Bonjour tout le monde !

je vous présente une nouvelle fic que j'ai commenc cet été... je ne sais pas trop quoi vous dire dessus, à part que j'ai préparé le scénario avec ma meilleure amie Pauline...

J'adresse aussi un énorme merci à Polonius Silver, mon béta, pour ses corrections, ses encouragements, son soutien et ses compliments. Allez vite lire ses fics Plus loin, Fantomes et Dans les pâles méandres d'un hiver brumeux, ça vaut le détour !

Voila voila...

Disclaimer : rien n'est à moi, tout à JKR, sauf le scénar et la rédac...


Pouvoirs nocturnes :

Chapitre 1 :

Une arrivée inattendue :

Dans la petite ville de Little Whigning, Surrey, l'été cette année-là fut chaud, mais moins que d'autres fois. Cette année-là, aucune restriction sur la quantité d'eau à utiliser ne fut posée pour les habitants de la banlieue de Londres, et cette année-là plus que tout autre, Harry Potter regretta ce fait.

Pour la centième fois de l'après-midi, Harry s'essuya le front, ruisselant de sueur, regardant avec envie les massifs d'hortensias qui recevaient l'eau fraîche du tuyau d'arrosage. Il maudit, pour la millième fois depuis le début de l'été, le professeur Dumbledore qui le forçait à revenir ici chaque année. Et plus que tout, il maudit les Dursley de le détester autant.

Harry soupira. Il faisait vraiment trop chaud. Il allait finir par attraper une insolation. Si seulement il avait pu s'arroser lui-même de temps en temps pour se rafraîchir… mais non, Pétunia Dursley avait bien précisé que s'il utilisait l'eau pour lui il faudrait mettre la main au porte-monnaie. Or, étant un sorcier, Harry Potter n'avait pas d'argent Moldu à sa disposition.

Harry jeta un discret coup d'œil à la fenêtre du salon. Il voyait son oncle ronfler sur le canapé, son journal ouvert posé sur son ventre volumineux. Sa tante faisait la sieste dans leur chambre, et Dudley traînait quelque part avec ses amis dans le quartier. Décidé, Harry retira son tee-shirt qui lui collait à la peau et se retrouva torse nu, appréciant pleinement de sentir un minuscule souffle d'air sur sa peau.

Il savait que si son oncle sortait à cet instant, il allait le punir pour s'être ainsi exhibé, mais pour le moment il s'en fichait royalement. Les voisins pouvaient le regarder autant qu'ils le voulaient, ce n'était pas son problème. Ils prendraient les marques sur son dos pour les résultats du traitement des élèves à St-Brutus et ne se poseraient pas de question. Dieu merci, il n'avait plus que deux semaines à passer ici - il avait décidé que, Dumbledore d'accord ou pas, il ne passerait pas une seule journée de plus ici, une fois sa majorité passée.

Il entendit des bruits de pas venant de la rue. Il ne se retourna pas, mais ceci l'intrigua ; peu de gens sortaient par cette chaleur. La rue était déserte et totalement silencieuse, à part pour quelques voitures qui passaient, rarement toutefois, et les pas de cette personne mystérieuse qui approchaient.

Les pas ralentirent en arrivant à proximité du numéro quatre de la rue. Encore plus étonné, Harry se retourna de moitié et fit semblant d'arroser la pelouse qui était déjà bien humide pas ses soins, jetant à la dérobée un coup d'œil vers la rue. Il ne vit rien. Les pas s'arrêtèrent près de l'entrée du jardin et quelqu'un toussota fort peu discrètement.

Cette fois, Harry se retourna totalement et se figea. Là, devant lui, dans une tenue moldue irréprochable, se tenait l'adolescent qu'il avait détesté pendant des années, plus encore que Dudley, ce qui n'est pas peu dire. Il était très déstabilisant de voir ce garçon si fier de son Sang-Pur de sorcier se déplacer dans une rue moldue - surtout, dans cette rue moldue.

Harry s'aperçut qu'il avait laissé le robinet ouvert quand il sentit l'eau s'introduire dans ses chaussures, puis ses chaussettes. Il le ferma rapidement avant de reporter son attention sur Drago Lucius Malefoy.

Ils se dévisagèrent tous deux pendant plusieurs minutes sans rien dire. Harry sentit une forte quantité de sang se répandre sur ses joues ; il se souvenait très bien de la dernière entrevue qu'il avait eue avec le Serpentard, dans le Poudlard Express, à la fin de cette année. Trop bien, sans doute.

Flash-back

Harry cherchait un compartiment vide, fulminant. Il ne supportait plus Ron et Hermione et leur surprotection. Les deux Préfets ne l'avaient pas lâché depuis le début de l'année, de peur peut-être qu'il ne fasse une dépression après la mort de Sirius. Leur surveillance sans relâche n'avait d'ailleurs rien empêché, au contraire.

Enfin, il en était désormais sorti et il ne voulait qu'une chose : un peu de solitude et de calme. Il trouva enfin le dernier compartiment du train qui était vide et il s'y installa, assit près de la fenêtre, les yeux perdus dans le vague. Toutefois, sa tranquillité fut de courte durée : Drago Malefoy entra un petit quart d'heure après. Harry tourna les yeux vers lui et fut surpris : Malefoy avait une tenue des plus Moldue sur lui, qui lui allait vraiment bien.

Le brun le détailla des pieds à la tête, puis préféra se concentrer sur ses yeux. Le blond affichait d'ailleurs un étrange sourire narquois.

« Tu aimes ce que tu vois, Potter ? » demanda-t-il, un brin moqueur.

Harry, à sa grande horreur, se sentit rougir.

« Ne rêve pas trop, Malefoy, je ne fais pas partie de tes admirateurs bavants ! »

Malefoy sourit de plus belle et s'approcha de lui. Il posa ses mains sur les accoudoirs du siège où était assis Harry et approcha son visage du sien, très près, bien trop près pour le pauvre Harry qui sentit sa respiration s'accélérer légèrement.

« En es-tu bien sûr, mon cher Harry ? » demanda Malefoy sur un ton très ambigu.

Harry ne répondit pas. Il essaya de repousser le Serpentard en posant ses mains sur son torse mais bien mal lui en prit : ce qu'il sentait sous ses doigts était bien trop parfait pour le laisser indifférent et il préféra reposer ses mains sur ses genoux en détournant les yeux de ceux de Malefoy.

Mais celui-ci n'était visiblement pas d'accord car il prit le visage d'Harry en coupe dans ses mains froides pour le forcer à le regarder de nouveau.

« Tu as peur de me regarder dans les yeux, Potter ? » murmura-t-il. « Rassures-toi, je ne veux pas de toi dans le groupe de mes admirateurs bavant… je te préférerais dans mon lit. »

Sur ces mots qu'Harry eut du mal à croire, le Serpentard posa ses lèvres sur les siennes. Harry se laissa faire, d'abord trop interloqué pour protester, et ensuite trop séduit par la sensation pour se débattre. Il poussa un faible gémissement quand Malefoy mordilla sa lèvre inférieure et celui-ci s'assit carrément sur ses genoux. Sa langue passa le barrage des lèvres et des dents d'Harry à qui l'idée de virer Malefoy ne serait jamais venue à ce moment-là. Le brun glissa ses bras autour de la taille parfaite du blond qui en profita pour se caler un peu plus confortablement. Puis il se détacha des lèvres d'Harry qui gémit un peu.

« Finalement, tu n'es pas contre, Potter, » murmura Malefoy.

Puis il se releva et se dirigea vers la porte du compartiment. Il se retourna légèrement avant de l'ouvrir et fit un clin d'œil à Harry.

« A bientôt, Potter, » dit-il avec un sourire. « On se reverra peut-être plus tôt que tu ne le crois… J'aime beaucoup le goût de tes lèvres et de ta langue… »

Sur un dernier clin d'œil, il quitta les lieux, laissant derrière lui un Harry avec des pensées troublées.

Fin du flash-back.

Se souvenant avec une gène horrible de ce moment, Harry rougit encore plus. Drago, lui, se délecta de l'adorable rougeur qui envahissait les joues du Gryffondor.

Harry vit les yeux de Malefoy bouger un peu, puis son regard descendit sur le visage du brun qui ne savait plus où se mettre. Ce regard brûlant passa sur son nez, s'attarda quelques secondes sur ses lèvres, puis passa le long de son cou, son torse, ses jambes, avant de remonter tranquillement.

A son tour, Harry détailla Malefoy des pieds à la tête. Il nota la coupe parfaite du jean noir, les manches légèrement évasées de la chemise blanche, barrée par la bandoulière noire de son sac en cuir, l'éclat de peau pale qui apparaissait par-dessous le col légèrement ouvert, et la perfection des lèvres qu'il savait délicieuses qui s'entrouvrirent et s'étirèrent en un rictus moqueur, dévoilant des dents parfaitement blanches.

« Salut, Potter, » dit Malefoy d'une voix légèrement moqueuse alors qu'une mèche de cheveux blond platine lui retombait devant les yeux.

« Qu'est-ce que tu fous là, Malefoy ? » fit Harry pour toute réponse.

Le rictus de Malefoy s'effaça et il grimaça légèrement.

« Potter, ça me coûte de te dire ça, mais j'ai besoin de ton aide. »

Il fallut du temps à Harry pour que son cerveau, déjà malmené par ses hormones éveillées, enregistre ce que Malefoy venait de dire. Il regarda le blond avec stupéfaction.

« Tu es sûr que ça va, Malefoy ? » demanda-t-il sur un ton qui lassait voir qu'il n'était pas tout à fait sur de la santé mentale de son interlocuteur.

« Je vais très bien, » rétorqua Malefoy, l'air agacé. « J'ai quand même besoin de ton aide, Potter. »

« Et qu'est-ce qui te fait croire que je t'aiderai ? » répliqua Harry d'un ton froid.

Malefoy sourit et entra dans le jardin, venant se placer auprès d'Harry qui leva la tête pour le regarder.

« Peut-être qu'un ou deux baisers en échange te convaincraient… » Murmura-t-il en laissant un peu trop traîner sa langue au coin de ses lèvres.

Harry recula rapidement.

« Pourquoi moi, de toute façon ? » demanda-t-il avec colère.

Harry vit les yeux de Malefoy se diriger vers la maison puis revenir sur lui.

« On ne pourrait pas discuter de ça ailleurs ? » demanda-t-il. « A l'intérieur, par exemple ? »

Harry n'en croyait pas ses oreilles. Ce sale gosse de riche osait venir ici, lui demander de l'aide, et en plus il voulait entrer dans la maison des Moldus les plus Moldus qui existent ?

« Attends, Malefoy, je crois que tu ne saisis pas très bien la situation, » dit Harry un peu sèchement. « Mon oncle et ma tante ont déjà du mal à m'accepter sous leur toit, je n'ose même pas imaginer ce qui m'arriverait si je ramenais quelqu'un d'autre comme moi ici ! »

« Je m'occupe de ton oncle et de ta tante, » répondit Malefoy avec un geste négligeant de la main. « Si j'ai bien compris tout ce que tu as dit sur eux au collège, je me débrouillerai très bien, fais-moi confiance. »

Harry voulut de nouveau protester mais alors Malefoy releva la manche gauche de sa chemise, jusqu'au coude, dévoilant un avant-bras blanc.

« Tu vois, Potter ? » fit Malefoy. « Aucune marque. Mais ça, mon père n'est pas d'accord. Il voudrait remédier à ce… problème. Moi pas. »

Le déclic se fit aussitôt dans la tête de Harry. Lucius Malefoy était un Mangemort. Lucius Malefoy voulait que Drago Malefoy devienne un Mangemort. Mais visiblement, Drago Malefoy n'était pas d'accord.

« Oh, » fit Harry. « Je vois. »

Malefoy eut un léger sourire ironique et remis sa manche en place. Harry plissa les yeux. Bien sur que non, il ne pouvait pas laisser Malefoy se débrouiller tout seul, c'était bien pour ça qu'il était venu jusqu'ici. Finalement il haussa les épaules.

« Tu es sur de pouvoir te débrouiller avec eux ? » demanda-t-il en pointant la maison du pouce dans son dos.

Malefoy eut l'air soulagé.

« Certain. »

Harry soupira.

« Eh bien, entre alors, » dit-il simplement.

Harry remit son tee-shirt et rangea le tuyau d'arrosage dans la remise avant d'entrer dans la maison à la suite de Malefoy. Il enleva ses chaussures et ses chaussettes trempées sous l'œil moqueur du blond et les laissa aux pieds de l'escalier avant de le guider vers le salon où l'oncle Vernon s'était réveillé et lisait son journal. Harry frappa trois coups.

« Oncle Vernon ? » dit-il le plus poliment possible.

« Tu as fini d'arroser, mon garçon ? » aboya son oncle en guise de réponse sans levers les yeux de son journal. « Eh bien, occupes-toi de la voiture, alors ! »

« Non, c'est juste que… »

Harry jeta un coup d'œil à Malefoy qui regardait Vernon avec un air de profonde répugnance. Puis il se plaqua un affreux sourire hypocrite sur les lèvres et dépassa Harry.

« Allons, Harry, va donc finir ton travail ! » s'exclama-t-il avec un air condescendant sur le visage - Harry eut un doute à propos de l'authenticité de celui-là.

L'oncle Vernon sursauta en entendant la voix inconnue dans son salon. Il regarda Malefoy avec une surprise intense mêlée de soupçon.

« Mr Dursley, enchanté de faire enfin vote connaissance, » dit Malefoy en tendant la main à l'homme. « Je suis un ami de Harry. »

Aussitôt, les yeux de l'oncle Vernon se posèrent avec méfiance sur le brun qui se sentit affreusement rougir de honte.

« Un camarade d'école ? » demanda Vernon avec dégoût en regardant la main toujours tendue de Malefoy.

« Oh, non, » dit Malefoy avec un léger rire. « Je ne sais ce qu'aurait dit père s'il avait dû m'envoyer à St-Brutus ! Non, nous nous sommes rencontrés il y a deux ans alors que je venais passer mes vacances ici avec mes parents. Je m'appelle Drago Malefoy, je suis le fils de Lucius Malefoy, un des plus grands avocats de Londres, vous avez sûrement entendu parler de lui ? »

« Mais bien sûr ! » fit l'oncle Vernon dont le visage s'éclaira. « Oui, oui, Malefoy, bien sûr que j'en ai entendu parler ! »

Il saisit la main de Malefoy avec vigueur.

« Mais je vous en prie, Drago, asseyez-vous, asseyez-vous ! »

Il replia son journal et se poussa pour faire de la place au blond qui s'assit à ses cotés.

« Harry, va nous préparer des rafraîchissements, » dit-il férocement. « Et après tu iras finir ton travail. Allez, dépêche-toi ! »

Harry ravala la réplique qui lui venait naturellement aux lèvres et se dirigea vers la cuisine. Il doutait que l'oncle Vernon ait jamais entendu parler d'un avocat du nom de Malefoy mais c'était un nom qui faisait classe et avocat signifiait argent, surtout s'il avait un cabinet à Londres. Il entendait Malefoy discuter avec son oncle mais les voix étaient trop étouffées pour qu'il puisse entendre ce qu'ils se disaient.

Il servit deux thés glacés dans des grands verres, mit le pichet à coté d'un bol de glaçons sur un plateau et emmena le tout dans le salon, où Vernon semblait absolument ravi de la présence de Drago Malefoy chez lui.

Malefoy, lui, par contre, avait toujours son sourire accroché aux lèvres, mais il semblait surtout dégoûté.

Harry déposa le plateau sur la table basse, puis se détourna pour retourner au jardin. Cependant, il fut retenu à la porte par Malefoy qui s'était lavé et qui lui avait attrapé le bras, approchant son visage du sien.

« Débrouilles-toi pour finir tout ça vite, Potter, on a un tas de choses à se dire, » murmura-t-il.

Harry hocha légèrement la tête et se dégagea, ressortant de la maison où, décidément, il faisait plus frais qu'à l'intérieur. Il poussa un léger soupir et jeta un coup d'œil à la fenêtre du salon. Il ne pourrait plus se mettre torse nu, maintenant que son oncle était réveillé.

« Fait chier, » jura-t-il à voix basse.

Il se dirigea vers la remise et finis rapidement d'arroser le jardin. Il se dépêcha de laver la voiture, puis rangea tout et voulu sortir du garage. Malheureusement, il marcha sur un bout de verre qui lui entailla profondément la plante des pieds. Il étouffa un cri de douleur et du s'appuyer contre le chambranle de la porte pour ne pas tomber.

« Saloperie de putain de bordel de merde, » jura-t-il en se mordant le poing.

Les larmes lui montèrent aux yeux. Il sortit du garage à cloche-pieds et mit rapidement ses chaussures pour ne pas tacher le parquet impeccable des Dursley, puis il se rendit à la porte du salon et fit signe à Malefoy.

« Ah, Harry, tu as termin ? » fit celui-ci avec un air de profond soulagement. « Veuillez m'excuser, Mr Dursley, mais il faut que je parle à Harry de ce si aimable arrangement qu vous m'avez propos »

« Mais bien sûr, Drago, vas-y, » sourit l'oncle Vernon.

Les deux adolescents quittèrent le salon et Harry emmena Malefoy dans sa chambre, en boitant à cause de sa blessure.

« Tu es blessé, Potter, » dit Drago.

« C'est rien, » répondit Harry en arrivant sur le palier « Ma chambre, c'est la première à droite, vas-y, je te rejoins tout de suite. »

Malefoy lui lança un regard bizarre, puis finalement se détourna. Harry se rendit à la salle de bain, prit des compresses et de l'alcool pour désinfecter la plaie, puis rejoignit Malefoy dans sa chambre.

Celui-ci regardait autour de lui, l'air moqueur en regardant le désordre, et s'était assis sur le lit défait. Il tourna la tête vers Harry quand il entra et le brun referma la porte.

« Tu as du courrier, Potter, » dit-il en désignant le bureau.

Suivant du regard le doigt du blond, il aperçu Coq et Hedwige qui avait chacun une lettre. Harry se traîna jusqu'au bureau et les décacheta, commençant par celle de Ron puis celle d'Hermione. Les deux étaient de la même teneur, du genre 'Harry, comment vas-tu ? je sais que tu es frustré d'être chez les Dursley, etc…'

Le jeune Gryffondor en avait ras-le-bol de cette inquiétude permanente que ses meilleurs amis manifestaient à son égard. Il froissa la lettre de colère, sortit deux morceaux de parchemins, écrivit : 'Je vais bien. Les Dursley me traitent correctement. Harry.' Sur chacun d'eux et renvoya les deux hiboux.

« Reviens vite, » murmura-t-il à Hedwige. « Tu es ma seule amie, ici… »

La chouette lui mordilla affectueusement l'oreille et s'envola par la fenêtre. Harry, oubliant la présence de Malefoy dans sa chambre, resta plusieurs minutes à la regarder partir. Jusqu'à ce que son invité, agacé d'être ignoré comme ça, se lève et vienne lui tapoter l'épaule.

Harry sursauta et se retourna. Il se retrouva nez à nez ou plutôt yeux à lèvres avec Malefoy qui faisait une bonne demi-tête de plus que lui. Il recula avec agacement et Malefoy lui fit un sourire moqueur en lui montrant la bouteille d'alcool.

« C'est quoi, ça, Potter ? » demanda-t-il.

« De l'alcool à quatre-vingt-dix pour désinfecter ma blessure, » répondit Harry en s'asseyant sur la chaise de son bureau.

Il retira ses chaussures et grimaça. La plaie était large de cinq centimètres et très profonde. Il leva les yeux vers Malefoy pour récupérer la bouteille mais il s'aperçut que le blond regardait sa blessure fixement, comme hypnotisé. Pendant une seconde, Harry jura que ses narines s'étaient dilatées.

« Malefoy ? » fit-il.

Celui-ci sembla revenir à la vie et le regarda droit dans les yeux.

« Malefoy, la bouteille, s'il te plait, » répéta Harry.

Le blond secoua la tête.

« J'ai mieux, pour ce genre de blessures, » dit-il en se détournant.

Il alla récupérer son sac en bandoulière qu'il avait posé sur le lit, fouilla un peu dedans, puis en sortit un flacon de potion violette. Il s'assit ensuite et fit signe à Harry.

« Viens là, Potter, je vais te soigner ça, » dit-il.

Après un instant d'hésitation, Harry rapprocha la chaise roulante et posa son pied sur les genoux du blond. Il le vit déglutir et respirer par la bouche, comme si l'odeur du sang le dérangeait.

« Petite nature, Malefoy ? » plaisanta Harry. « On ne supporte pas l'odeur du sang ? »

Malefoy lui lança un regard étrange.

« Si tu savais seulement de quoi tu parles, Potter, » dit-il simplement en revenant vers la blessure.

Harry fronça un peu les sourcils, puis étouffa un cri quand la potion lui rentra sous la peau. Ca piquait atrocement et il voulu retirer son pied mais Malefoy lui tenait la cheville et le retint avec une force extraordinaire.

« Après c'est moi que tu traites de petite nature, Potter ? » se moqua-t-il. « Arrête de bouger, il n'y en a pas pour longtemps. »

Quelques secondes plus tard, toute douleur disparut.

« Merci, » dit Harry à voix basse en posant le pied sur le sol.

« Pas de quoi, » répondit Malefoy.

Il respirait toujours par la bouche. Harry se demanda pourquoi, si l'odeur du sang le dérangeait tant, il n'y avait plus de raison, il avait nettoyé son pied…

« Potter, tu ne voudrais pas mettre tes chaussures ailleurs, s'il te plait ? » demanda Malefoy en voyant Harry se triturer la cervelle pour comprendre le problème.

« Oh, » fit Harry, comprenant soudain. « Oui, bien sûr. Evite de vomir là, si ça ne t'ennuie pas… »

Malefoy lui adressa un regard meurtrier et Harry répondit par un sourire moqueur avant de redescendre ses chaussures dans le garage, les posant dans un coin. Il remonta ensuite. Malefoy s'était adossé au mur, sur son lit. Harry vint s'asseoir à l'autre bout.

« Tu ne veux pas venir ici, plutôt ? » fit Malefoy avec un regard qui, Harry le savait, avait le don de faire tomber les filles comme des mouches, en tapotant le matelas à coté de lui.

Harry lui lança un regard assassin.

« On va mettre les choses au clair tout de suite, Malefoy, » dit-il froidement. « Je ne suis pas une putain, ni une salope. Je suis gay, ça tu le sais, mais ça ne veut pas dire que je coucherai avec toi comme ça. »

« Ce n'est absolument pas ce que je voulais dire, » fit Malefoy, un brin horrifié par les propos d'Harry. « Le fait que tu sois attiré par moi, ou l'inverse, ne veut pas dire que je te considère comme une salope ! Et si on couche ensemble ça ne sera pas que pour une nuit ! »

« De toute façon, je ne couche avec personne pour une nuit, je ne suis pas comme ça ! » rétorqua Harry.

« Ah oui ? »

Le regard que lui lança Malefoy fit frémir Harry. Etait-il possible que… ? non…

Il respira profondément.

« Très bien, Malefoy, » dit-il ensuite. « Tu avais des choses à me dire, non ? Vas-y, je t'écoute. C'est quoi ton problème, et qu'est-ce que je peux faire pour toi ? »


voila voila, une petite review pour me dire si vous aimez ou pas !

la suite arrivera bientot, j epense, gros bisous à tous et à la prochaine !

speed'