Vite, sous le bureau, Potter !

Auteur : Toujours la même perverse ! Et non, vous n'en avez pas fini avec moi !

Couple : SSHP. Attention, slash ! Homophobes, passez votre chemin !

Genre : R, of course ! Mais pourquoi ils ont viré le NC 17 de la liste des ratings ? ! Mini-fic en trois parties dans la veine de "La punititon" et "La curiosité est un vilain défaut, Potter !", donc que du Q, vous voila prévenus ! Et aussi de l'amûuuuur...

Résume : Lorsque Severus Snape se retrouve avec un Potter ivre-mort, lui clamant son amour, sur les bras, il n'imagine pas que la situation puisse encore empirer. C'est alors que McGonagall, Dumbledore et Remus Lupin frappent à la porte. Le maître des potions n'a donc d'autre choix que de cacher son étudiant sous son bureau. Grave erreur !

Note de l'auteuze : Je tiens à dire un énorme merci à Elehyn. En effet, j'ai commencé à écrire cette fic avant de voir qu'elle avait posté un OS du nom de "Sous un certain bureau", que je vous recommande, comme toutes ses fics, d'ailleurs ! Or, ma fic traite du même thème que son OS... (On fait une fine équipe de perverses, toutes les deux, lol !) Etant donné que j'ai horreur de faire du plagiat, même involontairement, je la remercie d'avoir accepté que je publie ce gros délire en trois parties. Et une fois de plus, Elehyn, je m'incline bien bas devant ton talent et ta générosité. Je ne le répéterai jamais assez : tu es géniale et je t'adore ! (Et je t'interdis de rougir, lol)

Je tiens aussi à dédier cette fic à Hatori (Le surnom que tu m'as donné me fait mourir de rire !)

°°°

1

Mais vous êtes saoul, Potter !

Deux heures. Il corrigeait les devoirs de ses élèves de cinquième année depuis deux longues heures. C'était un record !

Severus massa sa nuque douloureuse avec une plainte. Les gryffondors ! Tous plus nuls les uns que les autres en potions !

Ne serais-tu pas un peu de mauvaise foi, là, Sev ? lui souffla sa conscience.

Il haussa les épaules et se renversa en arrière sur son siège, jetant un coup d'œil sur son bureau impeccablement rangé.

Sauf quelques rares exceptions, les gryffondors ne touchaient pas une bille en potions. Il fallait tout le caractère de la maison serpentard pour appréhender la subtile difficulté de cet art délicat.

Et le fait qu'il ait été autrefois persécuté par trois membres de la maison gryffondor n'avait rien à voir avec son appréciation ! Il n'était pas de parti pris.

Bien sur que non ! reprit la petite voix moqueuse à l'intérieur de sa tête. Et le fait que tu deviennes tout dur en pensant à leur préfet en chef n'est qu'une preuve supplémentaire de ton impartialité envers la maison gryffondor !

Severus retint un gémissement.

Le préfet en chef des gryffondors.

Potter…

Harry Potter…

Le petit cul… non, le petit con !

Des cheveux perpétuellement en bataille… Des yeux verts émeraude qui n'étaient désormais plus cachés par d'immondes binocles, puisque le gamin s'était mis à porter des lentilles de contact.

Une invention moldue vraiment très pratique !

Et un corps… un corps… Un corps musclé à souhait par le sport. Vive le quidditch et ses tenues moulantes !

Rien qu'à imaginer le corps nu de Potter, Severus sentait l'excitation monter dangereusement dans le bas de ses reins. Secouant la tête, il s'obligea à revenir à ses copies et reprit sa lecture.

« Le Veritasérum est une potion dont l'effet… »

Hummmm… Harry sous moi…

« … dont l'effet est de forcer la personne qui l'a ingurgitée... »

Mon sexe dans sa bouche… sa langue si rose s'erroulant délicatement autour de mon érection…

« …qui l'a ingurgitée à répondre la vérité aux questions qu'on lui pose… »

Oui, c'est ça… Prends-la profondément, Harry… Et là, tu la sens bien ? Humm... Tu es si étroit...

- Bon, ça suffit ! hurla soudain Severus à la classe déserte.

Le souffle court, le visage rougi, le maître des potions se força à inspirer profondément. Son membre douloureux lui rappelait cruellement à quel point ses envies étaient insatisfaites.

- Je terminerai plus tard, dit-il à haute voix en rangeant les copies.

Il ôta sa robe de sorcier et la posa sur le dossier de son siège. Il lissa machinalement les plis de son pantalon noir, et défit le premier bouton de sa chemise blanche pour se mettre à l'aise.

La seconde suivante, la porte d'entrée de la classe s'ouvrit avec fracas et heurta brutalement le mur, faisant violemment sursauter l'enseignant.

Les yeux écarquillés de stupeur, il regarda l'intrus.

Harry Potter, en jean et chemise à moitié déboutonnés, débraillé au-delà de la décence, se tenait sur le seuil, ayant visiblement du mal à tenir debout.

Remarquant ce manque d'équilibre, la première pensée de Snape fut que l'adolescent était blessé et il en conçut une vive inquiétude. Délaissant son bureau, il s'approcha à grands pas du jeune homme.

- Potter ! Que vous arrive-t-il ?

- Mais… rien, pro… pro… professeur…

Et là, Severus n'eut plus aucun doute. Harry venait de lui tomber dans les bras, au sens littéral du terme, et le maître des potions sentait avec écoeurement les relents d'alcool émanant de son haleine.

Il huma l'odeur avec précaution.

Du whisky.

- Potter ! Mais… vous êtes saoul ! s'exclama-t-il.

Le gryffondor émit un ricanement.

- Il… m'a fallu… au moins…ça !

- Potter, mais… pourquoi avez-vous bu ? !

- Pour… me donner… du cou… courage… Par… parce… que j'ai mal…

A cette phrase, Severus sentit son cœur bondir dans sa poitrine. Qui avait osé faire du mal à son Harry ? !

- Qui vous a blessé, Potter ? demanda-t-il d'un ton furieux.

Les lèvres du gryffondor se rapprochèrent des siennes, tandis que le jeune corps épousait plus étroitement le sien.

- C'est toi, Severus, souffla le jeune homme d'un ton désespéré. Parce que tu ne m'aimeras…jamais…autant que je t'aime…

Le réflexe fut instinctif. Snape repoussa violemment le jeune homme, qui alla s'affaler par terre, renversant au passage l'une des tables de classe.

Profondément blessé, il dévisagea son professeur.

- Très amusant, Potter ! siffla le maître des potions. Qui a eu l'idée de cette blague grotesque ? !

- Mais… je suis sérieux !

Severus le regarda avec un profond dégoût. Intérieurement, il souffrait le martyre. C'était donc si amusant de se moquer d'un homme comme lui ? Il n'était donc que cela pour Potter ? Un emmerdeur aux cheveux gras que l'on pouvait railler en toute impunit ?

- La plaisanterie était hilarante, Potter, cracha-t-il enfin. Maintenant, vous pouvez vous en aller… avant que je ne retire 200 points à Gryffondor !

- Mais vous êtes sourd ? ! CE N'EST PAS UNE BLAGUE !!! JE VOUS AIME !!! hurla Harry à tue-tête, sans se rendre compte qu'il était repassé au vouvoiement.

C'en fut trop pour Severus. Quels que soient ses sentiments, il allait donner une bonne leçon à ce petit imbécile ! Il allait lui apprendre à ne pas jouer ainsi avec lui !

Il releva brusquement le jeune homme et prit sa bouche avec rage, sa langue envahissant sans pitié la bouche tentante comme un fruit mur.

Harry se rendit avec une plainte de bonheur, répondant au baiser avec passion.

Quel bruit adorable… Oh oui, Harry, refais-le...

Severus posa ses mains sur les fesses charnues du gryffondor, et l'attira plus étroitement contre lui. Il était au paradis ! Leurs deux langues se livraient à un assaut d'une sensualité qui le faisait frémir.

A travers le tissu rêche, il pouvait sentir le membre du jeune homme grossir, et l'effet fut immédiat. Son propre sexe durcit, comprimé dans son pantalon devenu trop étroit.

En haletant, il s'arracha à l'étreinte.

- Maintenant, ça suffit, Potter !

Le jeune homme le dévisagea, incrédule.

- Mais… c'est vous… qui avez commencé le premier !

Severus le saisit par la chemise et le força à s'asseoir.

- Ne bougez pas, ordonna-t-il, je vais chercher une potion pour vous rendre votre sobriéte !

Harry, brisé, les larmes aux yeux, ne répondit pas. Il enfouit son visage dans ses mains.

Cinq minutes plus tard, un Severus impassible lui tendait un verre empli d'un breuvage bleuté.

- Buvez ça.

Harry avala la potion d'une traite, et immédiatement, ses idées s'éclaircirent.

Les deux hommes restèrent un long moment face à face, sans parler. Les yeux d'émeraude fixaient l'adulte avec désespoir.

- Je ne vous raccompagne pas, Potter, vous connaissez la sortie ! lâcha enfin ce dernier d'un ton rauque.

Le gryffondor se leva lentement, pendant que Severus regagnait son bureau, semblant porter sur ses épaules tout le poids du monde.

- Et bien, qu'attendez-vous ? demanda vertement le professeur, voyant que son élève ne bougeait pas.

Harry le rejoignit d'un pas vif.

- Je n'ai pas menti, dit-il enfin d'une voix vibrante. Pourquoi ne voulez-vous pas me croire ? Je suis sobre, maintenant, et je vous le répète. Je vous aime !

Son professeur se rapprocha, les yeux brillants.

- Potter, je…

Un coup frappé contre la porte les fit tous les deux sursauter. Ils se fixèrent, les yeux exorbités.

- Severus ? fit la voix de Minerva McGonagall. Je suis avec Albus et le professeur Lupin. Pouvons-nous vous parler un instant ?

Il y eut un blanc. Severus fut le premier à réagir.

- Vite, sous le bureau, Potter ! ordonna-t-il.

Et Harry s'engouffra promptement sous le massif meuble en chêne, tandis que son enseignant s'asseyait sur son fauteuil et attrapait avec vivacité une copie et une plume.

°°°

A suivre…