Disclaimer : ni Declan ni Peggy ni Miranda ne m'appartiennent…. Vous le savez sans doute sinon vous ne seriez pas là. Le titre lui est de Victor Hugo. Les autres persos et l'intrigue m'appartiennent toutefois.

Les morts, ce sont les cœurs qui t'aimaient autrefois

Prégénérique

Le mur entourant le cimetière n'étaient pas très haut, et les quatre jeunes n'avaient eu aucun mal à les escalader, même avec leurs outils. Ils n'avaient pas non plus perdu de temps à trouver la tombe qu'ils voulaient, ils l'avaient soigneusement repérée auparavant. Un seul nom était gravé dessus, et l'épitaphe était courte : « Beloved daughter. »

« Eh bien, fille bien-aimée, tu nous pardonneras de te tirer de ton sommeil de la sorte, mais nous avons des comptes à régler... » fit l'un des hommes. Il ne leur fallut qu'un petit quart d'heure, et la force de deux des jeunes gens, pour enlever toute la terre qui couvrait le cercueil. Pendant ce temps, le plus vieux préparait ses ingrédients. Il entoura la pierre d'une longue chaînette à laquelle était accrochée un gros crucifix en métal, et disposa plusieurs bougies autour du trou, en se référant à une feuille qu'il lisait à la lueur d'une torche.

La seule jeune femme du groupe s'était assise à l'écart dans l'herbe humide et tremblait comme une feuille. L'aîné s'approcha d'elle et entoura ses épaules de son bras.

« Tu es prête, Dak ? Tu peux encore changer d'avis. Mais c'est le seul moyen de te libérer. »

« Je sais ! » s'écria-t-elle nerveusement.

« Moins fort... »

« Désolée... Je n'ai pas peur. Plus vite ce sera fait, mieux ce sera. Ca fait trop longtemps que je souffre. »

« Oui, c'est bien, Dak. Il faut affronter le mal en personne si tu veux que son esprit cesse de te hanter. Viens. »

« Ca va ? » demanda un des deux autres en tapotant le bras de la frêle jeune femme.

« Je suis prête. »

Ils observaient le cercueil en silence. Les années avaient laissé leur marque sur le bois. Après un échange de regard avec le maître de cérémonie, le troisième homme se rapprocha de la boîte et glissa l'extrémité de son pied de biche entre le couvercle et la paroi du cercueil. La jeune femme s'agenouilla devant l'orifice et laissa l'aîné lui verser quelques gouttes de liquide sur le visage et la gorge.

Avec un craquement, le cercueil s'ouvrit brutalement. L'intérieur n'était éclairé que par la lueur infime des bougies, mais la silhouette qu'ils croyaient tous y discerner n'était pas celle qu'ils attendaient. La jeune Dak se mit à respirer plus vite. On dirigea le rayon d'une torche vers l'intérieur.

« Oh mon Dieu ! » s'exclama l'un des garçons en reculant, tandis que Dak poussait un petit cri en se couvrant la bouche des deux mains.

« Adrian, qu'est-ce que c'est que cette merde ? demanda celui qui tenait le pied de biche. Qu'est-ce ... Pourquoi... ça ? »

« C'est la preuve, les garçons ! La preuve qu'elle est responsable de tous les problèmes de notre amie ! »

« Mais c'est quoi, un zombie ? Un vampire ? »

« Je m'en vais... fit Dak en se levant. Je reste pas ici. C'est allé trop loin, les gars. Vient George, on se tire. »

« Calmez-vous ! » tenta l'aîné, avec une voix douce. Mais il fut interrompu par une voix inconnue sortant de l'obscurité.

« Ne bougez pas ! J'ai un fusil ! Je vous préviens j'ai appelé la police ! » s'écria l'homme, qui se tenait à distance.

« Merde, le gardien ! » Il renversa les bougies, éteignit sa lampe et tira Dak et George avec lui.

« Venez ! Jetez vos lampes ! »

Les trois jeunes s'enfuirent, ombres dans l'obscurité. Le jeune homme penché sur le cercueil jeta un coup d'œil en direction de l'homme qui prétendait être armé, puis vers ses camarades qui étaient partis sans lui. Avec un juron, il balança sa torche loin de lui et les suivit.

Le jeune gardien, qui avait gardé ses distances de peur que les profanateurs soient armés, jura aussi entre ses dents. Il avait un fusil, mais répugnait à l'utiliser. Avec sa poisse, il risquait d'en toucher un... Il renonça à leur courir après, ils avaient trop d'avance. Il se demanda s'il devait aller constater les dégâts sur la tombe. Son employeur ne lui avait jamais expliqué ce qu'il devait faire en cas d'intrusion de ce genre...

Il fit demi-tour en soupirant et rentra vers la petite cabane où il travaillait. Il allait attendre l'arrivée des policiers. Eux sauraient que faire.