Professeur ? Ami ? ou Confident ?

Note de l'auteur:

coucou tout le monde! voici ma toute nouvelle fic' j'espère qu'elle vous plaira! ça fait déjà quelques jours que cette idée me trotte dans la tête alors je me suis décidée à l'écrire! bisous à tous, et n'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez...

Chapitre 00/20

Un jeune homme, de vingt ans, était assis à la table de sa cuisine, un journal à la main. Une telle scène aurait pu paraître complètement anodine, sauf que les images de ce journal se mouvaient avec grâce dans leurs cadres, et que le jeune homme qui lisait était un sorcier. Étrange non ?

Et c'est pour cela qu'une chouette entra par sa fenêtre ouverte, une lettre accrochée à sa patte. Le garçon fronça les sourcils. Personne ne savait encore qu'il était rentré, alors pourquoi recevait-il déjà une missive. Mais quand il reconnut l'écriture sur l'enveloppe, toutes ses questions s'envolèrent.

Monsieur Harry Potter

14, Godric Hollow…

Car en effet, ce jeune homme aux brillants yeux vert émeraude et aux longs cheveux noirs de jais, retenu en catogan sur sa nuque, n'était autre que le très célèbre Harry Potter. Mais il avait beaucoup changé durant ses trois dernières années pendant lesquelles il avait beaucoup voyagé. Sa cicatrice était aussi cachée, à présent, par un foulard qu'il portait en permanence sur la tête.

Harry s'empressa tout de même d'ouvrir la lettre, extrêmement curieux quand à la raison pour laquelle son ancien directeur voulait le contacter. Il sortit le morceau de parchemin et commença à le lire.

Cher Harry,

Je suis content de savoir que tu es enfin revenu de ton tour du monde, et j'ose espérer que tu en a bien profiter, et que tu as découvert de belles choses.

Je suis sûr que tu dois te demander la raison pour laquelle je te contacte après presque trois ans, mais j'ai une proposition à te faire, que tu accepteras sûrement. Mais je ne peux te le dire par lettre, alors pourrais-tu passer à l'école la semaine prochaine, pour que je t'en parle.

Je t'attends vite

Albus Dumbledore

Une proposition ? s'interrogea Harry. Quelle proposition ? Il était vraiment impatient de savoir ce que voulait lui dire son directeur, mais il devait encore attendre une semaine avant de le découvrir. Dumbledore avait vraiment le chic pour les coups tordus.

Mais la semaine passa tout de même très rapidement, puisque Harry venait d'emménager et devait donc acheter beaucoup de chose pour meubler son appartement. Ainsi que des provisions pour son réfrigérateur.

Il se retrouva bientôt devant la gargouille menant au bureau du Professeur Dumbledore, se rappelant qu'il n'en avait pas le mot de passe. Heureusement pour lui, son directeur avait dû lui aussi s'en rappeler car, moins d'une minute après l'arrivée de Harry, le vieux sorcier apparût derrière la statue pivotante.

- Bonjour, Harry.

- Bonjour, Professeur !

Le visage du sorcier se fendit en un sourire et il reprit son ancien élève.

- Voyons, Harry, tu n'es plus un élève, tu peux m'appeler Albus maintenant…

- D'accord, je le ferais.

- Maintenant, viens dans mon bureau, il faut que je te parle.

- Je vous suis…

Les deux sorciers montèrent alors l'escalier, et arrivèrent dans la pièce que Harry ne connaissait que trop bien, pour y avoir été un nombre incalculable de fois durant son entière scolarité.

Ils prirent place sur des sièges, Dumbledore derrière son bureau, regardant Harry droit dans les yeux.

- Harry, la raison pour laquelle je t'ai demandé de venir, c'est que je voulais te proposer un travail.

- Un travail ? s'étonna Harry. Mais vous n'avez besoin d'aucun professeur !

Et c'était vrai. Après la chute de Voldemort, Rémus avait reprit le rôle de professeur de défense contre les forces du mal, seul poste vacant, et y était resté, brisant ainsi la malédiction voulant que cette place ne soit pas tenu par la même personne deux années de suite.

- Pas à cette époque, c'est vrai.

- Que voulez-vous dire ? demanda Harry en fronçant les sourcils.

Malgré sa question, Harry avait très bien compris que son ancien directeur voulait le faire retourner dans le passé, mais il ne comprenait pas vraiment pourquoi. Il ne pouvait pas prendre le risque que le temps soit changé de cette façon. Pourtant, il semblait bel et bien sérieux.

- Je veux que tu prennes le poste de professeur de défense, mais dans le passé, bien avant ta naissance. Je pensais te faire un sortilège d'apparence, mais vu la façon dont tu as changé durant ces trois dernières années, je pense que tu n'en auras aucun besoin.

- Mais… c'est dangereux, non ?

- Pas si tu fais attention, et je sais que tu le feras. Je t'en prie, Harry, ce serait une très bonne occasion pour toi, tu ne trouves pas ?

Si, si bien sûr que ce serait quelque chose qu'il voudrait faire, mais il n'était pas réellement certain de pouvoir tenir secret tout ce qui était en rapport avec son époque. Sa langue finirait sûrement par fourcher un jour ou l'autre, et puis il devrait de toute façon parler à ses collègues et de son directeur de son expérience.

- Mais comment est-ce que je ferais pour être engagé, alors que je ne pourrais même pas parler de mon passé.

- J'ai déjà tout prévu, ne t'en fait pas Harry. Tu n'auras absolument aucun problème pour obtenir ce poste.

Harry fronça les sourcils, n'y comprenant pas grand chose, mais à la vue du sourire malicieux de Dumbledore ainsi que de l'étincelle qui animait ses yeux, il savait qu'il ne saurait rien de plus avant son voyage temporel.

Mais si Dumbledore avait assez confiance en lui, cela le rassurait en partie et, au besoin, il maîtrisait tout de même parfaitement le sortilège d'oubli, donc il saurait arranger les choses. C'était le principal pour le moment. Et puis, cela lui plaisait bien comme idée, de repartir dans le passé pour enseigner, là où personne ne connaissait son nom.

- Très bien, alors si vous êtes sûr que c'est sans risque, j'accepte volontiers votre offre, pro- Albus.

Le directeur sourit en entendant l'accro de son ancien élève, mais aussi pour le fait qu'il accepte. De toute façon, il n'aurait pas lâché le morceau avant que celui-ci ne prenne cette décision donc, il aurait de toute façon finit par aller là où il avait envie qu'il aille.

- Alors, je t'attends ici, dans deux jours, avec tes bagages. Tu arriveras comme cela, trois jour avant la rentrée.

- Très bien, j'y serais. Merci beaucoup, Albus.

Dumbledore fit un autre sourire et raccompagna Harry jusqu'à la porte de sortie et celui-ci rentra ensuite directement chez lui. Il ne pouvait pas y croire. Il allait retourner dans le pass ! Pour enseigner. Mais en fait, quand dans le pass ? C'était quelque chose qu'il aurait peut-être pu penser à demander. Enfin, il le saurait bien assez tôt. Il espérait seulement que cela ne serait pas trop dans le passé, il ne voulait pas se retrouver au dix-neuvième siècle !

Le jour du départ arriva très rapidement. Heureusement qu'il n'avait pas encore fini de défaire toutes ses valises, sinon il aurait encore dû tout refaire ! Enfin, il se retrouva bientôt dans le bureau de son ancien directeur, une lettre à la main.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il.

- Une lettre qu'il te faudra remettre au directeur quand tu le verras. Cela expliquera assez bien la situation. Maintenant, bonne chance et à l'année prochaine.

- Au revoir, Albus.

Et avec ces derniers mots, le directeur de Poudlard procéda à une incantation qui fit disparaître Harry afin qu'il réapparaisse dans une autre époque, devant les grilles du collège. Il fronça les sourcils, trouvant qu'il n'y avait pas tant de différence avec sa propre époque.

Néanmoins, il lui fallait traverser le parc pour rejoindre l'entrée du château, et se faisant, il remarqua quelque chose. Quelque chose qu'il connaissait bien : le Saule Cogneur ! N'était-il pas censé avoir été planté seulement lors de la première rentrée de Rémus ? Cela voulait dire qu'il n'était pas très loin dans le passé. Il pouvait être, au maximum, dans les années septante.

Il finit par arriver dans le château, presque vide. Il ne devait y avoir que les professeurs mais il n'était pas encore tombé sur un seul d'entre eux. Enfin, il n'avait plus qu'à rejoindre le bureau du directeur, qui devait être, s'il ne se trompait pas, Dumbledore.


- Albus, nous ne sommes que trois jours avant la rentrée et nous n'avons toujours pas de professeur de défense ! Pourquoi est-ce que vous n'essayez pas de contacter quelqu'un ! s'exclama MacGonagall, regardant son collègue.

- Je ne sais pas Minerva, mais c'est une sorte d'intuition, je sens que quelqu'un va se présenter avant la rentrée, et que je devrais absolument le prendre. Je ne peux vous l'expliquer, mais c'est un sentiment vraiment très présent. Attendons encore jusqu'à demain, et là nous verrons.

Minerva soupira. Albus pouvait vraiment être une tête de mule parfois. Pas moyen de lui retirer une idée quand il l'avait en tête, et en plus, si il avait des pressentiments maintenant, cela couronnait le tout !

Elle allait lui faire la réflexion, quand elle entendit quelqu'un toquer à la porte. Elle fronça les sourcils, tandis que Dumbledore disait à la personne qui se trouvait de l'autre côté de la porte d'entrer.

Harry entra dans la pièce, regardant les deux personnes qui s'y trouvaient, et crut avoir une attaque en reconnaissant son ancien professeur de métamorphose. Elle était vraiment beaucoup plus jeune, mais elle avait déjà cet air sévère. Surtout avec ses sourcils froncés.

Le professeur Dumbledore, par ailleurs, avait toujours son regard bienveillant derrière ses lunettes en demi-lune.

- Bonjour, Professeur Dumbledore Bonjour, Professeur MacGonagall. Je suis absolument navré de vous déranger, mais comme le concierge m'a ouvert le passage, je suis venu directement dans votre bureau. Il faut vraiment que je vous parle, Monsieur le directeur.

- Bonjour, jeune homme, que puis-je pour vous ? demanda-t-il.

- En fait, je crois que cette lettre devrait vous expliquer mieux la situation, lui répondit Harry en tendant l'enveloppe que lui avait remis Dumbledore avant son départ.

Dumbledore la prit, l'air étonné, et la lut. Au fur et à mesure que sa lecture avançait, son visage était de plus en plus ébahi, et Harry commençait réellement à se demander ce qu'il y avait d'écrit dessus.

- Et bien, déclara-t-il finalement, reposant la lettre, je crois, Minerva, que nous avons notre nouveau professeur de défense.

- Comment cela, Albus ?

- M'autorisez-vous à lui révéler votre secret ?

Harry fut étonné qu'il le lui demande, mais donna néanmoins son accord. Après tout, il connaissait bien la femme et serait prêt à mettre sa propre vie entre ses mains. Alors un secret tel que celui-ci, ce n'était pas grand chose.

- Et bien, il semblerait que nous aillons un visiteur venu du futur.

Minerva eut une exclamation de surprise qui fit sourire Harry. Ne s'était-elle donc pas poser de question lorsqu'il l'avait appelé par son nom, avant même qu'elle ne lui soit présentée ?

- Je vois que mon alter ego du futur vous porte une très haute estime, Monsieur Potter, déclara Albus.

- Disons simplement que nous avons mené une guerre ensemble… mais je ne peux vous en dire plus.

Dumbledore hocha la tête, mais s'il trouvait que cet homme était bien trop jeune pour avoir connu la guerre. Ce n'était encore qu'un enfant, ou presque. Mais malheureusement, il ne pouvait demander de plus amples informations, se serait beaucoup trop risqué.

- Par contre, il vous faudra changer de nom de famille, pour ne pas que l'on se doute que vous venez du futur.

- Je comprends, Monsieur.

- Le nom de Cendrars, vous conviendrait-il.

- Tout à fait…

- Alors, très bien, vous serez donc le Professeur Harry Cendrars.

Ils restèrent encore un moment à régler quelques détails avant que le Professeur Dumbledore ne dise à Harry qu'il pouvait aller rejoindre ses nouveaux quartiers, que lui montrerait un elfe de maison.

- J'aurais une dernière question, Professeur ?

- Oui ?

- Pourrais-je savoir en quel année on est ?

- Oh ! oui, que je suis bête ! Je n'ai même pas pensé à vous le dire ! Nous sommes en 1971…

1971???