Merci à Hannange, gengen07 et Terrashami, mes premières fans.

Merci à Gab, cherryocean, ynnafette, nado, mari, Une Fille et Aurélie, pour vos supers reviews:D

Merci à Clarissa, Nathalie et Nedrah, d'avoir été si fidèle.

Merci à Marie, Pauline, et à tout le monde du forum francophone de fanforumqui m'ont toujours encouragée.

Merci à Jessica, liloo, jersey, hallie et toute la gang du forum de Pascale, vous êtes supers!

Merci à Pascale en particulier pour me laisser mettre ma fic sur son merveilleux site

Merci à mes correspondantes Stéphanie, Vanessa, Aline, vous êtes géniales.

Merci à Jessica de me remonter le morale quand ça ne va pas ;-)

Merci à Audray pour toutes ces après-midi à s'échanger des trucs et des bouts de fanfictions, ça n'aurait pas été pareil sans toi.

Un merci tout spécial à Laurence :-D parce qu'elle a l'esprit à peu près aussi croche que moi et qu'elle pleure quand moi je ne trouve pas ce que j'écris super bien! Je t'adore.

Si j'oublie quelqu'un, de un, je m'excuse fort, fort, fort, fort, fort de vous avoir oublié! De deux, je vous remercie beaucoup pour peu importe ce quevous avez fait ou dit pour moi, ce n'est pas parce que je ne le dis pas que je ne suis pas reconnaissante.

À toutes celles et ceux qui ont lu cette fanfiction, je suis toujours étonnée de voir à quel point ce que j'écris atteint certaines personnes car, dans le fond, je suis quelqu'un de super ordinaire qui aime écrire une fois de temps en temps. Vous êtes tous géniales et géniaux et je vous aime tous autant vous êtes!

Marie-Eve


Chapitre 34 : Les 'Danes men', ma lumière dans un jour sombre

Point de vue de Lorelai

Jeudi,30 novembre 2006

Ce matin, je me levai et fis ma routine quotidienne. Habituellement, je jète un œil aux bébés pour voir s'ils sont réveillés, je descends l'escalier, prend mon café et regarde pour le déjeuner que Luke m'a fait. La grande différente entre aujourd'hui et les autres jours est que ce matin, J'AI fait mon café, J'AI tenté de me faire à déjeuner, J'AI jeté mon déjeuner parce qu'il était trop mauvais. La différence avec les autres jours est qu'aujourd'hui, j'ai laissé Luke dormir, car je savais qu'il serait mal-en-point.

Nous sommes le trente novembre. Le trente novembre a toujours été une journée difficile pour Luke, c'est l'anniversaire de la mort de son père. Cette journée-là, Luke ne parle à personne, il fuit carrément le monde, il ne travaille pas, ne répond pas au téléphone, ne sort pas de chez lui. Depuis le jour où son père est décédé, Luke n'a jamais parlé à personne de ce qu'il vivait à tous les ans, sauf à moi. J'ai donc laissé Luke dormir ce matin.

Alors que je tentais de figurer comment je mangerais ce matin, j'entendis des petits cris provenant de l'étage. Je montai dans la chambre des jumeaux en tentant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller Luke et j'entrai dans leur chambre. Pourtant, je ne crus pas ce que je vis dans la chambre quand j'ouvrai la porte. Luke était debout, avec Blanche dans ses bras en train de parler à William qui était debout, lui aussi, dans sa couchette.

« Eh! Tu es levé?

« Ouais, désolé, je crois que j'ai passé droit, dit-il comme s'il ne savait pas quelle journée nous étions. Tu aurais dû me réveiller, j'aurais été faire ton café.

« Je voulais te laisser dormir. Tu sais AUJOURD'HUI, tu avais l'air d'en avoir besoin.

« Je suis très bien, dit-il en me lançant un sourire en coin. Voudrais-tu prendre William? Je vais aller changer Blanche sur la table à langer.

« Bien sûr », dis-je un peu abasourdie. Je trouvais le comportement de Luke bizarrement normal. L'an passé, il avait fait une vraiment grosse affaire de l'anniversaire de la mort de son père et cette année, il agissait comme s'il ne s'était même pas rendu compte de la date.

Je m'avançai vers la couchette de William. « Bonjour bonhomme », dis-je en le prenant dans mes bras. Seigneur! Cet enfant était véritablement le fils de son père, il pesait une tonne et grandissait à vue d'œil. « Il va falloir que tu arrêtes de manger autant de trucs santé, bonhomme, sinon tu vas devenir trop grand! » Dis-je alors que Luke me lançait un regard meurtrier qui me fit rire… et lui aussi à son tour. Décidément, Luke n'avait pas l'air dérangé par le jour où nous étions et il était clair que je n'allais pas presser pour lui ramener ça en tête.

Alors qu'il s'assoyait sur la chaise berçante, toujours avec sa petite fille dans ses bras, je m'avançai vers la table à langer pour prendre sa place.

« Rory vient faire un tour à la maison aujourd'hui. Il y a une demie-journée de libre à l'école et elle a décidé de venir la passé avec sa famille.

« Oh c'est bien, dit-il un peu perdu dans ses pensées.

« Ouais, tu sais, avec tous ses travaux et la fin de sa dernière année à l'université, j'ai l'impression de ne pas l'avoir vu depuis une éternité.

« Je sais, moi non plus, dit-il avant de garder le silence pour quelques secondes pour ensuite sortir d'un coup, je vais prendre William cet après-midi.

« Vraiment? Pourquoi?

« J'avais pensé l'amener au cimetière, passer une journée entre hommes »

Je restai silencieuse pour quelques secondes, la proposition de Luke m'avait prise par surprise, mais en même temps, j'étais soulagée de voir que Luke prenait mieux la journée de l'anniversaire de la mort de son père.

« Ouais, une après-midi entre 'Danes men' alors que moi, je vais rester avec Rory et Blanche et on se fera une après-midi de Gilmore girls! C'est une idée.

« Bien, dit-il

« Bien, répondis-je avant qu'un inconfortable silence prenne place dans la pièce. Est-ce que ça va aller?

« Mm quoi? Pourquoi?

« Tu as l'habitudes de, tu sais, de t'apitoyer sur ton sort la… les… les journées comme celles-ci, dis-je inconfortablement.

« Oui, mais ça ne vaut plus la peine d'avoir des jours sombres. S'accrocher à ça, c'est comme s'accrocher au passé. Je ne veux plus m'accrocher au passé », dit-il pendant qu'inconsciemment il collait un peu plus Blanche sur lui. Je lui souris en coin et ajoutai :

« Je suis heureuse de ça ».


Les pensées de Luke

Rory était arrivé à la maison un peu après midi et fut accueillie par une énorme embrassade de sa mère. Même si Lorelai ne l'avouait que très rarement, Rory lui manquait de plus en plus et plus elle approchait la fin de ses études, plus la peur de Lorelai de voir sa fille s'éloigner d'elle pour aller voir le monde se concrétisait. C'était là pourquoi Lorelai se concentrait uniquement sur elle lorsqu'elle était dans les parages et c'était une bonne chose.

Toutefois, pendant que les petits grandissaient et qu'elle devenait plus absente, il était clair pour Rory qu'elle avait peur de manquer l'enfance de son petit frère et de sa petite sœur. Quand elle entra dans le salon, elle fût surprise de voir William debout accroché à la table basse à jouer dans les noix.

« NON William, je t'ai déjà dit de ne pas toucher aux noix, Lorelai gronda en prenant le plat de noix et le mettre hors de sa portée.

« Mince, il grandit vite. Est-ce qu'il marche?

« Pas encore, mais il est presque toujours debout, Blanche aussi, d'ailleurs, mais il n'a jamais marché. Ça devrai venir bientôt, par contre.

« Qu'il prenne son temps, dis-je en entrant dans le salon, il n'est pas pressé, il n'a que dix mois, continuai-je en le prenant dans mes bras. Tu n'as que dix mois, non? Tu auras à marcher toute ta vie de toute manière alors pourquoi se presser, parlais-je à mon bébé.

« Oh, je crois que c'est la chose la plus mignonne que je n'ai jamais vu, se moqua Rory.

« Tu devrais venir plus souvent, je regrette pratiquement de ne pas avoir en permanence sur moi une caméra, notre Luke n'est plus le même depuis que ces deux garnements ont franchis le pas de cette porte, dit Lorelai alors que William, toujours dans mes bras, se mit à rire.

« Je crois que c'est encore plus mignon, gloussa ma belle-fille. Tu es sûre que tu n'as pas de photos?

« Bien sûr que j'en ai, dit Lorelai.

« Et voilà que ça recommence, répondis-je en levant les yeux au ciel.

« Qu'est-ce qu'il y a? Demanda Rory.

« Il ne peut pas entrer quelqu'un dans cette maison, sans qu'elle ne sorte ses photos, dis-je alors que Lorelai retournait près de Rory, une énorme boîte de photo dans les mains.

« Oh. Mon. Dieu. S'exclama Rory.

« Ça c'est à l'halloween, on avait maquillé les bébés.

« Oh, c'est trop mignon! Couina Rory.

« C'est Luke qui était mignon quand je lui ai fait un maquillage qui ressemblait à celui des bébés.

« Tu n'es pas obligée de mentionner cette partie de l'histoire, tu sais, me plaignais-je.

« Ça, c'était à la fête des pères, dit Lorelai en montrant une photo de moi avec William qui était habillé pareillement.

« Awww! J'ignorais qu'on fabriquait des chemises en flanelle de cette grandeur!

« Moi non plus, dis-je en levant les yeux au ciel, je vais aller faire le dîner.

« Ok, bye Luke », dirent en même temps mère et fille, leurs yeux fixés sur les photos. Je déposai mon fils à côté de sa sœur dans ses jouets et je partis vers la cuisine en hochant non de la tête. Je ne suis pas sûre que je ne comprendrai jamais ces filles.


J'avais laissé les filles et Blanche au resto et je marchais maintenant vers le cimetière avec William dans mes bras. Une fois arrivé à l'entrée du grand terrain, je stoppai ma marche et ravalai la boule qui restait coincée dans le fond de ma gorge. Même si j'avais décidé de ne plus m'accrocher, c'était difficile. À ce moment, William renforça sa poigne comme s'il avait senti mes nerfs lâcher tout à coup. Je regardai mon fils, lui souris légèrement, pris mon courage à deux mains et entrai dans le cimetière me diriger la pierre tombale que je connaissais si bien. Arrivés à l'emplacement, j'observai ce petit lopin de terre gelé par la froide température de la fin du mois de novembre où se dressait le gros bloc de granit sur lequel était écrit :

Linda Smith-Danes 1937-1976
William Danes 1932-1985

Partis, mais jamais oubliés

Je posai William sur le sol et il commença à jouer avec les quelques brins de gazon qui n'étaient pas encore écrasé par le gel. Je m'assis à côté de lui et fixai longuement la pierre sans ne trouver rien à dire. Je regardai mon fils qui marchait à quatre pattes vers moi pour m'emmener un brin d'herbe, puis je le regardai partir alors qu'il explorait son nouveau terrain de jeu. Je tournai mon regard à nouveau vers la pierre et soupirai.

« Je pense pas que je ne t'ai jamais amené William, non? Je le sais, je ne suis qu'un fou pathétique, dis-je en riant un peu. Tu n'aurais jamais voulu que je donne ton nom à mon fils, non? Comme tu n'aurais jamais voulu que je garde cette stupide enseigne. Elle est toujours là, tu sais? Juste à côté de l'enseigne de mon resto, parfaitement bien placée pour confondre les touristes… et Taylor déteste ça. Juste pour ça, je crois que c'est une bonne raison de la laisser là.

Je souhaiterais que tu soies là pour la voir. Aussi, tu pourrais rencontrer Lorelai. Je sais que tu l'adorais. Elle ressemble un peu à maman… elle a… la même joie de vivre, le même sourire. Je le sais, je me répète, mais si jamais tu t'en doutais, je l'aime toujours autant. Elle a cette manière de tout changer pour que tout paraisse positif… et même si elle n'est jamais sérieuse, je sais qu'elle ferait tout pour que je sois heureux et qu'elle s'inquiète tout le temps pour moi. Et il y a les enfants, aussi. Il y a William et il y a Blanche. Je le sais, c'est un drôle de nom, tout le monde nous l'a dit, mais il y a une histoire en-dessous de ça. On était pris dans une tempête de neige quand elle a commencé son travail. Elle a fait une de ses fameuses citations de la littérature de je ne sais plus quel auteur que personne ne connaît. Tu serais étonné, je m'améliore, je connais à peu près de tout ce dont elle parle maintenant.

Tu avais raison quand tu disais que je comprendrais tout quand j'aurais mes enfants dans mes bras. C'était comme… c'était…, balbutiai-je en ravalant ma salive, tout était différent après ça… et plus rien ne sera jamais plus pareil. Ç'a tout changé! Ma vie a changé et pour le mieux, continuai-je avec mon sourire d'idiot

Je crois… je crois que tu serais fière de moi. J'ai une famille. Je suis marié à la plus belle femme de la ville, je ne plaisante pas, c'est réellement la plus belle femme du coin. On a deux entreprises qui fonctionnent à plein régime. J'ai même une belle-fille qui va à Yale, même si je n'ai pas grand chose à voir avec le fait que Rory aille à Yale, je suis tout de même très fière d'elle, j'espère que ça compte. Tu serais fier de moi et maman aussi, tu serais fière de moi.

Je vous ai amené une photo de famille avec Lorelai, Rory et les enfants. Je ne suis pas fou, je sais que vous ne la verrez jamais, mais je voulais vous la laisser. Je crois que vous avez le droit d'avoir la photo de vos petits enfants ».

J'ignorais comment les quitter. Chaque fois qu'il était temps que je le fasse, j'avais une difficulté énorme à leur dire 'au revoir'. Je jetai un œil à William qui était maintenant debout, se tenant après le monument de granit et quand il tomba, j'eus peur qu'il se frappe la tête contre la pierre. Bien sûr, il allait bien, il y avait presque dix centimètres de couche qui absorbèrent sa chute. Je le regardai avec un sourire en coin et soudainement, je sus quoi dire pour quitter mes parents pour les quitter.

« Je voulais vous dire, avant de partir, de ne pas m'inquiéter pour moi. Je vais bien, mieux qu'avant même. Je crois qu'enfin, je suis heureux d'avoir la famille que j'aie. Je le sais maintenant que c'est ce qui me manquait. Alors, ne vous inquiétez pas pour moi, l'avenir ne s'annonce que meilleur », dis-je en jetant un regard vers mon fils qui s'était relevé en se tenant sur la pierre et qui fit, à ce moment, un geste qui restera à jamais gravé dans ma mémoire.


Je retournai au restaurant presque au pas de course après avoir quitté le cimetière. J'étais si fier de ce que je venais de voir que je voulais me rendre le plus rapidement possible au café annoncer la bonne nouvelle à Lorelai. J'étais réellement excité et je sais que ça n'arrive pas souvent. J'arrivai au resto en moins de deux minutes et j'y entrai en coup de vent.

« Seigneur, Luke, ne fait plus ça, SVP, j'ai presque renversé mon café, dit-elle en levant les sourcils en voyant mon air béa. Ça va? »

Je fis oui de la tête et dis : « regarde ». Je traînais ce même sourire d'idiot que le jour où les enfants sont nés. Je me mis à genoux, déposai William sur ses pieds le tenant par les mains alors que Lorelai a eu les yeux qui quadruplèrent de dimension en réalisant ce qui se passait. Elle se mit à genoux, elle aussi, non loin de William qui souriait à la vue de sa mère. Doucement, je lâchai les mains de mon fils qui gambada maladroitement jusqu'à Lorelaiqui le pritdans ses bras immédiatement.

« Oh mon Dieu, cria-t-elle. Il a marché, tu as vu, Luke, il a marché!

« J'ai vu oui, répondis-je en m'approchant de lui. Bravo mon homme, dis-je en embrassant son front alors qu'il s'accrochait à mon col de chemise pour monter dans mes bras.

« C'est ça, dit Lorelai en me le glissant dans mes bras, il n'a que dix mois et tu es déjà son préféré.

« Oh! Ce n'est pas comme si le premier mot de Blanche n'avait pas été « mama »!

« Je le sais et j'en suis assez fière, dit-elle en se remontant les bretelles.

« Attention tu vas attraper la grosse tête.

« Oh! Regarde, il y a tes chevilles quienflent, se moqua-t-elle en pointant mes chevilles au sol.

« C'est assez, plus de café pour aujourd'hui, me moquai-je.

« Oh non, fit-elle, non, non, non, non, non, non, non!

« Tu as eu combien de tasse de café depuis que j'aie quitté.

« Une seule.

« Plus?

« Cinq, mais j'ai vraiment envie d'une autre tasse », dit-elle en se glissant par-dessus le comptoir pour me chuchoter quelque chose de cochon à l'oreille. Quand elle recula, je regardai dans ses yeux et ne pus faire autrement que de flancher. Je pris la tasse de café et la remplis en la traitant de 'junkie'

« Tu es un ange, il va te pousser des ailes, bébé, dit-elle avant de m'embrasser.

« La prochaine fois que tu me diras ce que tu viens de dire, ignorai-je son dernier commentaire, rouge de mes milles teintes, tu attendras que je n'ai plus notre fils de dix mois dans les bras d'accord?

« Tout ce que tu voudras, chéri, dit-elle en me faisant un clin avant de partir s'asseoir à la table où Rory jouait avec sa petite sœur.

« Regarde-la ta maman, William, elle m'épuise, mais je ne la changerais pas pour tout l'or du monde, elle est mon quelqu'un! Toi aussi, un jour tu vas trouver tonquelqu'un» Couinai-je avant de la rejoindre à la table pour embrasser ma femme sur la joue et m'asseoir avec eux pour profiter de ce fameux repas en famille.

FIN


Wow! J'ai fini! C'est difficile à croire!

Je voulais dire avant de quitter (man, ça, ça sonnait dramatique!), s'il y en a qui ne comprennent pas d'où vient le prénom de Blanche, ça provient 'Des filles de Caleb' d'Arlette Cousture, les deux meilleurs romans québécois jamais écrits. Le premier est l'histoire d'Émilie Bordeleau, une enseignante dans une école de rang au début du vingtième siècle et le deuxième tome est l'histoire de Blanche qui a été accouchée dans un banc de neige, comme Lorelai a failli faire avec sa propre Blanche. Quant au troisième tome, oui, je l'ai lu, mais il n'a pas vraiment affaire dans notre histoire ici (et non, il n'arrive pas à la cheville des deux premiers).