Draco Sinister

Titre : Draco Sinister
Auteur : Cassandra Claire
Traducteurs : Alana Chantelune et Angharrad Larowane
Béta : Frederic
Catégorie : Drame, Action, Aventure
Mots-clés : Harry Draco Magid
Rang : PG-13
Résumé : Quand Hermione est Kidnappée, Harry et Draco doivent faire équipe pour la sauver d'une terreur millénaire menaçant le monde entier. Une épée démoniaque maudite, une potion d'amour, des voyages dans le temps, des Détraqueurs, des Vols de Dragons et tout le monde meurt au moins UNE fois... sauf si ils ne meurent pas.

Note de la DT-Team
Bonjour tout le monde. Et oui, alors que Angharrad pensait arrêter la traduction, elle trouve le moyen de former une équipe pour continuer cet énorme projet. Voici donc le premier chapitre du second épisode de la " trilogie de Draco " par Cassandra Claire. Cette trilogie est disponible sur Fictionalley.org - Draco Dormiens est en cours de relecture et sera bientôt re-posté sur ce compte. Je crois avoir tout dit. Ah si juste que cette partie de la Trilogie est la préférée d'Angharrad. Voilà. @pluche
DT-Team - Octobre 2003

Chapitre un - Mauvais rêves

Encore une fois, le même rêve : mort, sang et terreur. Il était allongé dans la boue d'un champ de bataille, et tout autour de lui ce n'était que scènes de cauchemar : des gobelins avec des épées tranchantes passaient en courant près de lui, brandissant les têtes décapitées de sorciers dans leurs poings; des géants hurlaient, déchirant des hommes membre par membre par la seule force de leurs bras, et jetant à la volée les différents morceaux dans toutes les directions comme d'horribles confettis. Tout n'était que mort et hurlements des mourants. Et du sang, tellement de sang, il en était recouvert.

Un cheval noir se dressa au-dessus de lui, piaffant, ses sabots levés vers le ciel. Il était sans cavalier, mais portait une bannière : un dragon d'argent sur fond noir. Il couvrit son visage avec ses bras alors que les sabots pointus retombaient sur lui…

Drago se réveilla en sursaut, couvert d'une sueur froide et avec une sensation d'écœurement. Il roula dans son lit et enfouit son visage dans ses bras. Ce n'était pas le premier cauchemar qu'il faisait ; ils étaient devenus de plus en plus fréquents depuis qu'il avait quitté Poudlard pour l'école de Magid. Il s'assit sur son lit, laissant la froide lumière de la lune caresser son visage. Si seulement il y avait quelqu'un à qui il pouvait parler, à qui il pouvait le dire...

Harry ? Non. Pas Harry. Sa mère ? Elle était partie en vacances avec Sirius, ce n'était pas le moment de l'inquiéter. Sirius ? Il joua avec cette idée pendant un moment. Sirius était d'habitude de bons conseils et était difficile à énerver. Mais il le dirait à Narcissa.

Et puis, il y avait Hermione.

Drago s'assit et attrapa sa baguette, qui était sur sa table de nuit. "Lumos" murmura-t-il, et une petite lueur apparut à l'extrémité de celle-ci. Il pouvait bien sûr avoir de la lumière sans utiliser de baguette, mais les Magids non-entraînés n'étaient pas supposés lancer des sorts "sans baguette", ou bien ils devaient le dire.

Il prit un stylo et un morceau de papier qu'il étala sur ses genoux, pensif. Il écrivit son nom, Hermione, et puis s'arrêta. Et si elle en parlait à Harry ? Non. Elle ne ferait pas ça. Mais comment le lui dire ? Hermione, j'ai des cauchemars, le même rêve chaque nuit, je ne sais pas pourquoi. Elle penserait qu'il devenait fou, et peut-être l'était-il. Comme son père le lui avait dit, il y avait de la folie dans sa famille. Et en considérant le fait que son père était maintenant un des patients du Centre de Traitement de Sainte-Mangouste pour les Criminels Instables, il n'était pas très loin de la folie.

Drago resta assis un long moment, devant la feuille blanche, incapable de penser à aucun mot. Finalement, il froissa le papier en boule et le lança par la fenêtre. Puis il s'allongea, les yeux ouverts, fixant le plafond jusqu'à l'aube.

***

"Chère Hermione,

Merci pour m'avoir écrit aussi vite - c'était super d'avoir ta lettre qui m'attendait ici quand je suis arrivé, et dit à Mme Weasley que j'ai apprécié le pull qu'elle m'a fait, même s'il est trop chaud pour ici, et pour les caramels aussi, bien que Drago les ait mangés sans demander. Est-ce que j'ai mentionné que lui et moi sommes camarades de chambre ? Nous sommes les seuls garçons d'Angleterre ici pour les cours, alors ils nous ont mis ensemble. Je leur avais dit que j'aimerais mieux être avec le type de Transylvanie qui ne parle pas un mot d'Anglais et ne veut pas sortir à la lumière du soleil, mais ça ne s'est pas fait.

Cette école est un peu comme Poudlard, d'une certaine façon : ce n'est pas un château, plutôt une forteresse qui aurait appartenu à Godric Gryffondor. Je suppose que Godric avait beaucoup d'ennemis et se fichait de ceux qui le savaient, il y a des emplacements pour canons un peu partout, ainsi que des fossés et quelques énormes chaudrons qui étaient probablement utilisés pour verser l'huile bouillante sur les forces ennemies.

Depuis le début nous n'avons eu qu'un seul cours et personne ne nous a dit quoi que ce soit sur la façon de nous enseigner comment utiliser nos pouvoirs, c'est seulement sur le contrôle de nos émotions pour ne pas nous retrouver à lâcher nos pouvoirs et détruire une ville entière... ou à faire de la neige bleue... mais de toute façon, Drago sait déjà contrôler ses émotions, donc je ne pense pas qu'il compte apprendre quelque chose ici. Je suppose qu'il ne voulait simplement pas traîner au Manoir tout l'été, c'est rempli d'Aurors en ce moment de toute façon. Sirius et Narcissa ont dit qu'il pouvait venir en vacances avec eux en Grèce, mais je ne pense pas qu'il veuille faire ça non plus. Je ne peux pas l'en blâmer, franchement, je ne voudrais pas les voir se peloter à travers les îles grecques moi-même. Je suppose que j'ai juste à accepter le fait qu'une vie sans Drago est probablement impossible, spécialement depuis que nous savons que nous serons bientôt liés et que nous aurons à nous voir à tous les mariages et les enterrements pour le reste de nos vie. En parlant de ça, Narcissa et Sirius ont choisi la date du 15 août, donc pense à être là. Ce sera la première fois que je te verrai depuis presque deux mois. Je ne peux pas attendre ; tu me manques tout le temps.

Devine qui enseigne ici ? Le professeur Lupin ! Je suppose que ça n'a rien d'étonnant, vu que Dumbledore dirige cette école et qu'il est l'un des rares directeurs qui puisse donner un travail à Lupin. C'est génial de l'avoir ici, je trouve ; en fait, j'attends avec impatience que ses cours commencent. La seule autre personne ici que tu pourrais connaître est Fleur Delacour. Apparemment ses pouvoirs se sont manifestés tardivement - elle avait alors déjà dix-huit ans, elle en a dix-neuf maintenant, alors c'est sa première année ici. Je suppose que le truc Magid est beaucoup plus commun chez les gens ayant des ancêtres vélanes, comme l'a expliqué Drago.
J'espère que ça te plaît de rester au Terrier pendant que tes parents sont en vacances. Donne mes meilleures salutations aux Weasley, et demande à Ron si le nouveau balai que je lui ait donné marche bien, c'était censé en être un bon. Est-ce que Ginny est revenue de France à présent ? Dis-lui bonjour de ma part.

Ecris-moi vite.

Avec tout mon amour,

Harry"

Hermione se sourit à elle-même, plia la lettre d'Harry, et la rangea dans sa poche pour la relire plus tard.

Ginny lui lança un regard curieux à travers la table. "Alors ? Des nouvelles intéressantes ?"

Coquecigrue, qui voletait comme un fou à travers la pièce depuis qu'il avait délivré avec succès les lettres d'Harry, sauta dans la soucoupe de Ginny, éclaboussant de café toute la table de cuisine parfaitement nettoyée des Weasley. "Coq, non ! COOQQ !"

Ron étendit le bras et attrapa Coquecigrue dans son poing. "Ne saute pas dans le café, Coq." dit-il, souriant au petit hibou qui gazouillait en tous sens. "Ginny n'aime pas ça."

"Alors que toi tu aimes le café plein de plumes de hibou ?" persifla Ginny, faisant la grimace à Ron. Puis elle se tourna vers Hermione, qui avait le menton posé dans ses mains et qui regardait rêveusement devant elle. "Que dit Harry, Hermione ? Tout va bien ?"

"Bien sûr, tout va bien." répondit Hermione. "Et il m'a dit de te dire bonjour."

Ginny rosit très légèrement. Elle conservait toujours des vestiges de son terrible coup de foudre pour Harry, bien qu'elle soit très sincèrement heureuse pour Hermione. Il y avait quelque chose chez Ginny, pensa Hermione, elle était tellement gentille qu'il était impossible de la détester, bien que les deux filles n'aient jamais été proches. Ginny avait toujours semblé être à Hermione une fille très féminine - plus intéressée par les vêtements et les garçons qu'Hermione ne l'était elle-même, bien que son année à Beauxbâtons lui ait donné une nouvelle gravité plutôt attrayante.

"Bon, dis-lui bonjour de ma part quand tu lui écriras." dit Ginny, et elle devint très intéressée par le nettoyage du café que Coquecigrue avait renversé.

Ron était en train de lire attentivement sa propre lettre de Harry. "Il dit que Fleur est étudiante là-bas. Je pense que Bill a dû me dire quelque chose à propos de ça, en fait. J'avais oublié."

"Est-ce que Bill et elle sont toujours ensembles ?" demanda Hermione.

Ron haussa les épaules. "J'sais pas. Ils sont ensemble, ils ne le sont pas, c'est difficile à dire. En fait, je pense qu'ils sont séparés pour le moment."

Hermione se renfrogna. Elle n'aimait pas l'idée d'une Fleur disponible n'importe où à moins de dix miles de Harry. Ou de Drago. Toutefois, Drago avait une part de sang vélane et pouvait probablement la combattre mieux que Harry. Bien sûr, ce n'était pas ses affaires ce que faisait Drago, pensa-t-elle pour elle-même, mais vraiment... il pouvait trouver mieux que Fleur, elle pensait qu'il le méritait.

Avec un haussement d'épaule mental, elle prit la seconde lettre que Coquecigrue lui avait amené. Elle était attachée avec un ruban de velours noir et son nom était écrit d'une écriture penchée, quelque peu familière. Alors qu'elle lisait, sa bouche s'ouvrit de surprise. "Hé bien, ça alors !" s'exclama-t-elle.

"Quoi, ça alors ?" demanda Ginny.

"C'est de Viktor Krum." répondit Hermione.

Maintenant Ron avait l'air très réveillé.

"Il est à Londres." dit Hermione. "Il veut me voir pour un café au Chaudron Baveur. Il est là pour quelques jours. Il dit qu'il a quelque chose d'important à me dire."

"Oh, Harry va adorer ça." dit Ron, souriant.

"Ne sois pas stupide, Ron," répliqua Hermione, repliant la lettre avec un froncement de sourcils. "Je n'ai pas vu Victor depuis deux ans. Et d'après ce que j'ai entendu, il a une petite amie."

"Tu es sûre qu'il ne veut pas te rencontrer pour qu'il puisse te dire qu'il t'aime encore ?" questionna Ron, taquin.

"Tout à fait sûre !" dit Hermione, fronçant les sourcils. "Bon, ça ne me déplairait pas de voir Viktor... et Ginny, tu ne disais pas que tu voulais aller faire des courses à Londres ? On pourrait y aller ensemble."

"Bien sûr." dit Ginny, et Ron ajouta rapidement : "Je devais aller sur le Chemin de Traverse pour prendre un kit pour mon nouveau balai. On peut y aller tous ensemble."

"OK !" approuva Hermione. "Laisse-moi juste écrire cette lettre vite fait d'abord."

Elle courut en haut des escaliers jusqu'à la chambre spacieuse où elle était installée. Bien que les Weasley n'aient pas quitté le Terrier quand la boutique de farces et attrapes de Fred et Georges avait eu du succès, ils avaient ajouté plusieurs nouvelles chambres. De l'extérieur, la maison ressemblait maintenant plus que jamais à un gâteau d'anniversaire de travers. La chambre d'Hermione était l'une des nouvelles, et elle l'aimait beaucoup : elle était ronde, avec un oriel[1] à vitrail qui représentait une belette qui dormait sur une pierre au soleil.

Elle s'assit au bureau, sortit un morceau de papier et commença à écrire "Cher Harry..." et s'arrêta. Elle n'était pas très douée pour écrire des lettres d'amour, mais elle voulait être un peu plus affectueuse qu'avec un "cher". Spécialement s'il traînait avec Fleur. Cela ne lui ferait pas de mal de lui rappeler à qui exactement était Harry. Elle essaya Harry chéri, mais cela semblait stupide. Puis elle essaya Harry, mon amour, mais c'était horrible, et elle froissa la lettre en une boule qu'elle jeta par terre. Elle essaya encore, avec une nouvelle feuille de papier "Très cher Harry..."

Bon, ça sonnait bien. Elle gribouilla le reste de la lettre rapidement, écrivit une note rapide à Drago, et bondit hors de la pièce, entrant presque en collision avec Ron dans les escaliers. "Hermione ! Descend doucement !"

"Ron, je peux t'emprunter Coq ?" fit-elle rapidement. "Je suis désolée de t'avoir marché sur les pieds." ajouta-t-elle, après coup.

"Je viens juste d'envoyer Coq à Fred et George avec une lettre. Mais tu peux utiliser le hibou de ma mère. Hé, Hermione, c'est quoi ?"

"C'est quoi quoi ?"

"Ca." fit Ron, et il posa sa main sur son cou, où se terminait le col de son chemisier. Ca lui prit un moment pour réaliser qu'il désignait la fine chaîne d'or sur sa poitrine. "Tu n'as pas l'habitude de porter des bijoux."

"Oh, ça." et elle sortit le bijou qui pendait au bout de la chaîne. "C'est le Charme Epicyclique de Drago." expliqua-t-elle. "Il me l'a donné."

Ron la regarda. "C'est pas un peu bizarre ? Je veux dire, et si tu le laissais tomber, ou si tu l'oubliais quelque part, ou..."

"Ron !" Hermione le foudroya du regard. "Comme si je ferais jamais ça. Bien sûr, Dumbledore a posé quelques sortilèges dessus, alors il ne peut plus être perdu, déplacé ou endommagé. Je ne peux même pas le retirer, et nul ne peut me l'enlever, excepté Dumbledore ou Drago lui-même. Il est enchanté de cette façon."

"Je pense que tu devrais le donner à Dumbledore." insista Ron, fixant le Charme avec méfiance. "Ou Drago devrait le garder. Il ne peut pas trimballer son sale petit objet fatal sur lui ?"

"J'ai essayé de le donner à Dumbledore. Mais il a dit que c'était à Drago d'en faire ce qu'il voulait. Et je ne pense pas que Drago veuille le garder, ça lui rappelle probablement trop d'horribles choses comme son père." murmura-t-elle.

Ron ôta sa main de son cou et commença à descendre les escaliers. "Est-ce que je t'ai déjà dit combien j'étais content que tu ne sortes pas avec Malefoy ?"

"Seulement environ six millions de fois." répliqua Hermione, en le suivant. "Franchement, je pense que tu en es plus heureux que Harry."

"J'ai mes raisons." esquiva Ron, et avant qu'Hermione puisse lui demander de s'étendre là-dessus, il avait hurlé à Ginny de se dépêcher et de prendre de la Poudre de Cheminette parce qu'il était temps pour eux d'y aller.

***

Le hibou brun vola en piqué à travers la fenêtre ouverte et se posa, hululant, sur la table près de Harry, qui était assis dans le Hall des étudiants, en train de prendre son déjeuner. Il y avait deux lettres attachées à sa patte gauche, toutes deux roulées dans de petits tubes élégants et attachés avec des rubans de couleurs différentes.

Harry jeta un regard à travers la table à Drago, qui était en grande conversation avec Fleur Delacour. "Courrier, Malefoy." annonça-t-il.

Drago le regarda et sourit. "Passe-moi la mienne."

Harry détacha une des lettres et la tendit à Drago. Tous deux savaient de qui venaient les lettres ; ils n'y avait pas besoin de le dire. Hermione était une fille parfaitement honnête. Quand elle écrivait, elle leur écrivait toujours à tous les deux, une lettre pour Harry, une pour Drago. La lettre de Harry était attachée avec un ruban rouge, celle de Drago avec un ruban argenté. Harry souhaitait parfois qu'elle lui envoie peut-être deux lettres pour chacune de celles qu'elle envoyait à Drago, juste pour marquer des points, mais ce n'était pas dans la nature d'Hermione de faire ça. C'était une personne scrupuleuse.

Harry regarda Drago ouvrir sa lettre, la lire, et la mettre dans sa poche, tout cela sans changer d'expression. Harry aurait donné un sac de Gallions pour voir ce qu'il y avait dans cette lettre, mais il serait mort plutôt que de l'avouer. Après tout, il avait confiance en Hermione. Elle était sa petite amie. Elle l'aimait. Pas vrai ?

Fleur regarda Harry puis Drago avec ses grands yeux bleus. Harry savait qu'elle était probablement presque aussi intéressée que lui de savoir ce que Hermione avait écrit à Drago. Elle s'était attachée à Drago le premier jour où ils étaient arrivés à l'école. L'apercevant près de Harry, elle fondit sur eux, criant, "Salut, 'arry ! Tu ne me présentes pas ton ami ?"

Harry avait fait les présentations, et Drago avait serré la main de Fleur tandis qu'elle lui souriait et agitait ses cheveux brillants et argentés. "Malefoy…" avait dit Fleur. "je connais ce nom, c'est un nom français. Ta famille est française ?"

Drago avait admis que, pendant une époque, ils avaient probablement dû l'être.

"Tu es en partie vélane, non ?" continua Fleur. "Je le suis aussi. Je suis sûre qu'on est reliés, j'ai des frères qui sont exactement comme toi. Je l'avais remarqué quand tu traversais le hall, et je me suis dit : 'C'est un beau garçon, on est sûrement reliés !'"

Fleur dit cela sans une once d'humilité. Elle était aussi vaniteuse que Drago, ce qui de l'avis de Harry conférait un certain crédit quand à son affirmation qu'ils faisaient partie de la même famille.

"Je pense qu'elle s'intéresse à toi." avait-il dit à Drago une fois Fleur partie, mais Drago avait secoué la tête.

"Nous avons tous les deux du sang de vélane, donc nous sommes immunisé contre le charme de l'autre." avait-il affirmé. "Elle m'apprécie juste parce que je suis comme elle."

Qu'ils s'intéressent l'un à l'autre ou non, pensait Harry, les regardant, ils formaient un couple s'admirant mutuellement. Drago allait rarement quelque part sans Fleur sur ses talons, ces jours-ci. C'était plutôt drôle, pensait Harry, après tout, il avait le même âge que Drago et il n'y avait pas si longtemps, Fleur le considérait trop "peûhti" pour un garçon pour le prendre au sérieux...

Le hibou hulula encore, rappelant Harry à son attention. Il donna une Noise au hibou, prit sa lettre au ruban rouge, et déchira impatiemment l'enveloppe.

"Très cher Harry,

Je ne peux pas écrire grand-chose, je suis sur le point de partir à Londres, mais je t'enverrai une autre lettre plus tard, par Coq. Ron et les Weasley vont bien. Mr et Mme Weasley sont au bord de la mer pour des vacances romantiques, et Fred et George sont à Pré-au-Lard pour leur boutique, donc il y a juste moi et Ron et bien sûr Ginny, qui est revenue de France et qui t'embrasse.

Devine qui m'a écrit une lettre, sorti de nulle part ? Viktor Krum, de toutes les personnes que je connais. J'avais pensé qu'il serait trop occupé pour écrire à quiconque, il est en tournée avec l'équipe de Bulgarie, mais il est à Londres maintenant, alors je vais m'arrêter au Chaudron Baveur pour le voir. Je lui dirai bonjour de ta part. Et s'il te plaît, salue le Professeur Lupin pour moi.

Je ne peux pas attendre de te voir pour le mariage de Sirius et Narcissa. Je suis contente que Sirius ait trouvé le bonheur, personne ne le mérite plus que lui.

Avec tout mon amour, Hermione"

Harry replia la lettre avec un sentiment d'inquiétude. Quand il leva les yeux, il vit Drago et Fleur en train de le regarder. "Qu'est-ce qui ne va pas, 'Arry ?" dit Fleur avec sollicitude. "Ta petite amie t'a quitté pour quelqu'un d'autre ? Elle est enceinte ?"

La lettre tomba des mains d'Harry. "Quoi ?" sursauta-t-il. "C'est ridicule. Comment pourrait-elle être enceinte ?"

Fleur et Drago lui sourirent avec ensemble.

"Peut-être qu'il est temps maintenant d'avoir cette conversation à propos de certaines choses de la vie, Potter." lança Drago, souriant toujours.

Connard, pensa Harry, j'ai foncé droit dans le panneau. "La ferme, Malefoy !" dit-il. "Je sais déjà tout sur le sexe, merci."

Fleur pouffa comme une folle derrière sa main.

"C'est rassurant à entendre." fit une voix derrière l'épaule de Harry.

Harry se retourna pour voir le Professeur Lupin debout derrière lui, un léger sourire sur le visage.
"Salut, Harry !" dit-il.

Harry sourit à Lupin, qui, songeait-il, avait meilleure allure que trois ans auparavant. Il semblait avoir moins de rides sur le visage, bien que cela puisse être juste le fait qu'il était très bronzé par le soleil. Ils avaient tous commencé à bronzer, même Drago, ce qui semblait, de l'avis d'Harry, aller à l'encontre de la nature. Il n'était certainement pas possible d'être tellement blond, d'avoir les yeux si clairs et de ne pas être brûlé par le soleil ? Mais en plus, Fleur avait subi le même changement. Elle et Drago n'étaient pas très bronzés tous les deux, avec les cheveux décolorés comme du sucre blanc. Harry lui-même était devenu plus sombre de peau, et avait développé des tâches de rousseur sur son nez, alors qu'il n'en n'avait jamais eu. Il espérait qu'il n'avait pas l'air trop bizarre. Hermione avait des tâches de rousseur sur le nez et il trouvait ça adorable, mais cela devait être différent pour les garçons.

"Professeur Lupin," dit Harry, chassant de son esprit le sujet d'Hermione et de son nez "c'est bon de vous voir. Voulez-vous vous asseoir ? Avez-vous déjà mangé ?"

"En fait, oui." répondit Lupin. "J'étais juste venu te voir, Harry. Et ton compagnon de chambre."
Il inclina la tête vers Drago, qui écarquilla les yeux de surprise. "Me voir moi ? Pourquoi ?"

"A propos de quelque chose que m'a dit Dumbledore." répondit Lupin, restant un peu évasif. "Ce serait possible d'aller dans votre chambre pendant un moment ? Il y a quelque chose que je veux vous demander à tous les deux."

Harry et Drago se regardèrent, haussèrent les épaules, et se levèrent. "Bien sûr." dit Harry. "Pourquoi pas ?"

"A plus tard." dit Drago à Fleur, qui avait l'air à moitié indignée d'être abandonnée ainsi.

Lupin marcha devant eux tandis qu'ils traversaient le hall et gagnaient les escaliers de pierre qui menaient vers les dortoirs des garçons.

"Est-ce que Hermione t'a dit qu'elle allait voir Victor Krum à Londres ?" demanda Harry à Drago, et il fut récompensé en le voyant s'arrêter légèrement.

"Ce grand connard de Bulgare ? Qu'est-ce qu'elle lui trouve ?"

"Il n'est pas trop mal." estima Harry, se sentant soudainement plus magnanime envers Krum. C'était probablement le fait qu'il avait appris quelque chose sur Hermione que Drago ne savait pas. "Professeur Lupin !" appela-t-il, accélérant le pas. "Notre chambre est juste là."

Drago ouvrit la porte et ils entrèrent. C'était une grande chambre, assez grande pour six ou sept garçons, bien que Harry et Drago en soient les seuls occupants. Il y avait deux cheminées, une à chaque extrémité de la pièce, une large baie vitrée avec un banc de pierre, et deux lits à baldaquin avec des couvre-lits de velours. Le caleçon de Harry était resté au pied de son lit ; celui de Drago était au pied du sien.

Lupin s'assit dans un fauteuil, tandis que Harry et Drago s'asseyaient chacun au bout de son lit. Lupin, pensait Harry, avait l'air étrangement mal à l'aise, bien qu'il sourit à Harry quand il surprit son regard posé sur lui.

"C'est bon de te revoir, Harry." dit-il avec un sourire. "Je ne sais pas si je te l'avais dit."

"J'aimerais bien suivre vos cours toute la semaine." répondit Harry, souriant en retour à Lupin. "Nous avons seulement eu cours avec le Professeur Emble, pour le moment et il nous juste dit la même chose encore et encore."

"'Il y a trois mots que chaque Magid doit avoir à cœur : " énonça Drago, imitant le Professeur Emble "'Contrôle, contrôle, contrôle.'" Il sourit à Lupin. "Je lui ai dit que c'était le même mot trois fois de suite, mais il n'y a pas pris garde."

"Le contrôle est important." dit gentiment Lupin.

"Ouais, je sais," répliqua Drago, l'air pas très concerné. "Mais je suis déjà bon pour ça, alors..."

"Ce qui me rappelle…" fit Lupin. "Drago, le Professeur Dumbledore m'a écrit pour me dire que tu étais en possession de l'épée de Salazar Serpentard. Il m'a demandé si je ne pouvais pas la regarder."

Drago haussa les épaules. "Si vous voulez." Il fronça les sourcils. "Mais vos mains…"

"L'épée brûle les non-Magid humains." rappela Lupin calmement. "Etant un loup-garou, je devrais être capable de la toucher."

"Oh, ouais, un truc de loup-garou," dit Drago, avec un intérêt sincère "ça doit vraiment être nul."

"DRAGO !" s'exclama Harry d'un ton dangereux.

Mais Lupin, à sa surprise, souriait tandis qu'il regardait Drago. "Tu me rappelles tellement Sirius quand il était jeune." dit-il. "C'est vraiment troublant."

"Et est-ce qu'il était aussi beau et séduisant ?" taquina Drago.

"Sirius m'a dit que quand il était à l'école, il était infect." fit Harry.

"Il était toujours en retenue." fit Lupin, souriant toujours. Harry devait admettre que c'était bon de voir Lupin l'air si content. Cela illuminait tout son visage et faisait briller son étrange regard vert et or. "Maintenant, Drago..."

"Bon." répondit Drago. Il bondit de son siège, et traversa la pièce jusqu'à sa malle, qu'il ouvrit d'un coup. Il sortit l'épée, et resta un instant à la regarder. De ce point de vue, c'était un très bel objet ; la lumière du soleil venant de la fenêtre glissait sur la lame comme de l'eau, et les pierres vertes brillaient sur la poignée de fer. "La voilà." dit-il, retraversant la pièce et la tendant à Lupin.

Lupin la prit et la tourna sur le côté, caressant doucement la lame de sa main. "C'est un objet magique très puissant." déclara-t-il.

Drago parut ravi.

"Que penserais-tu si je faisais une petite expérience dessus ?" demanda Lupin, retournant l'épée et la regardant de près.

Drago haussa les épaules. "Tant que vous le la brisez pas."

Lupin tourna la lame, faisant courir ses doigts minces et agiles le long de celle-ci. Puis il clama, "Indicio !"

Harry et Drago se penchèrent en avant, attentifs, tandis que des lettres apparaissaient sur la lame, incrustées dans le métal. Elles étaient noircies par l'âge et avaient l'air d'avoir toujours été là : Descensus averno facilis est.

"Qu'est-ce que ça veut dire ?" demanda Drago avec stupéfaction.

Lupin le regarda comme s'il ne comprenait pas bien non plus. "C'est du latin." expliqua-t-il. "'Il est facile de descendre en enfer."

"C'est gai." ironisa Harry.

"Vous êtes sûr que ça ne veut pas dire 'bonne journée' ?" proposa Drago avec espoir. "Ou 'cette épée vaut un paquet de pognon' ?"

"Ou 'J'appartiens à un grand connard' ?" suggéra Harry.

"Non." affirma Lupin. "Ca signifie ce que j'ai dit."

Harry et Drago eurent l'air inquiets. "Je ne sais pas ce que ça signifie." fit Drago. "Mais ça sonne mauvais."

"Salazar Serpentard n'était pas le plus gentil des hommes." soupira Lupin. Il se leva. "Avec ta permission, Drago, j'aimerais emmener cette épée dans mon bureau et l'examiner d'un peu plus près."

"Partez devant." répondit Drago, qui regardait maintenant l'épée avec suspicion. "Mais ne courez pas avec !" ajouta-t-il comme Lupin se tournait pour partir. "Ce truc est tranchant."

***

Quand ils approchèrent du Chaudron Baveur, Ginny regarda sa montre. Elle et Hermione avaient promis à Ron qu'ils le retrouveraient chez Fleury et Bott à trois heures, et il était presque deux heures, ce qui ne laissait pas beaucoup de temps à Hermione pour un café avec Krum.
Ginny lança un regard de coté à Hermione, qui avait l'air très maligne et jolie dans son manteau court rouge. Elle avait l'air légèrement nerveuse, comme Ginny supposait qu'elle le serait si elle devait rencontrer quelqu'un qu'elle n'avait pas vu depuis deux ans, qui avait été fou amoureux d'elle et d'après ce que l'on pouvait penser l'était encore. Bien sûr, aussi loin que Ginny pouvait se souvenir, personne n'avait été fou amoureux d'elle. Pas même Harry, qu'elle aimait toujours... pas une seule personne.

"Nous y sommes." dit Hermione, s'arrêtant sous l'enseigne du Chaudron Baveur. "Tu viens avec moi, n'est-ce pas ?" ajouta-t-elle, dévisageant Ginny avec espoir.

"Bien sûr." dit Ginny, commençant à monter les marches avec elle. Elles pénétrèrent dans la sombre salle principale du Chaudron Baveur, qui était quasiment vide. Ginny observa les alentours, ses yeux s'ajustant lentement au manque de lumière, quand une large forme sortit tout à coup de la pénombre.

"Her-mi-one-ninny." dit une voix grave.

Hermione attrapa la main de Ginny qu'elle serra nerveusement. "Viktor !" s'écria-t-elle. "C'est bon de te revoir."

Le passage de deux années n'avait pas beaucoup changé l'apparence sombre et lugubre de Viktor Krum. S'il fallait remarquer quelque chose, il était peut-être un peu plus anguleux; il s'élevait au dessus d'Hermione et Ginny, les dévisageant de haut, sous ses sourcils noirs. "Herm-mi-one-ninny," répéta-t-il "je veux parler à toi." Ils fixa Ginny de manière significative Ginny. "Seule."
Ginny regarda Hermione, qui lui rendit son regard de surprise. "Je ne vais pas m'en aller et laisser Hermione ici !" déclara Ginny avec indignation. "Elle n'est pas capable de rentrer seule !"
Mais Viktor continuait de dévisager Hermione. "S'il te plaît," dit-il. "seulement cinq minutes. Là dedans." Il secoua la tête dans une direction indiquant un petite pièce séparée de la principale.
Hermione regarda Ginny, puis haussa les épaules. "D'accord. Cinq minutes." dit-elle. "Ginny, si ça ne te fait rien de m'attendre ici..."

Ginny secoua la tête. "Bien sûr."

Elle regarda alors la grande asperge Krum guider la petite forme d'Hermione par une sortie éloignée, et fermer la porte derrière eux. Elle secoua la tête. Elle ne savait pas ce que Krum voulait dire à Hermione, mais à sa tête, ça ne pouvait pas être de bonnes nouvelles. A son avis, Hermione n'aurait jamais dû accepter de le rencontrer, il n'avait pas l'air digne de confiance et puis il fallait penser à Harry. Si Harry était SON petit ami, Ginny pensait qu'elle n'aurait jamais... non, se dit elle à elle-même, déchire cette pensée ! Cela n'arrivera jamais.

La porte du fond s'ouvrit et Hermione sortit, l'air troublée. Elle se dirigea vers Ginny et prit ses mains. Ginny faillit crier; les mains d'Hermione étaient glaciales. "Ginny," dit elle "je dois rester et parler à Viktor. Pars en avant et rejoint Ron. Viktor pourra me déposer au Terrier plus tard."

Incrédule, Ginny secoua la tête. "Es-tu sûre ?"

"Oui." dit Hermione, très ferme.

"Mais Hermione," dit Ginny, laissant tomber sa voix, "je ne crois pas que ce soit bien que je te laisse ici. Ne peut-il pas... Ne peut-il pas venir au Terrier avec nous et te parler là-bas ?"

Hermione secoua la tête. "Tu comprendras plus tard, Ginny." dit elle, et alors que Ginny semblait toujours douter, elle ajouta irritée : "Je sais ce que je fais, d'accord ?"

Ginny regarda Hermione tourner sur ses talons, s'éloigner, et disparaître dans la pièce où l'attendait Viktor, fermant la porte derrière elle. Légèrement sidérée, Ginny se retourna et sortit du Chaudron Baveur, dans la vive lumière du Chemin de Traverse.

***

Sorti d'un rêve de sang et de feu, Drago s'éveilla, secoué péniblement par l'épaule. Il cligna des yeux, essayant de voir à travers les ténèbres. "Potter ?" croassa-t-il. "Ow ! Qu'est-ce que tu fiches ?"

Il s'arrêta. Les yeux le fixant à travers les ténèbres n'étaient pas vert, mais rouge sombre, veinés de jaune.

Drago hurla. Et se jeta sur le coté du lit, roulant sur le sol. Il se ramassa contre son coffre et se remit à genoux, fixant l'espace. Il faisait presque nuit noire dans la pièce, mais il pouvait apercevoir la forme de quelque chose, quelque chose de la taille d'un chien, roulé au pied de son lit, le fusillant de ses yeux rouges vicieux.

Dans l'autre lit, Harry se redressa et attrapa ses lunettes. "Malefoy, qu'est-ce…"

Il s'arrêta. Drago n'était pas sûr que Harry avait vu la forme sombre, et s'en fichait. Toujours sur les genoux, il chercha le verrou de son coffre et l'ouvrit violemment. Il plongea les mains dedans et puis se souvint avec un pincement au cœur qu'il avait donné l'épée à Lupin cet après-midi. Sa baguette, où était sa baguette ?

"Lumos" incanta Harry.

La lumière grandit au bout de la baguette que Harry tenait, et éclaira la pièce d'une lueur bleutée. Elle illuminait Harry, assis sur son lit, Drago à genoux sur le sol, et la créature, quelle qu'elle soit, poussa un cri perçant et se cacha de la lumière.

"Ne me faites pas mal !" cria-t-elle, dans un anglais parfaitement intelligible, bien que cette voix sembla bien moins humaine que celle d'un feu de joie. "S'il vous plaît, ne me faites pas de mal !"

Harry regarda Drago. Drago lui rendit son regard. Ni l'un ni l'autre ne parla, mais ils pensaient manifestement la même chose : cela ne devait pas être un monstre si horrible, s'il avait peur de deux garçons en pyjamas.

"Qu'est-ce que c'est ?" dit Drago, regardant Harry avec étonnement.

"Aucune idée." répliqua Harry, sortant de son lit. Drago se mit sur pieds et se plaça près de Harry alors que tout deux dévisageaient le monstre, Harry tenant sa baguette prête.

Ce quoi-que-fut-cette-chose avait la taille d'un chien, avec une peau écailleuse grise, et une tête parfaitement ronde sans oreilles. Il n'avait d'ailleurs pas plus de nez, et sa bouche n'était qu'une longue entaille. Il tenait levée deux mains grises aux longs doigts en protection.

"OK," dit Harry, le dévisageant, "nous ne te ferons pas de mal. Seulement... Calme toi."

"De la merde qu'on lui fera pas mal." dit Drago, qui tremblait toujours autant. "Qu'est-ce que tu crois faire à me sauter dessus en pleine nuit ? Qu'est-ce que tu veux ?"

La créature dit, de la même voix craquante : "Faites-moi mal si vous le voulez. Je suis seulement revenu pour ce qui est à moi."

Harry et Drago se regardèrent, totalement ahuris.

"Revenu ?" dit Harry poliment.

"Je suis venu pour ce qui est mien." répéta la créature. "Mon autre moitié !" Il laissa échapper un sanglot sec et regarda Drago et Harry piteusement. "Depuis de longues années, elle me fut cachée. Et puis, j'ai commencé à sentir son retour dans ce monde. Je l'ai vu, à travers les terres et océans. Et je l'ai senti ici. C'est à moi !" hurla la créature. "Et elle a été perdue pendant un millier d'années !"

"Qu'est-ce exactement, cette autre moitié de toi ?" demanda Drago. "Je veux dire, tu me sembles bien entier, il ne manque pas un seul morceau, à moins que ce soit le manque d'oreilles, je suppose. Est-ce une oreille que tu cherches ?"

La créature le dévisagea, ahuri. "Tu es vraiment stupide pour un enfant mortel." dit elle "Et si j'avais mon autre moitié et mes pleins pouvoirs, je t'aurai dévoré."

Drago avait l'air furieux. Harry posa une main sur son épaule pour le retenir. "Personne ne dévorera qui que ce soit." dit-il. "Peux-tu nous en dire un peu plus sur, hum, cette autre moitié que tu as égarée ?"

La créature devint livide. "Je ne l'ai pas égarée ! Elle m'a été prise par un sorcier démoniaque, et cachée de moi; je l'ai cherchée partout et elle est ICI !"

Harry regardait la créature songeur, sa tête penchée d'un coté. "Tu es un démon, n'est-ce pas ?"

La créature avait l'air louche. "Je ne suis pas un démon." dit-elle.

"Oh, oui tu es un démon." dit Harry, gagnant en conviction. "Nous avons étudié les démons en Défense Contre les Forces du Mal l'année dernière. Je sais même comment les bannir." Il pointa la créature de sa main. "Dispelle…"

"Nooooonnnn !" cria le démon, frappant l'oreiller de Drago de ses poings, comme un enfant de deux ans furieux, et Harry s'arrêta. "Je vous dit, c'est à moi ! Vous n'avez aucun droit de me la cacher ! Je l'ai cherché des milliers d'années…"

"Et bien, as-tu essayé de regarder sous le canapé en ENFER ?" cria Drago, qui avait l'air furieux.

Le démon fit un bruit long, grognement et lamentation en même temps. "Je ne cherche pas comme vous les mortels le feriez." dit il. "Je sens ce qui est mien ; elle m'appelle et je lui répond. Pendant un millier d'années, elle a été silencieuse. Et puis, à nouveau, j'ai entendu l'appel et je fus invoqué. Et maintenant…" il s'arrêta et regarda autour de lui d'un air grincheux. "A présent, elle est à nouveau silencieuse. Mais elle était là, j'en suis sûr !"

Harry lança un regard de coté à Drago. "Tu sais ce qu'il cherche, n'est-ce pas ?" murmura-t-il. "Cette épée…"

"Chut !" dit Drago menaçant, se tournant vers le démon. "Il n'y a dans cette chambre aucun objet d'un autre monde ou démoniaque." lui dit-il, ce qui était une assez bonne vérité. "A moins que tu ne compte Potter. J'ai toujours eu un doute à son sujet, mais tu es le bienvenu pour le récupérer."

Le démon lança un vague regard à Harry. "Le garçon Potter n'a aucun intérêt pour moi." dit-il.

"Hey !" cria Harry, qui était habitué à être le point focal de tous les événements du monde de la sorcellerie, et se sentait mis à part. "Ecoute," dit il au démon, "continue et fais le tour si tu ne crois pas Drago au sujet d'objets démoniaques que nous ne possédons pas. Tu n'en as pas, n'est-ce pas ?" siffla-t-il à l'oreille de Drago.

Drago roula des yeux.

Mais le démon, n'attendant pas d'autre permission avait commencé à mettre la chambre à sac, retournant les chaises, cherchant dans les cendres de la cheminée et déchirant les sacs de cours des garçons avant de se diriger vers le coffre de Harry. Celui-ci regarda choqué ses possessions personnelles voler à travers la chambre. Drago esquiva les vêtements de Harry qui allèrent s'écraser contre le mur.

Ne trouvant rien dans le coffre de Harry, le démon se tourna vers le coffre de Drago et répéta l'exercice. Le deux garçons le regardaient, résignés, alors qu'il jetait à terre les vêtements et livres de Drago. "Tu sais," dit Drago à Harry d'une vois basse, "j'avais toujours imaginé les démons bien plus agressifs, effrayant et du genre machine à tuer. Ce truc... fouillant dans nos affaires... c'est un peu... minable."

"Je suis tout à fait d'accord." dit Harry.

"Tu pourrais probablement le bannir." dit Drago avec espoir.

"Je crois qu'il est très probablement plus malin d'essayer de le convaincre que nous ne l'avons pas, ou alors il reviendra." dit Harry. "Il n'a pas l'air capable de sentir son 'autre moitié' à présent. J'espère." ajouta-t-il, pensant à Lupin.

"Très bien." dit Drago. "Mais si jamais il déchire le moindre de mes vêtements, je le fiche dehors."

***

"Tout est de ta faute !" dit Ron, fusillant Ginny du regard à travers la table. Ses yeux bleus étincelaient et ses cheveux rouges étaient éparpillés en mèches folles tout comme ceux d'Harry. "Comment as-tu pu la laisser seule au Chaudron Baveur avec ce… ce…"

"C'est pas juste !" lui cria Ginny en réponse, ses yeux lançant des éclairs. "Tu ne m'as pas écoutée, Ron ! Tu n'étais même pas là ! Elle ne m'aurait pas laissée rester, elle m'a presque dit de ficher le camp et de la laisser tranquille !"

"Il est minuit !" dit Ron, qui avait l'air tout aussi furieux qu'inquiet. "Où est elle ?"

"Je sais." dit Ginny, assise pas franchement joyeuse à la table de la cuisine, "je sais, mais Ron, essaie de prendre un peu de distance. Peut-être qu'ils avaient beaucoup à se dire et ont perdu la notion du temps ?"

"Elle aurait envoyé un hibou, ou quelque chose. Hermione n'est pas comme ça, elle…"

"Pas comme quoi ?" dit Hermione, entrant pas la porte-fenêtre et les regardant tous les deux étrangement.

Ron et Ginny en restèrent bouche bée. "Hermione !" souffla Ron de soulagement. "Tu vas bien !"

"Je t'ai dit qu'elle allait bien." dit Ginny, qui avait l'air tout de même bien soulagée de la voir. Elle se tourna vers Hermione. "Tu vas bien n'est-ce pas ?"

"Bien sûr que je vais bien." dit Hermione calmement. "Maintenant, si vous voulez bien m'excusez, j'ai besoin de monter un moment. Je reviens tout de suite."

Elle se tourna, toujours aussi calme et monta les escaliers. Ron et Ginny la regardèrent faire, la bouche grande ouverte.

"Crois-tu qu'elle soit fâchée ou quoi que ce soit ?" demanda Ginny, quand elle retrouva ses mots.
"Je ne crois pas." dit Ron lentement, "Elle avait plutôt l'air à l'opposé de furieuse. Etrangement calme. Peut-être devrais-tu monter lui parler." ajouta-t-il malheureux. "Une conversation de fille."

Ginny secoua la tête. "J'ai plutôt l'impression qu'elle devrait te parler à toi."

Ron soupira. "Je suppose que tu as raison." dit-il en se levant, et il se tourna vers l'escalier quand il fut stoppé par la vue d'Hermione qui venait vers lui, portant un sac de couchage. Elle le dépassa et descendit les escaliers vers la cuisine. Ron se dépêcha de la suivre.

"Hermione," dit-il, combattant un sentiment de danger croissant, "es-tu sûre que tout va bien ?"

"Je vais bien." dit Hermione, qui traversait à présent la cuisine. "J'ai juste décide de passer quelques jours avec Viktor, c'est tout."

"Quoi ?" s'exclamèrent Ron et Ginny ensembles.

"Hermione, tu n'es pas sérieuse ?" dit Ginny.

Hermione se tourna et les regarda. Elle avait l'air petite, pâle et déterminée. Des mèches de cheveux avaient échappé à son chignon et bouclaient autour de son visage. "Je suis sérieuse." dit-elle. "Pourquoi ne devrais-je pas y aller ? Pourquoi ne pourrais-je faire ce dont j'ai envie?"

"As-tu perdu la tête ?" dit Ron.

"Que fais-tu de Harry ?" protesta Ginny.

Hermione haussa les épaules. "Il comprendra."

"Il ne comprendra certainement PAS." dit Ron. "Hermione, assieds-toi, s'il te plaît. Es-tu fâchée avec Harry ? A-t-il fait quelque chose ? Essaies-tu de te venger ? Auquel cas, je te conseillerais de le faire d'une autre manière. Ginny, aide-moi."

"Tu pourrais avoir une liaison avec Ron," suggéra Ginny. "Ca, ça rendrait furieux Harry."

"Merci, Gin !" dit Ron, lui lançant un regard-de-la-mort-qui-tue.

Hermione secoua la tête, regardant Ron avec ses grand yeux bruns ouverts et légèrement vitreux. "Ca n'a rien à voir avec lui." dit-elle. "C'est juste quelque chose que je dois faire. Allez vous vous calmer tous les deux ? Je serai de retour dans quelques jours."

"Quelques... jours ?" dit Ron faiblement.

"Et bien, si vous voulez vraiment réagir de cette manière, peut-être que je ne reviendrais pas du tout !" rétorqua Hermione, tournant sur ses talons, et claquant la porte fenêtre en sortant. Ron et Ginny se regardèrent avec horreur, puis Ron sauta sur ses pieds et suivit Hermione dans le jardin.
"Hermione !" appela-t-il. Elle traversait la pelouse vers une silhouette sombre l'attendant sur un balai. Un mauvais pressentiment intense poussa Ron à courir. "Hermione !" appela-t-il à nouveau, mais sans un regard en arrière, elle grimpa sur le balai et attacha ses bras autour de la taille de Krum. Celui-ci donna un coup de pied, et ils partirent, s'élevant dans les airs loin au dessus du Terrier. Ron redressa sa tête et les regarda rétrécir dans le ciel, puis disparaître.
"Mais Hermione déteste voler." dit-il ahuri, les fixant toujours du regard. "Elle ne vole même pas avec Harry."

"Je crois qu'elle a revu sa position." dit Ginny sèchement derrière lui.

"Quelque chose ne va vraiment, vraiment pas." dit Ron, se tournant pour regarder sa sœur. "Va chercher Coquecigrue." ajouta-t-il. "Nous avons une lettre à envoyer immédiatement, il faut contacter papa et maman… et les parents d'Hermione…"

"Je ne peux pas aller chercher Coquecigrue." dit Ginny.

Ron la fixa. "Pourquoi pas ?"

Son visage était vraiment pâle dans la lumière de la lune alors qu'elle lui retournait les mêmes yeux malheureux et grand ouverts. "Il est parti." dit-elle. "Je crois qu'Hermione lui a déjà confié une lettre."

"Oh, mon dieu." dit Ron, avec fatalisme. "Harry."

***

"Je ne crois pas que nous devrions lui dire." dit Drago d'un murmure sifflant. Il était huit heures du matin, et ils se tenaient devant la porte du bureau de Lupin. N'ayant rien trouvé, le démon avait finalement quitté leur dortoir vers trois heures du matin, jurant de revenir dans un futur prochain pour reprendre son "autre moitié". Ni Harry, ni Drago ne furent capables de dormir tranquillement après cela ; de ce fait, ils étaient tous les deux fatigués et fébriles.

"Mais c'est un loup-garou, Malefoy." protesta Harry, se passant la main dans les cheveux, qui étaient toujours aussi sauvages. "Il est habitué à ce genre de truc de magie noire."

"Peut-être." dit Drago, "Mais c'est toujours un Loup-garou adulte. Un professeur loup-garou. Si nous lui disons que nous avons des démons dans notre chambre, il va se sentir moralement contraint de faire quelque chose."

"Nous ne pouvons pas lui dire qu'il y avait des démons dans notre chambre de toute façon." dit Harry. "Nous pouvons lui dire qu'il y avait un démon dans notre chambre. Juste un."

"Je pense que les professeurs doivent considérer même un démon dans une chambre comme un problème administratif." dit Drago. "Dix contre un qu'il va direct voir Dumbledore."

"Et même s'il le fait, Malefoy ?" rétorqua Harry. "Tu es juste effrayé qu'il confisque ton joujou d'épée."

"Nous ne savons pas s'il cherchait ça !"

"Qu'est-ce que tu crois qu'il cherchait ? Tes chaussettes ? Ta collection de produits de soin pour les cheveux ? Oh, attend, il n'avait pas un seul cheveu ! Tu veux savoir pourquoi ? Parce que c'est un DEMON !"

"Ne crie pas dans mes oreilles." dit Drago, semblant irrité. "Tu veux lui dire ? Très bien. Vas-y et dis-lui."

"D'accord." dit Harry, se sentant bizarrement dégonflé. "Je vais le faire."

Et il cogna à la porte du bureau de Lupin, qui s'ouvrit immédiatement. Les deux garçons entrèrent, Drago suivant Harry.

Le professeur Lupin était assis à son bureau, lisant la Gazette du Sorcier. La lumière froide du matin qui filtrait à travers la fenêtre donnait à ses cheveux une teinte or foncée. Il leva les yeux quant ils arrivèrent et sourit, referma le journal et le rangea dans un tiroir. "Je me demandais si vous alliez entrer ou si vous alliez vous contenter de rester devant ma porte à vous battre toute la matinée." dit il.

Drago et Harry se lancèrent des regards horrifiés et coupables.

"Oh, ne vous inquiétez pas," dit Lupin. "je n'ai rien entendu de ce que vous disiez." Il regarda Drago. "Je suis assez content que tu sois là, en fait…"

"Avez-vous eu le temps de regarder l'épée ?" demanda Drago rapidement.

"Oui." dit Lupin. Il se leva et travers la pièce vers une vitrine qui était accrochée au mur. Harry vit que Lupin avait placé l'épée de Serpentard à l'intérieur. Il décrocha la lame et la porta à son bureau où il la posa et l'observa calmement. "Drago," dit-il. "quand cette épée était en possession de ta famille, où était-elle gardée ?"

"Dans une vitrine dans la salle d'escrime." dit Drago aussitôt.

"Est-ce que quelqu'un l'a jamais utilisée ?"

"Non." dit Drago après un moment, "Elle était toujours dans cette vitrine, personne ne l'a jamais ouverte devant moi."

"Dumbledore m'a dit que la vitrine avait explosé à cause du sortilège tourbillon produit par un objet démoniaque de quelque sorte." dit Lupin, et Harry et Drago acquiescèrent. "Une étrange combinaison de circonstances. Je suis convaincu, bien que je n'ai pas de preuve, que la vitrine dans laquelle ton père la conservait n'était pas ordinaire. Car il ne s'agit pas d'une épée ordinaire."
"En fait, bien sûr que non." dit Harry. "Dumbledore nous a dit qu'il s'agissait d'une épée Magid."
"C'est plus que ça." dit Lupin, "Cette épée est ce que l'on appelle une lame de démon. Vous pouvez tuer absolument n'importe quoi avec elle : démons, vampires, monstres immortels, même les morts-vivants."

"Génial !" dit Drago. "C'est vraiment génial pour les soirées. 'Salut, mon nom est Drago Malefoy et je peux tuer absolument n'importe quoi, qu'est-ce que TU peux faire ?'"

"Tu n'emmèneras pas cette épée en soirée." dit Lupin sévèrement. "En fait, tu ne vas pas la toucher pendant un petit moment."

Drago regarda Harry comme s'il lui disait je te l'avais bien dit. "Mais elle est à moi !" objecta-t-il, se tournant à nouveau vers Lupin. "Elle a toujours été dans ma famille !"

"Quand je dis qu'il s'agit d'une lame de démon," dit Lupin, "je ne veux pas dire que cette épée a été faite par un démon, ou pour un démon. Je veux dire qu'il s'agit d'un démon. Cette épée est vivante. C'est aussi un objet vraiment démoniaque."

Drago avait les bras croisés sur sa poitrine et fusillait Lupin du regard. "Comment savez-vous qu'elle est démoniaque ?"

"Je ne le sais pas." admit Lupin, "J'ai besoin d'en apprendre plus, de faire plus de tests…" Il s'arrêta. "Je suis désolé, Drago. J'ai besoin de la garder au moins jusqu'à ce que j'ai terminé de faire ces tests."

"Et est-ce que c'est moins mauvais si vous la gardez dans votre bureau ?" demanda Drago, se mordant la lèvre.

"Ce n'est pas le fait qu'elle soit dans mon bureau." dit Lupin. "C'est le fait qu'elle se trouve dans cette vitrine. Je peux me tromper, mais j'imagine que ton père la gardait dans une vitrine du même genre." Drago et Harry baissèrent tous les deux les yeux vers la dite vitrine, qui pour eux avait l'air d'être faite de verre tout à fait normal. "Ce n'est pas du verre." dit Lupin, interprétant correctement leurs regards. "C'est de l'adamantine. Un matériau qui résiste à la plupart des interférences magiques et," ajouta-t-il, regardant Drago, "est quasiment indestructible. Peut-être qu'un autre sortilège très puissant de tourbillon pourrait le détruire, mais je ne recommande pas d'essayer."
"En d'autres termes, pas la peine d'essayer de la voler pour la reprendre." dit Drago, avec un sourire en coin tordu. "Même si j'utilise un sortilège d'attraction ?"

"Aucun moyen en effet." fit Lupin joyeusement. "L'épée ne peut être localisée par magie tant qu'elle est dans cette vitrine."

Drago et Harry se regardèrent l'un l'autre. Pas surprenant que le démon n'ait pas été capable de la trouver.

"Tu la récupéreras quand je serai sûr qu'elle n'est pas dangereuse." dit Lupin à Drago, et il se tourna vers Harry. "A présent, y avait-il quelque chose que tu voulais me dire, Harry ?"

Harry regarda Lupin, qui avait l'air gentiment questionneur, du point de vue de Drago, qui regardait furieux par la fenêtre. Harry savait que s'il mentionnait quelque chose comme un démon hystérique qui se serait montré dans leur chambre la nuit précédente, clamant chercher son "autre moitié" - ce qu'était l'épée de Serpentard, Harry n'en avait plus aucun doute - que Drago ne reverrait jamais son épée.

Harry secoua la tête. "Non, Professeur Lupin. Rien."

***

"Oooh..." dit Drago, alors qu'ils quittaient le bureau de Lupin et se dirigeaient vers le Hall, "tu as menti à un professeur, Potter. Et avec un visage tout à fait insondable d'ailleurs. Bientôt, tu vas te transformer en moi."

"J'ai été toi," dit Harry "et je l'ai fait."

Drago lui fit son sourire en coin. "Allez, tu aimes ça, admets-le…" et il s'arrêta, alors qu'un petit hibou plongeait juste au dessus de sa tête, pépiant follement.

"Hey !" dit Harry, se cassant le cou pour regarder en l'air. "Coquecigrue !" Il tendit la main et Coq y atterrit, ayant l'air épuisé. "Pauvre Coq," dit Harry, "deux aller-retour en Irlande en deux jours. As-tu une lettre pour moi ?"

Coquecigrue tendit la patte, sur laquelle était enroulé un parchemin blanc attaché d'un ruban rouge. Harry prit la lettre et libéra Coq qui s'envola et s'installa sur son épaule.

Drago le regardait étrangement. Harry songeait qu'il était ennuyé qu'elle ne lui ai pas écrit à lui aussi. Il était clair que ce n'était pas dans son habitude. Elle devait avoir quelque chose derrière la tête.

Harry déchira la lettre, commença à la lire, et devint soudain terriblement blanc.

Drago le regarda étrangement. "Tout va bien, Potter ?"

"C'est… C'est Hermione." dit Harry.

"Je sais." dit Drago, ses yeux trahissant une lueur d'angoisse. "Quelque chose lui est-il arrivé ?"

"Elle va bien," dit Harry d'une étrange voix étranglée. "Elle... va bien."

"Alors qu'est-ce qui ne va pas ?"

"Elle est partie pour passer l'été avec Viktor Krum." dit Harry la voix blanche, fixant toujours la lettre. "En Bulgarie. Elle dit qu'elle était vraiment amoureuse de lui toutes ces années." Il leva les yeux vers Drago avec le visage de quelqu'un prisonnier d'un horrible cauchemar. "Elle... Elle rompt avec moi."

Références:
1)
"Et bien, as-tu essayer de regarder sous le canapé en ENFER?" -- Buffy.

2) Référence trouvée par Lna Rosenberg

Buffy Contre Les Vampires

Wesley : Les trois mots d' ordre de la Tueuse sont Préparation, Préparation, Préparation
Buffy : C' est le même mot répété 3 fois.

Note d'alana : vous trouvez pas que la description et le comportement du démon fait penser à Gollum dans "Le Seigneur des Anneaux ?" ^^

Et la phrase d'Harry à Lupin, c'est la même que celle à Dumbledore dans "La Chambre des Secrets" ! Et l'adamantine, ça ne peut que s'inspirer de l'adamantium de Wolverine, un des héros de X-Men !!! Elle est trop forte cette auteure !!

Note : il existe donc plusieurs dessins sur cette fic :

- une page de couverture, représentant Drago et l'épée

- un portait d'Hermione

- un portrait de Ginny

- Lupin examinant l'épée avec Harry et Draco

Malheureusement, il faut aller sur la page anglaise de la fic pour les trouver : il suffit de cliquer sur les mots qui apparaissent en bleu dans le texte pour y être envoyé. Il y a aussi des liens comme cela à la fin du texte, dans les notes de l'auteur.


[1] Actuellement, un oriel est un ensemble de fenêtres faisant saillie sur une façade selon un plan rectangulaire ou trapézoïdal, généralement au rez-de-chaussée et sur la hauteur d'un seul étage. Au Québec, il semble que le terme fenêtre en baie soit préféré au terme oriel. Une certaine confusion existe quant au terme oriel. De façon générale, ce terme désigne une fenêtre ou un groupe de fenêtres généralement situées aux étages supérieurs, faisant saillie sur un mur de façade et s'appuyant sur des accolades, des encorbellements ou des porte-à-faux. Toutefois, il arrive que le terme oriel soit employé pour désigner une fenêtre en baie ou une fenêtre arquée (d'après le Grand Dictionnaire terminologique)