Disclaimer: Sirius, sa famille et son école appartiennent tous à J.K. Rowling—bien qu'il aurait eu une vie plus heureuse (et plus longue) s'il avait appartenu à l'un d'entre nous.

Le titre du roman sorcier fictif, Chasse au Dragon Rouge, a été créé par Alkari pour son histoire "That's What Little Boys Are Made Of." (que je recommande hautement.)

Note de l'auteur (JKLB) : A force de faire des Fanfictions sur l'époque des Maraudeurs on finit par avoir l'envie d'écrire certains moments clef de leur vie. J'ai finalement succombé à écrire leur premier Septembre, mais j'ai essayé de le faire différent que ce que l'on trouve habituellement. Cette histoire s'accorde avec les bases de OotP et avec mon histoire "Choosing the Head Boy."

Note de la traductrice : JKLB et mysid sont une seule et même personne, mysid étant le pseudo qu'elle utilise pour écrire des slash Sirius/Remus. Cette fic est aussi en accord avec une de mes précédentes traductions de mysid, "Gagner un fils".

Hélas, cette formidable écrivain n'a rien fait depuis le mois d'avril... En plus, elle n'a rien updaté en tant que JKLB depuis un an. Elle attends de finir ces fics avant de les poster. Une excellente politique, je trouve.

Beta-reading : la formidable et enthousiaste Shinia Marina, qui fait toujours des très bons commentaires !

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La Plus Gentille Chose Que Ma Mère Ait Jamais Faite Pour Moi

Chapitre Un : La Répartition

"Ne traîne pas, Sirius," claqua sa mère. "Je veux aller sur la voie et loin de ces sales Moldus aussi rapidement que possible. Est-ce qu'ils regardent toujours?"

Les derniers mots étaient adressés à Io, sa belle-sœur, qui accompagnait également ses enfants au Poudlard Express. Sa plus jeune fille, Bellatrix, qui allait entrer en première année à Poudlard, comme Sirius, et sa seconde fille, Narcissa, qui était en sixième année. L'aînée, Andromeda, avait déjà quitté l'école et était rarement mentionnée par sa famille.

"Ils regardent toujours. Le Ministère devraient vraiment déplacer le quai quelque part loin d'eux," dit Io.

"Ils ne nous regarderaient pas si on était habillé en Moldus," souligna encore Sirius.

"Oh, ça suffit toi," dit sa mère. "Tu n'as fait qu'être horripilant toute la matinée. Franchement, je ne sais pas ce qui me réjouit le plus : l'espoir que cette Maison y remettra de l'ordre ou le fait que tu ne seras plus chez nous pour influencer Regulus."

Bien que la "Maison" n'ait pas été nommée, ils savaient tous que "Serpentard" était implicite. Tous les Blacks allaient à Serpentard ; c'était une tradition familiale. Quand il se blessait, Sirius était toujours un peu surpris que son sang ne coule pas vert. Les quelques exceptions à la règle "Black égal Serpentard" avaient été à Serdaigle. Sirius espérait sincèrement qu'il ferait exception à la règle, mais il ne voulait pas placer ses espoirs trop haut. Regulus se décala un peu trop près de Sirius et reçut un coude dans les côtes.

"Je sais exactement ce que tu ressens, ma chère," dit Io d'un ton consolant condescendant à sa belle-sœur. "J'étais furieuse quand elle est partie, mais maintenant je suis tellement soulagée qu'elle ne soit plus là et ne puisse plus influencer les deux autres filles."

"Le monstre, nous influencer? Vraiment, mère," critiqua Narcissa, "donne-nous un peu plus de crédit que ça." Et avec un mouvement de ses cheveux blonds par-dessus son épaule, elle poussa son chariot à travers la barrière.

Bellatrix suivit sans hésitation. Elle avait, après tout, accompagné ses sœurs aînées au Poudlard Express de nombreuses fois auparavant. Bien que ce fût la première fois pour Sirius, il traversa tout aussi nonchalamment. Il avait appris depuis longtemps à ne pas montrer de faiblesse ou de peur devant sa famille. Ne jamais saigner quand on nage avec les requins.

Le train était exactement comme il l'avait imaginé, comme son Oncle Alphard le lui avait décrit : d'un rouge vibrant, lâchant des panaches de fumée et l'air presque vivant. Sirius avait toujours trouvé les machines Moldues fascinantes, et il trouvait que les machines Moldues altérées par magie l'étaient encore plus. Il n'était pas encore sûr que ce soit un "il" ou un "elle", mais le Poudlard Express avait beaucoup trop de personnalité pour être un "ça."

"Dépêchez- vous, les mômes," gronda Narcissa à Bellatrix et Sirius. "Je vois mes amis. Je peux vous laisser vous asseoir avec moi aujourd'hui, mais je vous promets de faire de vos vies un enfer si vous me gênez."

Narcissa avait reçu l'ordre de ses parents de veiller sur sa jeune sœur et son cousin dans le train, et Sirius avait reçu l'ordre de rester avec Narcissa et quiconque elle estimerait approprié. "Je ne veux pas que tu te balades dans le train et t'associes avec des Sang-de-Bourbe," avait averti sa mère.

Intérieurement, Sirius espérait qu'il rencontrerait au moins un élève qui était enfant de Moldu. Il y avait un million de questions qu'il voulait poser à propos des Moldus. L'épouse de son Oncle Alphard, Tess, avait été Moldue, et Sirius l'avait vraiment beaucoup aimé. Les fois où il s'était faufiler hors de sa propre maison en utilisant la Poudre de Cheminette pour aller à celle d'Alphard et Tess avaient été son seul contact significatif avec la culture Moldue. Toutefois, la mort de Tess et la décision conséquente d'Alphard de quitter le pays l'avaient laissé coupé des Moldus—et du seul endroit qu'il ait jamais voulu appeler "maison."

"Si je rencontre quelqu'un de famille Moldue," songea Sirius, "J'espère que je ne gâcherais pas tout tout en disant quelque chose de stupide." Deux jours avant seulement, il s'était surpris à utiliser le mot "Sang-de-Bourbe" en discutant des élèves de Poudlard d'origine Moldus avec Bellatrix. Il n'avait même pas réalisé qu'il employait le mot jusqu'à ce qu'il le dise une seconde fois. "Comment expliquer à un nouvel ami que je viens d'insulter, 'Désolé, je n'ai pas voulu te faire de mal. Mes bigots de parents les ont juste imprimé dans mon cerveau, tu vois.'"

Après que Sirius ait rangé sa malle là où l'avait indiqué Narcissa, il descendit du train pour dire au revoir à son frère et sa mère et pour lui donner le baiser obligatoire sur la joue. Il savait qu'elle ne le voulait pas plus que lui, mais les apparences l'exigeaient.

Sa mère et sa tante étant en grande conversation avec les Avery et les Rosier, Sirius prit le risque de profiter de quelques instants de liberté et il commença à se balader parmi les autres élèves et leurs familles. Presque tous étaient habillés en Moldus, mais Sirius savait que presque tous étaient des sorciers et des sorcières déguisés. Il se demanda si certains étaient de vrais Moldus comme l'avait été Tess. Un sorcier aurait pu passer pour un vrai Moldu—sauf s'il portait des bottes en peau de dragon. Une sorcière avec un jeune garçon—probablement un autre première année—avait l'air assez convaincante dans son jeans usé et son pull-over bleu marine, mais sa baguette dans sa poche arrière la trahissait.

"SIRIUS!" la voix de sa mère traversa la foule et il revint en arrière avec répugnance.

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Sirius avait pensé que rien ne pouvait être pire que d'être coincé avec ses parents et leurs amis à écouter leur propagande de sang-purs. Il avait tort. Le pire, c'était d'être coincé avec Narcissa et ses amies et écouter leurs "discussions de filles" avec leurs délires tordus et pédants.

"En fait, il m'a envoyé une lettre pour me demander s'il pouvait s'asseoir à côté de moi pendant la Cérémonie de Répartition."

"Et qu'est-ce que tu lui as répondu?"

"J'ai renvoyé le hibou avec un message disant que j'y penserai. Qu'est-ce que vous en pensez? Je devrais l'encourager?"

"Et bien, sa famille n'a pas beaucoup d'argent, mais il est assez intelligent pour aller loin. Tu pourrais trouver pire."

"Tu sais que son arrière-grand-mère était Moldue, n'est-ce pas?"

"Mais ça remonte à assez loin. Le reste de sa lignée est pure."

"Tu ne devrais pas prendre de risques. Si tu épouses quelqu'un avec un ancêtre Moldu, tu cours le risque de donner naissance à un Cracmol. Ce serait embarrassant, non?"

Sirius décida qu'il avait deux choix. Soit il se cognait la tête contre le mur jusqu'à ce qu'il s'écroule, inconscient—et avec un mur rembourré, ça pouvait prendre un certain temps—ou il quittait le compartiment en espérant que Narcissa ne s'en soucie pas.

"Excusez-moi," murmura t-il en se levant pour partir. Narcissa n'essaya ni de l'arrêter ni de lui demander où il allait, mais il était certain que quand elle écrirait à la maison elle ferait en sorte que leurs deux mères sachent que Sirius était allé se balader tout seul dans le train.

Le premier compartiment qu'il dépassa était rempli de garçon qu'il connaissait, de son âge ou légèrement plus vieux, mais il n'était pas enclin à entrer là non plus."Je vais suffisament les entendre pendant les sept prochaines années. Pourquoi précipiter les choses?" Il continua à errer. Quelques compartiments étaient pleins, d'autres ne contenaient que quelques personnes, mais ils étaient visiblement tous occupés par des gens qui étaient déjà amis. Il avait presque atteint le fond du train quand il jeta un œil dans un compartiment et cessa son vagabondage. Il n'y avait que trois personnes à l'intérieur et chacun semblait dans son propre monde. Une fille de quinze ou seize ans environ était profondément absorbée par un livre en mâchouillant l'extrémité d'une mèche de ses cheveux. Un garçon, assez jeune pour être un première année, regardait par la fenêtre. Une autre fille, peut-être treize ou quatorze ans, était assise par terre et utilisait le siège comme bureau tandis qu'elle travaillait sur un devoir. "Donc c'est là où les inadaptés s'installent," pensa t-il, et il ouvrit la porte.

"Je peux m'asseoir ici?"

Chacun des trois leva les yeux. "Bien sûr," dit la fille qui écrivait son devoir, "tant que tun'attends pas de conversation." Un par un, ils retournèrent à leurs occupations silencieuses. Comme "la fille qui lisait" avait ses pieds sur une des banquettes et que "la fille qui écrivait" avait deux livres et plusieurs liasses de parchemins désordonnés sur un autre, la seule place vide était directement en face du garçon.

"Salut," dit Sirius en s'asseyant. Il réalisa que c'était le même garçon qu'il avait vu avec une sorcière qui pouvait presque passer pour une Moldue.

"Salut," répondit le garçon avec un léger sourire. Il jeta un œil aux deux filles puis à Sirius comme pour dire, "Désolé, on ne peut pas vraiment parler maintenant," et il retourna à la contemplation de la fenêtre. Sirius décida que la "fille qui lisait " avait une bonne idée et sortit le roman qu'il était en train de lire, Chasse au Dragon Rouge, de la poche de sa robe.

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Dans le remue-ménage et la confusion sur le quai, alors que les premières années prenaient un chemin pour suivre un homme très grand et très chevelu et que les autres élèves essayaient tous de prendre un autre chemin, Sirius perdit de vue le garçon assis avec lui dans le train. Ce n'était pas comme s'ils étaient amis ; ils ne s'étaient même pas présentés. Sirius voulait juste savoir qu'il y avait quelqu'un d'autre d'aussi seul que lui en entrant à l'école. "Il n'était peut-être même pas un première année. Il pouvait être en deuxième année."

Tandis qu'ils se dirigeaient vers les petites barques, Sirius découvrit qu'il s'était avancé dans un clan d'aspirants-Serpentard. Etant donné qu'il s'était arrangé pour insulter un large pourcentage d'entre eux en disant ce qu'il pensait à un moment ou à un autre, il ne pensait pas que ses chances soient très hautes de traverser le lac sans prendre un bain. Il prit une rapide décision stratégique de s'asseoir dans la même barque que Bellatrix. La loyauté familiale avait ses limites—des limites très précises, très limités—mais elles existaient. Ses chances de rester sec étaient plus grandes s'il restait avec elle que s'il ne l'était pas.

Une des amies de Bellatrix—"Lettice? Lovage? Un truc botanique,"—s'assit avec eux, tout comme un garçon que Sirius avait déjà vu quelques fois.

"La trouille?" demanda Sirius quand il vit le garçon se cramponner au bord de la barque et au siège des ses deux mains aux articulations blanches.

"Non," répondit sèchement le garçon.

"Uh-huh, bien sûr que non. Tes articulations sont blanches parce que tu essayes de t'empêcher d'aller piquer une tête." Sirius ne savait pas vraiment pourquoi il harcelait l'autre garçon - "Severus Rogue, c'est son nom," - avant d'admettre qu'il était lui aussi nerveux. Peut-être avait-il besoin de s'assurer qu'il n'était pas le seul. Toutefois, Sirius savait qu'il n'admettrait jamais de montrer à quel point il était terrifié.

"Tu es bien le seul qui devrait avoir la trouille, Sirius," dit Bellatrix en se tournant à demi sur son siège "Qui sait dans quelle maison tu seras envoyé, Monstre. Et je n'aimerais pas être à ta place si tu n'es pas à Serpentard. Ta mère a dit—"

"La ferme, Belladicks."

"Oh, très mature," ricana l'autre fille.

"Toi aussi, Lettuce."

"Hmrph," gronda-t-elle avec une expression revêche et elle se tourna face à la proue. Le reste de la traversée se passa en silence.

"Bellatrix a raison sur une chose," songea Sirius en plaçant une main sur son ventre qui semblait rempli de serpents se tortillant, "je suis nerveux pour la Répartition." Il savait que ses parents et sa famille tout en bloc seraient furieux s'il n'était pas réparti à Serpentard, mais il espérait toujours qu'il n'y serait pas.

Il y avait eu un temps où les Blacks avaient été fiers d'avoir de temps en temps un membre de la famille envoyé à Serdaigle, ou d'épouser un Serdaigle. "Il est bon de savoir qu'on a de la cervelle dans la famille," avait déclaré son père quand la cousine de Sirius, Andromeda, avait été répartie. Et selon son Oncle Alphard, quand il avait été réparti à Serdaigle, ses deux frères aînés avait également été fiers de lui, fanfaronnant, "Il est trop intelligent pour son propre bien. C'est un Serpentard avec trop de cervelle, si bien qu'il a été envoyé à Serdaigle."

Mais Andromeda et Alphard étaient responsables du changement d'attitude de la famille. Tous deux avaient rejeté les vues de la famille sur la pureté de la lignée et l'attitude à l'égard des Moldus. Alphard avait même été jusqu'à épouser une Moldue et la rumeur disait que Andromeda avait secrètement fait de même. "S'ils avaient été à Serpentard, ça ne serait pas arrivé," décida la famille. Une part de Sirius craignait qu'ils n'aient raison. Une part de Sirius s'angoissait de ce qu'il deviendrait s'il devenait un Serpentard.

Finalement la flotte des petites barques atteignit le rivage. Sirius resta près de Bellatrix, Lettice et Severus tandis qu'ils grimpaient les escaliers et pénétraient dans l'école—pas parce qu'il le souhaitait, mais parce qu'il n'avait pas de raison de ne pas le faire. Toute son attention était concentrée sur l'évènement qui était sur le point de s'accomplir, l'évènement qui déciderait de la direction de son cursus scolaire et peut-être même du reste de sa vie. Une sorcière souriante dans une robe jaune se présenta comme étant le Professeur Artemisia, directrice de la maison de Poufsouffle, et leur dit que la Cérémonie de Répartition allait bientôt débuter. De tout ce qu'elle dit après cela, Sirius n'écouta tout simplement pas.

Une fois qu'elle eut quitté la pièce, Sirius commença à examiner ses condisciples de première année. Une fille avec des nattes blondes se dandinait inconfortablement d'un pied sur l'autre comme si elle avait besoin d'aller aux toilettes. Une autre fille, d'une tête de plus que tout le monde, gardait les bras croisés devant elle comme si elle essayait de cacher ses tremblements prématurés. Le garçon tranquille du train se tenait près du bord du groupe, mais il était trop loin pour parler. Alors que Sirius regardait aux alentours, il entendit le mot "Serpentard" sifflé avec dédain. Il regarda le garçon qui avait parlé. Il avait des cheveux noirs et des lunettes et parlait doucement—mais pas dans un murmure—à deux autres garçons. Le garçon aux cheveux noirs regardait directement vers Sirius avec un mépris évident. Sirius le regarda avec défi.

Quand les nouveaux furent entrés dans la Grande Salle en file indienne, le Choixpeau commença sa chanson sur "Les Griffondors défendent avec un courage de lion," "Les Serdaigles s'élèvent en flèche vers de nouvelles connaissances," "Les Serpentards cherchent tout chemin menant à la réussite," et "Les Poufsouffles s'efforcent seulement de faire ce qui est juste." Le Choixpeau leur promit à tous, "Vos espoirs et vos rêves je sonderai, Mais vos secrets je garderai." Sirius fut un peu surpris d'entendre quelques-uns de ses nouveaux condisciples exprimer de la surprise devant ce que faisait le Choixpeau. Il ne pouvait se rappeler ne jamais avoir su à propos du Choixpeau.

Quand la sorcière appela, "Ashworth, Adrian," Sirius prit une profonde inspiration. Etre au début de l'alphabet était une bénédiction mitigée. Il n'aurait pas longtemps à se calmer pour garder une façade de nonchalance, mais il ne voulait pas non plus avoir longtemps à paniquer.

"SERDAIGLE!" cria le Choixpeau, et la seconde table à gauche explosa en acclamations.

"S'il vous plait, oh s'il vous plait," supplia silencieusement Sirius.

"Avery, Martin."

Le Choixpeau prit encore moins de temps pour crier, "SERPENTARD!"

"Pas de surprise ici," pensa Sirius.

"Black, Bellatrix."

"Les noms avec des initiales identiques ont l'air populaires cette année," dit doucement un petit garçon blond à côté de Sirius tandis que Bellatrix s'avançait. "Vous pensez que le prochain nom sera un double C?"

"SERPENTARD!"

"Non, je suis le suivant," dit Sirius au garçon.

"Black, Sirius."

Bellatrix lui lança un sourire triomphant quand il passa. Quand le Choixpeau tomba devant ses yeux, Sirius se demanda si ça aiderait de penser à la maison qu'il voulait.

"Hautement intelligent, je vois," fit une voix dans sa tête.

"Je suis sacrement brillant. J'espère que ça m'enverra à Serdaigle," pensa Sirius.

"Pas particulièrement modeste, toutefois."

"Vous pouvez m'entendre?"

"En y réfléchissant, peut-être pas si intelligent après tout. Serpentard serait bien sûr un bon choix. Avec ton 'éclat' naturel et ton talent brut, tu pourrais aller très loin. Tout ce dont tu as besoin c'est du bon environnement pour t'élever et pour accomplir ton droit de naissance."

"J'emmerde mon droit de naissance. N'importe quelle maison vaut mieux que d'être à Serpentard."

"Ta famille sera très en colère si tu n'es pas à Serpentard."

"Bien. Je les emmerde les aussi."

"GRIFFONDOR!"

"Griff— Vous plaisantez, pas vrai?" pensa Sirius, mais le Choixpeau ne répondit pas. Comme il retirait le Choixpeau, il devint conscient qu'à la place des applaudissements enthousiastes que les précédents premières années avaient reçu, il y avait seulement des claquements de main éparpillés à la table des Griffondors. Il leva les yeux vers le son juste quand il mourait. "Ils ne veulent pas de moi," réalisa t-il. "Qui pourrait les blâmer?"

"Allez vous asseoir avec votre maison, s'il vous plait," pressa le Professeur Artemisia.

Sirius hocha sombrement la tête et se dirigea vers la table au bout à gauche. Il garda la tête haute. Sa maison le détestait. Sa famille allait le tuer—peut-être littéralement. Mais Sirius n'allait pas montrer sa peur. " Ne jamais saigner quand on nage avec les requins." Il s'assit au bout près de la table des professeurs, dos tourné à celle de Serpentard. Quelques Griffondors le regardèrent, quelques-uns l'ignorèrent, mais aucun ou aucune ne se présenta. Il fut vaguement conscient que trois ou quatre autres élèves étaient répartis, et puis Griffondor éclata en de grands applaudissements. Ils accueillaient leur premier "véritable" nouveau camarade. Une fille aux cheveux bruns jeta un oeil à Sirius en venant derrière lui et alla s'asseoir un peu plus loin à la table. Soudainement, Griffondor applaudit encore. Sirius se tourna pour regarder une fille aux cheveux roux approcher de la table. Elle lui sourit, et il fit de son mieux pour lui rendre son sourire. Elle s'assit sur le banc opposé, approximativement à moitié entre Sirius et les élèves qui gardaient leurs distances.

Ils n'étaient pas allez plus loin que "Salut" quand un élève plus âgé se présenta à la fille et chuchota quelque chose à son oreille. La fille regarda Sirius du coin de l'œil tandis qu'elle écoutait. Sirius se détourna et regarda la Répartition.

Un autre nom avec des initiales en doubles, "Greenbough, Gwendolyn," saisit ses oreilles. Sirius essaya de repérer le petit garçon blond, mais il était perdu parmi les élèves légèrement plus grands. Après qu'une autre fille, "Keddle, Eurydice," devint une Griffondor, "Lestrange, Rodolphus," et "Liegeard, Sarah," furent tous deux envoyés à Serpentard. "Lupin, Remus," se trouva être le garçon avec qui Sirius avait partagé un compartiment dans le train. Sirius applaudit avec les autres quand le Choixpeau hurla "GRIFFONDOR!"

"On se retrouve," dit Remus avec un sourire en s'asseyant directement à côté de Sirius.

Sirius sourit aussi. "Et on peut parler cette fois. Mais je te préviens : me parler est probablement un bon moyen de devenir un paria dans cette maison."

Un autre nom avec les initiales en doubles, "McKnight, Margaret," atteignit ses oreilles au moment où Remus haussait les épaules pour dire, "Et alors?"

La table éclata en applaudissements quand le Choixpeau hurla "GRIFFONDOR!" de nouveau. Margaret choisit un siège sans grande distance de la fille auburn, mais avec deux anciens et une place vide entre elle et Sirius. Il n'avait pas reconnu son nom, elle n'était donc probablement pas une sang-pur. Si elle savait qu'il fallait se méfier de lui c'était soit parce qu'elle avait grandi dans une famille sorcière ou mixte, soit parce qu'elle était une enfant de Moldu et que les premières années encore non réparti l'avaient prévenu à son sujet.

Ils écoutèrent encore trois élèves être réparti avant que la sorcière ne dise, "Pettigrew, Peter," et Sirius vit le garçon blond faire un pas en avant.

Sirius ne put s'empêcher de sourire. "Faut pas se demander comment il a remarqué les noms avec des initiales en doubles." Quand Peter prit place à côté de Sirius à la table, Sirius sourit à sa nouvelle connaissance et dit, "Tu avais raison. Les noms avec des initiales en double sont vraiment populaires cette année." Peter sourit aussi.

"Potter, James," appela la sorcière. Cela attira l'attention de Sirius et il reposa les yeux vers la Répartition. Potter était le garçon avec des lunettes qui avait si ouvertement méprisé les Serpentards potentiels un peu plus tôt. Cela ne surpris pas Sirius. Il avait reconnu le nom de Potter comme étant une de ces familles de sang-pur avec des vues plus libérales envers les Moldus et les sorciers de famille Moldue. Après quelques instants, le Choixpeau cria, "GRIFFONDOR!" et la maison acclama encore. Sirius applaudit avec les autres, mais quand James approcha de la table et s'assit entre Remus et la rouquine, le sourire joyeux de James pour ses nouveaux camarades fut accordé à tous, sauf à Sirius. Quand son regard tomba sur lui, le meilleur mot auquel Sirius aurait songé pour décrire son expression était "défi." James savait qui étaient les Blacks, méprisait déjà Sirius et ferait en sorte de lui mener la vie dure. Sirius se demanda combien de temps cela prendrait avant que Peter et Remus ne le haïssent aussi.

Sirius se tourna vers la Répartition tandis qu'Evan Rosier se dirigeait vers Serpentard et le nom de "Shacklebolt, Isabel" fut appelé. Sirius lança un œil aux élèves qui restaient.

"GRIFFONDOR!" Isabel sourit de toutes ses dents tandis qu'elle se pressait de s'asseoir auprès de la première fille répartie à Griffondor ce soir-là.

"Sinistra, Sophia."

"SERDAIGLE!"

"Hey, Peter," dit Sirius assez fort pour être entendu par-dessus les applaudissements. "Il y a un autre nom avec des initiales en double qui arrive."

"Snape, Severus," lui emboîta juste la sorcière. Peter sourit à Sirius, de toute évidence ravi que quelqu'un se joigne à lui en remarquant de telles choses.

"Tu devais connaître son nom, n'est-ce pas?" dit méchamment James. "Je suppose que vos familles sont toutes très copines. Qu'est-ce que font les clans de serpents quand ils sont ensemble?"

"SERPENTARD!"

"Vous concoctez des Potions? Chassez des Moldus qui ne se doutent de rien?"

"Boucle-la, Potter," claqua Sirius. "Tu ne sais rien sur moi."

"Je sais déjà que tu t'es moqué du nom de Peter. 'Hey, Peter. Il y a un autre nom avec des initiales en double qui arrive,'"se moqua James.

Sirius jeta rapidement un coup d'œil à Peter. Son regard blessé disait trop clairement qu'il croyait James. "Génial. On n'a même pas fini la Répartition qu'il a déjà tourné Peter contre moi. Je parie qu'il fera en sorte que Remus me haïsse quand on aura fini de manger."

Une fois que les quelques élèves restant furent répartis et que le Choixpeau et le tabouret furent enlevés, la sorcière prit sa place à côté du Directeur qui se leva pour parler.

"Depuis que je suis devenu directeur de cette merveilleuse école l'hiver dernier, j'attendais vraiment avec impatience cette première Cérémonie de Répartition pour avoir l'opportunité de vous rendre tous malades d'ennui avec un long discours alors que vous préféreriez manger, et de dire, 'Remplissons-nous la panse.'" Il se rassit sans rien ajouter et il y eut un bref, mais chaleureux, applaudissement des élèves comme des enseignants.

Sirius se retourna et vit que le centre de la table était recouvert de plats en or remplis à ras bord de nourriture. Il nota avec approbation qu'elle était très bonne et copieuse, c'était une nourriture réconfortante qui devait rappeler la maison à tout élève loin de chez lui pour la première fois et sentant que sa maison lui manquait un peu. Pas que ce soit son cas. Les plats et les mets variés étaient passés de main en main tandis que tous remplissaient leurs assiettes. Heureusement, comme tout était passé dans le sens des aiguilles d'une montre, Remus était celui qui les passait à Sirius. Il se demanda brièvement si on lui aurait passé quelque chose si il avait dû compter sur Potter ou un des élèves plus âgé.

Un joyeux bourdonnement de conversations se leva dans la salle. Sirius se demanda si un de ses nouveaux condisciples au moins était un enfant de Moldu. Il espérait toujours pouvoir leur poser des questions s'il y en avait, mais il savait qu'il ne pourrait rien demander sans que James mésinterprète son intérêt. Il reconnu les noms de famille de Pettigrew et Lupin comme des noms sorciers, mais il n'en savait pas trop sur leurs famille directe. La plus proche des filles était la rouquine, mais il n'avait pas retenu son nom. Avant qu'il puisse penser à une question sans risque à poser, le sujet des écoles primaires se présenta. Peter, Ivy, et Isabel étaient tous allés à l'Ecole Britannia Grammar pour Mages, une école publique pour jeunes sorciers et sorcières, et les deux filles étaient bonnes amies. Margaret—Maisie—bien qu'Ecossaise, avait été à l'équivalent irlandais de Britannia Grammar. James et Eurydice—James l'appelait "Dice"—étaient tous deux allés à Emrys Hall. Sirius savait que Emrys était tout aussi chère que sa propre école primaire—si ce n'est plus—mais contrairement à la sienne, on n'avait pas à être un sang-pur pour y entrer.

"Suis-je la seule à être allée dans une école Moldue?" interrogea la rouquine.

"Non, j'y suis allé," répondit Remus. "Je m'appelle Remus. Et toi?"

"Lily," dit-elle avec un sourire. "Tu es aussi de famille Moldue, Remus?"

Sirius écouta avec intérêt, les regardant alternativement tandis qu'ils parlaient. James, assis entre eux, fixait Sirius et attendait qu'il commente.

"Non, mais ma mère l'est," expliqua Remus.

Sirius sourit et baissa les yeux vers son assiette.

"Pourquoi souris-tu d'un air satisfait, Black?" demanda James.

"Je songeais juste que ça expliquait pourquoi la mère de Remus a fait un meilleur boulot que la plupart des Sorciers pour avoir l'air d'une Moldue à Kings Cross ce matin."

"J'ai vu que ta famille n'a même pas essayé," constata James. "Est-ce que s'habiller comme des Moldus est en-dessous d'eux?"

Sirius jeta un regard à Remus et vit qu'il fixait délibérément son assiette. Il n'avait pas l'air en colère ou blessé, mais son absence totale d'expression trahissait le fait qu'il cachait ses sentiments. Les yeux de Sirius revinrent sur le sourire triomphant de James. Sirius le regarda un moment, puis recommença à manger en silence.

Note : j'ai pas du tout pigé les jeux de mots de Sirus sur les noms de sa cousine et de la copine de celle-ci : Lettuce veut dire Laitue et Lovage est une herbe.