Tu me corresponds…

Prologue

Harry ne supportait plus de vivre chez les Dursley. Même si avant, ce n'était déjà pas une partie de plaisir, maintenant que Sirius était mort et que la guerre entre les adeptes de Voldemort et le reste du monde des Sorciers avait commencé, c'était pire. Grâce à l'intervention de Maugrey, Tonks et Lupin à la gare lors de son retour de Poudlard, les Dursley avaient décidé d'ignorer encore plus Harry, ce qui l'arrangeait tout à fait. Il restait en contact avec ses amis Sorciers par l'intermédiaire d'Hedwige et avait de temps en temps des appels téléphoniques d'Hermione et de Ron, qui avait enfin compris qu'il ne servait à rien de crier pour que son ami l'entende. Cependant, Harry s'ennuyait et se demandait surtout ce qui se passait dans "l'autre monde". Il aurait aimé avoir des nouvelles, savoir où en était la guerre, mais personne ne voulait répondre à ses questions.

Un week-end, les Dursley furent invités à rendre visite à la Tante Marge, celle-là même que Harry avait gonflée comme une baudruche trois ans auparavant. Le jeune homme refusa de les y accompagner. L'Oncle Vernon commença à se mettre en colère, mais se souvint rapidement des avertissements de Maugrey Fol'œil. Il accepta donc que Harry reste seul, mais l'enferma à double tour dans la maison. Ce qu'il ne savait pas, c'est que son neveu avait un double de la clé de la maison, cadeau de Fred et George Weasley qui avaient pensé qu'elle serait utile à leur ami. Lorsqu'il fut enfin seul, Harry alla chercher sa valise, y fourra toutes ses affaires et prit la cage d'Hedwige. La chouette blanche était partie chasser, mais il savait qu'elle le retrouverait n'importe où. Il descendit au rez-de-chaussée, puis écrivit un mot à son oncle et sa tante :

Oncle Vernon, Tante Pétunia,

Je pars. Ne me cherchez pas, je n'ai pas l'intention de revenir cette année… Mon départ est peut-être même définitif. Je pense que vous serez contents d'être enfin débarrassés de moi. J'ai pris toutes les affaires qui me tenaient à cœur. Vous pouvez faire ce que vous voulez du reste, je m'en moque.

Adieu.

Harry P.

Harry déposa le mot sur la table de la cuisine, avant d'appeler un taxi. Il avait un peu d'argent moldu que Sirius lui avait donné la dernière fois où il s'était rendu chez lui, juste au cas où il en aurait besoin. Lorsque le taxi arriva, il chargea sa valise et la cage d'Hedwige dans le coffre, puis donna une adresse à Londres au chauffeur.
Pourvu qu'il soit chez lui…