Titre: Et Puis Il Avait Ouvert La Bouche

Auteur : Sherdelune ()

Rating: PG-13 pour commencer, R plus tard
Pairing: HP/DM
Résumé : Harry Potter à une relation haine-mépris avec Draco Malfoy. Slash, si vous n'aimez pas le slash, ne lisez pas.
Disclaimer: Ils ne sont pas à moi et je ne veux pas qu'ils le soient. Je les emprunte juste pour un moment, mais ils seront rendus, aucun mal ne leur sera fait.
Commentaires: lisez et laissez des reviews, mais pas d'insultes s'il vous plaît !
Les pensées sont indiquées ( entre parenthèses).

Note de la traductrice : Merci à Sherdelune de me permettre de traduire sa fanfic ! ( version orofinale : « Then He Opened His Mouth ») ^^ J'ai fait du mieux que j'ai pu, et surtout n'hésitez pas à faire des commentaires je les lui transmettrais, elle sera certainement ravie ^^

Chapitre I Illusions brisées

Drago Malefoy était ma destinée. Dès le premier instant où j'ai posé mes yeux sur lui, dans la boutique de vêtements de Madame Guipure, j'ai su. Il avait une présence majestueuse, et je m'étais soudain senti bête quand il m'avait regardé de haut en pointant son aristocratique nez vers moi. Et pourquoi ne l'aurait-il pas fait ? Planté là, ma silhouette décharnée flottant dans les vieux habits de Dudley, je n'étais sûrement pas le genre de garçon sur lequel il poserait le regard plus d'une fois. C'est pour cela que j'avais été absolument estomaqué quand il m'avait approché, une lueur espiègle dans les yeux. Je me surpris à admirer secrètement ce garçon dont les habits lui allaient à la perfection, ce qui révélait de l'argent et des parents qui prenaient soin de lui. Il était tout ce que je n'étais pas, et tout ce que je souhaitais pouvoir être.

Et puis il avait ouvert la bouche.

Parlez-moi d'illusions brisées! Le beau garçon blond qui faisait miroiter tant de choses à mon imagination d'adolescent privé d'affection se révéla être aussi mauvais, sinon pire, que mon cousin Dudley. Il avait été non seulement gâté -pourri jusqu'à la moelle, mais paraissait également autoritaire, critique, et extrêmement ingrat. Eh bien, voilà ce qu'était ma destinée.

Nos chemins ne s'étaient plus croisés jusqu'à un mois plus tard dans le Poudlard Express, quand cet espèce de con arrogant (comment ai-je pu le trouver beau?) avait commencé à faire des remarques méprisantes à propos de mes nouveaux amis. Puis il avait fait l'impensable. Il avait tendu vers moi une main élégante dans un geste d'amitié. C'était presque assez pour que je change d'avis sur lui. Presque.


Et puis il avait ouvert la bouche. Encore.

C'était drôle, la façon dont Malefoy pouvait me provoquer, avec le moindre geste ou le moindre regard. Je devenais une dichotomie d'émotions quand les choses le concernaient. Durant notre première année, je ne peux pas dire que nous avons partagé ne serait ce qu'une relation amour-haine. Cela ressemblait plus à du mépris-haine. Je le méprisais, et il me haïssait. Ça marchait pour nous, cela nous forçait à rester vigilants.

Et cela continua ainsi.

Vers le début de notre deuxième année, certaines choses arrivèrent, qui me firent regarder Malefoy sous une lumière complètement différente. Je ne me doutais pas que mon monde allait bientôt être retourné sens dessus-dessous, et que ce que je croyais être la vérité était en réalité une façade soigneusement construite. Vue d'une certaine distance, elle apparaissait parfaite et sans la moindre tâche, mais de plus près, ses nombreux défauts devenaient évidents.

Je l'avais remarqué pour la première fois quand j'avais pris la  cheminée du Terrier vers le Chemin de Traverse pour acheter les livres et les fournitures de l'année scolaire à venir. J'avais merdé, comme d'habitude, et avais réussi à atterrir dans l'Allée des Embrumes à la place. Je paniquai et pénétrai dans la boutique la plus proche, un établissement plutôt suspect appelé « Barjow et Beurk ». La boutique était sombre et lugubre, et ses étagères étaient remplies de choses comme " La Main de la Gloire", de cartes à jouer tâchées de sang, et divers autres instruments de magie noire. Le simple fait de voir tout cela me faisait frissonner, mais pas à moitié plus que quand je vis que Malfoy et son père rentraient dans la boutique. Je m'étais rapidement caché et les avais observés tandis qu'ils se promenaient dans le bâtiment pauvrement éclairé. C'est là que je remarquai combien Malefoy était calme en présence de son père. A quel point il voulait lui faire plaisir. Pourtant, il devint assez évident pour moi que Lucius Malefoy tolérait à peine son fils. Cela avait était une prise de conscience très dégrisante.

Cependant, la vraie révélation était venue plus tard ce même jour, à Fleury & Bott. Malefoy, égal à lui-même, toujours aussi charmant, se payait notre tête, à 'Mione, Ron et moi. Du coin de l'œil, je remarquai Lucius Malefoy donner une tape avec sa canne sur l'épaule de son fils, ce qui fit se raidir de peur Drago. J'aurais cru que j'aurais éprouvé du plaisir en remarquant cette subtile réprimande, mais j'avais ensuite vu les émotions presque imperceptibles qui parcouraient le visage du jeune garçon. Elles allaient de la terreur à la rage froide, et je jure que Drago avait tressailli comme s'il allait être foudroyé. Cela avait très instructif, c'était le moins que l'on puisse dire. Instructif, mais en effet très troublant.

Durant le reste de cette année-là, je commençai à porter une réelle attention à Malefoy. C'était par des yeux assombris que je commençai à réellement le voir. Ce que je vis vraiment allait tellement plus loin que l'arrogant air de privilège que Malefoy préférait permettre au monde extérieur de voir. Je suis à peu près sûr que si Drago avait su tout ce que j'étais capable de déduire sur lui rien qu'en jetant des coups d'œil furtifs sur lui alors qu'il ne s'en doutait pas, il aurait fait d'avantages d'efforts pour cacher la vérité.

Et la vérité sur Drago Malefoy était qu'il était un jeune homme angoissé, terrifié, et qu'il manquait autant d'affection que moi. J'avais été plus chanceux d'avoir d'aussi bons amis que Ron et Hermione, tandis que Malfoy était coincé avec les repoussant Crabbe et Goyle. Leurs imperfections mises de côté, au moins, avec eux, il pouvait exiger l'attention qu'il désirait si désespérément. Il me semblait que Drago était comme un chaudron vide qui attendait juste d'être rempli de soins et d'amour, et je m'étais surpris à vouloir être celui qui lui donnerai cela.


 Et puis il avait ouvert la bouche. Même histoire, page différente.

Je m'étais vraiment préparé à lui donner le bénéfice du doute, mais ce n'était certainement pas dans ses habitudes de faciliter les choses. Mais, depuis quand Malefoy facilitait-il les choses? Même 'Mione perdit patience avec la petite face de furet  à la suite de l'affaire Buck. Est-ce que je l'avais réellement déjà trouvé beau ? J'avais commencé à  en douter sérieusement.