Disclaimer : alors, l ! Persos : pas à moi, même pas un cheveu, mais si Remus cherche un nouveau propriétaire, je suis toute prête à l'accueillir, et y'a une cave pour la pleine lune. Ensuite, idée pas à moi non plus ! Histoire à Ivrian, réponse au défi n°1, « Erase & rewind ».

Résum ? Un retourneur de temps se détraque, et Severus Snape revit sans cesse la même journée (en étant le seul à s'en rendre compte, bien sûr !) : celle de la mort de Sirius Black. Sev doit donc remplir une double mission : sauver la vie de Sirius et rétablir l'ordre temporel ( vive le copié-coll ! )

Bon, sinon, euh, y'a un chouette bouton en bas, violet, avec écris « OK » dessus... un très très chouette bouton, je me demande ce qu'il fait quand on appuis dessus, pas vous ?

1. Ce jour-là...

Severus leva les yeux en entendant quelqu'un toquer à la porte. « Entrez ! » aboya t-il. Il détestait être dérangé quand il travaillait surtout en ce moment. Avec cette garce d'Ombrage, il devait s'occuper d'agent à Poudlard, en plus d'espion !

Draco Malfoy entra dans son bureau, sa baguette à la main une autre dépassait de sa poche, et Severus fronça les sourcils, surpris. « Que me vaut cette visite, Mr. Malfoy ? demanda t-il, peut-être un peu trop sèchement.

-Le Professeur Ombrage veut... voudrait vous voir » se corrigea t-il. Severus garda une parfaite maîtrise de lui-même alors qu'il se levait pour suivre son élève, abandonnant sa paperasse en y jetant tout de même un puissant sort de protection. Pourquoi cette garce voulait le voir ? Il avait une irrésistible envie de lui prendre la tête et de la cogner contre un mur, juste pour savoir si son crâne épais sonnait creux. Pimbêche.

Il suivit Malfoy dans les couloirs de Poudlard ceux-ci étaient étrangement vides. Depuis les départs consécutifs des réelles autorités et figures de Poudlard, l'Ecole avait peu à peu perdu sa joie de vivre. Les étudiants étaient sombres, renfermés. Ombrage mener un règne de terreur. Dictatrice.

Malfoy lui tint la porte ouverte. Il fixa son attention sur Ombrage, prenant tout de même conscience de la présence des élèves. Potter, deux Weasley, Granger, Lovegood et Longubat. Et avec eux, des élèves de Serpentard qui les retenaient il ne montra aucun signe d'intérêt pour les élèves, mais il ne pouvait s'empêcher de penser à quel point les élèves de sa Maison lui faisaient honte. S'allier à ce crapaud putride ! Ils ternissaient l'honneur de Serpentard...

« Vous vouliez me voir, madame la directrice ? » demanda t-il d'une voix tranquille. Poufiasse ! « Ah, professeur Rogue ! Oui, je voudrais un autre flacon de Veritaserum, aussi vite que possible, s'il vous plaît. » Severus resta impassible, mais ses pensées allaient bon train. Comme si j'allais t'en donner, vieille folle ! « Vous avez pris mon dernier flacon pour interroger Potter, répondit-il. Vous ne l'avez sûrement pas utilisé entièrement ? Je vous avais dit que trois gouttes seraient suffisantes. » Etait-elle idiote à ce point ? « Vous pouvez m'en préparer encore, n'est-ce pas ? » la voix d'Ombrage était devenue plus aiguë, elle s'énervait. Rogue réprima furieusement l'envie de lui rire au nez et se contenta d'un rictus. « Mais certainement. La potion doit mûrir pendant un cycle complet de la lune, elle sera donc prête dans un mois environ. » Alors, sait-elle qu'il ne faut pas un mois pour préparer du Veritaserum ? songea t-il. « Un mois ? » couina Ombrage. Bah non. « Un mois ? Mais j'en ai besoin ce soir, Rogue ! Je viens de surprendre Potter qui se servait de ma cheminée pour communiquer avec une ou des personnes dont il n'a pas voulu me révéler le nom !

-Vraiment ? » Avec qui le gamin avait-il pu chercher à rentrer en contact ? Remus ? Albus ? Sirius... « Je n'en suis pas surpris, poursuivit-il. Potter n'a jamais manifesté un goût très prononcé pour le respect du règlement de l'école. » Il reporta son attention sur Potter. Le gamin semblait être en train de se concentrer. Peut-être essayait-il de lui transmettre quelque chose ? Le fou ! Avec Ombrage à côt ! Il n'était pas Voldemort, il avait besoin d'un contact au moins visuel pour pouvoir voir quelque chose, et Ombrage ne leur en laisserait sûrement pas le temps. « Je veux l'interroger ! » cria le crapaud. Merlin qu'il détestait cette voix... Il fut obligé de détacher son regard d'Harry. Ombrage continuait, rageuse. « Je veux que vous me fournissiez une potion qui le forcera à me révéler la vérit !

-Je vous ai déjà dit, répondit Rogue d'une voix douce, du genre de celle que l'on employait pour parler à un enfant un peu idiot, qu'il ne me reste plus de Veritaserum. A moins que vous ne souhaitiez empoisonner Potter – et je puis vous assurer qu'une telle action m'inspirerait la plus grande sympathie » ajouta t-il. Ca, c'est pour avoir lu mes pensées ! Foutu morveux ! « il m'est impossible de vous aider. Le seul ennui, c'est que la plupart des venins agissent trop vite pour laisser à la victime le temps de dire tout ce qu'elle sait. Suis-je magnanime...

Il regarda à nouveau Potter, et se concentra, cherchant à savoir ce que l'étudiant voulait tellement qu'il sache. « Vous êtes mis à l'épreuve ! » aboya brusquement Ombrage. Il eut envie de lui sauter à la gorge, mais ne fit que froncer les sourcils en se tournant vers elle. « Vous refusez délibérément de coopérer ! J'attendais mieux de votre part. Lucius Malfoy parle toujours de vous en termes très élogieux ! Et maintenant, sortez de mon bureau ! » Mis à l'épreuve, hein ? C'est ça, vas, si ça t'amuse... Il s'inclina, un léger sourire ironique aux lèvres. « Il a pris Patmol ! » cria soudain Harry, alors qu'il arrivait à la porte. Il se figea. Qu'est-ce que Black venait faire là-dedans ? « Il a emmené Patmol là où la chose est cachée ! » Sa main se crispa imperceptiblement sur la poignée de la porte. « Patmol ? s'exclama Ombrage, avide. Qui est Patmol ? Où est cette chose cachée ? Que veut-il dire, Rogue ? » Oh, mais rien, madame la directrice, juste que son crétin de parrain, vous savez, Sirius Black, la personne la plus recherchée de Grande-Bretagne, qui soit dit en passant, vit tranquillement dans son manoir avec la joyeuse protection de Dumbledore, s'est fait chopé par Voldemort et est au Département des Mystères. Ca vous en bouche un coin, pas vrai ? « Je n'en ai aucune idée, répondit-il, glacial. Potter, quand j'aurais envie de vous entendre crier des paroles sans queue ni tête, je vous donnerai une potion de Babillage. Et vous, Crabbe, desserrez un peu votre prise. Si Londubat meurt étouffé, il faudra remplir tout un tas de paperasses et en plus, j'ai bien peur d'avoir à le mentionner dans vos références quand vous chercherez un emploi. » Et il sortit, refermant la porte derrière lui. Les couloirs étaient toujours aussi vides et tristes.

Sans attendre, il partit en courant vers son bureau, grognant qu'il soit aussi loin de celui d'Ombrage. Regardant par une fenêtre, il vit Granger, Potter et Ombrage qui courraient vers la forêt, et fronça les sourcils. Les deux gamins avaient dû trouver un moyen de la mettre hors service. Pas plus mal. Dès qu'il fut dans son bureau, il prononça la longue incantation lui permettant de se rendre au Square Grimmaud, serrant l'amulette qui lui avait confié Dumbledore. « Black ! » hurla t-il. Rien ne lui répondit, et il sentit son sang se figer dans ses veines. Puis il soupira de soulagement en entendant Black descendre celui-ci s'essuyait les mains dans un vieux chiffon. « Ah, t'es vivant, soupira Severus.

-Ca te dérange, peut-être ?

-Pourquoi as-tu du sang sur les mains ?

-Buck est blessé. Qu'est-ce que tu fais ici ?

-Je venais voir si tu étais encore en vie. Ton filleul a encore eu une vision.

-Ca veut dire quoi, ce encore ? siffla Black.

-Oh, rien. » Il n'avait pas très envie d'entamer une joute verbale avec Black, aujourd'hui. Il y avait plus important. Même si ça aurait été amusant.

Sans attendre, il repartit pour Poudlard, serrant toujours l'amulette lui permettant d'apparaître et de disparaître de Poudlard. Il se planta devant les portes du château, regardant vers la Forêt personne n'en revenait. Et si le gamin croyait vraiment que Sirius était en danger ? Et s'il décidait de l'aider ? D'y aller ? Il repartit sans attendre, apparaissant dans le salon, au QG de l'Ordre. Maugrey leva aussitôt sa baguette, prêt à lancer un sort à l'intrus il la rabaissa en le reconnaissant. « Ah, Rogue. C'est vous. Visite surprise ? grinça t-il.

-Vous êtes combien ? » répliqua t-il. Il n'y avait pas de temps à perdre. Maugrey haussa un sourcil. « Tonks ! Lupin ! Black ! Shacklebolt ! » cria t-il. Presque aussitôt, les quatre apparurent. « Oh, Severus ! fit joyeusement Tonks. Que nous vaut cette visite ? Vous venez prendre le th ? On a des gâteaux à la cannelle, si vous voulez. » Elle avait des cheveux d'un bleu vif, qui jurait affreusement avec sa chemise rose pâle. « J'ai bien peur que Potter se soit, encore une fois, mis en danger inutilement. » Le sourire de la jeune femme s'effaça. Lupin écarquilla les yeux et Black frémit. « Je pense qu'il est au Département des Mystères. Il croit que Black est retenu par Voldemort.

-On y va ! lâcha Lupin.

-Black doit rester pour prévenir Dumbledore, fit Severus. Je retourne à Poudlard, ils sont partis dans la Forêt, avec un peu de chance, ils y sont encore... » Ils disparurent tous, laissant Sirius seul.

Severus tomba à genoux en arrivant devant les hautes portes du château. Passer les protections de Poudlard était plus qu'épuisant, amulette ou pas. Il reprit son souffle et se releva, avant de partir en courant vers la Forêt, priant que Potter et Granger y soient encore. Il s'enfonça dans la Forêt et évita de justesse quatre centaures qui courraient comme des fous, poursuivis par un géant. Il se demanda un instant si, en fait, il n'était pas étalé devant les portes de l'Ecole, évanoui. Puis il se raisonna. A Poudlard, tout était possible.

Il leva les yeux, et avala sa salive de travers. Potter, Granger, Londubat, les deux Weasley et Lovegood étaient montés sur des Sombrals, et prenaient la direction de Londres. Si ça, ce n'était pas un plan foireux, il ne s'y connaissait pas. Et il pensa qu'il n'avait jamais crût en Dieu.

Dumbledore vint le voir, tard le soir. « Sirius est mort » murmura t-il. Severus releva la tête, surpris. Il avait depuis longtemps souhaité la mort de Black mais, étrangement, l'annonce ne lui fit pas plaisir. Il sentit son cœur devenir lourd. « Comment ? » souffla t-il. Albus se laissa tomber sur une chaise en face de lui. Il semblait terriblement las et vieux. « Il a voulu protéger Harry. Il est allé au Département des Mystères. Bellatrix Lestranges l'a tué. » Lui aussi, il se sentit vieux et las. Il en avait marre. Il avait juste envie de dormir. « Je vais vous laisser, Severus. Je crains que les jours qui viennent soient durs... »

Il repartit, laissant Severus seul. Le professeur se leva et alla dans ses appartements il se laissa tomber dans le grand lit à baldaquin et repensa à Sirius. Il avait été un bon ennemi. Il n'avait même pas pris la peine de se disputer vraiment avec lui, quelques heures plus tôt. Il n'avait même pas pu lui dire à quel point il le détestait. Il allait lui manquer, en fait.

Bon, voilà comment je vois la vraie version, comme elle se passe dans le bouquin, mais du PDV de notre bien-aimé Rogue. Dans le chapitre deux, un Rogue un tantinet... comment dire ? Paum ? Mais non ! Un Severus Rogus n'est pas paumé, il est « légèrement surpris et désappoint », mais jamais paum !