Chapitre 1: Sombre pensée

Il fait sombre ici..... je suis dans une pièce d'environ un mètre carré...... le plafond doit être à 1m80 du sol, recouverte de dalles en pierre noire.... je me sens a l'étroit, j'étouffe, je brûle..... mais comment Moi, Tom Jedusor, comment ai-je pu arriver là, moi qui ai pour amis les serpents, moi qui comprends cet animal noble, je ne sais plus comment je suis arrivé ici, mais il semble que j'ai neuf ans, et que ma vie est un enfer.

Cette pièce crasseuse emplie de noirceur est un cachot, les profs aiment m'y enfermer, ils pensent pouvoir me faire parler. Mais je suis ici, innocent, et j'attends, j'attends d'en sortir, bien qu'ici où ailleurs, je serai entre quelques murs ou mourant.

La porte s'ouvre et je commence mon chemin dans ce couloir qui n'a jamais vu là un rayon de soleil de sa vie, en fin de compte, je ressemble à ce couloir, je ne voudrais plus jamais voir la lueur du jour, j'avance dans l'angle où un souffle glacé me paralyse. J'attends maintenant immobile l'arrivée d'une aide, mais celle-ci ne vient pas, je m'efforce d'avancer donc dans cet angle tournant à droite, il doit être environ 19h.

Je me trouve donc en face de cette porte de bois brut, le sol a perdu en hauteur et je ne distingue plus le plafond graisseux qui émet un bruit faisant penser à un doux chant mélancolique. Je tire alors cette poignée, cette poignée qui ma toujours fait peur, en forme de lion, il faut tirer sur les griffes de celui-ci pour que la porte daigne s'ouvrir, puis je vois enfin le spectacle répugnant de l'espèce humaine.

Je suis maintenant dans la grande salle, transformée en cantine pour les repas, je vois les differents élèves-esclaves-prisonniers se disputer la nourriture qui leur est offerte. Ce spectacle m'a toujours empêché de manger.... et malgré n'avoir jamais mangé, je suis toujours sur pieds. Les professeurs en ont conclu que c'était moi qui dévastait la cuisine la nuit venue.

Les autres prenant leurs repas telles des hyènes mâchant la chair suintant de sang, je me dirige vers la porte sur ma droite, le dortoir. Etant toujours exclu de mes camarades je me mettais dans le lit le plus lointain, encastré à moitié dans le mur auquel je devais faire face, car personne ne voulait m'entendre dormir. Les prof me disent que j'émet une sorte de sifflement cauchemardesque qui reveille des pulsions sanguinaires et autodestructrices..... je pense surtout qu'ils sont détraqués et que mon être hors du commun les dérange. Je dois être une sorte d'être supérieur pour arriver à vivre sans boire et sans manger.

Il doit être alors 19h30 que je m'endors paisiblement, loin de toute forme de vie. Je rêve encore d'un serpent se frayant un chemin à travers la roche pour s'echapper de ce cauchemar mais qui finit toujours par être déchiqueté par les griffes amusées de la poignée-lion de la porte s'étant déplacé afin d'établir justice, la tête du serpent tombe alors par terre et pose ses doux yeux roulants sur une fleur..... une sombre pensée qui n'a jamais vu la lumière et qui a mûri dans l'ombre.

Il est deux heures du matin, et la bande la plus âgée de l'orphelinat a encore décidé de me faire souffrir, je me recroqueville dans mon drap alors qu'ils commencent à me tirer les cheveux, je ne tente plus de me débattre et supporte leurs coups ainsi que toute la violence et toutes les pulsions qu'ils ont à évacuer. On finit par s'habituer à la souffrance, cela fait des jours, des mois, des années que je ne pleure plus après leurs nuits d'humiliations.

A 6h, la journée commence, l'appel pour le petit déjeuner, bien sûr, je n'y vais pas, comme à mon habitude, je vais prendre une douche pendant que personne n'y est. Je sors rapidement et vais jusqu'à la salle numéro 1 pour le cours de matière scientifique. Je m'assoie au dernier rang pour ne pas croiser le regard du prof et j'attends que le temps passe, idem pour les trois cours qui se succèdent dans la journée, science et littérature le matin, et sport l'aprés midi, le cours de sport ne s'est jamais résumé qu'à de la marche ou de la course à pied, je restais toujours en retrait en priant pour croiser un serpent qui voudrait bien me servir d'écharpe pour faire peur à l'orphelinat tout entier.

C'est pendant ces 3 heures de sport que je brûlais sous la forte malédiction que m'envoyait notre astre, ma peau brûlait sous son influence, et tout mon corps pelait, je sentait un sentiment de danger m'envahir, comme si mon corps me prévenait d'une mort proche. Le soir, je prenais une douche pour enlever la peau irradiée et decouvrir cette douce peau naissante d'une blancheur lunaire.

Je m'émerveillai devant ce spectacle, je me sentais si unique, je dois avouer que tout les humains qui m'entouraient avaient quelque part peur de moi. J'en ai même entendu certain dire que je devais être la Mort qui prenais des vacances pour souffrir un peu.... Mais un jour, ils verront, je les turai de mes propres mains je veux sentir du bout de mes doigts la vie les quitter. Je ne vis que dans la haine, et il faut une raison de vivre pour continuer son chemin, la mienne est la vengeance, un jour où je serais puissant, je viendrai les détruire, les hanter,et surtout, les faire souffrir. Tous ces sentiments se mêlent et ne font que des images defilants dans mes yeux à une vitesse irréellement rapide, je convulse. . . . . . et m'endort.

Il est maintenant 18 heures, nous sommes le 1septembre, certains s'en vont, ils ont atteint leur majorité, moi je reste une autre éternelle année.

Cependant, un jeune garçon vient vers moi, il me dit: "Tiens!! Salut! Qu' est ce que tu fais ici? C'est un endroit pour les moldus non? Tu as quel âge? Moi j'ai 14 ans, je dois rester ici 4 ans en aprentissage! J'espere qu'on va bien s'entendre pour le temps qu'on va passer ensemble!!"

à suivre