MISE A JOUR DE L'ANNEE ENTIERE FEVRIER 2014

oOo

NOTE (TRES) IMPORTANTE

1 – Ce récit sur les maraudeurs a été écrit AVANT la sortie du tome 6. Tout ce qui se passe dans les tomes 6 et 7 (et les informations qu'on y découvre ainsi que celles fournies hors livres par JKR) n'a donc absolument aucun lien avec ce qui suit.

2 – Dans la looooooooooooooongue attente entre le tome 5 et le tome 6, j'ai écrit ma propre version des tomes 6 et 7. Cette série en est une préquelle. Logiquement, toutes les infos de JKR dans les tome se retrouvent ici (sauf quand je me suis lamentablement plantée dans mes données... .)

DONC, en effet, les noms des personnages et certaines relations, comme les parents de Sirius par exemple, sont différents de ce qu'ils sont dans la réalité des livres.

oOo

Chapitre 1 : Lily Evans

Le soleil était levé depuis une heure que la maison des Evans s'animait déjà. Mme Evans préparait un délicieux petit déjeuner pour ce jour de congé et son mari bavardait avec le voisin des dernières nouvelles.

Les Evans étaient des personnes très appréciées dans le quartier. Ils avaient deux filles. La plus âgée, Pétunia, avait quatorze ans et traversait ce que ses parents pensaient être sa crise d'adolescence. Elle leur répondait, était désagréable et tenait parfois des propos qui lui valaient une bonne gifle de la part de son père ou de sa mère. Elle ne s'entendait absolument pas avec sa jeune sœur de onze ans envers laquelle elle semblait avoir un mépris sans limite.

Lily le lui rendait d'ailleurs relativement bien. D'un naturel vif et optimiste, elle n'arrivait pas à comprendre comment sa sœur pouvait se montrer si désagréable alors que leurs parents ne les avait jamais laissé manquer de rien, tant d'un point de vue matériel qu'affectif.

Edouard Evans était bibliothécaire et travaillait à la médiathèque d'Ely. Il n'avait pas son pareil pour mettre les gens en confiance, engager des conversations ou se lier d'amitié. Il y avait toujours des mauvaises langues qui disaient qu'il y cherchait un intérêt personnel mais il ne s'agissait là que de radoteurs que personne n'écoutait.

Sa femme, Naomi, était d'origine française. Ses études l'avaient menée en Angleterre vers l'âge de vingt ans, où elle avait rencontré Edouard Evans, qui vivait alors à Oxford. Elle travaillait dans un centre de recherches sur les maladies infectieuses. Il s'agissait également d'une personne douce et battante, bien que moins avenante que son mari. Ce qui ne signifiait pas grand-chose en fait puisque personne ne pouvait être aussi sociable que M Evans.

Ils étaient parfaitement heureux dans leur vie, et seule l'attitude de leur aînée, qu'ils ne s'expliquaient pas, les chagrinait.

Ce matin-là ressemblait à tous les autres, le soleil tapait fort et la chaleur commençait déjà à se faire sentir, comme il se devait en un dimanche d'été. Pétunia passa en coup de vent dans le salon, attrapant un toast sur la table.

- J'vais chez Lucille, lança-t-elle à sa mère.

Elle sortit avant que Naomi ait pu l'appeler et tomba sur son père, qui l'attrapa par le bras.

- Sûrement pas, jeune fille. Aujourd'hui, c'est dimanche, nous étions d'accord pour prendre le petit déjeuner en famille.

- J'ai quatorze ans ! J'ai le droit de m'amuser !

- Oui, tu iras voir Lucille après manger. Tu n'as pas à discuter, retourne dans le salon.

Elle s'assit sur une chaise en lançant un regard noir à Lily qui arrivait pendant que son père déposait le courrier sur la table et versait du café dans les tasses.

- Au fait Lily, demain, nous irons remplir les dernières formalités pour ton admission au collège, rappela sa mère. Nous en profiterons pour faire quelques courses, j'ai pu prendre ma journée. Tu viens avec nous, Pétunia ?

- J'ai mieux à faire, dit-elle avec hargne.

- Je t'interdis de parler ainsi, Pétunia. Nous faisons de notre mieux pour te rendre la vie agréable et voilà comment tu nous remercies. Je te préviens, nous… Qu'est-ce que c'est que ça ?

M Evans fixait avec surprise une grosse enveloppe parcheminée dont l'adresse avait été écrite à l'encre verte. Il fronça les sourcils et regarda Lily.

- Qui peut bien t'envoyer une telle lettre ?

- C'est pour moi ? Qu'est-ce que c'est ?

Sa mère prit l'enveloppe et regarda au dos.

- Il y a un sceau. Un P entouré d'un lion, d'un aigle, d'un blaireau et d'un serpent. On dirait des armoiries... Ça ne te dérange pas si je l'ouvre pour toi, Lily ?

Comme sa fille secouait la tête, elle décacheta l'enveloppe et parcourut l'un des parchemins. Ses yeux s'agrandirent.

- Qu'y a-t-il Naomi ?

Elle ne répondit pas, regarda Lily, la lettre, Lily, puis porta sa main à ses lèvres. Elle passa le parchemin à son mari qui eût, à peu de choses près, la même réaction.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Pétunia avec curiosité.

- Ah ben ça ! C'est une blague, pas vrai, Edouard ?

- Je ne crois pas, Naomi, répondit-il alors qu'un sourire se dessinait sur son visage. Il s'approcha de Lily. Tiens, lis.

Lily le regarda un instant puis porta son attention sur la lettre et lut à voix haute.

COLLEGE POUDLARD, ECOLE DE SORCELLERIE

Directeur : Albus Dumbledore.

Docteur es Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou de la Confédération anglaise des Mages et Sorciers.

Chère Mlle Evans,

Nous avons le plaisir de vous annoncer votre admission au collège Poudlard. Vous trouverez ci-jointe la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.

Vos origines ne vous permettant pas d'être en contact avec le monde de la sorcellerie, un guide vous attendra à l'adresse ci-jointe le 1er juillet à 10.00 afin de vous renseigner sur les différentes dispositions à prendre.

Veuillez croire, Mlle Evans, en l'expression de nos sentiments distingués,

Proterio Achear

Directeur-adjoint

Lily resta un instant la bouche à demi-ouverte, les yeux écarquillés. Sa sœur fut la première à réagir.

- C'est n'importe quoi ! s'exclama-t-elle. La magie, ça n'existe pas. C'est une mauvaise farce, voilà tout… Dommage qu'elle ne soit pas de moi.

Son père poussa un soupir de résignation.

- Monte dans ta chambre, Pétunia, et tu n'en sortiras pas tant que tu n'auras pas appris à être plus aimable.

Après qu'elle soit sortie, il se tourna vers sa plus jeune fille en souriant.

- Une sorcière dans la famille. Nous avons toujours su que tu étais spéciale, mais de là à imaginer…

- Nous sommes fiers de toi, ma chérie, dit sa mère en l'enlaçant. Je suppose qu'ils ne prennent pas n'importe qui dans cette école.

Tout autre aurait trouvé étrange que les Evans ne se posent pas plus de questions. Seulement voilà, très jeune déjà, Lily avait présenté des dons incroyables. Que ce soit une fleur qui se mettait à pousser en un clin d'œil quand elle était impatiente de la voir, une tâche qui disparaissait quand elle avait peur de se faire gronder, ou encore sa sœur qui se retrouvait soudain aphone quand elle lui disait une chose désagréable, des événements étranges l'avaient toujours entourée. Cependant, voulant que leur fille ait une vie normale, les Evans n'en avaient jamais parlé à quiconque et cherchaient toujours des explications rationnelles.

Malgré tout, il était de notoriété publique que M Evans adorait tout ce qui sortait de l'ordinaire. A chaque nouvelle manifestation de cette nature, il encourageait sa fille à tenter de le refaire de manière volontaire. Les résultats n'avaient guère étaient probant durant un long moment, mais dernièrement Lily semblait parvenir à contrôler son étrange pouvoir. Sa mère se montrait plus prudente quand à ce don mais ne l'en aimait pas moins. "Il faut être fier de qui tu es, lui disait-elle souvent, quelles que soient tes différences. Tu es toi, tu es notre fille, et nous t'aimons ainsi."

La lettre principale en main et tandis que ses parents recherchaient sur une carte le lieu de rendez-vous, Lily sortit dans le jardin. Elle était un peu inquiète d'aller dans un endroit qu'elle ne connaissait pas, et même dans un monde dont elle n'avait jamais entendu parler. Mais elle se dit que sa mère avait raison et qu'on ne l'avait pas admise pour rien.

Elle s'approcha d'un rosier, une chenille grimpait péniblement le long du tronc. Et la magie ? Elle savait en faire mais elle ne connaissait rien à la théorie… Elle secoua la tête : c'était ce qu'on allait lui apprendre dans ce collège. Elle serra le parchemin et effleura de sa main libre la chenille qui se transforma en un papillon bleu et argent. Elle sourit en le regardant s'envoler vers le soleil éclatant oui, c'était vraiment une merveilleuse matinée.

o

Une semaine plus tard, ils prirent la route de Londres. Pétunia avait atteint des sommets de ressentiment pendant ces quelques jours et ses parents l'avaient finalement laissé aller chez son amie pour la journée. Il était inutile de l'emmener et de se faire du souci en plus.

Le rendez-vous était fixé à 10 heures dans une taverne répondant au nom du Chaudron baveur. Bien qu'il ait été clairement indiqué où elle se situait dans la lettre, ils eurent beaucoup de mal à la trouver et ce fut finalement Lily qui découvrit le minuscule pub, coincé entre deux immeubles. Il fallut d'ailleurs qu'elle en pousse la porte pour que ses parents le remarquent enfin.

En entrant, Edouard Evans attrapa instinctivement la main de sa fille alors que sa mère serrait son épaule. L'endroit n'avait rien pour être rassurant, sombre et enfumé, on aurait dit un bar mal famé, avec sa clientèle pour le moins étrange. Certains ne semblaient même pas humains. Un homme entre deux âges, vêtu d'une robe violet foncé et d'un chapeau pointu s'avança vers eux.

- Bonjour, vous êtes les Evans ?

Comme M Evans hochait la tête, il écrivit quelque chose sur le parchemin qu'il tenait grâce à une plume d'oie puis leur fit signe de le suivre à une table.

- Bien, c'est donc votre premier contact avec le monde des sorciers. Votre fille, il adressa un sourire à Lily, va entrer dans l'une des plus prestigieuses écoles de sorcellerie : le collège Poudlard. Nous allons vous attribuer un guide qui répondra à toutes vos questions et vous aidera à faire vos différents achats. Il consulta un registre et son sourire s'élargit. Ah ! Vous avez de la chance, vous tombez sur Arthur Weasley, un jeune homme très sympathique qui est sorti de l'école depuis peu. Vous verrez, il adore les Moldus.

- Les Moldus ?

- Pardon, les Moldus sont les personnes qui n'ont pas de pouvoirs magiques.

Il tapota avec une baguette sur son parchemin et un jeune homme aux cheveux roux vifs apparut face à eux.

- Arthur, voici la famille Evans. Ce sont eux que tu devras guider. Je vous laisse, bonne journée, dit-il avant de se diriger vers une femme et un petit garçon qui venaient d'entrer.

Le jeune homme leur adressa un grand sourire et la mère de Lily jugea bon de faire les présentations.

- Je m'appelle Naomi, voici mon mari, Edouard, et, bien sûr, notre fille, Lily.

- Enchanté de faire votre connaissance, dit-il en serrant vivement la main de chacun. Tu verras, Lily, Poudlard, c'est super. Si vous voulez bien me suivre, nous allons au chemin de Traverse.

Il les entraîna dans une cour fermée et tapa sur plusieurs briques de mur. Alors, sous les yeux ébahis de ses compagnons, le mur s'ouvrit sur une rue défiant leur imagination.

- Le chemin de Traverse, expliqua Arthur Weasley, est le meilleur endroit pour qui souhaite faire des achats de nature magique. Cette rue est inaccessible aux Moldus non admis et nous autres, sorciers, pouvons y être nous-mêmes.

Les Evans ne le contredirent pas, il y avait là des personnes habillées pour le moins étrangement à leurs yeux. Ils portaient quasiment tous de longues robes de différentes couleurs ou des vêtements qui devaient être à la mode un ou deux siècles auparavant. Ils croisaient également d'étranges créatures, certaines petites avec de grandes oreilles parcheminées et d'autres plus grandes, avec des dents en pointe.

Les magasins étaient aussi source de curiosité. Depuis la ménagerie, remplie de chouettes, de hiboux, de chats et de certains animaux qu'ils n'avaient jamais vus, jusqu'à la boutique de balais, en passant par l'herboriste, le vendeur de baguettes magiques et celui de chaudrons, chaque échoppe amenait son lot d'étonnement. Ils écoutaient avec passion les différentes explications que leur donnait Arthur Weasley.

Il les mena d'abord à la banque Gringotts, pour échanger leur argent, puis les conduisit dans les différents magasins. Il semblait connaître tout le monde ici et ils étaient très bien accueillis partout où ils allaient. Leur guide se montrait aussi curieux à leur sujet qu'eux du sien. Il ne cessait de leur poser différentes questions sur les Moldus.

Au bout d'un moment, ils durent se séparer pour accélérer leurs courses. Mme Evans accompagna Arthur Weasley pour acheter quelques ingrédients utiles à la fabrication de potions pendant que son mari et sa fille entraient dans la librairie Fleury et Boot.

Le père de Lily était enchanté de découvrir les différents ouvrages disposés sur les étagères. Voyant son intérêt, la libraire cessa un instant de prendre des livres et vint l'accueillir. Presque aussitôt, ils entrèrent en grande discussion. Lily jeta un coup d'œil autour d'elle.

La seule autre cliente de la librairie était une fille de son âge, aux cheveux acajou, qui lisait un livre en chantonnant. Elle leva les yeux et lui adressa un grand sourire en reposant son livre. Ses yeux noirs étaient brillants de vie.

- Salut ! Tu vas à Poudlard toi aussi ?

- Oui, j'ai reçu ma lettre il y a une semaine.

Lily se sentait un peu gênée et ne savait pas trop quoi dire. La fille lui adressa un clin d'œil.

- Toi, je parie que tes parents sont tous les deux des Moldus. T'as pas l'air à l'aise.

Lily rougit sans répondre.

- Ça ira mieux plus tard, tu vas vite t'habituer. Elle tourna sur elle-même et s'arrêta en claquant des talons. Tu verras, tout le monde arrive au même point, à Poudlard.

Une femme entra dans la boutique. Elle avait un regard terne et adressa un sourire vague à la fille qui parlait à Lily.

- Tu t'es fait une amie, Tara ? C'est bien… très bien. Elle ne parla pas un instant. Tu as pris tes livres ? Nous devons y aller.

- T'inquiète maman, je les ai. Je regardais juste quelques bouquins.

La femme hocha la tête et sortit de la boutique.

- Bon, ben j'y vais. On se reverra à Poudlard !

Et elle sortit de la librairie, moitié courante, moitié dansante. Le père de Lily se rapprocha d'elle en regardant avec étonnement la gamine. Lily se contenta de secouer la tête.

- Ne vous inquiétez pas, dit la libraire en souriant. Je la connais bien, cette petite, elle est pleine de vie et très gentille. Elle prit un air peiné. Mais sa mère est un peu bizarre depuis quelques temps, elle semble tout le temps fatiguée, la pauvre.

M Evans avait pris des livres supplémentaires, en plus des manuels scolaires, car, avait-il dit : « Je veux être au courant de tout ce qui te concerne et tout ce qui a attrait au monde des sorciers. Comme ça, tu pourras me parler plus facilement de ce que tu fais là-bas. »

Arthur Weasley les mena ensuite chez Ollivander, le marchand de baguettes magiques. M Ollivander, bien que très aimable, avait un abord assez inquiétant. Peut-être était-ce dû à ce qu'il parlait toujours dans un murmure, ou peut-être, aussi, à l'aspect lugubre de sa boutique.

Ils essayèrent plusieurs baguettes avant que Lily ne trouve la sienne. Étrangement, elle se sentit rassurée quand elle la tint dans ses mains, elle eut l'impression de découvrir une partie d'elle-même qu'elle ne connaissait pas.

M Ollivander se caressa le menton, il semblait perdu dans ses réflexions.

- Elle est en bois de saule, très souple et rapide, 25,6 centimètres et… un crin de licorne femelle à l'intérieur… Un animal très mystérieux, il m'a laissé lui prendre cinq crins, pas un de plus…Il s'ensuivit un long silence. C'est une excellente baguette pour les enchantements. Bonne rentrée à Poudlard.

Il avait dit la dernière phrase d'une voix très basse, en fixant Lily. Elle fut ravie de quitter la boutique. Son père se tourna vers Arthur Weasley.

- Excusez-moi, M Weasley…

- Appelez-moi Arthur.

- Arthur. Pour quelles raisons cet homme a-t-il donné tant de précisions sur la baguette ?

- Un sorcier n'est rien sans sa baguette, il faut qu'il la connaisse très bien. Il eut un sourire amusé. Ollivander est un peu… fou, il parle toujours avec mystère il ne faut pas vous laisser impressionner, c'est quelqu'un de très gentil.

o

Le matin du 1er septembre, Lily descendit prendre son petit déjeuner toute excitée. Sa sœur était elle-même partie la veille dans son collège. Ils avaient rendez-vous à 10 heures à la gare King's Cross, entre les voies 9 et 10. Tout le long de la route qui les menait à la gare, Lily sentait son impatience grandir. Elle avait lu L'histoire de Poudlard pour ne pas se retrouver totalement perdue là-bas et ses sentiments balançaient entre la curiosité de découvrir le château et la tristesse de quitter ses parents pour quelques mois.

A 9h50, ils trouvèrent un petit groupe de personnes, dont une dizaine d'enfants, rassemblées entre les voies 9 et 10. On aurait pu croire qu'ils attendaient un train – mais, après tout, n'était-ce pas ce qu'ils faisaient ? L'air de rien, une femme se rapprocha d'eux. Elle était bizarrement habillée : elle portait une longue jupe très chic, une veste à carreaux bleus et oranges ornée d'étoiles à quatre branches et était chaussée de sandales en plastique jaune fluo.

- Bonjour, je suis là pour vous aider. Elle leur adressa un sourire d'excuse. C'est la première fois que je suis préposée à l'accueil des élèves. Je crois que je ne suis pas habillée comme il faut, vu comme ils me regardent tous.

- Oh, euh… A vrai dire, il faudrait juste que vous mettiez des chaussures et une veste plus… unis, répondit gentiment Mme Evans

- Merci du conseil. Nous avons encore deux familles à attendre mais votre fille peut y aller maintenant si elle veut. Elle désigna le pilier le plus proche. Tu n'as qu'à avancer droit sur ce poteau et tu te retrouveras de l'autre côté, sur le quai du Poudlard Express.

- Mais elle va s'écraser contre le mur ! s'exclama Mme Evans d'un air effaré.

- Oh non, c'est de la magie. Tenez, en voilà un qui y va.

Un des jeunes garçons s'était placé devant le pilier, il adressa un signe de main à un homme, puis, les yeux fermés et la mâchoire crispée, il fonça droit sur le mur. Quelques instants après, il avait disparu.

- Magnifique ! s'émerveilla M Evans. Mais, les autres… Moldus ne remarquent rien ?

- Ils ne voient jamais rien. Vous, c'est différent puisque votre fille va à Poudlard. Il vous est en revanche impossible de vous rendre sur les quais du Poudlard Express. Il n'y a pas à vous inquiéter pour les bagages, elles sont prises en charge dés maintenant et jusqu'au collège. Voilà, le départ est à onze heures précises, bon voyage.

Et elle s'éclipsa. Lily resta jusqu'au bout avec ses parents. A 10h45, elle franchit la barrière magique et se retrouva face au plus incroyable –et au plus magnifique– train qu'elle eût jamais vu. Elle vit également les autres élèves qui seraient bientôt ses condisciples et se sentit intimidée.

(à suivre…)

Les prochains chapitres (du moins ceux spécifiques aux persos seront un peu moins longs que celui-là)