Auteur : Florelia et vi je remets ca ! Mes chers lecteurs de "Je te veux" ou "Opposés" ne vous fachez pas, je ne délaisse aucune des 2, j'avaos juste envie d'entamer autre chose.

Titre : Ma révolution (please ne faites aucun rapport entre ce titre et celui d'une certaine chanson interprété par une personne dont le nom ne sera pas prononcé ici.)

Genre : Un Harry/Draco, plus précisément fixé sur Harry puisqu'il y parle à la première personne. Probablement un slash à venir mais pas encore écrit. Comme toujours la fic est entourée d'humour, sans lequel je n'écrirais rien de bon je crois.

Disclaimer : Tout à JK Rowling sauf ce qui déborde autour. Vous verrez.

Résumé : Je ne suis pas douée mais on peut l'exposer ainsi : Harry a 22 ans et se rend compte que depuis la chute de Voldemort, il mène une vie bien artificielle où il se contente de faire le beau en première page des journaux. Mais une drôle d'idée va changer sa vision des choses, un souvenir, plus précisément, nommé Draco Malfoy.

Spoilers : Du tome 1 au tome 5, logique.

Remarque : L'inspiration m'est venue en regardant Figth Club (que je recommande à tout le monde. Merci à Sacha pour me l'avoir fait découvrir), certaines petites idées viennent de là, mais je vous les ferais remarquer au fur et à mesure.


Courte intro je sais, mais je n'ai pas encore écrit beaucoup sur cette fic, mais je l'adore déjà lol. Pour une fois j'ai tout écrit à la main, surtt le soir ( c'est d'ailleurs bien chiant de tout retaper à l'ordi par après). Voyons ce que cela donne…

Ma révolution

Je ne sais pas pourquoi je l'ai appelé lui. Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à lui pour me « consoler ». Mais, je sais aujourd'hui que je ne regrette rien.

Je m'en souviens comme si c'était hier, je me trouvais assis sur le tapis face à la cheminée, ma tête renversée sur ce qui servait d'appui pour fessier de mon super fauteuil à place unique édition limitée tout droit importé du Japon. Si je vous donne autant de détails, c'est pour vous apporter une idée assez précise de ma vie, de ma pathétique et luxueuse vie.

Ce soir-là, je m'étais saoulé comme jamais à coups de Whisky Pur Feu. Je noyais une fois de plus, une des mes multiples déceptions amoureuses dans la bras de Dame Ivresse.

Je crois que j'en étais arrivé à une sorte de ras le bol de ma vie, vie si envieuse à en croire la presse.

Pour beaucoup, j'avais une vie de rêve, j'étais à leurs yeux connu, riche, beau et jeune donc, heureux. Mais, je peux vous assurer que ce train de vie lasse très rapidement, les restaurants gratuits, les invitations aux soirées branchées, les femmes qui vous sautent au cou sans même vous connaître, ça vous ramène vite à une réalité factice, qui est la vôtre mais que vous détestez.

Revenons à ce fameux soir. Je venais de me séparer une fois encore de cette suceuse d'énergie de Cho Chang. Deux ans qu'on jouait à « Je t'aime, moi non plus » et il m'a fallu seulement une minute pour me rendre compte que je n'avais nullement besoin de ce poison féminin. Etait-ce la totale absence de logique, ou au contraire une logique plus présente que jamais qui m'a fait dire STOP ? Je ne sais pas. Mais une chose était sûr, marre des premières pages de la Gazette du Sorcier et des « Harry !!!! » hystériques.

Rien à secouer de passer pour un mégalo, j'ai tout envoyé valser et avec le peu de coordination qui me restait, j'ai jeté de la poudre de Cheminette dans la cheminée imitation Renaissance et j'ai prononcé ces mots « Manoir Malfoy ».

Il fallait vraiment que je sois dans un sale état pour songer à la seule personne qui me replongeait dans un monde obscur et sanglant qui avait régné sur mon passé.

Pour plus de facilité, je vais vous raconter tout ça, comme si vous y étiez.

Une tête de femme surgit devant moi et me dit « Vous désirez Monsieur ? ».

-« Parler…au maître de maison » dis-je sur un ton très snob.

C'est bête, mais je me suis retrouvé dans l'incapacité d'articuler son nom. Draco Malfoy ou Celui-Dont-Je-N'-Osais-Plus-Prononcer-Le-Nom.

-« Qui dois-je annoncer Monsieur ? »

Ca y est, elle commence à me saouler avec ces questions et pourtant je suis déjà bien entamé. J'ai une soudaine envie de la voir s'enflammer pour de bon.

Mon dieu… l'alcool fait vraiment des ravages…

-« Dites-lui, de la part d'une vieille connaissance. »

Réponse sournoise, je sais. Mais, au bord du coma éthylique ou non, je ne vais pas me priver de l'effet de surprise. Un Malfoy étonné, voir hébété est un spectacle de toute beauté.

La gouvernante fronce les sourcils mais s'exécute tout de même. Je pense qu'elle m'a reconnu, mais qu'elle en a pas cru ses yeux. On devrait toujours se faire confiance…

J'entend enfin des pas s'approcher. Elle est parti le chercher en Sibérie ou quoi ?

Soudain, la tête toujours aussi blonde, si pas blanche de Malfoy apparaît dans l'encadrement de ma cheminée.

-« A qui ai-je l'honneur ? » demande-t-il négligemment de son intonation de Roi.

Là, je dois être resté un peu trop longtemps silencieux parce que sa tête vient littéralement de sortir des flammes, m'éjectant au passage.

-« La moindre des politesses serait au moins de me… »

Il vient de s'arrêter ou plutôt de s'étrangler au beau milieu de sa phrase. C'est de ce visage là dont je parlais, exactement de celui-là ! Mr Malfoy vient de me reconnaître.

J'ai quelques bouteilles dans le sang, mais j'arrive pleinement à savourer cet instant.

-« Potter… »

C'est tout ce qu'il arrive à articuler avec une haine dans le regard que je n'avais plus vu depuis longtemps. Moi, habitué à tous ces sourires étirés et à ses yeux admiratifs, me sens plus vivant que jamais par ce simple regard écœuré. C'est comme si je venais de me réveiller après un long et étouffant songe.

Le temps que je sorte de ma rêverie ou plutôt du choc de ma révélation, Malfoy a déjà disparu et se trouve remplacé par la femme que j'ai rêvé de voir immolé quelques minutes auparavant.

-« Je suis navrée Monsieur mais Mr Malfoy n'est pas dans la possibilité de s'entretenir avec vous » me dit-elle l'air sincèrement gêné.

Bien…elle met les formes pour dire que Malfoy ne veut plus jamais revoir ma face à lunettes dans sa belle cheminée.

-« Je dois…Vraiment je suis désolée… » bredouille-t-elle en faisant glisser une plaque de métal devant moi.

Les Moldus, lorsqu'ils ne veulent pas parler à quelqu'un, coupent leur téléphone, les sorciers, condamnent leur cheminée.

Et merde !

Totalement épuisé je jette mes lunettes je ne sais où. Je les retrouverais seulement le lendemain matin entre ma table basse en marbre gris et blanc et mon pouf en véritables faux poils de licorne.


Alors ? Oui c'est court, vrmt court mais tout dépendra des réactions, de vos réactions.

J'attend vos commentaires avec impatience.

Florelia