Disclaimer : Kenren, Tenpou, Goujun, et les autres, ne sont pas à moi, ni eux, ni leur histoire personnelle, parce qu'ils n'aimeraient pas ça, et que leur réelle propriétaire en serait triste, je pense (où peut-être qu'elle l'est déjà avec ce que j'en fais). Seule l'intrigue de cette histoire pourrait être à moi, puisque je ne pense pas que vous en vouliez, maintenant ?

Gaiden – Première tentative de Litouten pour se débarrasser d'un certain maréchal, et l'alliance temporaire d'un taishou et d'un roi dragon, car le sang a été versé au Ciel.

Message perso… Flooooooooo-chan ! Ça fait looooongtemps ! Gomen Gomen ! Mon mémoire me rend dingue et le peu de cervelle qui me reste est mis en rogne par Msn qui fait n'importe quoi et a décidé de me pourrir la vie encore plus… Fais-moi signe si t'es en ligne un soir que je m'y prenne à l'avance pour mater la bête, ces derniers jours j'étais trop crevée et j'ai renoncé… #frou-frou de plumes affectueux#

Reviewers' corner : Pas le temps de répondre correctement ce soir (ce sera pour le prochain chapitre) si ce n'est pour vous dire que je vous adore tous !!! Promis, je me rattraperai…

Pour les non-familiers de Gaiden et des précédentes incarnations des bishous, un mail et j'explique… (tjrs à seagull9online.fr ). Quelques références au manga, donc hésitez pas à demander pour ce qui resterait obscur…

Avertissement : Pas de grande profondeur psychologique (quoi, ça change pas !!!). Juste assez de sang et une intrigue light pour avoir l'occasion de jouer avec Tenpou, Kenren et Goujun…

Yaoï ? Non, seulement des rumeurs… Ça c'est pour plus tard…

Red alliance 1/ 7

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Pt de Vue de qq'un ou flashback.

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#######= Pt de Vue normal

Prologue : « Aperçus » (lamentable, ou la partie qu'on peut vraiment sauter !)

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Les dieux ne peuvent pas mourir.

Donc, les dieux ne peuvent (ou ne devraient pas ?) saigner.

Donc, les dieux ne peuvent pas tuer.

Vraiment ! Ils ne devraient pas tuer !

(Dommage pour la pèche, n'est-ce pas Kenren?)

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Le rouge a toujours été la couleur d'un concept : ce qui est tabou. Les choses qui ne devraient pas arriver, qui ne sont pas censées arriver. Des choses indicibles, aussi. Comment reconnaissez-vous un enfant tabou ? Chi. Les yeux, les cheveux, de la couleur du sang. Ecarlate.

C'est pourquoi il était étrange de voir que les piliers soutenant les murs et le toit du palais de Tenten (1) étaient rouges, n'est-ce pas ?

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(Nee, Sanzo, Je déteste les secrets…)

Je vais vous raconter une histoire. Chut ! C'est un secret. Un secret très bien gardé…

Il était une fois, un temps où le sang a été versé dans le plus inattendu des lieux. Il était une fois un temps où le sang avait été versé au Ciel.

Cela se passait durant la période que Kanzeon Bosatsu proclamait être la plus brillante de toute l'Histoire du Ciel. Oh, bien sûr, juste avant un certain général souffrit de nombreuses lacérations dues à des coups de fouet, un ministre de haut rang eut un sacré saignement de nez après un coup dans la mâchoire (on murmure d'ailleurs qu'il avait été frappé par une épouse, hé, hé…), et pendant plusieurs jours, un maréchal arbora quelques bleus sur son (souvent qualifié de kirei) visage… Ceci est entré dans l'Histoire.

Mais il existe toujours quelques épisodes méconnus de la grande Histoire…

C'était juste avant qu'une étrange créature qui avait été ramenée de la Terre (itan, qu'ils disaient, un animal… Noon, sûrement pas un enfant !) scelle le devenir de trois âmes qu'elle était destinée à retrouver sur terre 500 ans plus tard. Aussi un épisode sanglant que ceci, mais une autre histoire. Et contrairement à ce qu'écrivirent les chroniqueurs, ce ne fut pas la première fois qu'un dieu se fit tuer au Ciel.

C'est ici que commence l'histoire que je vais vous conter…

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Quelque part dans l'obscurité, le son d'une voix, celle de Litouten :

« Un élément dangereux… »

« Oui, nous avons entendu dire que ce quelqu'un devient suspicieux à propos des activités des officiers les plus haut placés. », lui répond une deuxième.

« Nous pensons que c'est seulement un joueur de seconde catégorie, mais il pourrait menacer nos plans, ou encore… »

« Très bien », répondit la première voix. « Quand vous découvrirez de qui il s'agit, débarrassez vous de lui d'une manière ou d'une autre. »

« Yes, sir. »

D'après la traduction du site Aestheticism, extrait d'une page de Gaiden. D'autres extraits pourraient être utilisés dans d'autres chapitres. L'auteur s'incline bien bas devant la traductrice, qui a illuminé sa journée, le premier jour où elle a posé ses yeux dessus.

Partie 1 "Sang versé."

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L'odeur du sang se faisait sentir dans le casernement de l'armée occidentale, tard ce soir-là. Flottant dans le couloir. Quasiment indécelable, même pour des nezs divins. Mais pas pour des narines draconiennes… Une silhouette blanche faisait son chemin, suivant cette odeur, et se sentant de plus en plus mal à l'aise. Le sang n'est pas une odeur céleste. C'était… Etrange. Quelque chose était arrivé sur son territoire, et il devait savoir quoi : Le roi-dragon de la mer occidentale pistait cette odeur, sa longue tresse aussi blanche que sa peau finement écaillée se balançant derrière lui à chaque tournant. Il s'arrêta brusquement en face d'une grande porte rouge. Légèrement entrouverte. Il connaissait la pièce. C'était la bibliothèque de Tenpou gensui.

Au même moment…

Le milieu de la nuit. Une bouteille de fin saké se balançant sur sa hanche, un général marchait, sifflotant doucement pour lui-même. Il connaissait un endroit où il était toujours le bienvenu. Ce soir-là ne ferait pas exception, pensait-t-il. Les halls étaient vides. Il prit la direction qu'il avait choisie tant de fois, vers la bibliothèque d'un maréchal dont il était presque sûr, qu'il était très certainement enterré sous des tonnes d'ouvrages sur les guerres des hommes, faisant défiler des faits auxquels personnes ne s'intéressaient plus depuis des millénaires… Et il sentit un sourire chaleureux s'élargir sur son visage. Si le terme d'amitié avait un sens au paradis, il pensait avoir trouvé un ami. Peut-être même plus.

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Les dragons ont un grand sens de l'intégrité. Les dragons ne conçoivent leur vie que comme guidée par leur sens de l'honneur. Et surtout, les dragons sont très polis et respectueux au plus haut point de l'intimité d'autrui. C'est pourquoi le roi-dragon de la mer occidentale frappa quand même à la porte cette nuit-là. Mais la porte était déjà ouverte. Et personne ne répondait. Il s'agissait des appartements de son subordonné, alors il décida qu'il avait le droit d'entrer. Bien qu'il ne se soit pas souvent rendu dans cette bibliothèque, il connaissait l'endroit. Mais ce soir-là, le spectacle qui l'accueillit était pour le moins inattendu. Des yeux rouges rencontrèrent le rouge du sang. Il resta debout sur le pas de la porte pendant un moment, procédant la scène que son regard lui dévoilait.

Au même instant...

C'était le dernier tournant avant le corridor où se trouvait la bibliothèque de Tenpou. Accélérant joyeusement le pas, le général pris le virage et s'arrêta net. Quelque chose n'allait vraiment vraiment pas. Son supérieur se tenait sur le pas de la porte de son ami, les yeux grands ouverts, et apparemment choqué. Et certainement, ce qui causait cet état se trouvait dans la pièce. Il parcourut les derniers mètres en courant, et fit irruption dans la bibliothèque cherchant Tenpou des yeux en poussant le roi dragon hors du chemin. Mais la première chose qu'il vit fut la forme gisant sur le sol. Oubliez, en fait ce n'était pas ça. La première chose qu'il remarqua ce fut le sang qui maculait tout un coin de la pièce, et ensuite seulement ce qui ne pouvait être qu'un cadavre au milieu de tout ce rouge. Son cœur sauta un battement.

« Il est mort… », vint le murmure. Ce n'était pas la voix du dragon. Et le taishou était sûr que lui-même était resté silencieux. Alors…

Il sentit l'espoir refleurir en lui, cherchant la source de ce murmure. Kenren ne put retenir un soupir de soulagement quand son regard se posa sur le marshal vêtu de sa blouse familière et appuyé contre son propre bureau. Mais il s'assombrit quand il vit l'état de l'homme. La tête penchée, dissimulée derrière un rideau de cheveux sombres. La main droite plaquée sur le bras gauche d'où le sang ne cessait de couler, toute le reste de la manche déjà rouge de ce liquide. Le corps entier du marshal semblait trembler. La dague toujours tachée de sang se trouvait à ses pieds. Et même s'il ne pouvait distinguer le visage de Tenpou, Kenren était sûr que celui-ci était en train de regarder le mort. C'était un soldat, comme le montrait l'uniforme de cuir. De leur propre armée.

Goujun se fraya un chemin vers le corps. Chaque pas prudent pour ne pas entrer en contact avec le rouge liquide glissant qui se répandait sur le sol. Il ploya un genou sur le seul endroit net assez proche du parquet. Il tendit sa main pâle pour vérifier le poul sur le cou de l'homme.

« Il l'est, effectivement. »

La nouvelle voix ramena Tenpou à la réalité. Il fixa le dragon, pris de cours.

« Goujun-sama? »

Le dragon se releva, et alla verrouiller les portes de la bibliothèque. Kenren se précipita sur son ami pour jeter un œil à la blessure. Le marshal sembla se ressaisir et remarquer le général pour la première fois. Et tressaillit manifestement à cette vue.

« Qu'est-ce que tu fais ici ? »

« Depuis quand il me faut une raison pour passer te voir ? », répondit Kenren avec un entrain qu'il était loin de ressentir. Il y avait une mauvaise entaille sur le bras droit de l'homme. Il lui fit enlever sa blouse pour avoir une meilleure vue. Le brun le laissa faire comme il voulait, les yeux fermés, tandis que le dragon restait immobile, le dos contre la porte, attendant. Ses traits restaient indéchiffrables. Silencieux spectateur.

« Où est-ce que tu as encore caché la trousse de premier secours ? », s'enquit taishou.

« Tu devrais le savoir mieux que moi, non ? Tu l'utilises plus souvent, nee ? L'autre pièce... »

Humour feint et rire épuisé. Une direction donnée par une geste vague d'une main ensanglantée.

« Chotto matte. Je vais le prendre. Ne bouge pas. »

« Comme si... »

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Tenpou

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Goujun n'a pas bougé de sa place contre la porte donnant sur le corridor. Je me demande pourquoi il n'a pas encore donné l'alarme…

C'est bien. Je recommence à penser clairement. Qu'est-ce qui n'est pas bien ? Je ne sais pas combien de temps j'ai pu rester dans cet état second. La voix de mon supérieur m'a réveillée. Le contact de mon ami m'a fait me sentir vivant à nouveau.

Ho. Vivant.

Contrairement au dieu et soldat sur le sol. Comme cela a-t-il pu arriver ?

« Que s'est-il passé ? », demande le dragon.

Bonne question, c'est ce que j'étais en train de me demander. Mais bon, je ne peux pas répondre ça à mon officier supérieur… Analyse, bon Dieu… Kenren va revenir bientôt et je ne veux pas qu'il soit impliqué là-dedans…

D'abord les faits…

« Le soldat est entré dans mon bureau ce soir, a essayé de me poignarder. Je me suis défendu. J'ai gagné. »

« Manifestement. »

Ha, j'allais oublier. Les dragons ne sont pas aveugles après tout. Hooo… Il parle encore : peut-être que je devrais écouter…

« ...plus intelligent que ça. Comment avez-vous pu vous faire surprendre dans votre propre bureau ? Vos propres appartements, ce n'est pas le meilleur endroit qu'on pourrait choisir pour une tentative de meurtre. »

Encore une bonne question.

Hé bien… Goujun est plein de questions sensées, ce soir :

« Vous attendiez quelqu'un ? »

Quelque chose comme ça en fait... J'étais assis sur le sol, en train de lire, encerclé comme d'habitude par (des « murs ») de livres. J'ai vaguement entendu frapper à la porte et quelqu'un entrer sans même attendre la réponse. Si tard… Je ne connais qu'une personne qui ferait ça, alors j'ai continué à lire. J'ai entraperçu le cuir d'un uniforme, alors j'ai cru ne pas m'être trompé. En fait, les piles de bouquins m'ont sauvé la vie. Même en frappant à vue, le soldat a raté son coup seulement parce que j'étais bien protégé derrière eux…

« Vous m'écoutez ? »

... et je me suis remis sur pied, trop surpris pour éviter l'attaque suivante, celle qui a mordu profondément dans mon bras. Mais je suis un marshal. Et je sais me battre (je me souviens que cela avait surpris Goku. Et même Kenren, la première fois qu'il m'a vu sur un champ de bataille). Et tout vint avec l'instinct de survie. Quand j'ai réussi à attraper le poignard de l'homme, je l'ai plongé droit dans son cœur, sans réfléchir. Enfin, peut-être pas exactement le cœur, il y a trop de sang sur mon parquet...

Bravo ! Tu te rappelles, maintenant… Tu devrais peut-être répondre à la question, alors.

« Non, je n'attendais personne de spécial. Je ne m'attendais pas non plus à être poignardé dans mon bureau non plus. Le cuir de son uniforme est la seule chose que j'ai eue le temps de voir. »

« Ledit dit soldat avait quelque chose contre vous ? »

« Non. À moins qu'il n'ait pensé que servir sous mes ordres puisse être regardé comme un affront… »

« Connaissez-vous quelqu'un qui voudrait vous piéger ? »

Soudain : « Ça y est ! » et le taishou est de retour.

Le silence aussi.

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Kenren

######

Ne me demandez pas comment. Je savais qu'ils voulaient que je parte. J'étais sûr que le dragon ne parlerait jamais devant moi. Goujun, le dragon souverain de la mer occidentale. La fine fleure militaire d'une famille de dieux guerriers. Ce comportement martial, cette peau d'un blanc immaculé et ces yeux rouges. Je me fiche qu'il soit mon officier supérieur, je ne peux pas le supporter. La seule chose qui pouvait me faire sortir était cette blessure dont il fallait s'occuper. Bordel. Tenpou est en train de mettre du sang dans tous les coins. J'ai cherché le kit partout. Mais qui avec un brin de cervelle s'attendrait à ce que la chambre du marshal soit plus ordonnée que sa bibliothèque ? C'est un vrai foutoir. Je suis sûr qu'il doit passer plus de temps avec ses bouquins que dans son lit (lui-même couvert de livres, j'ai d'ailleurs remarqué en passant). Chercher ce kit, c'est bien. M'empêche de trop penser aux implications de ce qui est arrivé cette nuit dans la bibliothèque. Tenpou a tué quelqu'un. Les dieux n'ont pas le droit de tuer. Tenpou a tué un autre dieu (j'ai vu le chakra sur son front quand Goujun cherchait le poul). C'est pire. Tenpou a tué (et donc perdu) un de ses propres hommes. Et je sais qu'il a tendance à faire des choses stupides dans ce genre de cas (2). Comme s'en faire le reproche et prendre le blâme sur lui. N'y pense pas. Cherche ce putain de kit… Ha ! Il est là !

Je suis retourné vers la bibliothèque (bon, c'est le bureau de Tenpou en fait, mais tout le monde appelle ça la bibliothèque, vous devinez pourquoi…). Ma main était sur le point de pousser la porte quand je les ai entendus :

« Que s'est-il passé ? »

La voix de Goujun. Calme. Posée.

« Le soldat est entré dans mon bureau ce soir, a essayé de me poignarder. Je me suis défendu. J'ai gagné. »

« Manifestement. »

Yhea, j'aurais pu deviner moi aussi.

« J'aurais pensé que vous étiez plus intelligent que ça. Comment avez-vous pu vous faire surprendre dans votre propre bureau ? Vos propres appartements, ce n'est pas le meilleur endroit qu'on pourrait choisir pour une tentative de meurtre. Vous attendiez quelqu'un ? »

Non. Je l'aurais su sinon.

« Vous m'écoutez ? »

Mauvais signe, ça. Peut-être que je devrais me dépêcher avec cette trousse de secours…

« Non, je n'attendais personne de spécial. Je ne m'attendais pas non plus à être poignardé dans mon bureau non plus. Le cuir de son uniforme est la seule chose que j'ai eue le temps de voir. »

Kami-sama. Alors ça explique la blessure. Goujun n'a pas tort : notre marshal n'aurait pas dû se faire surprendre si facilement. Il était sur ses gardes récemment, même s'il refusait obstinément de me dire pourquoi… Mais tout ce qu'il a eu le temps de voir c'est l'uniforme. Si tard, il pensait que c'était moi. À cet instant, j'ai eu envie de frapper le mur (3). Les murs sont épais dans le palais de Tenten. Ils n'ont rien entendu.

« Ledit dit soldat avait quelque chose contre vous ? »

« Non. À moins qu'il n'ait pensé que servir sous mes ordres puisse être considéré comme un affront… »

Oh, non. Et je pensais te l'avoir déjà montré...

« Connaissez-vous quelqu'un qui voudrait vous piéger ? »

Cette fois, j'ai eu envie de crier. Parce que je sais qui…

« Ça y est ! »

... Je claironne à tue-tête en revenant.

Et ils se taisent.

#####À suivre…#####

(1) Si je ne me trompe, c'est bien le nom de l'empereur, au Ciel… Un vieux croûton qui d'ailleurs n'a rien à voir avec notre histoire… Passons…

(2) Un épisode du manga : des monstres tuent des hommes de Tenpou durant une mission sur terre, Tenpou décide de se charger d'eux tout seul, Kenren se fait des cheveux blanc et vole à sa rescousse… Typique…

(3) Oui, je sais, faut que j'arrête de m'en prendre aux murs innocents, Flo-chan…

Chi : sang

Chotto matte : un instant

Taishou : général

Gensui : marshal

Kirei : beau, magnifique, etc… toute hyperbole pouvant être appliquée au visage de Tenpou, quoi…