OBSESSION

Disclaimer : Personnages, lieux etc… ne m'appartiennent pas. Ils sont tirés des livres merveilleux de J. K. Rowlings. Je ne touche rien pour cette histoire, juste le plaisir d'écrire et de faire plaisir aux autres.

Warning : Mini-fic triste, slash Harry Potter/Severus Snape. Elle est déjà entièrement écrite et comporte 4 courts chapitres donc je la publierais assez vite.

A/N : Dans cette fic, Harry n'a pas 17 ans mais 20 ans et vous saurez plus tard pourquoi il est encore à Poudlard alors qu'il ne devrait plus y être en tant qu'étudiant depuis plusieurs années, car oui, il est encore étudiant mais pas tout à fait comme les autres.

OBSESSION Chapitre 1 : Invisible présence

Il est encore là. Cette pièce est devenue son refuge.

Je le vois chaque jour se replier un peu plus sur lui-même, s'éloigner de tout comme un bateau perdu en mer… à la dérive. J'aimerais aller lui parler mais quelque chose me retient. Peut-être l'habitude. Cette habitude amère qui entrave mes mouvements aussi bien que mes sentiments. On ne peut pas changer du jour au lendemain, se comporter comme si jamais rien ne s'était passé.

Je n'ai jamais été son confident et pourtant j'aurais ardemment voulu l'être. Pour lui, j'aurais tout fait, tout donné même ma vie. Parfois, ça a faillit mais il était là… Il était là.

J'aurais voulu aussi être son ami, même si c'est dur à croire. Personne ne sait sauf, peut-être, le directeur. Quelle tête feraient-ils tous s'ils connaissaient mes réels sentiments à son égard !

Et j'aurais voulu et veux toujours être son amant, le seul à jamais. Oh, je ne suis pas assez naïf pour croire qu'il n'a jamais eu de partenaire auparavant mais je voudrais être le dernier, celui qui partagerait sa vie jusqu'à notre mort. Je l'aime… à en devenir fou.

Je l'aime depuis longtemps déjà. Ca doit faire à peu près quatre ans, 28 jours, 7 heures et 36 minutes. Je m'en souviens encore comme si c'était hier.

Flashback

« Potter, je sais que c'est vous ! » cria le professeur Severus Snape en courant derrière son étudiant.

Alors qu'il faisait sa ronde habituelle après le couvre-feu, il avait heurté violemment une forme invisible au détour d'un couloir. Il s'était retrouvé sur les fesses, légèrement étourdit par la violence du choc mais avait eu le temps de voir distinctement une paire de chaussures noires et un bas de pyjama rouge avant que ces deux pieds ne se remettent debout et se camouflent vivement sous une cape d'invisibilité.

Severus savait que c'était Potter et il s'était donc remis debout lui aussi avec une égale précipitation.

Harry essayait de contrôler sa respiration pour ne pas se trahir. Il avait reculé le plus silencieusement qu'il avait pu en se plaquant contre le mur. Il se pressait tellement contre celui-ci, pour se faire le plus petit possible, qu'il en avait les membres endoloris.

« Potter, » entendit-il. « Ca ne sert à rien de vous cacher, je sais que c'est vous et je peux d'ores et déjà retirer 50 points à Gryffondor et si vous n'ôtez pas immédiatement cette cape, je vous en enlève encore 50. »

La menace du maître des potions resta sans réponse c'est pourquoi il commença à avancer, les bras tendus en direction d'Harry. Ce dernier savait que son professeur n'allait pas tarder à pouvoir le toucher. Il ne lui restait donc plus qu'une solution : la fuite. 

Le jeune homme prit donc une grande inspiration silencieuse et tout à coup, se mit à courir le plus vite qu'il pouvait en direction des cuisines – cuisines qu'ils venaient de quitter un peu plus tôt.

Severus se mit à le poursuivre, déterminé à attraper ce jeune prétentieux qui se croyait tout permit.

Harry ne regardait pas en arrière, ne voulant pas perdre de précieuses secondes. Il savait que Snape avait l'avantage de sa plus grande taille, même si lui-même ne lui était inférieur que de quelques centimètres. Mais c'est ce handicap qui lui fût fatal.

Jubilant, Severus réussit à attraper l'épaule du jeune homme qui trébucha et tomba durement visage contre terre, entraînant son professeur. Celui-ci ne perdit pas un instant et retourna son étudiant pour être face à face tout en lui arrachant sa cape d'invisibilité.

Harry était étendu sur le dos, haletant et fixait son maître des potions qui, au dessus de lui, ne pouvait étouffer la lueur de triomphe qui éclairait son visage.

« Cette fois, je vous ai eu Potter » dit-il d'une voix victorieuse.

Les yeux dans les yeux, les deux hommes se regardaient, se défiant l'un l'autre.

… Il était si beau à cet instant-là que je n'ai pas pu m'empêcher de tomber amoureux de lui.

Et Merlin me pardonnera mais cela perdure encore plus aujourd'hui.

Au début, j'ai bien sûr essayé de le nier, de repousser cette pensée dérangeante mais plus j'essayais de l'éloigner et plus fort elle m'était renvoyée. Sans aucun répit, je n'avais que lui en tête. Lui partout. Lui toujours.

Et puis, un matin, je me suis dit que ça ne servait à rien de fuir, j'ai donc accepté cette idée impensable que j'étais amoureux de cet homme, mon ancien ennemi.

Lorsque par hasard, lors d'une conversation privée que je n'aurais jamais dû entendre, j'ai appris qu'il était gay, j'ai cru que mon cœur allait exploser. Mon amour aimait les hommes – homme que je suis. Pourra-t-il un jour m'aimer ? M'aimer comme je l'aime.

Que dois-je faire ?

Ai-je le droit de sortir de l'ombre et de lui déclarer mes sentiments ?

Mon cœur sombre alors que je connais déjà la réponse.

Ces questions, je me les suis déjà posées des millions de fois et la réponse est unique. Pourtant…

Pourtant, comme je voudrais…

Mon amour pour lui est de plus en plus fort et je ne peux pas rester un seul jour sans au moins essayer de l'apercevoir. Si dans une journée, je n'arrive pas à l'entrevoir ne serait-ce qu'une seconde, je ne suis pas bien et en deviens même agressif, dépressif. Il m'est devenu plus précieux que l'oxygène que je respire, plus précieux que l'eau que je bois. Il fait partie de moi. Sans lui, je ne suis pas complet. Il me manque cruellement mais je ne peux pas, n'ai pas le droit de lui dire. J'ai besoin de lui. Il n'y a que lui qui réussit à m'apaiser même si je dois demeurer, pour lui, une invisible présence.

A suivre…