Disclaimer : les personnages de Goku, Sanzo, Hakkai et Gojyo appartiennent à Kazuya Minekura (elle en a de la chance...) et je ne les utilise pas dans un but pervers (quoi que...)

Voilà une petite fic complètement inutile et sans intérêt... J'avais envie de développer le côté "paternel" de la relation Goku - Sanzo, et ça a donné cette histoire... C'est ma première fic Saiyuki, mais bon, maintenant que vous êtes là, vous ne perdez rien à lire...

Bonne lecture !!

Neko
Version 1 : Goku

Être considéré comme le gamin du groupe, ce n'était vraiment pas drôle... Il était d'accord pour reconnaître qu'il n'avait pas la maturité des trois autres. Mais quand même... Même s'il avait paru plus sérieux, ils n'en auraient certainement pas tenu compte. Chacun avait son rôle. Le sien consistait à être le gamin, le pitre de service, qui amuse la galerie par ses remarques irréfléchies et son appétit démesuré. Gojyo aussi avait un rôle d'amuseur. Mais, lui, on tenait compte de son avis, on l'écoutait. Pas Goku. Il était juste le gamin à surveiller. Et puis...

- Miaou ! (A/N : je fais bien le chat, non ? )

Goku s'interrompit dans ses réflexions solitaires.

- Miaou !

Il baissa les yeux sur la boule de poils d'où provenait le miaulement. Un petit chat blanc venait d'apparaître sur le rebord de la fenêtre ouverte, et le fixait de ses grands yeux dorés.

- Hé ! Mais qu'est-ce que tu fais là, toi ?

Le chat répondit par un nouveau miaulement, qui ressemblait à un bonjour affable.

- T'as faim ? Ca m'étonne pas, vu ce qu'on bouffe dans le coin !

On ne pouvait pas que l'auberge où les quatre voyageurs avaient fait escale était réputée pour la carte de son restaurant...

Goku fouilla dans ses affaires mais ne trouva rien qui puisse convenir à un chat. Il se résolut alors à descendre aux cuisines, désertes à cette heure de la soirée. Il fouilla soigneusement les placards et ramena un bol de lait et un paquet de biscuits, ainsi que quelques victuailles qui seraient les bienvenues pour son estomac affamé.

Pendant ce temps, le chat s'était allongé tranquillement sur l'oreiller et attendait patiemment le retour de son hôte. Son pelage était si blanc et si immaculé qu'on le distinguait à peine de la literie. Il s'était affalé nonchalamment, sans la moindre gêne.

Goku lui tendit l'écuelle de lait. Le chat renifla vaguement, sans goûter.

- Bah quoi ? Ca ne te plait pas ? C'est tout ce que j'ai trouvé pour quelqu'un de ton espèce...

Il lui caressa le sommet de la tête, et, aussitôt, le chat se mit à manger avec appétit.

- Ah, c'est ça ! Il faut qu'on te montre de l'intérêt pour que tu prennes sin de toi...

Le temps que l'animal (A/N : je parle du chat...) ait terminé son repas, Goku continua à le flatter d'une main distraite, tout en reprenant le fil de ses pensées, à voix haute.

- Ca te plait ? Moi, ça me va... Ca fait du bien d'avoir quelqu'un dont s'occuper un peu. Histoire d'inverser les rôles, quoi... Tu vois, le problème, c'est que vu que je suis le plus jeune de la bande, on me prend pour un irresponsable... Bon, Ok, dans le genre sérieux, y'a mieux : Hakkai, ou Sanzo... Mais, quand même, ils pourraient le traiter comme quelqu'un d'autonome ! J'ai pas besoin d'eux pour vivre ! Je suis plus un gamin, merde !

Silence. Le chat, après s'être soigneusement léché les babines, venait de rouler sur le dos, semblant trouver l'oreiller parfait pour une petite sieste.

- Je vois que tu es super intéressé par ce que je te raconte... lança Goku, un peu vexé. Ca fait plaisir...

Mais le chat ne l'écoutait pas. Il avait découvert un papillon qui voletait près du lit et était très occupé à étudier sa technique de vol.

- Non, bien sûr, reprit Goku, le vrai problème, c'est moi. D'abord, je me suis laissé enfermé dans ce rôle. Alors, forcément, maintenant, chaque fois que j'ai une idée intéressante, on me prend pour un demeuré, un illuminé... Surtout Sanzo... Il doit me prendre pour un idiot de première... Et puis, il y a toute cette connerie de puissance incontrôlable. Eux, ils savent se maîtriser. Alors que moi... Si ce putain de contrôleur de forces pète, c'est vraiment l'enfer... C'est pour ça qu'ils se sentent obligé de me surveiller... Tu m'écoutes ?

A l'évidence, ce n'était pas le cas. Le chat s'entraînait à présent à la chasse sur le papillon.

- Si je peux te donner un conseil, petit (et je parle en homme d'expérience, tu peux me croire) c'est de toujours montrer de quoi tu es capable, dès le début, pour ne pas te laisser aller à la facilité, à la dépendance. Parce qu'après, on ne peut plus revenir en arrière, et... Mais... Où tu vas ?

Le papillon, dont la dernière heure ne semblait pas encore venue, s'était échappé de justesse par la fenêtre ouverte. Mais le chat n'avait pas dit son dernier mot. Il bondit sur le rebord de la fenêtre; s'élança à la poursuite de l'insecte et disparut aussi soudainement qu'il était apparu.

- C'est pas la peine de dire merci pour le repas ! s'écria Goku, frustré du manque d'attention de son auditoire. Ingrat ! C'est toujours pareil, continua-t-il, plus doucement. On les nourrit, on les élève, on leur donne de bons conseils, et ils s'en vont s'en prévenir, sans un mot de reconnaissance...

Il haussa les épaules, prit un biscuit et referma la fenêtre, déçu.