Note de l'auteur : Situé avant la saga des princes d'Ambre, cette aventure est en fait le résultat de près de 3 ans de rp ( je suis pas sure si ce n'est pas d'avantage) avec ma meilleure amie. Ce qui tout d'abord n'était qu'une petite lubie pour s'amuser s'est transformée au fils du temps en une grande épopée ( un cross over avec Angel Sanctuary à la toute fin…) et maintenant que je sens la conclusion approcher, je tenais à faire un rétrospective de tout cela, comme un adieu à une vieille amie.

Contenu : Le prince Éric d'Ambre nous raconte l'arrivée d'un nouveau petit frère dans la famille, et sa propre accession au trône grâce à un complot machiavélique.

Disclaimer : Les personnages et les livres des 9 princes d'Ambre appartiennent à Roger Zelazny et sa descendance. Je ne suis qu'une fan qui s'offre le plaisir de s'amuser un peu avec.

Le texte de l'entrevue avec Éric d'Ambre ( partie 1) a été écrit par ma très chère amie Florimel ( pas celle de l'histoire! :P ) , la talentueuse auteur sur fanfiction.net d' Astral Romance et d'Éveil dans la section anime Angel Sanctuary.

Avant-propos

Explication de l'historien royal

L'aventure complexe qui nous appelle a eu lieu bien longtemps avant les événements qui secouèrent Ambre et ses Ombres lors de la saga des neufs princes d'Ambre.

En effet, le moment que le conteur que je suis a choisit pour son histoire, ce situe à l'époque où Oberon parcourait avec assurance les derniers siècles de son long règne et o les princes se déchiraient pour la succession de celui-ci dans une relative paix tranquille. Une Pax Romana à l'ambrienne qui n'excluait pas quelques complot , comprenons-nous bien.

Avant de commencer mon récit, je veux aussi mettre bien au clair mon utilisation du terme « histoire », quand je parle de cette aventure que je m'apprête à vous relater. Il est bon de savoir pour le lecteur, qu'on trouve très peu de références à cette période historique dans les documents officielles dans la bibliothèque du Palais et qu'il m'a fallut des années de recherche avec la permission de notre bon souverain Random à travers les méandres des archives administratives pour tout découvrir . Aussi, c'est avec les précieux témoignages des Princes enfin délier du lourd serment de silence qui avait réussi jusque là à faire disparaître dans l'ombre ( pardonnez-moi ce médiocre jeu de mot) un visage méconnu de notre histoire que j'ai réussi à composer ce récit .

L'historien que je suis c'est donc laissé tenter, je l'avoue, par ci par là par la romance, mais je mets mon honneur en jeu si on vient un jour à douter de la véracité des faits, de l'existence des personnages ou de la noblesse de leurs passions. Car, j'avoue que près de 3 ans passé à vivre chaque jour ,en pensés, aux cotés de ces gens d'une autre époque m'ont appris à les aimer autant pour leurs grandeurs, que leurs bassesses.

Ils méritent mieux que l'oubli comme tombeau, je leurs offre donc humblement ses lignes.

Simon de Freniant, Second Ministre et Historien Royal

Petite entrevue avec Éric d'Ambre

Je crois que tout a commencé avec Érin. Sa naissance fut d'abord une surprise. Tout le monde connaissait les relations de père avec la Marquise Françoise de Montespant mais personne ne se doutait qu'elles deviendraient si sérieuses tout d'un coup, sans avertissements. Sa faveur à la cour était légendaire, presque autant que sa longévité. Il faut dire que la marquise avait vécu longtemps. Bien plus que la plupart des ambriens habituels. Elle était considérée le plus souvent comme étant la maîtresse officielle de père, lorsqu'il était marié. Son caractère la démarquait des autres femmes de la cour. Pour ma part, c'était une salope qui profitait de son statut pour imposer ses idées au reste du monde qui, la plupart du temps, s'en fichait éperdument. Père le premier. Ma haine pour elle venait du temps ou ma propre mère était encore en vie et que père avait préféré cette insolente à sa femme et avait eu avec elle des relations extra-conjugales que je préfère taire. Cela avait fait énormément souffrir Faeilla mais la marquise resta longtemps dans les parages, même bien après sa mort.

Quoiqu'il en soit, la marquise se trouva enceinte de père. Son accouchement resta secret, on disait même qu'elle était partie loin d'Ambre pour ne pas que les gens la voient dans un état de faiblesse. Et pendant quelques temps, personne n'entendit parler ni de l'enfant ni de la mère.

Puis Érin apparut dans notre vie. Il prit la première place sur la liste des gens à détruire pour chacun de nous. En effet, Père annonça à toute la famille, dans une réunion privée, que Érin serait élévé de façon à ce qu'il puisse prendre le trône à sa suite. Devant nous tous, il déclara son héritier, Érin d'Ambre, fils de la marquise de Montespant. Deux jours plus tard, Érin faisait son entrée en Ambre. Il devait alors avoir un âge physique correspondant à douze ou treize ans. Il s'était écoulé seulement six mois entre sa naissance et son arrivée en Ambre, il avait donc été élevé dans une ombre ou le temps passait beaucoup plus lentement qu'en Ambre, afin de pouvoir l'élever convenablement.

Le caractère du nouveau prince était le pire que j'avais vu. Et il se fit vite détester par tous les membres de la famille. Pour son héritage comme pour cet air dédaigneux et supérieur qu'il nous lançait. Tous refusaient de croire aux décisions de père. Nous trouvions tous ridicule de mettre sur le trône un garçon sans aucune expérience de la vie autre que celle qui lui avait été inculquée. Érin était intelligent certes mais il n'avait aucune des attributs qui auraient fait de lui un bon ambrien : la perfidie, la méfiance et l 'hypocrisie.

Il fut beaucoup controversé. Benedict refusa de lui enseigner l'escrime au début mais s'y trouva contraint par ordonnance royale. Père alla même jusqu'à parler à Dworkin pour qu'Érin puisse traverser la Marelle avant la majorité. C'était trop. Certaines tentatives d'assassina commencèrent alors mais elles échouèrent toutes. Quant à moi, je me trouvai rapidement en disgrâce à cause d'une dispute avec la marquise. On me fit le choix de m'excuser en public pour mon insolence envers la mère de l'héritier ou du tomber en disgrâce. Je ne réfléchi pas trop longtemps à la proposition.

Mais j'en avais assez. Tout comme les autres. Sauf qu'a la différence de mes autres frères et sœurs, je voyais bien plus loin que la mort de mon petit frère. Je voyais des possibilités bien plus alléchantes…

Je me liguais donc avec Julian, Caine et Florimel et nous mîmes sur pied un plan qui renverserait père pour de bon, sans aucuns soupçons et me mettrais du même coup sur le trône d'Ambre.

Florimel fit fabriquer un poison spécial. Un poison hors de l'ordinaire que nous réussîmes à faire avaler à père sans qu'il ne se doute de quoique ce soit. Ensuite, lorsque tous furent au courant de la nouvelle que le Roi était souffrant, la question de la succession s'interposa. Pendant que Flora soudoyait toutes les servantes et s'occupait pour que père demeure dans un état grave, Julian oeuvra avec les atouts. Père à demi inconscient, il fut facile de pratiquer sur lui une domination mentale. Julian resta donc dans la pièce adjacente de la chambre de père pendant que celui-ci demanda à voir toute la famille d'urgence.

La famille réunie, il annonça d'une voix faible, toujours sous le contrôle mental de Julian, que son héritier devait prendre le trône comme régent, jusqu'à ce qu'il se rétablisse. Et il me fit approcher, me prit la main et annonça à tous, avec sa bénédiction, que je serais celui qui gouvernerais la cité à l'avenir. Tous restèrent surpris, Corwin le premier. Mais personne n'osa le contredire. Bien sûr, tous me soupçonnaient. J'étais en disgrâce et ma position ainsi que ma naissance ne me donnait pas vraiment droit au titre de roi mais évidemment, la décision de père était sans équivoque. J'étais désormais régent… et bientôt Roi.