Auteur : Imoen, Mel si vous me connaissez sous ce nom.

Titre : Une nouvelle ère

Disclaimer : oléééé. De tout et de rien pour dire que bien entendu Harry Potter & cie ne m'appartiennent pas (merci pour eux) et que je ne me fait pas d'argent avec mes trois feuilles de chou.

Rating : R. je ne sais pas vraiment si ça ira si loin, mais il me semble que R est nécessaire.

Pairing : SB/RL et accessoirement autres que vous découvrirez dans le feu de l'action (sans mauvais jeu de mot).

Notes de l'auteur : Bref ! me voilà enfin à publier mes écrits sur ff.net. grands dieux, j'espère ne pas décevoir, ne pas horrifier le bon peuple (quoiqu'il en soit il y aura toujours des homophobes pour se récrier). Je n'ai rien en particulier à dire sur les reviews, vous pouvez m'en laisser, bien sur, ça sera toujours agréable, et je vous répondrais sans faute ! mais ne vous sentez pas obligés, je ne mettrais pas d'embargo sur ma fic sous prétexte qu'elle n'est pas reviewée.

Je tiens à dédier cette fic à Nagisa Moon, que je vénère et qui m'a, grâce à son excellente fic « Memento » complètement convertie au SB/RL à Babydracky qui m'a poussée à mettre mes fics ici et donc je vous conseille vivement d'aller lire les merveilles à Pau² et à Kima (allez lire ses fics !) parce qu'elles sont mes soutiens et toujours les premières à lire ce de quoi il retourne ! Un grand coucou aussi à Florelia que j'adore ! Merci à vous tous !

(note pratique : en général les ' - - - - -' sont témoins d'un changement temporel ou bien d'une ellipse narrative, dans les deux cas, je le signale toujours).

 _ _ _ _ _ _ _  Une nouvelle ère_ _ _ _ _ _ _

Je me levais ce matin là en proie à une effervescence peu commune.. surtout chez une personne calme. Dieu seul sait pourquoi, si tant est qu'il y ai un dieu pour les personnes comme moi, ce matin je savais que quelque chose allait se produire. C'était un peu comme les matins, dans ma tendre enfance, lorsque vous savez qu'au pied du sapin il y aura des cadeaux, et vous vous levez les joues en feu, une grande impatience dans l'âme.

Et bien c'était un matin comme ceux-là, je m'attendais à voir survenir un événement qui changerait le cours de ma vie…

Je sortais sur le pas de ma porte et respirait l'air matinal, il ne faisait pas froid, c'était en été, mais à vrai dire il ne faisait pas chaud, il était tôt, et une certaine humidité planait et irritait mes sens, tout en me noyant dans une quiétude moelleuse.

Les gens s'agitaient dans la rue, de si bon matin, c'était étonnant. Ils couraient de maison en maison, en proie à une apparente terreur qui, allez savoir pourquoi, ne m'effrayait pas. D'une manière ou d'une autre je savais que cet événement, quel qu'il fut, serait bénéfique pour moi.

J'arrêtais un homme, qui sursauta de manière peu commune, afin de lui demander la cause de pareil remue ménage à une heure si matinale.

Il me regarda l'air hagard, comme si ma seule vue lui fut la chose la plus surprenante ici bas, dans le monde des hommes. Il parut se ressaisir et me répondit, haletant :

« Vous n'êtes pas au courant monsieur ? Sirius Black ! Sirius Black s'est échappé d'Azkaban ! »

Sur-ce il se libéra de mon étreinte et disparu au coin de la rue, dans l'intention non dissimulée de colporter au plus vite la nouvelle.

Peu m'importait. Peu m'importait ce que cet homme pouvait penser de moi et de tout.

Sirius. Sirius s'était évadé.

Je sentis une vague de bonheur chaud et tendre m'envahir le corps, remonter le long de mon échine et exploser quelque part dans un coin reculé de mon cœur et de ma tête.

Je sentis malgré moi un sourire stupide s'afficher sur mon visage pâle. Peu m'importais la lune, les loups, la mort. Sirius, Sirius était libre.

J'avais envie de pleurer, de rire, de sauter de joie ou de m'affaler pour digérer ces émotions trop longtemps oubliées.

Sirius… oh mon dieu Sirius. Sirius s'était évadé.

Un sorcier me sortit de ma transe, il s'avançait, plusieurs rouleaux d'affiches sous le bras et en placarda une sur le mur en face, de l'autre côté de la rue.

Je plissais les yeux et mon regard se fixa sur l'affiche, l'acuité de ma vue lupique me permis de déchiffrer. Une affiche sombre accompagnée d'un « Avez vous vu ce sorcier ? » et au milieu, tout au milieu une photo de Sirius, Sirius qui tenait sa pancarte numérotée en hurlant. Et cette affiche me faisait peur.

J'avais envie d'écouter le loup qui grondait en moi et d'aller traverser la rue pour la déchirer à coups de griffes ou de dents.

Je détournais les yeux et me calmait un instant.

La grande vague de bonheur fit place à une vague de tristesse, Sirius, s'ils t'attrapent tu sera tué.

 Je me ressaisi et battit en retraite dans la maison. Je fermais la porte derrière moi et montait quatre à quatre à l'étage, il me fallait partir, aller quelque part où je pourrais le trouver.

Je bouclais quelques habits au hasard dans une valise trouée, jetais une cape sur mes épaules et me tournait face à la cheminée.

« Pré au lard. »

Un nuage vert et feu m'engloutit et me transporta au cœur de la petite bourgade sorcière.

---------------- 15 ANS PLUS TOT-------------

Le jeune garçon aux cheveux caramel se balança nerveusement sur sa chaise et jeta un coup d'œil en biais à son voisin de table, lequel semblait plongé dans une lecture particulièrement importante.

Quiconque qui aurait daigné attarder un regard plus approfondi aurait remarqué que le deuxième garçon ne lisait pas, son regard bleu profond était figé sur la page emplie d'écriture avec l'apparent désir de passer à travers.

Le garçon aux cheveux caramel montra un autre signe d'agitation et repoussa une de ses mèches derrière ses oreilles. C'était une mèche brun, caramel, parsemée de rayons dorés et même certains éclairs roux. Il jeta un autre regard anxieux à son camarade, de ses yeux dorés, semblant abriter toutes la panoplie de couleurs allant du roux au brun en passant par une lueur dorée et un vert très très clair. Les couleurs de l'automne.

Il se retourna d'un air désespéré vers la porte d'entrée et rencontra un regard vert émeraude sur excité, des cheveux noirs en bataille et quelques mots qui se formaient sur la bouche de James Potter. « Mais vas-y ! »

Le jeune garçon se retourna avec désespoir vers la table, se balança un instant et risqua un autre regard sur son compagnon. Il était grand, des yeux d'un bleu… Le regard de Remus remonta le long du dos parfait de son voisin, le long de ses jambes moulées dans le pantalon de l'uniforme, le pull qui laissait entrevoir les courbes du torse finement dessinées… La gorge. Cette gorge qui menaçait de lui ôter les dernières bribes de raison restantes. Une gorge sous laquelle on voyait battre une veine, chaude, frémissante…
Le loup au fond de lui poussa un gémissement de désir qu'il dut réprimer en se mordant les lèvres rageusement. En parlant de lèvres.. les lèvres de Sirius, fermées à présent en une moue fâchée, ses cheveux noirs d'apparence si soyeuse, légers, et ces yeux… Ces yeux. Qui le fixaient.

Remus sursauta, conscient d'avoir été pris sur le fait et eu un petit mouvement de recul. Par malheur, l'équilibre que fournit une chaise ayant pour appui ses deux pieds arrière est relatif, et notre jeune loup atterrit par terre dans un grand fracas.

« REMUS LUPIN QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE VACARME ? »

Hurla la bibliothécaire, en proie à une apparente fureur.

« DEHORS TOUT DE SUITE !!! »

Depuis la porte, James Potter abattit une main désespérée sur ses yeux.

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« Nan mais c'est pas vrai ça Remus ! Je me demande comment tu fais ton compte ! »

Remus baissa la tête et accorda un léger regard d'excuse à James qui discourait en agitant les bras, dans les couloirs hors de la bibliothèque.

Le jeune loup risqua un regard en coin à Sirius, qui marchait à côté d'eux dans le couloir, à distance respectable de Remus, et ne desserrait pas les dents.

« Et puis toi aussi Sirius quelle idée ! Tu sait même pas pourquoi tu fais la gueule ! »

Oh non, pensa Remus, toi James tu ne le sais pas, moi je ne le sais que trop bien, et Sirius aussi.

Cela s'était passé un peu plus tôt dans l'après midi, une jolie après midi d'automne Sirius et James voulaient aller près du lac pour s'amuser à quelques sorts aquatique, Remus avait refusé, décrétant un devoir à la bibliothèque et puis, comme il disait, de toute façon s'amuser près du grand lac était interdit.

James n'avait pas trop mal pris la chose, connaissant le caractère sage du loup, mais pour une raison inconnue, cela avait mis Sirius dans une colère noire et il avait disparu en direction de la bibliothèque, Remus sur les talons et James quelques mètres plus loin tentant de rattraper les deux chiots en pleine dispute.

Le tout avait fini dans la bibliothèque, Remus tentant maladroitement de s'excuser et d'obtenir un regard de la part de Sirius, tandis que James les avait attendu à l'entrée, ses tribulations récentes à la bibliothèque l'en avaient radié pour une semaine.

Puis Remus avait perdu l'équilibre et tout le monde avait été mis dehors avec pertes et fracas.

James fini de donner son point de vue sur quelque chose que Remus n'écoutait que d'une oreille et pointa un doigt sur Sirius.

« Toi le chiot ! Arrête de faire cette tronche tu vas finir par ressembler à Snivellus ! »

Sirius eu un légère incurvation des lèvres en réponse, Snivellus, ce pauvre vieux Sevy, le serpentard le plus machiavélique de sa pauvre génération d'avortons.

Il risqua un regard absent sur sa droite et rencontra le regard implorant de Remus. Il ne pouvait résister aux yeux de Remus. C'était quelque chose de trop fort, ils étaient si profonds qu'on aurait pu passer des heures à tenter de découvrir toutes les couleurs les peuplant.

Sirius ne put s'empêcher de sourire, juste pour le plaisir de voir le sourire illuminer le visage fin de Remus, ce qui ne tarda pas à se produire. Un léger rougissement remonta sur les joues de Sirius qui détourna instinctivement les yeux, indifférent au ricanement de connivence de James.

-------------------------------- Quinze ans plus tard

Je soupirais dans la chaleur de l'été et poussait la porte de la taverne, Mme Rosemerta m'accueillit avec un léger sourire et me demanda la raison de ma visite.

« J'ai reçu une lettre de Dumbledore, mentit-je, si vous pouviez me donner une chambre pour cette nuit Rosemerta… »

La jeune femme accepta, avec un sourire crispé par la récente nouvelle qui était à la bouche de tous, Sirius Black, le terrible assassin, était quelque part dans la nature.

Je me saisi de la clé de ma chambre avec un sourire poli et montais les marches. Une fois dans l'intimité de la chambre, je laissait tomber ma valise sur le lit et m'assit à la petite table qui peuplait la chambre.

Sirius.. il allait me falloir un motif pour rester proche de la cabane hurlante pour quelques temps. Assez de temps pour le retrouver.

Une vague de chaleur remonta dans mon corps à la simple évocation d'une telle chose le retrouver..

J'agitais la tête, pris une plume que je trempais dans l'encre noire, noire comme les cheveux de Sirius, et grattait un parchemin avec rapidité, le poste de professeurs de défense contre les forces du mal était vacant aux dernières nouvelles….

--------------------- quinze ans plus tôt

James Potter passa une main agacée dans sa tignasse noire indisciplinée et soupira, ces deux là n'avaient pas les yeux en face des trous.

Il hasarda un coup d'œil dans le parc et aperçu Lily Evans. Son visage s'illumina, lui au moins, il avait les yeux en face des trous. D'ailleurs en parlant d'yeux, ceux de Lily étaient particulièrement beaux, si seulement elle acceptait d'être sa cavalière pour le bal…

Il soupira et tourna les yeux vers la table basse, devant le feu, dans la salle commune des gryffondors, Remus expliquait quelque chose sur les potions de ratatinage à Sirius qui avait apparemment d'autres préoccupations que de devenir chouchou à la place de Rogue, les yeux de Remus, par exemple.

Le gryffondor aux cheveux dorés finit par rougir sous le regard bleu nuit de Sirius et détourna les yeux avec un « Tu ne m'écoutes pas. »

« Si si ! » lui affirma Sirius, le gratifiant de son plus beau sourire.
Le loup rougit d'avantage encore, ce que James n'aurait pas cru possible la seconde d'avant, et reprit son explication.

« Vouyaaa. Dites vous deux vous en avez pas marre de tenter de rivaliser avec Sevy ? gaffe qu'il vous pousse pas des nez comme le sien… »

Sirius Black rit et se retourna vers son meilleur ami avec un regard interrogateur.

« Et tu proposes quoi de mieux ? »

James fit mine de réfléchir profondément.

« Hmmmm, nos partenaires pour le bal par exemple ? »

Il avait pris grand soin de ne pas utiliser de qualificatif féminin, on ne savait jamais…

« Oh vas-y, étonne moi. Tu veux y aller avec Lily ? » fit Sirius avec un air agacé.

« Bingo Sherlock. Et vous deux, il signala les deux amis près du feu, allez m'y aider ! »

« Et comment ? » demanda poliment Remus.

« C'est trèèès facile ! claironna James en foudroyant du regard Sirius qui levait les yeux au ciel. Vous allez voir, j'ai un plan infaillible. »

« Ce qui signifie qu'on commence dès maintenant à chercher une remplaçante pour Lily ? » ironisa Sirius.

« Ah ha ha. Répondit James. Oh ça Mr Black c'était très, très drôle ! Et bien non figure toi. Figure toi que c'est in-fai-lli-ble. »

« Remus tu crois qu'on commence à courir ou qu'on attend de voir ce qu'il nous demande ? » demanda Sirius en se tournant vers son camarade qui lui offrit un sourire amusé.

« Silence Padfoot. Remue ton petit cerveau de canidé agité et écoute moi. »

« Je suis toute ouïe maîtreee. »

« Et bien voilà….. »

- - - - - - - - - - quinze ans plus tard.

Je plongeais mon visage entre mes bras afin d'y trouver un réconfort tout à fait fictif et relu l'article de la gazette. Les souvenirs ne revenaient que trop bien à ma mémoire, le meurtre des Potter, de James.. Lily… et Sirius qui avait été accusé de meurtre. Sur neuf moldus et sur Peter Pettigrow. Peter était un avorton toujours à la traîne, mais il était des nôtres.. Les maraudeurs étaient morts ce jour là.

Sirius.. comment pouvait-il l'avoir fait ? Pourtant il y avait des témoins. La chose était douloureusement irréfutable.

Au fond, les gens avaient raison d'avoir peur. S'il était dangereux à ce point…

Je relevais la tête. Peu m'importais. Sirius était Sirius. Peu m'importait qu'il eu perdu la tête, qu'il soit mangemort comme Lucius, qu'il soit assassin. Je refusait de croire cela. Et même si c'était le cas, cela changeait peu de chose.

A mes sentiments, ça ne changeait rien.

Je secouais la tête dans la vaine tentative d'évaporer ces souvenirs douloureux et pourtant si doux.

Mon vieux, tu devient plus sentimental qu'une collégienne.

Un soupir m'échappa. Je m'alangui une fois de plus dans mes souvenirs. La chaleur diffusée par le feu de cheminée de la petite pièce me rappelait la peau de Sirius, chaude, douce, sa gorge… Je fermais les yeux pour tenter de dissiper la vision et une larme s'en échappa malgré moi.

Oh dieu, pourquoi n'y a-t-il jamais de bonheur pour les loups garous ?

------------------- quinze ans plus tôt.

Sirius bondit de sa chaise et sauta littéralement sur James.

« DE QUOA ? »

« Il est bien ce plan, hein ? »

« COMMENT CA IL EST BIEN ? IL EST COMPLEMENT MERDIQUE OUI !!! »

Remus s'approcha et retint Sirius par la manche, celui-ci menaçant de se jeter sur James et de finir de lui enfoncer les lunettes sur le nez.

« James, franchement, je crois que c'est un peu.. heu.. »

« REMUS A RAISON. »

« La ferme Sirius, tu sais même pas ce qu'il allait dire. »

James fit la moue et se détourna, les bras croisés derrière la tête.

« Faux frères. »

Remus eu un regard ennuyé et risqua une nouvelle réponse.

« James.. tu te rend compte que tu nous demandes…de devenirs amis avec Severus sous prétexte qu'il courtise Lily, afin de pouvoir l'amadouer, le convaincre de laisser tomber ou sinon le ligoter et en faire de la charpie pour que tu ai la piste libre ? »

« Et puis franchement James, reprit Sirius qui s'était quelque peu calmé, pourquoi tu te fourres dans le crâne que Evans sortirait avec Snivellus ? T'es tombé sur la tête ? C'est le quidditch qui te monte au cerveau ? »

« Pas du tout, relança James l'air agacé, tu sais bien la dernière fois, elle a pris sa défense. »

« Evans a pris sa défense parce que toi, James Potter, es un sombre crétin qui s'amusait sur le dos d'un autre, et elle et ses principes altruistes… »

« Moaaa ? Mais c'était TOI qui t'ennuyait ! »

« Oui mais c'était TOI qui tenait la baguette ! »

« On s'éloigne du sujet. » fut la douce remarque de Remus.

Les deux acolytes se turent.

« Snivellus… moi vivant je ne ferais jamais une chose pareille. »

« Remus le fera peut-être. »

Deux visages, l'un implorant, l'autre sceptique, se tournèrent vers le loup garou.

« Mais mais… »

« Remuuus sitoplééé pour moi ! implora James »

« Oh et bien… »

« DU TOUT DU TOUT !! hurla Sirius. CE DEJANTE DE SNIVELLUS EST CAPABLE DE LUI METTRE LES PAPATTES DESSUS ! »

« Jaloux le chiot ? » ironisa James, un sourire machiavélique sur le visage.

« Mais ! Mais maismais pas du tout ! Mais Remus est mon ami et tu.. et je. Et Sevy je.. enfin flûte merde ! »

« Ne dis plus rien Sirius Black, c'était très clair. » Se moqua James.

« N'empêche. Pourquoi une fille sensée sortirais avec Snivellus ? à moins d'être suicidaire bien sur, ou de manquer de lunettes. » Sirius Black se tourna vers James. « Elle voit clair Lily ? Tu sait elle te confond peut-être avec quelque chose de très peu ragoûtant… »

« Ah ha ha. »

« C'est qu'il est susceptible ! »

« Non mais tu sais, le terrible 'charme ténébreux et indomptable de l'ange noir Sevy'… »

« Arrête tu vas me foutre des cauchemars. »

Sirius fit mine de défaillir une main sur le front et se laissa tomber théâtralement dans un fauteuil, à côté de Remus qui avait pris place sur l'accoudoir.

« T'en penses quoi, Moony ? »

« Qu'on peut toujours essayer. Le bal est dans une semaine, au pire ça ne sera que quelques jours. »

« Vous êtes ligués contre moi ! Vous me condamnez à la mort ! »

« Oh vas-y, tu vas avoir tous les jours avec Remus pour réaliser cet objectif, ose te plaindre. » Riposta James, un léger sourire aux lèvres.

Sirius grommela quelque chose et détourna les yeux, une légère touche de rose sur les joues, ce qui causa une effervescence au cœur de l'estomac du loup garou.

------------------------- quinze ans plus tard.

Mon acuité auditive me signala qu'il pleuvait, la pluie tombait doucement sur les carreaux comme pour me sortir de ma transe.
Par ailleurs ce ne fut qu'une averse rapide, elle était aussitôt partie que je l'avais repérée et laissa entrevoir un arc en ciel dans le soleil déclinant de l'après midi. C'était beau, c'était très beau, mais mon monde à moi se limitait à une seule personne.

Je me renversais en arrière sur ma chaise et me balançait.

Ce simple mouvement me ramena en tête toutes sortes de souvenirs qui me firent sourire. Une légère moue amusée me monta aux lèvres, je m'en rappelait bien, la bibliothèque.. Sirius. On eu pu dire que c'était là qu'avait commencé notre histoire.

Oh bien sûr, avant ça il y avait beaucoup de choses, la voie 9 ¾, notre rencontre sur le quai, lorsque que ma chute m'avait entraîné sur un pauvre gryffondor aux yeux bleus nuits qui n'avait pas compris la moitié de ce qui lui arrivait. Puis le château, nos années communes, toutes sortes de petits détails qui constituaient un tout, que mon cœur gardait précieusement. Ce qu'on appelle souvenirs…

Je pourrais les remémorer, mais ils n'ont pas de continuité dans le temps, ils sont disparates aux fils des années. C'est lors de notre 5ème année que tout s'est réellement déclenché, que la machine est allée de l'avant au lieu d'aller de l'arrière, que tout ne stagnais plus.

Et le pire, c'est que d'une certaine façon, tout cela, s'était en partie du à Severus. Il m'a toujours haït. Nous nous sommes détestés, en partie, c'était notre faute, lui était plein de rancœur, nous d'orgueil.

Je me rappelais de cette semaine comme de nulle autre, elle se reflétait, vive dans ma mémoire comme une aurore un matin d'été, comme une goutte de sang rouge et vive, elle me blessait et me rendait heureux…

Je prierais, un dieu auquel je ne crois pas, je prierais, pour revenir quinze ans en arrière…

--------------- fin du chapitre premier

Merci d'avoir lu jusqu'ici ! La suite ne saurait se faire attendre, néanmoins je tiens à signaler que je n'uploade pas régulièrement, je préfères d'avantage écrire un chapitre construit et réfléchit plutôt que d'uploader à tout va… mais je ferais de mon mieux pour vous satisfaire !

La longueur des chapitres en changeante mais se maintiens en général à environ 6 ou 7 pages word, mais mes choix de coupures dépendent également de la densité d'écriture et du moment où je veux couper pour conserver un minimum de suspense.

Bref, merci de m'avoir lue ! (je m'excuse d'avance au cas où des fautes auraient échappé à ma vigilance).

Un petit mot est le bienvenu !

Bisous !

Mel (Imoen)