Titre : Tout contre moi

Auteur : Orely

Warning : R - Slash (relations entre hommes) et inceste. Si cela vous dérange, ne lisez pas.

Disclaimer : les personnages d'HP appartiennent à JK ROWLING.

Pairing : Fred/George/Harry

Tout contre moi

Chapitre 1 : Arrivée prématurée.

-Freeeeed, Geoooorge, descendez y'a Harryyyyy ! cria une voix en bas qui devait être Ginny.

George me regarda.

-Déjà ? Mais je croyais qu'il ne serait là qu'à la fin de la semaine …
-Oui, moi aussi …

George me sourit malicieusement.

-George …
-Bah quoi ? fit il d'un air qui se voulait innocent.

Mais qui n'était pas innocent du tout, je le savais très bien. A quoi bon résister de toute façon … George savait très bien que je pensais comme lui. Je lui souris à mon tour.
On arrêta tout de suite ce qu'on était en train de faire - la fabrication de bonbons censés changer la couleur des cheveux selon l'humeur de la personne qui les mangeait - et on descendit silencieusement les escaliers. Harry était là, assis à la table à côté de Ron, notre petit frère qui était aussi le meilleur ami d'Harry. Il nous sourit en nous tendant sa main qu'on s'empressa de serrer.

-Content de te revoir Harry ! fit George avec son plus beau sourire.
-T'as fait bon voyage ? j'ajoute en souriant aussi.
-Salut vous deux, oui très bien merci, nous répond il en souriant lui aussi.

Notre mère arriva :
-Harry, j'étais sur le point d'emmener Ginny et Ron en ville pour leur acheter leurs affaires scolaires. Tu veux venir aussi ?
-Oui, merci Mrs Weasley.
-Oh maman on peut venir aussi ? je lui demandait d'un ton peut être un peu trop suppliant.
Tellement suppliant qu'elle a cru que j'avais quelque chose derrière la tête …

-Hors de question Fred, je te rappelle que George et toi vous êtes punis !
-Mais …
-Il n'y a pas de mais !

Elle sortit de la cuisine, suivit par Ron et Harry, qui nous fit un petit sourire de consolation.

-Pff tu parles d'une consolation ! murmura George.

Je lui souris, j'aime quand il sait ce que je pense.

-Allez viens … finit je par dire en lui prenant le bras et le tirant vers l'escalier.

On monta dans notre chambre et il se laissa tomber sur son lit en soupirant. Je ris doucement.

-Hé, c'est pas si grave que ça, dis je d'un ton pas très convaincant.
-Tu rigoles ! On aurait pu passer la journée avec lui ! rétorqua t-il en me faisait des gros yeux.

Ce fut à mon tour de soupirer.

-La vie est trop injuste ! Hurla t-il.
-Chhuut tu vas attirer Percy ! Tu sais bien qu'il lui faut du CALME.

Il sourit un peu et je vins m'allonger à côté de lui. Je me mis à rigoler d'un seul coup.

-Bah qu'est ce qu'il te prend ? me demanda t-il, étonné devant mon brusque fou rire.

Je ne put pas répondre tellement je riait et à travers mes yeux mouillés je voyais qu'il riait aussi.

-Fred, calme toi, fit il en arrêtant de rire.

Je réussis enfin à me calmer :
-Je suis désolé, je sais pas ce qu'il me prend …

Il ne répondit rien. Je repris ma respiration.

-T'as vu, finit il par dire, hésitant, il est de plus en plus beau.
-Ouiiiii !

Je pouvais pas m'empêcher de hurler, ce qui fit rire mon frère :
-Je ne savais pas qu'il te mettait dans un état d'hystérie totale …
-Je ne savais pas qu'il te mettait dans un état de frustration totale …

Il ouvrit la bouche pour répondre mais il ne dit rien et me balança son oreiller dans la figure.

-Héééé !
-Tu l'as mérité …

Je m'apprêtais à lui renvoyer l'oreiller, mais à la place de ça, je déposai un baiser sur sa joue. Il me regarda étonné et il poussa un nouveau soupir.

-Je vais jamais tenir, dit il en fermant les yeux.

Je me collai à lui.

-Il a grandi …, murmura t-il.
-Ouais, c'est vrai. Ça fait combien de temps …
-Un peu plus de deux mois qu'on l'a pas vu.
-Et ses cheveux ont poussés …
-Ce qu'il est mignon comme ça ….
Il soupira de nouveau :
-Quand je pense qu'il va dormir dans la chambre de Ron …
-George !
-Bah quoi ?
-Arrête de fantasmer ! dis je en riant.
-Je peux pas m'en empêcher … répondit il en se collant encore plus à moi.

Il passa un bras dessus mon ventre et vint coller sa tête dans le creux de mon épaule. J'aime avoir son corps contre le mien, quand ses mains touchent ma peau. J'aime le goût de sa bouche, la douceur de sa langue, j'aime quand

-Hé, tu rêves ? fit il d'un ton moqueur.

Je hochai simplement la tête, je sais qu'il a deviné à quoi je pensais, et moi je sais qu'il y pense aussi. Tout le temps il y pense, c'est simple, mon frère est un véritable obsédé.
Je ne peux m'empêcher de sourire à cette pensée, et ça n'échappe pas à George.

-Qu'est ce qui te fait sourire ? me demande t il d'un air vexé.
-Hum rien …

Il n'aime pas quand je lui cache le moindre petit truc. Il déteste ça.

-Allez dis le moi …

Je ne réponds rien et je ne le regarde même pas. Il va insister, je sais qu'il va insister. Il est appuyé sur un de ses coudes, je suis allongé sur le dos. J'ai fermé les yeux mais je sais qu'il me regarde. J'ouvre les yeux, en effet il me regarde, il me sourit. Il a envie de moi, ça se voit.

-Rien d'important, je finit par dire, je pensais juste à …nous.

Il sourit encore, puis se mord tout doucement la lèvre. Je résiste jamais quand il fait ça. Et il le sait, bien sûr. Mais cette fois je ne céderai pas. J'aime le rendre fou de désir avant. Sans lâcher mon regard, il vient doucement poser sa main sur mon ventre, soulève mon tee-shirt. Il m'effleure juste la peau mais ça m'électrise complètement, je retiens mon souffle. Il vient lentement poser ses lèvres en dessous de mon nombril. Il n'ira pas plus loin, il sait très bien qu'il n'a pas le droit d'aller plus loin.
Mais il fait descendre sa bouche dans le bas de mon ventre.

-George arrête !

Ma voix n'est pas aussi assurée que je l'aurai voulu.

-George on avait dit qu'il ne fallait pas qu'on recommence…
-Je sais, dit il en relevant la tête.

Mais il vint quand même passer sa main sous mon short.

-George ! protestai je en enlevant sa main.
-Oh allez, t'en meure d'envie toi aussi.
-Non, c'est pas vrai, j'en n'ai pas envie !

Il vint poser sa tête contre mon torse. Enfin, il m'écoute.

-Alors pourquoi ton cœur il bat si fort ?

Je souris. Je ne sais même pas pourquoi je m'entête à essayer de lui mentir. Il devine toujours tout, de toute façon.
Mais là, il faut qu'on se calme. Il finit par se relever, et se dirige vers la porte.

-Et tu vas où ? lui demandai je.
-Prendre une douche bien froide ! fit il en me souriant.

Je ris, et il sort. Ce sourire …
On est dans cette situation depuis … depuis toujours en fait. Sauf que il y a quelques semaines, Ginny a failli nous surprendre. Là on a vraiment eu peur. Surtout que c'était la petite Ginny, je n'ose pas imaginer ce que ça aurait été si elle nous aurait surpris. Alors on a décidé d'arrêter. De même plus se toucher ne serait ce qu'un millimètre de peau. Et j'avoue que ça n'a pas vraiment fonctionné. C'est trop dur de le voir sans le toucher. Ne serait-ce que le prendre dans mes bras. Je l'aime depuis trop longtemps.

&# FLASH-BACK #/ #&

-BIIIIIIIIIIIIIILL ! hurlèrent Fred et George en sautant dans les bras de leur grand frère.
-Héé doucement petits garnements, fit celui-ci en riant.
-Bon dieu, George, Fred, faîtes attention ! hurla Mrs Weasley. Bonjour Bill, comment vas tu ?
-Très bien maman, fit celui-ci en la serrant étroitement dans ses bras.

Toute la famille Weasley s'était réunie dans le hall d'entrée pour accueillirent Bill qui revenait de Poudlard pour les vacances. Ils avaient ensuite fêté son retour comme il se doit, dans la joie et la bonne humeur.
Les jumeaux avaient été mis au lit dès le repas fini, tout comme Ron et la petite Ginny, mais ne pouvaient pas s'endormir, trop excités par le retour de leur frère. Ils dormaient dans le même lit, comme d'habitude. Fred s'était collé à George malgré la chaleur de ce début d'été. Quelqu'un frappa à leur porte, celle-ci s'ouvrit puis se referma lentement, et une silhouette vint appuyer sur l'interrupteur pour éclairer la pièce.

-Et bien, vous dormez encore dans le même lit vous deux ? leur demanda Bill attendrit devant ses deux petits frères tendrement enlacés.

Ils hochèrent vigoureusement la tête en souriant, puis s'assirent dans le lit pour laisser de la place à Bill. Ce dernier s'assit en face d'eux.

-Dis, est ce qu'on sera obligés de dormir séparé à Poudlard ? demanda George, légèrement inquiet.
Bill éclata de rire :
- J'ai bien peur que oui …

Devant l'air dépité de ses frères il s'empressa d'ajouter :
-Mais vous serez sûrement dans le même dortoir ! Ne vous inquiétez pas pour ça, vous avez encore le temps …

Ils passèrent les jours suivants à s'amuser, puis la petite amie de Bill vint en vacances chez les Weasley pour une semaine. Les jumeaux observaient les amoureux jalousement : leur grand frère aimait une autre personne qu'eux. Un soir, alors que toute la famille discutait dans le salon, ils mélangèrent leur sang en faisant vœu de ne jamais aimer personne d'autre que leur jumeau. George avait vu ça dans un film, sur ce bizarre objet moldu que leur père leur avait amené - qui n'était autre qu'une télévision. Cette promesse éternelle ainsi faîte, ils rentrèrent dans la maison main dans la main.

&# FIN DU FLASH-BACK #/ #&

J'ai du finir par m'assoupir car quand j'ai ouvert les yeux il faisait presque noir, et George était à son bureau en train de préparer les bonbons magiques. Il avait allumé ma petite lampe de chevet. Je me redressai et George se retourna.

-T'es réveillé, marmotte ?
-Ha ha.

Je m'approchai de lui et vint poser mes bras autour de son cou. Il bascula la tête en arrière pour s'appuyer contre mon épaule.

-Alors, ça avance? lui demandai je.
-Bof. Y'a un truc qui m'échappe, fit il d'un air songeur. J'y arriverai pas ce soir de toute façon.
-Hum surtout quand tu sais qui est dans la maison.

Il soupira en fermant les yeux. Je le lâchai pour aller m'asseoir sur son lit.

-Bon, faut qu'on fasse quelque chose, me dit il soudainement.
-Ah, et tu veux qu'on fasse quoi ?
-Je sais pas.

Il vint s'asseoir à côté de moi.

-Tu l'as déjà vu avec une fille ? continua t il.
-Heu … non. George qu'est ce que t'as derrière la tête ?
-Mais rieeeen, fit il en souriant. C'est juste que si tu l'as jamais vu avec une fille, c'est peut être que il préfère les garçons …
-George !
-Quoi ?
-Arrête de rêver ! fit je en riant.

Je me levai soudainement et lui dis :
-Allez viens, on va manger, j'ai entendu Ron appeler Ginny.
-Pourquoi nous il ne nous appelle jamais pour manger ? fit il en se levant à son tour.
-Parce qu'il sait que grâce à notre intelligence supérieure on peut comprendre sans qu'il nous le dise.

George eut un petit rire. Il me suivit dans l'escalier et on est passés dans la cuisine.

Il y avait juste Ron, Ginny et Harry.

-Où sont les autres ? demanda George en s'asseyant.
-Papa et Percy sont au ministère de la magie pour une affaire importante, et maman les a suivis sous prétexte qu'ils avaient besoin d'elle pour je-ne-sais-quoi.
-Et ils reviennent quand ? m'empressai je de demander.
-Demain soir normalement.

Je ne pus m'empêcher de lancer un regard à George qui fit de même. Il me sourit, et plongea dans son assiette pour essayer de cacher son sourire qui s'élargissait de plus en plus. Il ne savait pas retenir ses fous rires, moi non plus d'ailleurs. Mais là je suis étrangement rester calme. Enfin du mieux que je puisse faire après avoir apprit une telle nouvelle, nous étions tout seuls jusqu'à demain soir. C'était l'occasion ou jamais. Non, non, fallait que je m'enlève cette idée de la tête. Je respirai un grand coup et me concentrai moi aussi sur mon assiette.
Harry et Ron étaient en train de parler quidditch, Ginny regardait Harry et rougissait dès que ce dernier posait ses yeux sur elle. Il ne la laissait pas indifférente elle non plus. Je constatai avec surprise que George fixait lui aussi Harry et apparemment ça ne dérangeait pas Harry plus que ça vu qu'il lui souriait de temps en temps. Ron avait remarqué son petit jeu et me regarda interloqué. Je soupirai, les ennuis allaient commencés.

-Non mais qu'est ce qu'il t'a prit ? m'empressai je de demander à George quand on eut finit de manger.

Ron et Harry était partis dehors, et Ginny était remonté dans sa chambre.

-De quoi tu parle ? fit il sans même lever les yeux sur moi.

Il était en train d'essuyer la table. Je m'appuyai contre le mur.

-George …Ron a remarqué.
-Je sais, répondit il simplement.

A quoi bon lui parler, il ne m'écouterai pas de toute façon.
Je m'approchai de lui.

-On va les voir ?

Il hocha la tête. On se dirigea vers le jardin.

-Tu sais je le fais pas exprès …

Il baissait les yeux en parlant. Je lui effleurai la main :
-Je sais.
-Comment tu fais pour faire comme si de rien n'était ?

Je ris :
-J'étais pas calme du tout, mais ça tu n'as pas du le remarquer, tu regardais quelqu'un d'autre …

Il me sourit. On était maintenant proche de l'endroit où Harry et Ron se lançaient un ballon tout en volant sur leurs balais. On s'assit dans l'herbe, et George ne quittait pas Harry des yeux. Je lui donnai un coup de coude et il baissa les yeux. Il s'allongea dans l'herbe.

-N'en profite pas pour le regarder à ta guise ! me lança t il.

C'est pourtant ce que je fis. Il fallait voir Harry sur son balai, il était si habile.

-Je me demande s'il est aussi habile partout … chuchota George à mon oreille.

Il s'était relevé sans que je m'en aperçoive.

-George ! dit je en riant, mais c'est pas possible tu penses qu'à ça !
-Mais nooon pas du tout !
-Hé les gars, vous voulez jouer avec nous ? nous demanda Harry.

Ils s'étaient posés et se dirigeaient vers nous.

-Non non, c'est bon, on se repose.
-On a eu une journée épuisante, dit mon frère en souriant à Harry.

Harry lui rendit son sourire et ils vinrent tous les deux s'asseoir en face de nous. J'espérai de tout cœur que mon frère s'intéresserait à autre chose que Harry, ça allait encore éveiller les soupçons de Ron. Il a dû le comprendre car il s'allongea sur l'herbe afin de ne plus voir Harry.

-Et si on faisait un feu ? proposa Ron.

On acquiesça tous et Ron prononça une formule magique, et un feu s'alluma devant lui. On se déplaça pour se mettre autour. Je regardais les flammes danser dans les yeux d'Harry, ses yeux incroyablement beaux …
Bon, je respire et je me calme.
Ron me demanda où on était avec nos bonbons magiques. Je lui répondis tout en observant George qui regardait encore Harry. Oh, et puis de toute façon c'était son problème. Harry le regarda et lui sourit. Ils ne se lâchèrent plus du regard pendant de longues secondes.
Ron ne semblait s'être aperçut de rien et regardait le ciel. J'observais mon frère et Harry, avec une pointe de jalousie je l'avoue … Harry finit par détourner le regard, et baissa les yeux. Était il gêné ?
Ron se leva soudain et dit qu'il était tard et qu'il fallait qu'on rentre se coucher. Il n'était pas tard du tout et moi j'avais envie de rester mais ici, mais Harry se leva aussi et nous dit bonne nuit.

-Vous rentrez pas ?
-Non non, on va rester un peu.

Je souris à mon frère. Cela m'étonnait toujours quand il disait les choses que je pensais.

-Bon très bien, lui répondit Ron.

Et ils partirent dans la maison. Je me tournai vers mon frère, il contemplait le feu, les yeux perdus. Je m'approchai de lui et posai ma tête sur son épaule.

-J'aimerai bien savoir ce que Harry pense …, finit il par murmurer.
-Moi aussi …

Il me sourit puis me dit qu'il fallait qu'on dorme. On est montés dans notre chambre, puis on s'est couchés. Avant on dormait dans le même lit (bien qu'on en ait toujours eu deux à notre disposition), mais on a arrêté, vu les complications de nos " relations " …

&# FLASH-BACK #/ #&

-Maman ! hurlèrent Fred et George sur le quai de la gare.

Ils venaient de finir leur troisième année à Poudlard et avait hâte de retourner chez eux pour l'été. Leur mère les vit enfin et elle accourut vers eux. Elle embrassa ses fils, et ils retournèrent au Terrier. Ron et Percy étaient du voyage, eux aussi revenaient de Poudlard. Après avoir échappé à leur mère qui voulait connaître tous les détails de ces deux derniers mois au château, ils montèrent tous les deux dans leur chambre, épuisés mais heureux. Ils se laissèrent tomber chacun sur leurs lits. Puis se regardèrent soudain, se sourirent, et Fred se leva pour aller rejoindre son frère sur son lit. Il posa sa tête sur le torse de son frère :
-Ça faisait tellement longtemps…

Pour toute réponse, George passa une main dans les cheveux couleur feu de son frère. Puis il laissa glisser sa main jusqu'en bas de son dos.
Ils se sentirent tout de suite apaisés par leur douce étreinte et s'endormirent paisiblement.

Fred ouvrit lentement ses yeux que la lumière matinale du soleil vint éblouir. Il les referma un court instant puis se redressa lentement. Il avait le bras de George sur son ventre, sa tête dans son cou et leurs jambes étaient entremêlées. Son frère dormait encore, et il s'attendrit devant son visage si serein. Il ne put s'empêcher de passer une main dans ses cheveux ce qui fit grogner George. Fred étouffa un petit rire et se replaça près de lui, se délectant de la douceur du souffle chaud dans sa gorge.
Quelques minutes plus tard, George commença à bouger, puis ouvrit les yeux. Il eut le même réflexe que son frère, et les referma aussitôt. Il les rouvrit pour apercevoir deux yeux azur fixer sur lui.

-Bonjour …, lui murmura Fred.
-Salut … bien dormi ? demanda George en baillant.
-Parfaitement bien.

La chaleur battait son plein en ce début d'après-midi, Fred et George étaient installés sur le canapé du salon savourant une bière au beurre, pendant que le reste de la famille était dehors.

-Ils sont dingues de rester dehors par cette canicule …

Fred hocha la tête tout en replongeant dans son verre frais de bière au beurre. Un silence apaisant s'installa entre eux. George glissa sa main dans celle de Fred qui resserra son étreinte.
C'est comme s'ils étaient deux aimants, irrémédiablement attirés l'un envers l'autre. Plus près, toujours plus prés, sans jamais réussi à satisfaire ce besoin. Sans jamais comprendre quel était ce besoin. Leurs cuisses et leurs bras se touchaient à présent. Ils se sourirent, ravis de cette proximité devenue si rare à l'école. Et sans le contact du corps de l'autre, ils étaient complètement perdus. Quel était donc ce frisson, cette douce douleur dans l'estomac, quel était ce vertige qui s'emparait d'eux ? Ils étaient si proches qu'ils pouvaient entendre la respiration de l'autre. George regarda son frère, ses yeux d'azur, un océan dans lequel il se noyait.
Puis soudain, dans un mouvement rapide, Fred déposa ses lèvres sur celle de son frère.
Il les retira aussitôt, choqué par son propre geste. Il baissa les yeux en rougissant un peu. Qu'allait dire son frère maintenant, il devait le détester ! Il osa relever les yeux vers George. Celui-ci lui sourit. Fred poussa un soupir de soulagement puis sourit à son tour et posa sa tête sur l'épaule de son jumeau. Ils restèrent là, sans oser parler, de peur de briser la magie de ce nouveau sentiment qui les envahissait.

Depuis la cuisine, Bill avait observé chacun des gestes des jumeaux. Il avait d'abord écarquillé les yeux de stupeur, avait failli lâcher les bières au beurre qu'il tenait dans ses mains, entrouvert la bouche d'où aucun son n'avait pu sortir.
Et puis, lentement, un sourire s'était dessiné sur son visage.

&# FIN DU FLASH-BACK #/ #&

A suivre ...