Note d'auteur : Attention, si vous êtes sensibles ou en dépression, ne lisez pas cette fic! Les histoires d'amour ne finissent pas toutes bien. C'est une histoire de quelqu'un qui suit ce qui croit être bien au lieu de suivre son cœur. Premier de six chapitres.

Droits d'auteur : Ni Gilmore Girls, ni les chansons de Noir Silence ne m'appartiennent.

Cette fic s'adresse à un public R, à cause de certaines scènes de sexe.

Quand je serai grand

(Noir Silence)

Quand j's'rai grand, j's'rai comme mon père :

Le plus fort et le plus adroit,

Le plus grand savant de la Terre.

Du moins c'est ce que mon fils dira.

Je n'ai jamais été amoureux de Nicole, je l'ai toujours su. Nous avions décidé de divorcer après la croisière. Jusqu'à ce que...

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Un soir, il était tard et j'étais en train de fermé le restaurant. Mes sentiments pour Lorelai étaient revenus en force après notre soirée de cinéma de cette semaine. Tout ce que j'avais refoulé avec la croisière, même les rêves que j'avais fait, était de retour.

J'étais tanné d'attendre. Merde... j'avais entendu 8 ans après elle. Elle m'accompagnait à la fermeture du resto quand...

(Feed-back)

« Au lieu de rester là à te plaindre que le café soit froid, voudrais-tu m'aider à ranger?

- Eh! Je suis cliente ici!!!

- Mais le resto est fermé.

- Je paie toujours pour le café

- Je t'en donnerai à volonté pour ce soir si tu m'aides

- Oh, si tu me prends par les sentiments! »

Elle se leva et commença à laver les tables. D'un mouvement énergique, elle frottait une table à la fois. Je retournai mon regard vers elle quand elle se pencha pour récurer une tache de ketchup sur une table du fond. Le jean qu'elle portait était très moulant et mettait en évidence son derrière. Je ne pouvais m'empêcher de le regarder me demandant comment se serait de le caresser, de remonter mes mains sous son T-shirt et de flatter le velours de son dos. Quand je me sentis mon pantalon rétrécir, je me tournai vers la cuisine espérant qu'elle n'ait rien remarqué.

Elle se releva et se retourna pour me chercher du regard. Ne me voyant pas, elle cria : « Luke? » Je ne répondis pas, toujours embarrassé.

Elle s'approcha de la cuisine. 'Merde' pensai-je. Je me retournai vers le lavabo pour laver un peu de vaisselle.

« Luke? Dit-elle en entrant dans la cuisine.

- Mm? Répondit-je sans me retourner.

- Luke, savais-tu que tu avais un lave-vaisselle?

- Il est brisé.

- C'est ça le bruit de métal qu'on entend, dit-elle faisant allusion au lave-vaisselle qui fonctionnait à côté d'elle.

- Oh!

- Luke, qu'est-ce qu'il y a?

- Rien. Pourquoi?

- Euh... peut-être parce que tu me mens. Pourquoi m'as-tu dis ça?

- Pour rien.

- Luke, je sais qu'il y a une raison. Pourquoi m'as-tu menti?

- Pour rien.

- Dieu que ça peut être difficile avec toi parfois, et pourquoi tu ne te tournes pas, tourne-toi.

- Non.

- Tourne-toi.

- Non

- Luke, tu agis comme un enfant. Tourne-toi ».

Je n'avais plus le choix, je me tournai laissant voir mon érection évidente et elle se mit à rire.

« C'est ça, je fais un fou de moi et la seule chose que tu fais est rire.

- Désolée, mais c'est quoi ça?

- Je crois que tu es au courant, dit-je en me retournant vers le lavabo.

- Je veux dire, pourquoi maintenant? Es-tu frustré à ce point?

- Lorelai, SVP, je suis assez embarrassé comme ça, n'en rajoute pas.

- Désolée, mais je comprends juste pas pourquoi tu es si... euhmm... au garde-à-vous ce soir.

- Très drôle

- Je veux dire, qu'est-ce que tu as? »

À ce moment, je me demandai si c'était le moment, le bon moment, celui que j'attendais depuis si longtemps. Je pris mon courage à deux mains et dit d'une voix à peine audible : « c'est toi.

- Quoi?

- C'est toi.

- QUOI?

- Disons que je ne peux plus renier le fait que tu me fasses de l'effet ».

Ses yeux grossirent et je me demandai si ne j'avais pas fait la gaffe de ma vie. J'allais perdre Lorelai à jamais. Je me souvenais maintenant pourquoi je n'avais rien dit avant.

C'est à ce moment que quelque chose que je croyais impossible se produisit. Elle se précipita vers moi et écrasa ses lèvres contre les miennes. Après un moment, je lui rendis le baiser. Cette femme dont j'étais certainement amoureux depuis tellement longtemps était en train de m'embrassait. Je croyais mourir.

Le baiser dura plusieurs instants. Après un bout de temps, on se sépara, surtout à cause du manque d'air. Nos fronts étaient restés collés. Elle avait toujours ses mains autour de mon coup. Elle les glissait dans mes cheveux et fit tomber ma casquette de base-ball. Puis, elle les baissa vers ma taille. Elle joua un moment avec l'ourlet de ma chemise et commença à déboutonner un à un chaque bouton remontant jusqu'à mon col.

Je l'embrassai, capturant sa lèvre inférieure entre les miennes, les caressant, les mordillant. Elle y frotta sa langue et je la laissai entrer dans ma bouche, lui démontrant toute mon affection pour elle.

Elle continuait son exploration. Elle fit glisser ma chemise le long de mes avant-bras et la laissa tomber par terre. Elle descendit à nouveau ses mains à ma taille et agrippa mon T-shirt. Mes mains qui étaient placées sur ses hanches se levèrent au-dessus de ma tête. Elle monta mon chandail. Celui-ci resta coincé sous mon menton. Nous rions comme des enfants d'école quand elle réussit à me libérer. Aussitôt libre, je l'embrassai et ma main frôla son menton, les siennes caressaient ma nuque puis ma poitrine.

Nous nous séparâmes, ses mains toujours sur ma poitrine qui continuaient à descendre. Son regard était fixé vers mes muscles quand sa tête remonta vers moi et me montra son plus beau sourire.

Je n'en pus plus. Je l'embrassai avec toute la fougue en moi et glissa mes mains sous sa camisole, la remonta au-dessus de sa tête et défis son soutien-gorge qui tomba près de nous. J'admirai sa superbe poitrine ronde et je la caressai passant ses mamelons entre mes doigts. Je déplaçai ma bouche contre son cou, puis son épaule. Elle jouait avec la boucle de ma ceinture et réussit à la défaire. Elle fit tomber mes jeans par terre, puis mes boxers lui démontrant très clairement mon envie d'elle. Je fis de même avec ses jeans et ses petites culottes.

Nous étions donc totalement nus dans la cuisine de mon restaurant et nous nous apprêtions à faire quelque chose que nous avions tous les deux envie de faire depuis TRÈS longtemps.

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« Je n'ai jamais fait ça avant, lui avouai-je.

- Ne me dis pas que tu étais vierge, parce que je ne te croirai pas.

- Non, je veux dire, coucher avec quelqu'un sur un coup de tête comme ça.

- Tu regrettes?

- Jamais.

- Moi, oui.

- Quoi?

- Non, non, je ne regrette pas, jamais! Je veux dire, j'ai déjà couché avec quelqu'un sur un coup de tête.

- Qui?

- Le père de Rory, mais je dois avouer que c'était loin d'être aussi bien qu'avec toi!

- Ah oui?

- Oui, d'abord c'était sur le balcon de mes parents au mois de mars!

- Oh!

- Et puis, il est loin d'être... tu sais... aussi équipé que toi.

- OH! Content de te plaire.

- Et puis, tu étais si gentil, comment faire pour ne pas tomber amoureuse de toi.

- QUOI!?!

- Qu'est-ce que j'ai dit?

- Que tu étais amoureuse de moi.

- J'AI DIT ÇA, j'étais sûre de ne l'avoir que pensé.

- Et c'est vrai.

- Quoi?

- Que tu m'aimes?

- Euh... peut-être? »

Je rêvais, c'était clair. Lorelai. Lorelai Gilmore. La femme dont j'étais amoureux depuis je ne m'en souvenais même plus, m'avait dit qu'elle m'aimait. Comme seule réponse que j'étais capable de donner, je l'embrassai. Le baiser rompit.

« Je t'aime aussi.

- Vraiment

- Es-tu folle? C'est sûr que je t'aime, je ne me rappelle même plus quand je suis tombée amoureux de toi.

- Wow.

- Je sais.

- Et maintenant?

- Je t'invite au resto.

- Quand?

- Demain soir.

- À quelle heure?

- Dix-neuf heures, c'est correct pour toi?

- Certaine. Écoute, ce n'est pas que je ne voudrais pas passer la nuit avec toi au contraire, mais Rory va m'attendre à la maison.

- Rory est ici?

- Elle devrait être là d'une minute à l'autre.

- Pourquoi à cette heure?

- Elle dit qu'elle s'ennuyait.

- Ah bon.

- En tous cas, je dois y aller, je suis désolée.

- Je comprends, on se voit demain?

- Je ne peux plus attendre.

- Moi non plus ».

Je l'aidai à se rhabiller et elle se dirigea vers la sortie. Une fois passé la porte, elle me lança son plus beau sourire

Elle se retourna et stoppa sa marche. Je me demandais ce qu'il n'allait pas quand j'ai vu Nicole qui se tenait devant le restaurant. Je me dirigeai vers elle et je tentais de ne pas faire voir notre aventure avec Lorelai. Nous n'étions pas encore divorcés après tout.

« Nicole, mais qu'est-ce que tu fais ici?

- Il faut que je te parle.

- Je vais y aller, dit Lorelai. À demain.

- Bye Lorelai, dit-je en la regardant partir.

- Il y a quelque chose entre vous deux, n'est-ce pas?

- Ne dis pas de folies Nicole.

- En tous cas, ce n'est pas pour ça que je suis ici.

- Tu veux un café?

- Non merci.

- Bon d'abord, pourquoi es-tu ici?

- Je suis enceinte ».

J'échappai le pot de café que je tenais dans mes mains. 'Merde' Je ne pouvais pas croire ce qu'elle disait. Elle ne pouvait pas dire vrai. Pas maintenant, pas après que Lorelai et moi ayons enfin trouver notre voie.

« Ça fait longtemps que tu le sais?

- Deux mois.

- DEUX MOIS? Criais-je.

- Je sais, je sais, mais je ne pouvais pas te le dire. Pas après que nous ayons décidé de divorcer. En plus, je pensais me faire avorter, mais quand j'ai été chez le médecin hier, il m'a montré l'échographie et je n'ai pas pu. J'ai donc décidé de le garder. Je ne te demande pas de t'en occuper, ni rien.

- Déménagerais-tu ici?

- Quoi?

- Je te demandais si tu déménagerais à Star Hollow, je ne peux pas aller à New-York, mais je pourrais m'occuper du petit si tu déménages dans le coin.

- Tu n'es pas obligé.

- Quoi? Mais es-tu folle? Penses-tu que je te laisserais seule avec mon petit? J'ai vu comment c'est. J'ai vu comment il peut être difficile d'élever un enfant seul. Je veux t'aider Nicole.

- Pour vrai.

- Quel mari je ferais si ce n'était rien.

- Mais j'ai vu le sourire que Lorelai et toi vous vous êtes lancé tantôt. Je ne suis pas folle Luke, je sais que tu l'aimes.

- Laisse-moi m'occuper de ça.

- J'ai un autre rendez-vous chez le médecin demain, vas-tu être là.

- Promis. »

Elle sortit, ma vie aussi. Je m'assis au comptoir et enfouit la tête dans mes mains. Lorelai. Comment je vais réussir à lui dire ça? Le soir où elle m'a dit qu'elle m'aimait... le soir où je lui ai enfin dit que je l'aimais... le soir où nous avions fait l'amour pour la première fois. 'Quel salop je fais!'

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Je ne sais pas comment j'ai retrouvé mon chemin vers sa maison. Mes yeux étaient remplis de larmes et je voyais à peine devant moi. De toute façon, la première chose que j'ai su était que je me trouvais sur son perron essayant de trouver le courage de frapper à sa porte.

« Eh! Dit-elle avec son plus beau sourire quand elle vint me répondre.

- Salut, dis-je la voix tremblante.

- Oh mon Dieu! Ça va?

- Il faut qu'on parle.

- Mais qu'est-ce qui se passe, Luke, quelqu'un est mort?

- En quelque sorte.

- Oh Seigneur, tu sais que tu peux tout me dire.

- Assis-toi, dis-je pensant qu'elle en aurait besoin.

- Mais qu'est-ce qu'il y a?

- C'est pas facile, Lorelai. Mais, il faut que je le fasse.

- Quoi? Dis moi ce qu'il y a.

- Nicole est enceinte », dis-je à mi-voix.

Lorelai resta silencieux, les yeux fixés dans le vide. Elle semblait penser quand j'ai vu ses lèvres trembler. Des larmes montaient à mes yeux aussi, mais comment... Je ne me rappelais même plus de la dernière fois où j'avais pleuré. Mais maintenant j'étais là devant la seule femme que j'ai aimée depuis les dix dernières années et je lui annonçais que je ne pouvais pas être avec elle.

Je me penchai et la pris dans mes bras, la laissant pleurer sur mon épaule.

« Mais comment, Luke? Mais pourquoi? Ça nous a pris tellement longtemps! Pourquoi que maintenant quand on s'est enfin trouvé il faut que ça nous arrive. Je t'aime Luke, si tu savais comme je t'aime.

- Je sais. Je t'aime aussi, mais je ne peux pas, tu sais comme moi qu'un petit a besoin d'un père.

- Mais il y a la garde partagée, on peut essayer quelque chose.

- Tu sais ce qui arriverait Lorelai. On dit une semaine sur deux, puis ça devient une fin de semaine sur deux et ça finit qu'on ne se voit qu'aux fêtes.

- Mais Luke, tu ne peux pas te faire ça.

- Je veux que mon enfant soit capable de parler de moi comme étant fier de moi.

- Mais Luke...

- On peut continuer à être ami, si tu veux, se voir tous les jours...

- ... Et prétendre que tout ceci ne s'est jamais passé.

- et prétendre que tout ceci ne s'est rien passé.

- Si ça te dérange pas trop, j'aimerais mieux être seul, je suis fatiguée, je veux me coucher.

- Je te comprends. Ça va aller?

- D'après toi.

- Je suis tellement désolé, Lorelai.

- Sûrement pas autant que moi.

- J'en suis pas sûr.

- Ce n'est pas moi qui vais devenir maman.

- Bye Lorelai, je t'aimerai toujours.

- Bye Luke ».

Je me dirigeai vers la sortie, lui lançai un dernier regard et sortis de la maison. Dans les escaliers, je croisai Rory. Je pris tout mon courage et lui dit : « prends soin de ta mère, elle en a besoin ».

Sur la route du retour, je me faisais la promesse que je faisais le bon choix. Je devais devenir un bon père, je devais faire en sorte que mon enfant soit heureux et qu'il soit bien. Pour l'amour de Lorelai, je lui dois bien ça.

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Quand j's'rai grand, j's'rai comme mon père :

Le plus fort et le plus adroit,

Le plus grand savant de la Terre.

Du moins c'est ce que mon fils dira.

À suivre...

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