Titre: Petite voix, petite voix…

Auteur: Lychee

Source: HP I, II, III, IV et V.

Disclaimer: ce petit monde appartient à JKR, je ne me fais pas de sous avec.

Genre: Slash HP/RW. Ce truc était parti pour être un pur PWP, et puis j'ai changé d'avis en route… C'est juste un pur petit délire pas sérieux, qui se passe quand même dans un lit, soit dit en passant. Comme d'habitude, excusez-moi d'écrire des trucs pareils…

Petite voix, petite voix…

- UN ELEPHANT, QUI SE BALADAIT, TOUT DOUCEMENT –

- Ils me font honte. Honnêtement ils me font honte, bredouilla Hermione.

- HERMY! CHANTE AVEC NOUS!! brailla Fred – ou George, de toutes façons ils étaient aussi bourrés l'un que l'autre, remarqua Harry en se mettant à rigoler hystériquement.

* Moi auchi ch'uis bourré!*

- … DANS LA FORÊT!!! IL AVAIT SUR SON DOS, UN PETIT PERROQUET –

- Freeeeeed… Je peux ravoir du whisky? demanda Ginny en lui faisant ses grands yeux speciale-petite-sœur-adorable.

- Je sais pas, hein… sourit le rouquin.

L'autre jumeau – George, donc –  avait attrapé Hermione par la taille et essayer de la persuader de danser avec lui, Ron étalé mort de rire à leurs pieds. Tout ça sans cesser de chanter.

- … QUI S'APPELAIT JACKO, ET QUI BUVAIT DU LAIT!!!

- C'est débile, remarqua Fred pensivement.

- De quoi? demanda poliment Harry en essayant de distingue son verre parmi la foule de verres qui avaient soudain envahi le tapis. Il se résigna et prit la bouteille.

- La chanson. C'est nul. On pourrait chanter un truc plus marrant, je sais pas moi…

- Tut tut tut! intervint Ron. Il y a des demoiselles parmi nous! Donc on reste sage…

- En parlant de sage… déclara George tandis que les demoiselles applaudissaient le gentleman. Les parents vont bientôt rentrer, dit-il en jetant un coup d'œil à sa montre. Serait p'têt temps de tout ranger et d'aller faire un bon dodo…

Les autres ronchonnèrent mais entreprirent en trébuchant de rassembler les traces du délit, enfouissant les bouteilles vides et non vides sous le matelas des jumeaux et emportant les verres à la cuisine où ils furent nettoyés et rangés en trois coups de baguette magique. Il n'y eut miraculeusement aucune casse. Puis tous se retrouvèrent au pied de l'escalier.

- Et bien, bailla Fred, encore bon anniversaire mon p'tit pote.

- Merci, sourit Harry.

- A ton service. Cuvez bien tout le monde… Demain va être très difficile, surtout avec Maman en train de nous faire la leçon pendant que nous vomirons tripes et boyaux…

Un cri général de dégoût lui répondit et il s'enfuit en riant dans les escaliers.

- Bonne nuit tout le monde…

- Bonne nuit…

- A demain…

George partit rejoindre son frère, les filles disparurent dans la chambre de Ginny, et Harry et Ron grimpèrent jusqu'à la chambre de ce dernier.

- Je tiens plus debout, soupira Ron. Content?

Harry hocha la tête, ce qui manqua le faire tomber par terre.

- C'est ma première cuite de ma vie, murmura-t-il pensivement.

- A dix-sept ans, il était peut-être temps, fit philosophiquement son ami en refermant la porte. Tu va voir le mieux c'est au réveil…

- Merci, grimaça Harry.

- Je t'en prie, répliqua l'autre en envoyant balader son T-shirt. Et oui, on fait des potions pour devenir invisible, pour ressusciter les morts, mais on n'a pas encore trouvé de truc contre la gueule de bois. Faudrait demander à Snape…

- Aspirine, marmonna Harry en terminant de se déshabiller.

- Mmh?

- Aspirine. Un truc Moldu. Ca marche plus ou moins bien. Pousse-toi, dit-il en se glissant à son tour dans le grand lit déglingué.

- Faudra que j'essaye, bailla Ron. (Puis il se tourna vers lui et lui sourit) Content de votre anniversaire, M. Potter?

- Yep, M. Weasley.

Harry était arrivé une semaine auparavant chez les Weasley, les Dursley ayant décidé de partir en vacances et l'ayant tout simplement abandonné devant la porte, argumentant que puisque Voldemachin était à présent mort et enterré, Harry n'avait plus besoin d'eux et pouvait donc se débrouiller tout seul. Complètement paumé avec toutes ses maigres affaires réunies dans un sac, c'était avec un immense soulagement qu'il avait vu une des voitures magiques du Ministère s'arrêter devant la maison de Privet Drive, et M. Weasley en descendre et lui annoncer simplement qu'il était le bienvenu chez eux tant qu'il le voudrait.

Les jumeaux, Ginny et bien sûr Ron lui avaient fait un accueil formidable, et Hermione avait débarqué quelques jours plus tard pour son anniversaire. Mme Weasley lui avait préparé un gigantesque gâteau qui ressemblait à une montagne de crème plus qu'à autre chose, et il avait été gâté-pourri. Le lendemain après midi, Ron l'avait nonchalamment informé qu'étant donné que ses parents sortaient pour la soirée, la fête continuerait à leur manière. Ce que Harry avait fort apprécié. C'était le premier véritable anniversaire de sa vie, se dit-il en se couchant. Le premier avec une véritable famille, et le premier avec ses potes.

Il reposait à présent à côté de Ron, s'amusant béatement de l'état tout cotonneux de son petit cerveau. Il n'avait jamais eu l'occasion de boire – l'Oncle Vernon l'aurait tout simplement tué s'il s'était avisé de visiter son bar, alors qu'il était parfaitement au courant que Dudley planquait des bouteilles de pastis dans son armoire – et il devait admettre que l'alcool prit à forte dose avait un effet relativement agréable. Il s'était sentit euphorique toute la soirée, et nageait à présent dans une délicieuse béatitude, chaque atome de son corps doucement échauffé savourant le contact des draps frais contre sa peau. Il se retourna dans le lit avec un grognement de plaisir.

Dix minutes plus tard il envoyait aux milles diables le plein été et sa chaleur torride.

Juillet avait été exceptionnellement chaud, cette année-là, et la soirée ne semblait pas être l'exception. La chaleur pesait comme une chape de plomb sur sa poitrine et les draps accueillant s'étaient vite transformés en serpillières rêches et poisseuses. Bien que seulement vêtu de son boxer, il était déjà en sueur.

Il sentit confusément Ron bouger à côté de lui. Ron… Il avait presque fini par le rattraper, finalement. Son ami était toujours plus grand que lui, mais de peu.

° Oui mais il est plus musclé°, lui susurra une petite voix.

Harry haussa les épaules.

* Et alors?*

° Et alors il est chouette comme ça.°

* C'est bon. Je ne suis pas rachitique, non plus…*

° Oui mais admet que Ron est quand même bien fichu.°

* D'accord…* soupira Harry.

° Et qu'il est devenu craquant.°

* D'accord.*

° Avec un visage séduisant.*

* D'accord.*

° Et un joli petit cul.°

* D'ac – QUOI?!*

Harry avait du sursauter plus fort qu'il ne l'avait cru puisqu'il entendit la voix de Ron lui chuchoter paresseusement.

- Ca va pas…?

- … mmh… non-non, c'est rien…

Son ami se retourna sans mot dire et Harry retourna à sa petite conversation avec lui-même.

* Comment ça il a un joli petit cul?!*

° C'est vrai non?°

* Mais j'en sais rien moi!*

° Menteur. Tu as le regard fixé dessus tous les matins quand il se lève.°

* Mais non!*

° Ah oui? Et ce matin, son boxer vert…°

* Noir. NON J'AI RIEN DIS!*

° Trop taaaaaaard! Bon admet juste qu'il a un joli p'tit cul et dors.°

* Ok. Il a un joli p'tit cul.*

° …°

* …*

° Comme celui de Malefoy.°

* MAIS NON!*

° Mais si.°

* …*

° Tu boudes?°

* …*

° Bon, ok, celui de Ron est plus joli.°

* LA N'EST PAS LA QUESTION!!!*

° Bien sûr que si. Tu préfère Ron ou Malefoy?°

* Ron est mon ami.*

° Yep. Ton ami qui n'arrive pas à dormir à côté de toi, pratiquement nu, la sueur luisant sur son corps mince…°

Harry eut soudain très très chaud. Encore plus qu'avant. Puis il comprit. C'était l'alcool. Juste l'alcool. Simplement. Il n'avait pas l'habitude de boire, et avait des hallucinations ou des trucs comme ça…

Ron bougea à nouveau et sa jambe effleura brièvement celle du Survivant, qui sentit tous les nerfs de sa jambe s'embraser jusqu'à son bas-ventre…

° Ho Rooooooon!° gémit la petite voix.

* TA GUEULE!*

° Pardon.°

* …*

° …°

* …*

° Effleure-le.°

* Quoi?!*

° Touche-le! Vas-y!°

* Nan mais t'es complètement malade toi?!*

° Je te rappelle que je suis une partie de toi-même. C'est toi qui es complètement malade. De Ron. Touche-le.°

* NAON!*

° TOUCHE-LE J'AI DIS!°

Harry avança une main hésitante vers son ami et la recula vivement quand le bout de son index effleura le dos de ce dernier.

° Bieeeeeen°, approuva la petite voix. ° Bon garçon. Bon. Fait pareil avec tes lèvres maintenant.°

* Non!*

° Harryyyyyyyy?°

* Mais il est trop loin!* tenta l'adolescent.

° Et bien approche-toi, patate!°

C'était très humiliant de se faire traiter de patate par soi-même. Harry se décala légèrement dans le lit.

° Allez, douceeeement… voilààààààà…°

Il tendit le cou, retenant son souffle, et frôla la nuque de son ami de ses lèvres tremblantes, avant de s'écarter rapidement.

* Il s'est arrêté de respirer!* paniqua-t-il.

° Oui, oui, c'est pas grave…°

* Mais si c'est grave! Qu'est-ce que je – *

° Calmos, calmos… Regarde, c'est reparti.°

En effet il pouvait de nouveau entendre le souffle paisible de Ron.

° Bon. Fait glisser le drap sur son flanc maintenant.°

* J'ai trop bu. J'ai trop bu. J'ai trop bu. J'ai trop bu. J'ai trop bu. J'ai trop bu. J'ai trop bu. J'ai trop bu. J'ai…*

° Tu m'écoutes?°

* Non. Je ne t'écoute plus. Je ne t'entends plus. Dodo.*

° Ah ouais?° railla la voix. ° On va voir ça…°

Et elle commença doucement à seriner dans sa tête.

° Imagine… Ron qui t'embrasse… Ses mains sur tes fesses… Mmh, elles sont douces, et caressantes… c'est excitant… et sa bouche, humide…°

* TAIS-TOIIIIIIIIIIIIII!!!*

° … sa langue… elle glisse sur ton ventre… et encore plus bas… elle commence à…°

* Ok! Ok! D'accord! Tout ce que tu veux! Mais tais-toi!*

° C'est parti. Fais glisser le drap sur son flanc…°

Harry, les reins en feu, se redressa sur un coude et saisit délicatement le drap entre le pouce et l'index. Il inspira profondément, et commença à tirer doucement…

° C'est çaaaaaa… Comme quand on retire la peau d'une banane…°

Harry n'avait vraiment pas besoin de l'image en plus. Il déglutit silencieusement et continua à tirer, faisant apparaître les flancs de son ami, sa taille, tirer encore…

* Oh… mon… Dieu…*

° Ouiiiiiiiiii…°

Le drap glissa sur les hanches étroites, et Ron s'agita légèrement. Harry lâcha tout en catastrophe.

° Nooooooooon!°

* Mais il a bougé!*

° Et alors?! Tu crois qu'on fait l'amour immobile?!°

* Je ne veux pas…!*

° Mon cul oui!°

* Non!*

° Tu as vu dans quel état tu es?!°

* …*

° …°

* …*

° Tu boudes?°

* C'est mon ami…*

° …°

* Il va… il va…*

° Tu ne sauras pas tant que tu n'auras pas essayé. Et, tu sais, tu n'auras peut-être pas d'autres bonnes occasions comme celle-ci.°

* Je suis bourré.*

° Justement. Tu n'oseras jamais sinon. Allez.°

Harry se décida et tendit sa main en direction de Ron, posant ses doigts sur la hanche qui bougeait lentement au rythme de sa respiration. Comme Ron ne réagissait pas, il les fit délicatement glisser le long de sa taille, effleurant le léger relief de ses côtes, jusqu'au creux chaud et moite sous son bras… Il refit le chemin en sens inverse en posant plus franchement sa main, sentant sous sa paume à vif la peau fine qui frémissait… Oh God…

Soupirant légèrement, il se rapprocha encore, son torse frôlant le dos de son ami, les cheveux de ce dernier lui chatouillant presque le nez… Il laissa sa main commencer à explorer son ventre musclé, doucement, tremblant d'excitation. Et Ron ne bougeait pas, lui tournant toujours le dos…

Ron…

Ron toujours là… Ron et ses coups de gueule… Ron et son sourire… Ron –

° - et son joli p'tit cul.°

* Mais arrêêêêêêteuh! J'étais dans une phase vachement romantique et t'as tout gâché!*

° T'es vraiment rond comme une barrique, toi. C'est pas le moment de penser au passé alors qu'il est à 2 cm – et encore – de toi!°

Ron à deux centimètres de… Bouf. Son corps augmenta soudain de trois degrés.

* Kesskej'fais?*

° Continue ce que tu faisais si bien, va.°

Harry hésita, puis sa main reprit son exploration, s'arrêtant avec confusion en frôlant son nombril, remontant doucement sur sa poitrine où le bout de ses doigts effleura les tétons de son ami… Son torse était maintenant presque tout contre Ron, et il pouvait sentir la chaleur diffuser de son corps au sien, déclenchant dans sa tête une série de visions toutes plus délicieuses les unes que les autres. Il déposa une série de petits baisers dans son cou, d'abord hésitants, puis plus enhardis, espérant à moitié que son compagnon reste profondément endormi, mais d'un autre côté…

- Harry?

Son cœur se glaça. Littéralement. Il resta figé alors que Ron se tournait à moitié vers lui, et répétait son nom d'une voix étonnée.

- Harry?

- Pa… pardon!

°* NON MAIS QUEL CON!!!°* hurlèrent les deux voix. °* "Pardon"! Tu crois vraiment que c'est quelque chose à dire dans ces circonstances?!°*

Il commença à paniquer quand son ami bougea pour lui faire face. Avec l'obscurité, il était impossible de voir son visage, mais Harry ne doutait pas qu'il devait être atrocement surpris voire… dégoûté. Il se sentit soudain très dégrisé. Il se rendit compte que son bras était toujours sur Ron et se donna mentalement quelques trillions de petites paires de baffes mais ne bougea pas, bien trop embarrassé.

Il y eut un lourd silence assez pénible.

- Ron… je…

- Tu étais de m'embrasser dans le cou, prononça son ami d'un ton neutre.

Foutu. C'était foutu. Il ne lui adresserait plus jamais la parole après ça…

- Ecoute… je…

- C'était très bien.

… peut-être même allait-il le mettre directement dehors et – HEIN?!

Il resta sans mot dire, n'osant croire ce que lui avait fait parvenir ses petites oreilles. Et alors…

Les lèvres de Ron se posèrent sur les siennes. Oh – my – God.

Il resta un moment incapable de faire un mouvement, pendant que la bouche chaude, voluptueuse, de son ami prenait langoureusement possession de la sienne. Puis le déclic se fit et il l'agrippa par la nuque, lui roulant le patin de sa vie, le plaqua contre le matelas et écrasa frénétiquement son corps contre le sien. Il l'embrassa, encore et encore, enfonçant sa langue dans sa bouche, cherchant frénétiquement la sienne, libérant des années de frustration et de honte dans son baiser que Ron accueillit avec autant d'avidité qu'il le lui donnait. Il poussa un gémissement étouffé quand les ongles de son ami s'enfoncèrent dans son dos et, glissant une jambe entre les siennes, commença à se frotter contre le haut de sa cuisse, inondé de chaleur, de l'odeur de la peau de Ron, de sa présence, là, presque nu, contre lui…

- Ron! Je…

Son ami le saisissant par les cheveux et lui mordant violemment la lèvre l'empêcha de finir et, en continuant de l'embrasser frénétiquement, il fit glisser sa main à l'intérieur du boxer de son compagnon et saisit sans hésiter son sexe tout aussi tendu que le sien, commençant immédiatement à le caresser, pendant que Ron criait sans retenue. C'était… oh c'était…

- Harry!

Le brun ralentit un peu, reprenant ses esprits, et sans cesser de faire mouvoir sa main, laissa ses lèvres quitter la bouche de Ron, s'enfouir dans son cou, le mordiller lentement, se délectant des petits bruits que poussait son ami. Puis il descendit encore plus bas, toujours sans le lâcher, et sa bouche et ses lèvres jouèrent longtemps avec les deux tétons, s'y appliquant en des baisers enduits de salive, les doigts d'un Ron haletant plongés dans ses cheveux.

Quand il se redressa, se fut deux yeux brillants débordant de désir pur et simple qu'il rencontra dans l'obscurité, et il poussa un hoquet de plaisir quand les grandes mains fermes de son ami entreprirent de visiter son propre boxer et se posèrent sur ses fesses, les massant voluptueusement, presque avec avidité. Puis elles glissèrent lentement, emportant le vêtement, révélant son sexe dressé dont le roux se saisit à son tour avec un petit sourire pervers. Ils commencèrent à se caresser en gémissant, se frottant l'un contre l'autre, dévorant leur peau en sueur de baisers brûlants, leurs mains qui n'étaient pas occupées à torturer l'autre s'égarant dans des endroits délicieusement moites et frissonnants.

Et puis…

° Un/zéro pour moi.°

* Honnêtement, je t'emmerde.*

- DEBOOOUUUUUUT!!!!!

Deux hurlements de souffrance jaillirent de sous la couette, pétrifiant Mme Weasley sur le seuil de la chambre. La pauvre femme, paniquée, se précipita sur le lit de son fils cadet, l'ouvrit en grand et fit un pas en arrière avec un hoquet étranglé.

- Maman! protesta Ron avant de retomber sur le lit en se tenant le crâne à deux mains.

- Bonjour Molly, chuchota douloureusement Harry. Est-ce que Arthur aurait de l'aspirine dans sa collection?

- Mais… mais que…! Par Merlin! Vous avez bu! RONALD WEASLEY!

- Pardonpardonpardon mais ne hurle pas siteplé… gémit le rouquin. Et puis y'a pas que nous… ajouta-t-il dans un effort ultime.

- CE N'EST PAS UNE EXCUSE! (Les deux garçons enfouirent leur tête sous un oreiller.) JE NE T'AI PAS EDUQUE POUR QUE TU BOIVES EN CACHETTE! Bien sûr tu n'y es pour rien Harry chéri… ET MAINTENANT HABILLE-TOI, ET JE TE VEUX DANS LA CUISINE DANS DIX MINUTES! ET GARE A TOI SI JE TROUVE QUELQUECHOSE A REDIRE A TA TENUE!

Et elle sortit en claquant la porte, ébranlant la pauvre maison déjà mal en point, ses pas menaçants se dirigeant vers la chambre des jumeaux qui ne savaient pas ce qui les attendaient… Les deux gisants restèrent seuls en compagnie de leur gueule de bois.

- J'ai fait un rêve bizarre, cette nuit, marmonna Harry.

Silence.

- Moi aussi, dit enfin Ron. (Le rouquin se redressa difficilement et lui jeta un coup d'œil.) Mais je ne pense pas que c'était un rêve.

- Gnhein? bredouilla très intelligemment Harry.

Ron se pencha vers lui en souriant.

- Tu es tout nu, murmura-t-il. Pauvre maman… ajouta-t-il en rigolant.

Il cessa immédiatement avec un gémissement de souffrance, tandis que la peau de Harry prenait une jolie teinte rouge brique. Son ami le remarqua et lui jeta un regard intéressé.

- Je ne savais pas qu'on pouvait rougir dans ce coin-là, fit-il d'un ton curieux. Fais voir…

- Ron!

- Je regarde seulement…

- Roooooon…

- RONALD WEASLEY! SI TU N'ES PAS DESCENDU DANS LES DIX SECONDES QUI VIENNENT, TU VA AVOIR AFFAIRE A MOI!

° Ah, les joies de la belle-famille… Bon, ben je me casse moi…°

* Mmmmh…*

° Te dérange pas, va.°

- Merci, rigola Harry.

- Qu'est-ce que tu racontes?

- Rien, laisse tomber.

- RONALD WEASLEY!

Fin…