UN INCONNU DANS LA NUIT

Disclaimer : Fiction basée sur les superbes livres de J. K. Rowling. Je ne fais qu'emprunter ses personnages et les lieux et ne touche pas d'argent pour cet écrit.

Warning : Slash SSHP.

Note de l'auteur : Initialement prévu en chapitre unique, vos reviews en réponse à ma demande me font en poster plusieurs. Ma fic commence donc ainsi.

J'utilise les noms originaux des personnages donc Severus Rogue redevient Severus Snape.


Un inconnu dans la nuit

« Une retenue Potter » siffla Severus Snape en lançant un regard méprisant à son élève "favori" qui venait de renverser son encrier sur la table.

Harry grogna doucement et murmura une incantation, sa baguette à la main, qui fit s'évaporer toute trace du liquide noir.

Ron et Hermione lui jetèrent un coup d'œil compatissant auquel leur ami répondit par un pincement résigné des lèvres.

La cloche sonna et Snape fit signe à Harry de s'approcher.

Le Gryffondor se raidit comme dans l'attente d'un coup. Le choc lui fût donner lorsque son professeur lui lança un bref coup d'œil. Harry avait bien remarqué que l'homme le regardait de plus en plus souvent avec ce regard-là mais il ne préférait pas approfondir sa signification et encore moins les sensations qui, dans son corps, en découlaient.

« Potter, » dit le maître des potions, le ton glacial. « Vous viendrez ici, ce soir, à 20h00 précise pour votre retenue. Maintenant, partez. »

Harry ne se le fit pas répéter deux fois.

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Il claqua la porte des cachots et soupira de soulagement et de fatigue. Il était fourbu. Son dos le brûlait mais moins par le travail qu'il venait de fournir que par les regards, ces regards qu'il avait sentit errer le long de son corps fébrile et tremblant.

Harry venait de récurer une vingtaine de chaudrons affreusement souillés et ses mains le faisaient souffrir cruellement.

Le jeune homme ne savait pas pourquoi son professeur lui avait infliger ce traitement inhabituel. Snape avait toujours été dur avec lui, bien sûr mais jamais jusqu'à ce point. Et jamais il n'était resté autant de temps pour une retenue avec lui. Pfff, juste pour un encrier !

Tout au long de sa punition, il avait été hanté par les yeux noirs et étrangement brûlants de l'homme et avait sentit cette chaleur s'immiscer en lui comme si de l'eau chaude glissait sur sa peau nue.

Il était plus d'une heure du matin à présent et son estomac criait famine. Il n'avait pas eu une minute à lui depuis le petit déjeuner qui avait été son premier et unique repas de la veille.

Arrivée à l'entrée de la Tour Gryffondor, Harry donna le mot de passe d'une voix lente, exténuée.

La Grosse Dame le laissa pénétrer dans la salle commune qu'il traversa comme un somnambule tant la fatigue l'envahissait. Il gravit les escaliers qui le menèrent à son dortoir et ouvrit la porte.

L'écho sourd des ronflements de ses camarades l'accueillit et lui rappela qu'ils étaient couchés depuis longtemps. Une bouffée d'envie et d'amertume le submergea.

Son professeur le détestait et il profitait bien de sa position d'enseignant pour le martyriser.

L'étudiant de septième année s'écroula sur son lit après avoir retiré tous ses vêtements et se glissa nu dans ses draps frais.

Il était vraiment fatigué mais son estomac se tordait dans son ventre, réclamant de la nourriture, ce qui l'empêchait de sombrer dans les bras de Morphée.

Il grogna, se retourna et cinq minutes plus tard, s'endormait finalement.

Dans son rêve, il faisait chaud. Le soleil caressait sa peau nue de ses rayons, la réchauffant agréablement. Il était étendu sur l'herbe, probablement près du lac en plein été, seul dans l'immensité de Poudlard.

Harry sentit un papillon effleurer de ses ailes son torse musclé et hâlé. C'était une caresse douce et tendre.

Il sentit le même effleurement sur ses lèvres qu'il lécha. Elles étaient étonnamment sucrée et avait un merveilleux goût de chocolat.

Du chocolat au lait. C'était délicieux.

Il continua donc de lécher ses lèvres savoureusement.

Une douce poussée contre sa bouche lui fit entrouvrir les lèvres et il sentit le goût se prononcer un peu plus.

Harry soupira de contentement lorsqu'il comprit que quelqu'un le nourrissait de sa friandise préférée. Il arrondit sa bouche un peu plus et devina que la personne lui déposait un plus gros morceau de chocolat sur sa langue. Il referma ses lèvres paresseusement, emprisonnant le doigt généreux. La chair était recouverte du précieux liquide et Harry se mit à le suçoter lentement.

« Mmmmm » Harry ne savait pas si c'était lui ou la personne prévoyante qui avait poussé un gémissement mais il continua de lécher le doigt jusqu'à ce qu'il soit net de tout chocolat.

Il en voulait encore.

Comme un enfant qui n'a pas eu tout ce qu'il demandait, il releva légèrement la tête et gémit de détresse, ouvrant la bouche en quémandant plus.

Répondant à cet appel, l'inconnu introduit son index, enrobé du savoureux nectar, dans la chaleur qui l'accueillit entre les lèvres du jeune homme qui entreprit, une nouvelle fois, de le sucer.

Le bout du doigt était propre, Harry s'attaqua donc à la deuxième phalange puis la troisième, avalant le chocolat avidement. Sa langue entoura la chair savoureuse et glissa entre le creux séparant l'index du majeur. Harry gémit quand tout fut avaler.

« 'Core » demanda-t-il.

« Encore ? » entendit-il vaguement. Tout ce que pu se dire Harry, c'était qu'il s'agissait d'UN bienfaiteur et que sa voix était chaude et sensuelle.

« Mhm » acquiesça le Gryffondor.

Tête surélevée et bouche ouverte, Harry pointait légèrement sa langue dans l'attente du chocolat fondant. Très rapidement, il pu y goûter à nouveau, se délectant sur les lèvres gourmandes de l'inconnu.

Jamais Harry n'avait déguster de chocolat aussi bon et il en voulait davantage. Sa langue glissa contre celle, parfumée, de cet homme mystérieux et il savoura avidement ce qu'il lui était si promptement offert.

« Mmmmm. » Harry savait cet fois-ci que ce n'était pas lui qui avait poussé ce gémissement.

Dans un état second, le jeune étudiant sentit un voile glisser sur son corps, comme la caresse du vent et frissonna tandis que le drap sous lequel il était encore, lui était ôté.

Deux mains remontèrent de ses bras pour se poser sur ses épaules tandis que la bouche brûlante de l'homme se détachait de la sienne.

Harry sentit les doigts élégants commencer à tracer leur chemin, parcourant la douceur de sa peau, étudiant de leurs paumes adroites les creux et vallons de la chair encore inexplorée.

Le visage de l'inconnu se pressa contre le ventre du jeune homme et en respira profondément l'odeur enivrante. L'homme gémit et recommença sa lente exploration.

Les mains glissèrent sur les pectoraux développés d'Harry puis sur ses côtes jusqu'à son bassin tandis que ses lèvres prenaient le chemin inverse et dévoraient tour à tour le nombril, remontant vers le torse, aspirant les mamelons tendres et roses qui se dressèrent à leur contact.

« Mmmmmmm. »

L'homme ne pouvait se rassasier du goût épicé de cette peau imberbe. Il lui fallait plus.

Lèvres entrouvertes, langue pointant, il embrassa ce corps offert qu'il désirait tant, descendant vers le bas-ventre sans hâte, sensuellement. Il s'émerveillait de ce qu'il découvrait et continua sa progression.

Ses mains se crispèrent sur les hanches étroites du jeune homme brun tandis que celui-ci se mouvait langoureusement sous sa bouche experte.

Harry sentit la douceur fugace d'un effleurement sur son sexe tendu. Il comprit soudain que ce n'était pas les ailes d'un papillon mais des mèches de cheveux soyeux d'où il s'empressa de plonger la main. Puis, son cerveau déjà engourdit, refusa de réfléchir davantage lorsqu'il sentit des lèvres s'entrouvrirent et avaler la chair chaude et si sensible de son érection. La langue entoura le bout du membre gonflé, léchant passionnément.

Harry se tordit sous cette audacieuse caresse et cria de plaisir. Ce son le sortit de son état comateux. Il ouvrit brusquement les yeux mais ne pu rien distinguer. Le noir engouffrait sa vision. Il plongea donc la main sous son oreiller et agrippa sa baguette.

« Lumos » murmura-t-il mais il n'y avait rien, personne. Les rideaux étaient tirés sur son lit à baldaquin et étaient immobiles.

Il respira profondément plusieurs fois. Cela n'avait été qu'un simple rêve.

Son corps était moite et ses draps avait glissé. Son sexe était durcit de désir mais il l'ignora.

Il ne pu retrouver le sommeil que par intermittence cette nuit-là et fût le premier à aller se doucher.

Il entra dans la grande salle de bain et mal réveillé, redressa la tête pour voir, dans le miroir, si les marques de sa mauvaise nuit ne se voyaient pas trop et se figea.

Du chocolat lui barbouillait la bouche.

Harry ouvrit de grands yeux et porta sa main à ses lèvres, en plein choc.

Quelle ne fût pas sa surprise lorsque, entremêlés dans ses doigts, quelques longs cheveux d'un noir d'encre accrochèrent son regard.

Cela n'avait été qu'un rêve n'est-ce pas ?