Le retour d'Irvargul

Note de l'auteur : C'est ma première fanfic longue qui peut avoir un avenir (ça dépend de mon degré d'inspiration lol), par conséquent, il se peut qu'elle ne soit pas génial (promis je vais faire de mon mieux, mais c'est vrai que je suis plus à l'aise dans les minific) Ne zappez à la fin de l'introduction, si ça se trouve, c'est mieux après )) Il n'y a rien de mieux que les avis des lecteurs pour s'améliorer ! ( Bonne lecture !

Introduction

La chaleur régnait sur Sunnydale. Bien que l'on soit en Californie, à cette époque de l'année, les thermomètres auraient dut afficher une température inférieur d'au moins cinq degrés par rapport à celle actuelle. Mais en ce début septembre, l'automne ne semblait pas vouloir pointer le bout de son nez. Ce n'était pas très grave, finalement, car le Scooby Gang- enfin, ce qu'il en restait -avait apprit à vivre avec la chaleur.
L'été avait été infernal, pas au niveau de l'activité démoniaque, bizarrement. Il avait fait une chaleur insoutenable, obligeant la plus grande partie des habitants à rester cloîtrés chez eux, ou encore à aller sur la plage, à la recherche de fraîcheur dans la mer, chose qu'ils ne trouvaient pas. Les plus malheureux, c'était ceux qui avaient du continuer de travailler. Sept heures par jour à rester enfermé dans un bureau, ou, pour Buffy, à servir tout le stock de glace, debout derrière son comptoir. Celle qui s'en tirait le mieux, c'était Dawn, qui avait réussi à s'arranger pour toujours se trouver dans un endroit climatiser. Malheureusement pour elle, les cours reprenaient le lendemain, l'occasion pour elle de voir si le nouveau lycée contenait l'air conditionné.
Buffy avait les nerfs à vifs. Les démons s'étaient tous tenus très calme durant la canicule. Elle n'avait tué qu'une vingtaine de vampires en l'espace de deux mois, et un seul démon, plutôt horrible dans le genre, car il se nourrissait de la sueur des gens (« il y en au moins un qui profite bien de la chaleur... » avait elle pensé). Elle ne se plaignait pas de se repos bien mérité, mais elle ne pouvait s'empêcher de trouver sa louche, persuadé qu'un mauvais coup se préparait. Elle manquait aussi d'action, ce qui la rendait deux fois plus irritante : personne sur qui passer ses nerfs, à part sa pauvre sœur et le pauvre Alex. Ce soir là, veille de rentrée, elle avait donc décidé de passer un coup de file à Giles, pour lui faire part de son mauvais pressentiment.

Buffy : Je sais bien que Sunnydale a toujours été plus calme l'été, mais là, rien, on se croirait presque dans une ville normale ! Vous êtes sûr que la Bouche de l'Enfer n'a pas fermé pour affaires ?

Giles : Ecoute, Buffy, pour le moment, on ne m'a signalé aucun fait anormal –enfin, plus anormal que d'habitude- en provenance de Sunnydale.

Buffy : Ce qui est normal, vu que je viens de vous dire qu'il ne se passe rien ici !

Giles : Bon, si ça peut te soulager, je vais faire des recherches, voir s'il n'y a pas de texte qui parle de désertement de la Bouche de l'Enfer. Si tu remarques des éléments bizarres, préviens moi.

Buffy : Merci Giles ! (Plus doucement) En fait, comment va Willow ?

Giles : Mieux, beaucoup mieux. Son étude de la magie l'aide vraiment, et je vois qu'elle reprend confiance en elle de jour en jour. A mon avis, elle pourra très bientôt revenir à Sunnydale.

Buffy (d'un ton pas très convainquant) : Bien, très bien... Bon, je vais vous laisser, car malgré mon demi chômage, je me vois encore dans l'obligation de patrouiller, on ne sait jamais ! Embrassez Willow de ma part.

Giles : Je n'y manquerais pas. Prends soin de toi.

Buffy : Vous aussi.

Elle raccrocha le téléphone, et resta quelque seconde songeuse. Ce fut Dawn qui la sortit de sa rêverie, en déboulant de l'escalier, en faisant un bruit d'enfer. Dawn : Buffy ! Tu n'aurais pas vu mon haut rouge ?

Buffy réfléchie quelques instants.

Buffy : Lequel ? Tu dois en avoir une cinquantaine.

Dawn ne trouva pas la blague particulièrement drôle.

Dawn : Celui avec les ailes d'anges.

Buffy (moqueuse) : Oh, tu parles du mini haut ultra décolleté ?

Dawn rougie.

Dawn : Il n'est pas si décolleté que ça !

Buffy (en prenant un pieu dans son sac et le glissant à sa ceinture) : Oui, et moi, je suis la Reine d'Angleterre ! Pour répondre à ta question, je crois qu'il est entrain de sécher. Je vais patrouiller, et je crois bien que je ne rentrerais pas trop tard. N'en profite pas pour regarder la télé.

Dawn (d'un ton innocent) : Moi, regarder la télé la vieille de la rentrée ? Voyons, pour qui tu me prend ?...

Buffy sourit, lui fit une rapide bise, et sortit. Elle avait à peine refermé la porte qu'elle entendit le son de la télévision.

Buffy se rendit donc dans le cimetière. Comme elle s'en était doutée, il n'y avait rien à tuer. Cela faisait une heure qu'elle patrouillait, avec l'unique occupation de faire tourner son pieu dans sa main, quand elle sentit des frissons parcourir sa nuque. Elle se retourna vivement, déjà en position de combat. Elle laissa retomber ses bras le long de son corps quand elle remarqua qu'il n'y avait personne. Elle soupira, déçu.

Buffy (à elle-même en se dirigeant vers la sortie) : Tu devient parano, ma pauvre Buffy...Vivement le retour des longues dents...

Si elle aurait observé plus attentivement le cimetière, elle aurait put comprendre que la paranoïa n'était pas responsable du déclenchement de son sixième sens. Caché derrière un tronc d'arbre, Spike observait la Tueuse sortir du cimetière, un pauvre sourire triste sur les lèvres. Finalement, il soupira, et repris sa route dans la direction opposée.

Une heure après que Buffy est désertée les lieux, un jeune homme y entra. Il ne devait pas avoir plus de seize ans. Il avait les cheveux noirs jais, et les yeux d'un bleu étonnamment clair. Son nom était Chris Evans. Il semblait nerveux, tandis qu'il avançait d'un pas rapide. Il s'arrêta finalement devant l'entrée d'une crypte, où des inscriptions étaient gravées sur la porte, et regarda fébrilement sa montre.

Chris (murmurant) : Qu'est-ce que tu fous, Jack ?...

Il regarda de nouveau autour de lui, à la recherche de la silhouette de son meilleur ami, qui lui avait passer un coup de file une heure plus tôt, lui donnant rendez-vous à cet endroit. Il lui avait promis de lui montrer une nouvelle planque qu'il avait trouvée, où ils pourraient organiser leurs futures fêtes. Sur le coup, il avait été ravi, mais maintenant qu'il était là, il regrettait d'être venu. Il avait toujours détesté les cimetières, ce qui était bizarre, car son père, au contraire, les avait toujours adoré. Il se souvenait des récits de son père, parlant de fantômes et de vampires. A cette époque, il l'écoutait toujours avec avidité, mais la mort de ses parents, survenue alors qu'il n'avait que sept ans, avait fait ressortir de lui des peurs, transformant ses histoires favorites en cauchemars terrifiants. Il se rappelait encore de sa tante qui essayait de le rassurer la nuit, en lui chantant doucement des mélodies douces. Sa chère tante, elle serait morte d'inquiétude si elle découvrait son lit vide, et ensuite, ce serait lui qui serait mort, tuer par son oncle.

Il frissonna, de plus en plus mal à l'aise. Il était entrain de se demander s'il ne devrait pas commencer à rentrer, quand les évènements étranges commencèrent.

Sa montre bipa. Il était minuit. Il sentit une drôle de sensation l'envahir. Comme contrôlé par une force invisible, son regard se détacha de sa montre, pour se diriger vers les inscriptions de la porte. Il eut alors un sursaut de surprise. Les inscriptions qui étaient pour lui, quelques minutes plus tôt, impossible à déchiffrer, apparaissaient à présent très clairement, et il n'eut aucun mal à lire ce qu'il était écrit : Ne crains rien...Entre...Chris, ton destin t'appel... Il était horrifié, il aurait voulu s'enfuir, courir à toutes jambes jusqu'à son lit et ne plus jamais en sortir, mais la même force qui avait guidé ses yeux lui faisait maintenant ouvrir la porte, et descendre un escalier plongé dans les ténèbres. Arrivée en bas des marches, il ouvrit une nouvelle porte, et ne put réprimer un cri. La pièce était baignée d'une lumière rouge aveuglante. Au centre se tenait une forme fantomatique qui commença à murmurer :

-Te voilà enfin...Après des siècles d'attentes, ma patience est enfin récompensé !

Avant que Chris n'ait eut le temps de prononcer le moindre mot, ou de faire le moindre geste, l'horrible forme l'enroba, et il sentit un froid immense l'envahir

Chris (hurlant) : Non !!!! Je vous en supplie, laissez moi !!!

Mais la chose ne le laissa pas. Il tomba à terre, et se mit à se tordre de douleur sur le sol, continuant de hurler. Subitement, il s'arrêta de bouger et de crier. Il se mit à genoux, et releva lentement sa tête. Le bleu magnifique de ses yeux avait disparut, remplacé par une couleur d'encre de chine, et un sourire mauvais était apparu sur ses lèvres. Chris : Dis adieu à ta liberté Chris, car à présent, tu n'es plus rien, mais tu es tout ! Je suis enfin de retour, et bientôt, le monde m'appartiendra ! Il parti alors dans un horrible rire, et arracha la manche gauche de son T- shirt, où une marque qui semblait gravée au fer rouge était apparue...