité. Au début, Relena se débattit, plus qu'à moitié affolée, rendant sa tâche plus difficile encore, puis les invités arrivèrent et la jeune femme se figea.

Lorsque finalement Trowa réussit à repousser le filet et qu'il releva les yeux, sa vision se limita à une seule personne.

Quatre.

-

Quatre n'avait jamais vraiment pensé que Heero était le genre de personne qui se vengeait, pas sans y être poussé tout au moins, et pas sans une véritable raison. Mais Quatre était empathe et malgré ses barrières mentales, il pouvait sentir le gouffre qui avait envahi Heero depuis le jour où il était venu lui annoncer la trahison de sa femme.

S'il écoutait le côté altruiste de sa personne, il avait de la peine pour Heero. Mais Quatre ne voulait pas se montrer altruiste. Quatre aimait, et s'était vu refuser par deux fois par la femme qu'il désirait. Quatre souffrait et Quatre était le genre de personne qui se vengeait lorsqu'on le faisait souffrir.

Quatre avait changé depuis la mort de son père, il ne devenait plus fou au point de détruire toute une Colonie pour étancher sa soif de vengeance. A présent, Quatre détruisait de façon plus… constructive.

Le filet l'avait sincèrement surpris. Il n'avait pas compris où Heero voulait en venir jusqu'à ce que le brun sorte un petit émetteur qui les guida jusqu'aux amants.

Quatre se sentait fier de Heero. C'était un sentiment malsain, il en avait conscience, mais il avait l'impression que Heero l'avait vengé lui avant de se venger lui-même. Du reste, il n'était pas bien sûr de savoir au juste à quoi pensait Heero exactement…

… tout ce que lui, Quatre, savait, c'était que ce n'était pas suffisant. Il les ferait saigner. Tous. Ils souffriraient plus que lui ne souffrait, parce qu'ils avaient goûté au bonheur qui lui avait toujours été refusé.

Il les mettrait tous à terre.

-

Autour de lui, le premier choc passé de voir leur princesse, leur reine dans une telle position, les invités s'animèrent. L'incompréhension et la réprobation teintaient tous les propos. Les mots « déception » et « adultère » planaient dans l'air. Les mots « honte » et « disgrâce » étaient sur toutes les lèvres. Mais ce n'était pas assez, non, pas assez. Il ne fallait pas qu'ils puissent s'en relever. Jamais. Mais surtout… surtout, alors que le monde, le mariage et la liaison de Relena s'effondraient… il serait là pour recoller les morceaux.

– La honte est-elle pour les amants ou pour le mari ? lança-t-il à la ronde.

Les quelques personnes plus proches de lui le regardèrent, choquées, puis se tournèrent vers Heero, qui se tenait maladroitement devant eux.

(fin du morceau de chapitre)

Quatre me fait très peur, lol.
Bref. Ici, Quatre prend également le rôle de Hermès/Mercure dans la mythologie.

Résumé de la suite :

Par toute une série de phrases joliment formulées mais assassines, Quatre parvient à retourner la foule contre Heero. Car après tout, Heero, asocial, handicapé et tout le reste, est tout de même bien loin de l'image qu'on peut se faire d'un prince charmant. Trowa, par contre. Esthétiquement, Relena et lui forment un couple magnifique. Certains invités (qui se mettent à prendre le relais de Quatre et à commenter à leur tour) se souviennent du rôle que Heero a joué leur de la guerre… Il leur apparaît alors clairement que ce mariage était dû à la fougue de la jeunesse mais qu'une fois le verni du chevalier sur son cheval blanc passé, il ne devait pas rester grand-chose de ce mariage. D'autres pensent à voix haute que ce ne serait pas arrivé si Heero n'avait pas négligé son épouse… A cela s'ajoute le fait d'exposer de la sorte quelque chose qui devrait se cacher et certainement pas imposé de la sorte à la bonne société. Et qui sait de quels autres "handicaps" Heero souffre encore ?

Les invités regardent ensuite Trowa, beau, grand et mystérieux Trowa, qui lui ressemble tout à fait à un prince charmant… Le changement d'opinion n'est pas unanime mais il se fait peu à peu, surtout après que Quatre assène le coup de grâce en disant qu'"une petite honte n'est pas si chère payée si c'est pour trouver l'amour". Avec hésitation, un invité approuve : " mieux vaut réaliser l'échec d'un mauvais mariage tôt que trop tard…". Sachant son rôle pour l'heure terminé, Quatre se dissimule dans la foule, laissant celle-ci chercher des excuses à Relena, leur petite princesse et à Heero tous les défauts et torts possibles, aboutissant finalement à une plaisanterie, puis deux, etc. La foule qui avait commencé à condamner et se moquer des amants condamne et se moque à présent de Heero.

-

Quatre a toujours les yeux braqués sur Trowa qui lui-même ne le lâche pas du regard.

"Pensais-tu vraiment avoir gagné… contre moi, Trowa ?" lui dit-il avec les yeux.

Puis quelque chose le tiraille de l'intérieur et il tourne les yeux, et croise le regard de Heero. Le visage de Heero, ainsi que toute sa personne est entièrement fermée, comme il avait semblé l'être du temps de la guerre.

Le peu qui semblait tenir encore debout chez Heero se brise dans ses yeux alors que tout autour d'eux les convives rient encore et que l'un d'eux, plus âgé, va aider Relena à se relever et lui offre se veste pour se couvrir, lui conseillant d'un ton paternel d'aller se "recoiffer" un peu.

Heero s'en va, bousculant une ou deux personnes au passage. Quatre le regarde un bref instant s'éloigner puis il reporte son attention sur Trowa. Leurs regards se croisent de nouveau.

Et Quatre sourit.

-

Lendemain matin, Relena se réveille seule dans son lit. Elle n'a pas pu réapparaître la veille après s'être "enfuie" dans sa chambre. Trowa vient la voir mais elle rompt avec lui, lui disant sincèrement mais un peu brutalement (elle est toujours bouleversée par ce qui s'est passé) qu'elle ne l'a en fait jamais aimé. Elle se sentait seule et malheureuse et elle s'est raccrochée à ses mots d'amour, voulant y croire de toutes ses forces parce qu'elle aurait voulu les entendre de la bouche de Heero, elle n'a jamais cessé d'aimer. Elle se lamente (qu'est-ce qu'elle a fait, est-ce que Heero va lui pardonner ?) et ne pense qu'à Heero. Trowa finit par sortir, blessé et en colère mais se promettant de ne pas en rester là.

Devant la chambre de Relena, le lendemain toujours, Quatre tente d'aller la voir mais se fait arrêter juste à temps par Wu Fei, qui a tout vu et tout entendu la veille au soir et par ses ancêtres, il ne laissera plus jamais ni Quatre ni Trowa s'approcher de Relena. Ni de Heero. Le regard de Wu Fei est suffisamment convainquant pour que Quatre fasse un repli stratégique. De toute façon Relena va mettre du temps à s'en remettre et Wu Fei ne va pas pouvoir rester à monter la garde tout le temps…

Relena cherche à parler à Heero mais n'arrive pas à le trouver. On a ensuite une discussion avec Wu Fei qui lui demande vertement comment a-t-elle pu faire une chose pareille. Relena est à la limite des sanglots, elle tente de s'expliquer (et non de se justifier ; elle sait qu'elle a commis une grave erreur). Au cours de la conversation où Wu Fei se montre sans compassion, Relena comprend que Wu Fei ne veut pas exactement dire "comment a-tu pu tromper Heero ?" mais plutôt "comment as-tu pu faire ça à Heero, alors qu'il s'efforçait de vivre pour toi ? Tu l'as laissé se renfermer et se couper de nouveau du monde". Les paroles de Fei blessent encore plus Relena qu'elle ne l'était déjà. Elle espère que Heero acceptera au moins de l'écouter mais elle ne sait pas où il se trouve, il semble avoir quitté le palais. Elle demande à Wu Fei s'il l'a vu ou lui a parlé, ou s'il a une idée de l'endroit où Heero pourrait être ? (Pas dans son atelier, elle y a déjà été). Wu Fei la quitte après lui avoir dit : " Où veux-tu qu'il soit à présent ?"

Relena, effondrée, sort dans les jardins. Elle finit par se retrouver devant de la représentation de l'amour que Heero lui portait (la sculpture de métal que Heero avait fait d'elle quelques années plus tôt) et s'écroule à ses pieds en voyant que les ailes de Gundanium ont disparu. Elle comprend alors avec quoi ont été fait les maillons du filet que Heero leur a jeté dessous. Heero lui a repris ses ailes.

-

Changement de scène : L2, chez Duo. On sonne à la porte et Duo se retrouve face à un Heero qui se toute évidence ne va pas bien du tout. Duo le fait entrer et l'installe sur le canapé, lui prépare un chocolat chaud puis s'assoit à côté de lui. Voyant que Heero est bouleversé et incapable d'expliquer le pourquoi de sa présence, Duo le prend contre lui (bras autour des épaules). Petit à petit, Heero lui raconte ce qu'il s'est passé entre Relena et Trowa, que Quatre l'a mis au courant (et comment), etc. Duo l'écoute et le réconforte autant qu'il peut, réfrénant quelques envies de meurtres au passage.

Lorsque Hilde rentre chez elle le soir (heu, elle a été faire les courses ? lol !), elle trouve Duo et Heero dans les bras l'un de l'autre, dans la pénombre. Heero s'est endormi et a encore des traces humides sur les joues. Duo lui fait comprendre par gestes et regards qu'il lui expliquera plus tard ; Hilde acquiesce et les laisse tous les deux.

Plus tard, Hilde vient chercher silencieusement Duo car on le demande au visiophone. Duo se détache en douceur de Heero et va prendre la communication. Il s'agit de Relena, bien sûr. A l'expression et au ton de la voix de Duo, elle comprend qu'il est au courant et qu'elle a donc bien deviné : Heero est là. Elle dit à Duo qu'il doit la haïr à présent mais celui-ci lui répond que non, il n'irait pas jusque là. Il est en colère car elle a fait du mal à son ami mais en réalité il en veut surtout à Trowa et Quatre, et à lui-même de ne pas avoir été là pour empêcher tout ça. Relena et Duo discute un peu ; Relena voudrait parler à Heero mais Duo lui explique que pour l'instant il se repose et qu'il n'a pas l'intention de le réveiller : il a besoin de récupérer. Il ajoute qu'il ne pense pas que parler à Heero maintenant soit une bonne idée. Il conseille, aussi bien pour l'un que pour l'autre, de laisser un peu refroidir les choses, pour l'instant Heero n'est pas prêt ni à la revoir, ni à l'écouter. Il dira à Heero que Relena a appelé et qu'elle cherche à le joindre, elle souhaite lui parler, mais ce sera à Heero de décider si oui, et quand il le fera. Duo s'efforce de rester relativement neutre, même si bien sûr il veut en priorité le bien-être de Heero, avant de songer à celui de Relena (Relena lui dit également qu'elle a rompu avec Trowa).

Après cette conversation qui somme toute ne mène nulle part car touchant un sujet encore trop à vif, Duo et Hilde se retrouvent seuls dans la cuisine. Hilde, qui est resté dans les parages, à entendu la discussion et a donc compris de quoi il s'agit et pourquoi Heero est venu se réfugier chez eux. Duo prend Hilde dans ses bras, l'embrasse et la conversation dérivant, ils parlent d'avenir, comme quoi Duo veut des enfants, plein, et Hilde rigole en demandant combien, ajoutant à la réponse de Duo (« au moins 5 ») qu'on voit bien que c'est pas lui qui va les mettre au monde. Ils décident de commencer par le premier et qu'ils verront pour les suivants.

Le chapitre 3 devait s'arrêter ici, et enchaîner avec l'épilogue.

Ce qui ne serait pas apparu dans la fic mais que moi je sais, alors je peux tout aussi bien vous le dire :

¤ Duo et Hilde n'auront pas 5 enfants mais 2 ou 3 et aucun ne s'appellera Helen ou Solo. Duo a grandi depuis son adolescence et il est hors de question que ses enfants porte le nom d'un mort. Que les noms reposent en paix et que les vivants vivent pleinement.

¤ Duo et Wu Fei arrivent effectivement à protéger Heero et Relena de Quatre et Trowa (heu, je sais pas exactement comment, mais ils collaborent dans ce sens, lol. De toute façon, Relena ne se laisse pas faire non plus, faisant tout son possible pour obtenir le pardon de Heero).

¤ Trowa et Quatre finiront par se remettre de leur peine de cœur. Trowa le premier probablement, vivant dans un environnement plus « normal » et « sain » que le pauvre Quatre. Après tout, ils n'avaient que 22 ans à l'époque ; faut pas exagérer, ils ne seront pas malheureux toute leur vie ! Ils finiront par retomber amoureux et pour de bon, quelques années plus tard (Trowa probablement un peu avant l'épilogue ; il faudra plus de temps encore pour Quatre)..

¤ L'amitié entre les pilotes, si amitié il y a jamais véritablement eue (et non forte camaraderie de frère de guerre), ne résiste en tout cas pas à cette histoire. Wu Fei a toujours des contacts avec Duo et Heero mais pas vraiment plus proches qu'avant. Son amitié et affection reste distante (mais sincère). Trowa et Quatre, par contre, sont totalement exclus du « groupe ». Par ailleurs, tous les deux continuent de ne pas pouvoir se tolérer, étant chacun la personne connaissant le mieux la nature la plus profonde de l'autre.

Epilogue : résumé.

Une des raison, ¤aussi¤, pour laquelle cette histoire a tant traîné qu'elle a fini inachevée est mon indécision sur l'épilogue. A vrai dire, je pensais en très grande partie l'improviser « au moment où j'en arriverai là », ce que somme toute je fais très souvent dans mes fics (lol).

Epilogue version 1 : tel que je le voyais quand j'ai commencé à écrire l'histoire.

Quelques années plus tard (5 ? 7 ?), dans une petite villa dans France, au bord de mer. Heero et Relena se sont donnés rendez-vous. C'est la première fois qu'ils se revoient. Relena arrive avec un peu d'avance, anxieuse que Heero change d'avis et ne vienne pas ; mais Heero est déjà là. Ils discutent.

Relena a mis à profit ces dernières années pour finir son œuvre de paix. On a plus vraiment besoin d'elle a présent. Ils discutent encore, beaucoup, sur Relena, qui s'applique, et Heero l'écoute car il est enfin prêt à l'entendre. Tous deux se parlent à cœur ouvert, mettant à plat les blessures, les non-dits, etc. Ces années ont fait du bien à Heero, qui a surtout appris à vivre par et pour lui-même.

Finalement, Relena demande à Heero s'il accepterait de lui donner une seconde chance, car elle n'a jamais cessé de l'aimer (et une partie de ce qui les avaient éloignés – son travail – n'existe plus à présent).

Heero accepte.

Voilà ce qui aurait dû finir la fic à l'origine ; mais… en ramant sur le chapitre 3 et en faisant s'exprimer Quatre (vraiment, Quatre me terrifie dans cette fic XD), je n'arrivais plus à croire à cette version de l'épilogue. Et j'ai fini par réaliser/admettre que j'avais truqué la décision de Heero uniquement parce que sinon, j'avais le sentiment que malgré tout, Quatre « avait gagné ». Et je ne voulais pas que Quatre gagne… ¤hem¤

D'où :

Epilogue version 2 :

Même chose, sauf que Heero a réalisé depuis un long moment déjà qu'il ne pourrait pas recommencer avec Relena. Il lui a donné rendez-vous parce qu'il était prêt à l'écouter, parce qu'il savait ce qu'elle allait lui demander, parce qu'il fallait qu'ils mettent un terme définitif et officiel à leur histoire. Il explique avec sincérité qu'il pense lui pardonner mais que malgré tout, il ne pourra jamais retrouver en elle une confiance suffisante pour repartir de zéro. Heero finit par retourner à sa vie et Relena, malheureuse, restera un ou deux jours au repos dans cette maison du bord de mer.

Idem que pour Trowa et Quatre, elle finira par s'en remettre et être de nouveau heureuse un jour. Juste pas avec Heero, c'est tout.

Mais c'est pas parce que j'avais une version 2 que j'en étais satisfaite pour autant. Parce que dans la version 2 ¤Quatre gagne, nom de Dieu¤ ! Raaah !
Aujourd'hui encore, je ne ¤sais pas¤ comment se finit cette fichue histoire ! Damn ! Ca dépend vraiment des jours et de l'humeur… ; Et pourtant, si j'ai bien horreur d'une chose, c'est de ces fics qui proposent des fins altertatives « happy end » « non happy end » selon le choix du lecteur, croyant fermement que l'auteur se ¤doit¤ de faire un choix et de l'assumer.
¤regarde sa fic¤ Fichue fic ! è.é

Enfin bref, voilà. C'était le résumé le plus détaillé que j'ai pu vous offrir de One last love song for you. Croyez bien que ça me frustre moi-même de ne pas l'avoir achevée (et de savoir que j'en suis totalement incapable). Je vis cette fic comme un échec personnel ¤sigh¤.