SORCIERS AUX ENCHERES

Disclaimer : Pas à moi. Contexte et personnage tirés des livres de J. K. Rowling, excepté Alicia Travis qui est un personnage que j'ai inventé. 

Résum : Mais pourquoi?! Pourquoi a-t-il accepté de participer à une vente aux enchères pour aider l'association de Hermione! Et surtout, pourquoi est-ce que, lui, Harry, a été acheté par son professeur de potions? Slash SSHP.

Warning : Relations sexuelles entre hommes. Plusieurs couples vont se former, pratiquement tous homos. Et oui, l'auteur est irrécupérable.^^

A/N : Et vi, voilà une fic plutôt inattendue, de par le contexte^^ mais aussi par le fait qu'elle n'était absolument pas prévue dans mon projet de fics mais l'idée m'est venue comme un flash et je n'ai pas réussi à m'en débarrasser. Lol. Du coup, voilà, une nouvelle fic farfelue made in moi.^^ Je voudrais aussi vous dire que dans l'histoire, il y a des 'acheteurs' hommes pour des 'serviteurs' hommes, ça ne veut pas dire qu'ils sont tous gays. Juste qu'ils ont soit un fort respect pour la personne 'vendue' et veulent mieux la connaître, soit de l'amitié ou simplement pour les avoir à leur service. D'autres personnes vont aussi 'acheter' les gens pour s'amuser car ce n'est pas une 'vente' qui aurait lieu très souvent à Poudlard.

Je dédie cette fic à ma maman. Seule moi saura pourquoi.

SORCIERS AUX ENCHERES

Chapitre 1 : La vente aux enchères

'Mais pourquoi ! Pourquoi !' se répétait Harry en se mordant les lèvres de ses dents parfaitement blanches avec fureur, les laissant encore plus rouges qu'elles ne l'étaient naturellement.

Il n'était absolument pas conscient de toutes les paroles, rêves et fantasmes inavoués et inavouables dont il faisait l'objet depuis sa rentrée en sixième année. Pour les filles – et certains garçons – de Poudlard, cette rentrée avait été le commencement de leurs tourments. Journaliers et nocturnes.

A la fin de sa cinquième année, Harry était parti du collège, certes adulé par la plupart de ses occupants mais aussi physiquement petit et malingre. Quelle n'avait donc pas été la surprise de tous lorsqu'il était revenu de ses vacances, complètement transformé. Aussi bien physiquement que mentalement.

Il avait grandi d'une bonne vingtaine de centimètres en l'espace d'à peine deux mois, ce qui l'avait fait passé du plus petit garçon de cinquième année, au plus grand jeune homme de sixième et septième années. Il dépassait même les professeurs les plus grands, excepté le professeur Snape dont la taille l'équivalait. Harry avait aussi gagné en muscles, non proéminents ni gonflés à l'extrême mais magnifiquement visibles et très seyants.

Sa peau avait l'air perpétuellement dorée ce qui ne faisait que ressortir ses yeux lumineux et merveilleusement émeraudes que ne cachaient plus ses lunettes, ainsi que sa bouche purpurine et charnue qui constituait les rêves érotiques de plus d'un étudiant des deux sexes. Ses traits fins s'étaient accentués apportant une touche féminine à son charme indéniablement masculin. Il ne pouvait être qualifié que d'Adonis.

Ses cheveux noirs étaient toujours coupés courts et refusaient encore de se laisser dompter mais cela lui conférait une aura séductrice qui n'était pas là pour le desservir.

De plus, les expériences qui avaient peuplées son passé n'avaient fait que lui conférer une certaine sérénité mêlée de puissance et de détermination qui sculptaient ses expressions.

Il n'était que beauté dénuée de vanité puisqu'il ne s'en rendait pas compte.

'Mais pourquoi Hermione ! Pourquoi m'as-tu entraîné là-dedans !' se dit-il en avançant un peu plus sur l'estrade qui libérait les premières personnes 'vendues'.

« Le numéro 2 n'est autre que Justin Finch Fletchley de Poufsouffle. Il… »

Harry n'écouta pas Hermione davantage. Mais quelle idée avait eu la jeune femme ! Elle était tellement imprégnée dans son combat pour la libération des elfes de maison qu'elle en venait parfois à des extrémités, pensa le jeune homme. Extrémités qu'autorisaient Dumbledore.

« Malheureusement ! » soupira-t-il en balayant la Grande Salle du regard. Tous les élèves étaient en ébullition pour une raison qu'il n'arrivait pas à saisir. Il voyait les filles compter leur argent avec fébrilité ou lancer des regards jaloux à leurs copines. Harry n'osait pas trop les fixer car son malaise ne faisait alors qu'augmenter. Il avait tout simplement l'impression d'être un morceau de viande parfaitement rôti et exposé devant une horde de carnivores affamés.

« … Et vendu à Alicia Travis pour la somme de 15 gallions ! »

Des applaudissements retentirent dans la salle tandis que la demoiselle en question sautillait sur son siège, un large sourire aux lèvres. Puis, elle se leva et alla poser la somme demandée sur une petite table où trônait une urne. Le professeur Dumbledore était assis derrière et devait prendre et recompter l'argent pour la mettre ensuite dans l'urne qui serait intégralement reversé pour la cause des elfes.

'Comment peuvent-ils avoir adhéré à l'idée ?' se demanda Harry en regardant les professeurs à la grande table dont la plupart étaient aussi excités que leurs élèves. Puis, ses yeux se posèrent sur le professeur Flitwick qui était derrière lui sur l'estrade et il soupira à nouveau.

« … numéro 3, un autre élève de septième année, j'ai nommé Neville Londubat… »

Harry regarda son ami, rougissant mais le regard fier, s'avancer jusqu'au bout de l'estrade. Il entendit les cris des 'acheteurs' intéressés faire grimper les prix. Neville était d'un physique agréable et très apprécié parmi les sorciers grâce à sa bravoure lorsqu'il avait dû combattre contre les mangemorts à la fin de leur sixième année – mois de juin qui avait vu la disparition du Seigneur des Ténèbres par la main même de Harry Potter.

« … Neville vendu à Blaise Zabini pour la somme de 28 gallions » jubila Hermione en regardant Neville qui avait écarquillé démesurément ses paupières tant il était stupéfait.

Le Serpentard, quant à lui, souriait de toutes ses dents en détaillant son 'achat' d'un regard appréciateur.

Comme avec le couple précédent, Blaise prit la main de Neville et l'amena à la table des Serpentards où ils s'assirent côte à côte.

« Le numéro 4 fait également parti des Gryffondor de dernière année et n'est autre que Seamus Finnegan… »

'Bien sûr', se dit Harry amèrement. 'Il n'y a pratiquement que des Gryffondors ! Lorsqu'on a refusé de "participer", elle ne nous parlait plus. Mais évidemment, comme elle a si bien su nous le répéter, il s'agissait de notre choix et de notre conscience…'

« … Adjugé vendu à Dean Thomas pour la somme de 22 gallions. »

Tandis que les applaudissements faisaient à nouveau écho dans l'immense salle, Harry regardait Seamus se diriger avec étonnement vers Dean qui avait rougit légèrement. Dean alla donner les gallions au directeur qui vérifia la somme et la mis dans l'urne.

« Le numéro 5 est connu sous le surnom de Maugrey Fol Œil, ancien Auror et combattant pour l'Ordre du Phénix, il… »

Alastor Maugrey se tenait debout d'une manière que l'on aurait pu qualifié de conquérante, tout en faisant courir son œil magique dans toute la salle à une vitesse fulgurante, scrutant avec méfiance tout geste suspect. Sa jambe de bois était légèrement avancée et on aurait dit qu'il était prêt à bondir sur la première personne qui ferait un mouvement trop vif.

Lorsque Hermione eût fini de présenter l'homme dont le visage était déformé par de multiples cicatrices, un silence assourdissant se répandit dans la Grande Salle et une voix retentit, le brisant net, « 100 gallions » dit calmement un Dumbledore très souriant.

Maugrey ne laissa rien transparaître mais fût heureux de cette intervention jusqu'à ce qu'il entende une toute petite voix répliquer « 101 gallions ! »

Tout le monde alors se tourna vers la personne qui venait de manifester son intérêt.

Et Rusard rougit.

Dumbledore restait, pour la première fois de sa vie, bouche-bée et il s'exclama « 102 gallions ! »

La foule retenait son souffle avec excitation, attendant le dénouement de cette silencieuse altercation.

Pendant cinq minutes, l'expression de Maugrey ne fit que passer de la joie à l'horreur, du soulagement à la terreur, de l'espoir à la mélancolie et enfin, il fût remporté par son ami de toujours, le plus grand sorcier de tous les temps après le Survivant, soit Albus Dumbledore pour la somme de 153 gallions.

Le sourire d'une certaine Gryffondor brune était extatique.

« Le numéro 6 » dit-elle avec bonheur en voyant s'approcher Ernie McMillan jusqu'au bout de l'estrade qui faisait face à toute cette foule enthousiaste.

Harry était de plus en plus écœuré. Comment une telle vente pouvait-elle bien se déroulée à Poudlard ? ne cessait-il de se demander en sentant son estomac se contracter de plus en plus à mesure que son propre tour approchait. Et qui allait l'acheter ? Il ferma les yeux et tenta de calmer le rythme de sa respiration et de son cœur qui commençait à s'emballer dans sa poitrine.

Le Poufsouffle fût acheté par Lavande Brown pour 16 gallions.

« Le numéro 7, Monsieur Ronald Weasley… »

Ron était d'une pâleur terrifiante et Harry pouvait voir ses mains tremblées. Il savait que son ami avait une peur affreuse de ne pas être acheté et donc de se voir humilier aussi bien par ce manque d'intérêt que par les remarques blessantes que ne manqueraient pas de siffler les Serpentards.

Une fois que la voix de Hermione se fût fanée, une autre voix féminine et déterminée se fit entendre.

Jamais Harry n'avait vu cette jeune femme avoir cette expression sur son visage habituellement rêveur. Et lorsqu'elle s'écria, « 50 gallions », la mâchoire de Ron tomba sur l'estrade, suivit de près par celle de Hermione qui fixait Luna Lovegood avec une stupéfaction mêlée d'horreur.

« 55 gallions ! » s'exclama alors Padma Patil.

Luna la fusilla du regard et Padma le soutint avec défi.

« 60 ! » dit Luna en continuant de la fixer.

« 65 ! »

Ron en était ébahi, contrairement à Harry qui était ravi. Il savait qu'il n'aurait pas dû être content de voir deux jeunes étudiantes se battre ainsi telles des yens rachitiques pour un Ron bien fûmant et savoureux à souhait mais il ne pouvait s'empêcher de l'être en voyant l'air heureux de son meilleur ami. Du coin de l'œil, il vit également l'expression furieuse et jalouse d'une Hermione impuissante et sa joie augmenta d'un cran. Elle avait été prise à son propre piège. Au moins, elle aurait appris une leçon.

« 100 gallions ! » hurla Luna en crispant ses poings sur sa robe de sorcier avec frénésie, rêvant visiblement d'enserrer le coup de la belle Serdaigle aux longs cheveux noirs.

Padma était livide. Elle regarda ses quelques économies et sans regarder sa camarade d'école, secoua la tête en signe d'abandon. La voix étouffée de Hermione retentit alors et elle croassa un « Adjugé vendu à Luna Lovegood pour 100 gallions. »

Cette fois-ci, la coquette somme ne la faisait pas sourire.

Elle fusilla le prochain condamné du regard et siffla « Numéro 8 ! »

Colin Creevey sursauta et se précipita en tremblant vers le bout de l'estrade, à côté de la jeune femme écumante de rage.

« Monsieur Colin Creevey, sixième année… »

'Mon dieu' se disait Harry le cœur battant à tout rompre. 'Le prochain, c'est moi !' Il avait l'impression que l'estrade sur lequel il se trouvait se mettait à tanguer et les visages qui l'entouraient se firent brusquement flou. Il inspira alors plusieurs fois en fermant les yeux et tenta de faire le vide dans son esprit.

'Ca ne sera que pour une semaine' essaya-t-il de se réconforter. 'Une semaine, ce n'est pas très long. Ca passe vite. Et puis, Hermione a fait des règles donc les acheteurs ne peuvent pas faire tout ce qu'ils veulent avec nous…'

« … Numéro 9 s'il vous plait ! Numéro 9 ! » répéta Hermione plus fortement en fronçant les sourcils à Harry.

Perdu dans ses pensées, celui-ci n'avait pas vu que le tour de Colin était passé. Il tourna sa tête vers le petit blondinet et vit que Natalie MacDonald de Gryffondor l'avait acheté pour 15 gallions et qu'elle le regardait avec une tendre admiration.

« Numéro 9 ! » répéta encore Hermione avant de souffler « Harry, c'est à toi ! »

La bouche très sèche, le jeune homme s'avança d'une démarche souple vers le bord de l'estrade et regarda devant lui pendant que son amie faisait la présentation.

« Harry Potter, étudiant de septième année à Gryffondor, vainqueur de la guerre… »

Harry n'en entendit pas plus. Il sentit ses intestins bouger dans son ventre tandis qu'il voyait les centaines de regards voraces fixer son visage et son corps.

'Qu'avaient donc toutes ces filles ?' se demanda-t-il en essayant de contrôler la rougeur qui menaçait de colorer ses joues bronzées.

Empourprées, elles avaient toutes l'air d'avoir très chaud et déboutonnaient ou avaient déboutonné les premières attaches de leur robe. Il semblait également à Harry qu'elles devaient presque toutes avoir un problème avec leurs lèvres qu'elles léchaient abondamment.

Harry était très mal à l'aise. Il se passa une main nonchalante dans les cheveux et entendit une vague de soupires extatiques retentir. Il avait hâte que ces quelques minutes d'intense embarras se passent pour que ce ne soit plus que, pour lui, un mauvais souvenir et non un horrible présent.

« Nous commençons la vente à 10 gallions… » dit Hermione qui fût bientôt coupé par des cris de femme en furie.

« 20 ! » s'écria Parvati Patil.

« 25 ! » cria Pansy Parkinson.

« 30 ! » hurla une troisième année que Harry ne connaissait pas. Et à partir de ce moment, tout ne fût que chaos.

« 40 ! »

« 50 ! »

« 55 ! »

« 60 ! »

Harry avait ouvert des yeux ronds, incrédule. Certaines filles se criaient dessus tandis que d'autres avaient fondu en larmes à cause de leur trop maigre porte monnaie. D'autres encore se défiaient dans des sommes de plus en plus astronomiques, ne voulant pas céder. Harry se demandait même si certaines avaient réellement les moyens pour augmenter la mise.

Les voix se firent de plus en plus disparates à mesure que l'enchère flambait.

Une voix inattendue retentit alors ce qui horrifia le jeune Gryffondor.

« 150 gallions ! »

Draco Malfoy regardait son ennemi avec une expression d'envie si intense que Harry sentit comme s'il venait de recevoir un coup de poing dans l'estomac.

« 160 ! » s'écria Parvati qui était d'une nature plus économe et déterminée que sa sœur.

« 170 ! » rétorqua le blond avec un calme calculé.

« 175 ! » dit la brune.

« 180 ! » sourit le Serpentard.

La Gryffondor se mordit la lèvre et les pinça. Elle regarda Hermione puis le blond et enfin son argent.

Draco commençait à jubiler, Harry à être terrifié. Puis, des plus stupéfait lorsqu'il entendit Hermione lui demander quelque chose de tout à fait invraisemblable.

Non, il avait mal entendu ! Elle n'avait pas pu lui demander de faire cela ! Non, c'était tout bonnement impossible.

« Allez Harry, dépêches-toi » lui souffla-t-elle.

« Q-Quoi ? » bégaya-il.

« J'ai dit 'retire ton tee-shirt !' Dépêches-toi s'il te plaît. »

« Pourquoi ! » s'horrifia-t-il davantage.

« Pour augmenter les prix bien sûr ! » rétorqua-t-elle en secouant la tête tant la réponse lui semblait évidente.

« Non Herm ! Je ne vais pas faire un strip-tease ici ! »

« Je ne te demande pas de faire un strip-tease ! C'est pour la bonne cause Harry ! Pense aux elfes et puis, lorsqu'il fait chaud, en été, tu le retires bien, alors ici c'est pareil ! »

« Mais non, c'est pas pareil Herm ! C'est… »

« S'il te plaît Harry ? Je t'en prie ! »

« Non ! C'est hors de question 'Mione ! »

« 181 ! » persista la belle Gryffondor.

« 200 ! » sourit le blond en voyant le regard de Parvati se voiler de larmes impuissantes et déçues.

Draco regarda alors Harry avec une expression triomphante sur le visage.

Hermione s'exclama alors, « 200 gallions une fois, 200 gallions deux fois, 200 gallions trois… »

« 250 gallions ! »

Cette voix ! Cette voix ! Familière et inconnue. Glaciale et brûlante. Sarcastique et jubilante. Unique. Celle de son maître des potions.

Toute la salle avait les yeux rivés sur lui et il soutenait celui de Harry avec une certaine lueur de défi conquérant.

Le jeune Gryffondor aux cheveux noirs cligna des yeux, plus incrédule et décontenancé que jamais. Plus écœuré et horrifié également. 

« 260 ! » reprit Draco.

Snape lui lança alors un regard noir qu'il savait parfaitement maîtrisé depuis le première fois où il avait réclamé un peu plus de purée à l'âge de six mois.

Malfoy sursauta et analysa rapidement le coup d'œil meurtrier qui lui disait 'Moi, professeur, toi à ma botte donc pas un mot !' Draco se rassit donc la mort dans l'âme et la frustration dans son premier cerveau, le deuxième étant plus prudent.

« 260 gallions et une noise » jubila Carnivore Snape en tournant de nouveau son regard vers Rôti Harry.

« 260 gallions et une noise une fois » dit la voix sombre et désolée de Hermione. « 260 gallions et une noise deux fois, 260 gallions et une noise trois fois ! » Le coup du marteau de bois que tenant la jeune femme retentit fortement aux oreilles de Harry et ses viscères se dissolurent lorsqu'il entendit « Adjugé vendu au professeur Severus Snape pour la somme de 260 gallions et une noise. »

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De nombreuses étudiantes se traînaient en sanglot hors de la Grande Salle tandis que Harry, debout en bas de l'estrade, voyait son professeur donner l'argent exigé au directeur de l'école. Il ne pouvait plus bouger, il était comme pétrifié. Snape l'avait acheté.

Snape - l'avait - achet !

« Numéro 10, professeur Flitwick… »

Lorsque Dumbledore mit le compte exact dans l'urne qui portait le nom de l'association des « Elfes Libres », Snape se tourna vers son 'achat' avec un sourire victorieux et s'avança vers lui en le détaillant avec froideur et indifférence de ses prunelles noires.

« 20 gallions ! » s'écria le professeur McGonagall tandis que le professeur Bibine augmentait la somme de 5 gallions sous le regard intimidé d'un professeur Flitwick rougissant.

Désormais debout devant lui, le maître des potions tendit la main à Harry et le regardant avec ce défi toujours visible dans ses yeux sombres. Il s'attendait visiblement à ce que son étudiant ne la prenne pas.

« Calmez-vous Mesdames s'il vous plaît… » prononça Hermione d'un ton sévère.

Harry savait qu'il devait prendre cette main tendue qui s'était étirée jusqu'à la sienne sans pour cela la lui toucher. Ils se fixaient du regard, se combattant l'un l'autre tout en sachant que Harry n'en sortirait pas vainqueur. Il avait été vendu. Il appartenait à présent à Snape pour sept jours, il devait lui obéir. Il avait signé un contrat et ne bafouerait jamais une promesse.

« … Le professeur Flitwick est adjugé vendu au professeur McGonagall pour 70 gallions ! »

Sa main se tendit et il prit celle de son professeur malgré lui.

« Le numéro 1 revient en scène. Goyle est mis, cette fois, à prix à une noise ! »

« Une noise ! » s'écria Crabbe la seconde suivante.

« Adjugé vendu pour une noise à Vincent Crabbe. »

Sa main était chaude et lorsque celle-ci se referma sur ses doigts, telle une toile d'araignée entourant sa proie de ses fils, il sentit le pouce de l'homme caresser la chair tendre mais ferme du dos de sa main.

Et, avant qu'il puisse faire quoi que ce soit, Snape se tourna vers la salle et s'exclama « Etant donné que cette manifestation a été organisée pour une bonne cause et que monsieur Malfoy a l'air avide d'y participer, je suggère qu'il vienne à son tour sur l'estrade. »

Le visage de Draco se figea en une expression d'horreur mais devant une impossible retraite, il dû se joindre au rang des volontaires.

Les lèvres serrées, le blond entendit Hermione faire l'improvisation de sa présentation.

Severus ricana et emmena Harry vers la table des professeurs en jubilant toujours intérieurement.

Il l'avait ! Le morveux était à lui ! Pendant une semaine où il ne ferait que profiter de son nouveau et désiré serviteur. Et la première chose qu'il exigerait de lui serait de réclamer son droit le plus strict.

Il revendiquerait son droit de cuissage !

A suivre…