Chapitre 65

La blague des Wild Cats fit parler tout Poudlard durant près de deux semaines. Les élèves étaient stupéfaits par les sorts des quatre gamins avaient lancé sur l'école tandis que les professeurs étaient encore furieux de la blague des félins c'est d'ailleurs pour cela que les Wild Cats avaient tous écopé de deux semaines de retenus avec le nouveau concierge, Rusard. Ils avaient dû nettoyer la salle des trophées, la Grande Salle ainsi que la salle de Potions sans magie. Le professeur Dumbledore envoya une lettre aux parents des jeunes qui éclatèrent de rire en lisant les coups fumants des marmots. Les elfes en discutèrent et acceptèrent que les quatre félons soient punis comme des élèves normaux. Alors les professeurs les punirent. Mais alors qu'ils pensaient qu'ils n'allaient pas utiliser la magie, les quatre petits monstres se firent une joie de n'utiliser que la magie après avoir endormi le cracmol et sa chatte Virago, une furie acariâtre, pucelle et revancharde.

Les Wild Cats étaient donc dans la salle des trophées avec Rusard, quand Leana se mit à chanter. Avec un léger sourire, ils virent le cracmol lutter contre le sommeil puis en quelques secondes, il ronfla comme un sonneur. Les quatre amis lancèrent un regard malicieux sur le chat noir du concierge et décidèrent de modifier un peu l'aspect extérieur du petit félin. Ainsi de noir, Virago passa à un rouge flamboyant. Ensuite, ils décidèrent de quitter les lieux non sans avoir transformé Rusard en une superbe blonde incendiaire. Ce fut donc en riant qu'ils se promenèrent dans le vieux château endormi.

Ils ensorcelèrent tous les portraits du château afin qu'ils ne fassent que répéter ce que disait les personnes qui auraient la mauvaise idée de parler devant eux. Ensuite, ils lancèrent un sort sur les armures afin qu'elles poursuivent inlassablement les fantômes et plus particulièrement Peeves. Ce serait deux jours d'enfer pour le pauvre poltergeist, il ne pourrait aller nulle part sans tomber sur des armures agressives qui tenteraient de l'occire à coups d'épée ou de masse d'armes.

Leana regardait son fiancé en riant, elle savait qu'il la vengeait de l'attaque qu'elle avait subie quand elle était venue étudier à Poudlard durant la seconde année de son futur époux. Ron et Draco étaient pliés de rire, les elfes noirs étaient vraiment très rancuniers. Ensuite après avoir préparé la vengeance contre Peeves, ils décidèrent de lancer un autre sort sur les tableaux, en plus de répéter tous ce qu'ils pourraient entendre, ils se mettraient à faire un strip-tease dés qu'ils entendraient une certaine expression. Ils auraient bien voulu faire plus de dégâts malheureusement, le soleil commençait à se lever et les professeurs allaient aussi se lever et les prendre au piège. Grognant, ils se réfugièrent dans la chambre des secrets mais ils entendirent parfaitement les hurlements de rage de Peeves et les cris d'horreur des étudiants qui prononçaient le surnom stupide que la presse avait donné à Jedusor soit, celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ou plus simplement tu-sais-qui, et ceux qui osèrent dire le surnom encore plus stupide que le mage noir c'était donné, alias Voldemort.

Dumbledore ne savait plus s'il devait rugir de fureur ou éclater de rire devant les mauvais coups des Wild Cats. Dans la grande salle, il y eut un silence de mort quand Virago arriva le poil écarlate et le dos hérissé, ainsi que Rusard sous son aspect de blonde plantureuse ce qui gâchait le tout, c'est qu'il avait gardé son visage ingrat. Il y eut d'abord un petit rire qui comme un gravillon entraina une avalanche dévastatrice. Tous le savaient, les Wilds Cats avaient encore frappé. Le professeur McGonagal serra les poings puis soupira lourdement, ils étaient lundi et cela allait être une longue et dur semaine avant d'être un samedi. Cependant, il se passa une chose que les Wild Cats ne pensaient pas arriver. Alors que les élèves riaient de la métamorphose du cracmol et de son horrible chatte, un nuage de hiboux s'abattit sur la Grande Salle en apportant les nouvelles d'un massacre sans précédent et sans motif valable.

Voldemort furieux de la tuerie contre ses mangemorts avaient décidé de se venger et avait attaqué Londres, causant un véritable bain de sang. Il s'était attaqué aux familles moldues dont un enfant se trouvait à Poudlard. Il s'était attaqué à des gens qui ne pouvaient se défendre contre la Magie, car ils ne pouvaient se douter qu'elle existait. Dans le vieux château, les rires avaient laissé place à l'horreur et aux larmes alors que les élèves lisaient la liste des victimes de ce monstre. A la place des gryffondors, un cri de douleur retenti alors que la jeune Lily Evans se retrouvait seule au monde, ses parent et sa sœur ayant été tués alors qu'ils revenaient d'une séance au cinéma. Ce cri désespéré trouvait dans la Grande Salle ses jumeaux alors que d'autres enfants se retrouvaient eux aussi orphelins de père, de mère ou des deux parents. Nombreux furent ceux qui s'enfuirent pour rejoindre leurs salles communes afin d'extérioriser cette souffrance atroce. Pour nombre d'étudiants, l'innocence de l'enfance leur était arraché de la pire des façons.

James se leva et, se moquant de savoir s'il allait recevoir une beigne, serra contre lui la jeune gryffondor comme il aurait voulu être serré s'il avait été à sa place. Les maraudeurs sentirent une larme couler le long de leur joue alors qu'ils se rendaient enfin compte que la guerre les avait rattrapés et se trouvait désormais aux portes de Poudlard.

Dumbledore caressa un instant son phénix puis lui demanda :

-Mon gentil Fumseck peux-tu aller chercher les Wild Cats ? Ils doivent être mis au courant.

-Tout de suite mon ami.

Le phénix blanc disparut dans un souffle de glace et réapparut dans la Chambre des Secrets. Les quatre amis étaient en train de s'esclaffer des mauvais coups qu'ils avaient perpétrés sur l'école, quand l'oiseau blanc apparut. Le premier à se taire fut Ron qui s'exclama :

-Fumsy alors comment ça se passe là haut ? Pas trop perturbé par un Rusard enfin sexy ?

Ils cessèrent de rire quand ils virent les yeux bleus emplis de larmes du phénix. Leana demanda doucement :

-Que se passe-t-il mon ami ?

-Le mal a attaqué en force et le sang des innocents à couler à flot.

-Ce salopard de sac à main sur pattes commence bigrement à m'énerver, gronda Estel.

-Que fait-on ? demanda Ron.

-Fumseck, peux-tu prévenir le directeur que nous partons rejoindre le double royaume, il est temps que ce monstre découvre la vengeance des elfes noirs, siffla Estel.

-Faites attention.

-Ne crains rien mon ami plumé, il faudrait être fou pour attaquer quatre guerriers comme nous. Nous partons les amis, ordonna Estel.

Devant le phénix, les quatre amis transplanèrent afin de rejoindre la forêt d'Emeraude et les doubles royaumes. Le phénix regarda un instant la Chambre des Secrets, puis il s'envola rejoindre la Grande Salle. Alors que l'atmosphère dans la Chambre des Secrets était devenue lourde et pleine de colère, dans la Grande Salle, c'était la tristesse et la douleur qui étaient les maîtresses. Tous pleuraient, enfin, presque tous. Les Maraudeurs rageaient ainsi que certains serpentards qui détestaient Voldemort tandis que d'autres jubilaient devant cette preuve de la puissance de leur maître.

Dumbledore n'avait plus les yeux pétillants de joie de vivre en cet instant tragique et il faisait vraiment son âge. Il avait tellement voulu protéger sa bien-aimé école et voilà que ce monstre avait attaqué et décimé des familles entières. Comment faire pour vaincre ce sorcier maléfique ?! Il n'en avait aucune idée. Il ne pouvait demander de l'aide aux Malefoy, Abraxas le chef de famille haissait ce saleté de sang-mêlé, ce sang-de-bourbe ignorant comme il l'appelait avec mépris et cet homme d'honneur ne laissera jamais son dernier descendant se mettre au service de Tom, il l'aimait beaucoup trop pour cela. Autant avait-il hait ses enfants, autant il adorait son seul petit-fils. Pour la première fois de sa longue existence, Dumbledore ne savait que faire. Son regard se posa sur les élèves, puis sur les maraudeurs et là il sut ce qu'il devait faire, attendre la réponse des elfes noirs. Il en eut la certitude quand son meilleur ami à plumes arriva et lui dit avec douceur :

-Les Wilds Cats me font te dire qu'ils rejoignent le double royaume afin de prévenir leur parents de ce carnage.

-Bien, je crois que les cours vont …

Salazar interrompit le vieux sorcier en s'exclamant pour que tous entendent :

-Mesdames et messieurs ! Aujourd'hui les cours vont être suspendus !

Tous les élèves relevèrent la tête, si une partie remerciait le fondateur de sa compréhension, les autres étaient prêts à hurler de joie. Malheureusement cette compréhension et cette joie s'évanouirent aussi vite qu'elles étaient venues quand l'elfe rusé comme un renard rajouta avec un sourire machiavélique :

-Je vous attends tous dans la Grande Salle en vêtement de sport. Tout refus sera sanctionné par dix tours de château par refus et en cas de trois refus, ils auront l'immense honneur de faire quinze tours de lac et cent pompes avec un sac de fumier sur le dos. Alors, quelqu'un veut refuser ?

Il n'y eut qu'un silence de mort comme réponse.

-Parfait ! Et maintenant vous avez dix minutes pour revenir ici. ET QUE CA SAUTE !

Les professeurs regardèrent avec amusement les élèves des sept années se lever d'un bond, puis se mettre à courir pour sortir de la Grande Salle afin de se changer au plus vite. Les seuls qui ne quittèrent pas la pièce furent les Maraudeurs qui entouraient la jeune orpheline épleurée. Alors que James s'était éloigné pour parler à Sirius et Remus, Severus serra un instant sa meilleur amie contre lui, puis murmura :

-Pleurs, pleurs petite sœur.

Les Maraudeurs sentirent leur cœur se briser en entendant le cri, le hurlement de douleur de la jeune fille. Sa souffrance faisait peine à voir, Severus serrant toujours Lily contre lui, tourna la tête vers ses amis et leur demanda :

-Peut-elle s'installer avec nous dans l'antre des Maraudeurs ?

-Mais je ne la voyais nulle part ailleurs. Et vous les gars ? Accepteriez-vous une douce et innocente tigresse auprès de nous ? demanda James.

Sirius répondit à sa façon en serrant Lily et Severus contre lui et en dit à la jeune fille :

-Bienvenu chez les maraudeurs, petite sœur.

Lily qui avait cessé un moment de pleurer en entendant son meilleur ami l'appeler ma sœur et Sirius la nommer de la même façon, sentit les larmes se remettre à couler le long de ses joues, puis elle se remit à pleurer, d'abord doucement, puis de plus en plus fort jusqu'à hurler de nouveau sa souffrance et sa détresse. Sirius et Severus la serrèrent encore plus fort et furent vite rejoint par les Maraudeurs au complet qui l'étreignirent avec force et amitié. La pauvre pleurait, pleurait, se moquant sur quelle épaule elle pouvait épancher sa douleur et sa solitude. Quand ses sanglots se firent moins forts, Severus sécha doucement les larmes de la jeune fille et lui demanda :

-Que préfère-tu petite sœur, rester à l'infirmerie ou courir avec les autres ?

Lily regarda étrangement les maraudeurs et Severus répondit :

-Salazar est un vicieux, Godric peut te le certifier.

-Irk ! répondit Sirius en frissonnant d'horreur.

-Mauvaise idée, Sev. C'est comme voir son père montrer le loup à sa mère, c'est irk ! lança James avec un frisson d'horreur.

Lily eut un léger sourire tremblant devant les mimiques des deux amis qui tentaient de lui remonter le moral. Sirius s'exclama soudain :

-Et si on transformait Salazar en grenouille !

Un sifflement résonna derrière les maraudeurs et se tournant, ils découvrirent Salazar Serpentard leur jeter un regard féroce. Sirius fit un sourire hypocrite puis attrapa la main de Lily et voulut s'enfuir en s'exclamant :

-On doit l'emmener à l'infirmerie, à plus tard !

-Hep ! Pas si vite ! Penses-tu que parce que tu es un elfe tu vas échapper à la course ?

-Ben ouais !

-Je ne pense pas que ton beau-père soit ravi que tu sèches les cours ! rétorqua Salazar qui connaissait l'agressivité légendaire de l'elfe noir.

Sirius devint blanc comme un linge en imaginant la fureur de Carnion, puis soupira lourdement et demanda :

-Est-ce qu'on peut amener Lily à l'infirmerie pour qu'elle se repose ?

-Miss Evans, s'il y a bien une chose que j'ai appris depuis tout ces millénaires, c'est qu'après de telle tragédie, il ne faut pas se cacher dans une infirmerie, mais se dresser contre le mal. C'est ce que j'ai appris quand la toute jeune Poudlard a dû faire face à la haine des moldus entraînés par la jalousie des ecclésiastiques de l'époque. Les moldus sont apparus et ont massacré une bonne dizaine d'enfants. Nous avons été obligés de nous défendre et de les tuer. J'ai perdu mon petit frère dans cette bataille. Pendant quelques secondes, j'ai voulu me recroqueviller dans un coin et pleurer, mais il y avait les autres enfants que nous devions protéger, alors j'ai repris courage et je me suis relevé pour faire face à l'ennemi.

-Merci, monsieur Serpentard, murmura doucement Lily qui sécha ses larmes et quitta la Grande Salle entourée par les Maraudeurs au complet afin de se changer.

Maintenant seul avec les professeurs, Godric s'exclama :

-Les moldus n'ont jamais attaqué Poudlard. A l'époque tu étais tellement paranoïaque que tu avais placé tous les sorts que tu connaissais pour repousser le moindre moldu à trente lieues à la ronde.

-Mon cher Godric, il y a plus de mille ans entre la construction de Poudlard et cette époque. Alors nous pouvons inventer toutes les aventures que nous voulons, répondit Salazar avec un sourire sournois et un clin d'œil qui fit rougir le fondateur.

-Pfffuuu ! Je me demande ce que dirait cette chère damoiselle si elle apprenait que tu étais fils unique.

Un rire résonna dans la Grande Salle et les fondateurs découvrirent Albus hilare devant le mauvais coup du vert et argent. Cependant, il comprenait ce qu'avait voulu faire Salazar et c'était vraiment du grand art. Dix minutes plus tard, presque tous les élèves étaient arrivés dans la Grande Salle. Les Maraudeurs houspillés par Lily arrivèrent avec cinq minutes de retard, car ils avaient dû passer par l'antre des Maraudeurs pour se changer et accessoirement y installer Lily qui avait maintenant une chambre pour elle. Salazar se mit à gronder quand il vit que certains sang-pur n'avaient pas daigné revenir. Le fondateur caressa la tête de Sita et susurra en fourchelangue :

-Ma belle, pourrais-tu les amener ici sous ta forme de basilic ? Surtout ne les tue pas avec ton regard si parfait ! Ramène aussi les jeunes qui ont perdu un parent, mais ceux là, ramène les avec délicatesse. Ils sont déjà perdus, ils vont avoir besoin de l'aide de Poudlard pour se reconstruire.

-Oui mon maître !

Devant les sorciers horrifiés, la petite vipère se transforma en un immense basilic qui partit à travers les couloirs rameutant les élèves indisciplinés. Tous les élèves présents étaient heureux d'être venus dans la Grande Salle dans les temps, car ils ne seraient ainsi pas poursuivis par un basilic géant. Salazar lui s'approcha d'un tableau et lui ordonna de prévenir les enfants de les rejoindre en jogging dans la grande Salle, mais qu'ils devaient attendre Sita. Moins de cinq minutes après que le serpent soit parti, ils virent les premiers élèves arrivés en hurlant de terreur, si certains pleuraient, d'autres avaient le devant du jogging humide et exhalant une odeur d'ammoniac. Au bout d'une demi-heure, et pour la plus grande hilarité des élèves présents, ils virent Bellatrix Black être amenée devant le fondateur, suspendu en l'air, la jupe dans les crocs d'un basilic. Les enfants des victimes du massacre perpétré par Voldemort le suivaient doucement en vêtement de sport, les yeux encore rougis par les larmes. Les élèves virent le basilic frotter délicatement sa queue sinueuse contre le corps des enfants comme pour les consoler.

Maintenant que toute l'école, enfin presque toute l'école était présente, Salazar les emmena à l'extérieur afin de commencer la course la plus longue de leurs pauvres existences. Les Maraudeurs sentaient qu'ils allaient tous en baver. Ce fut donc en soupirant qu'ils se mirent à courir tranquillement afin de ne pas se faire houspiller par Salazar. Ils coururent une partie de la matinée, puis ils firent des pompes, ensuite Salazar fit apparaître des sacs de sable pour chacun d'entre eux. Les nés moldus comprirent ce que voulait Salazar et ils se mirent à taper comme des fous furieux sur ces sacs lâchant leur colère, leur peine et leur douleur. Certains s'effondrèrent en pleurant tout en tapant contre les sacs, mais leurs amis étaient là et les soutenaient et recueillaient leurs larmes et leurs souffrances sur leurs épaules.

Loin de là, quelques minutes auparavant, les Wilds Cats arrivèrent devant le couple royal. Estel ne put rien dire qu'il était écrasé dans l'étreinte de tendresse furieuse de sa mère. Après une agonie d'une vingtaine de secondes, elle le relâcha pour faire de Draco sa victime tandis que sa précédente victime reprenait sa respiration dans l'étreinte douce et pleine d'amour de son père.

Personne ne fit attention à Ron qui était regardé avec fierté par son père, mais étouffé dans l'étreinte de sa mère, ni Leana qui se trouvait dans les bras de ses parents encore effrayés. En effet, si tous les elfes de plus de vingt ans mouraient pour que leur mémoire les rejoignent dans le passé, les fées, elles, fusionnaient avec leurs personnalités déjà existantes. C'est ainsi que les parents de Leana avaient vu leur fille disparaître alors qu'ils étaient en plein dîné.

FLASH BACK

Le soleil se levait mais elle se teintait d'une lueur rouge malsaine et menaçante comme si une catastrophe allait arriver ou qu'un massacre venait de se passer. Les fées dans leur royaume avaient entendu à la fin du mois de juin les elfes noirs faire encore un carnage, mais ils avaient l'air de se combattre entre eux. Ils ne comprenaient pas ce qu'il se passait. Jamais les elfes des bois ne laisseraient les elfes noirs s'attaquer à d'autres peuples elfiques. Leana se sentait mal depuis quelques jours comme s'il lui manquait une part importante d'elle-même. Mais ce matin-là alors que ses parents et elle étaient en train de prendre leur petit déjeuner, elle ressentit soudain une violente douleur et devant ses parents horrifiés, la jeune fée explosa dans une myriade de paillettes multicolores. Sörëyä voyant sa fille disparaître avec autant de violence poussa un hurlement d'horreur et se mit à pleurer pensant que sa fille unique avait été tuée. Le royaume fut en deuil pendant deux longues semaines jusqu'à ce qu'ils reçoivent une lettre de Mornur qui leur appris que leur fille était vivante et venait de partir dans l'école de Magie de Poudlard et qu'ils étaient officiellement invités aux rencontres interelfiques où tout leur serait expliqué. Cependant le jour où Voldemort attaqua Londres et que les Wild Cats retournèrent revinrent à Tor Galen, les parents féériques angoissés sentirent le pouvoir de leur fille et se précipitèrent dans les royaumes des elfes des bois pour voir leur petite fille en parfaite santé et fiancée qui plus est. C'était à n'y rien comprendre puisque les pourparlers avec les elfes quant au mariage princier étaient tombés à l'eau par la disparition de la princesse. Cependant, cette information passa largement au-dessus de leur tête, car leur fille était maintenant dans leur bras.

Fin du FLASH BACK

Quand tout ce petit monde fut plus calme, le roi des fées demanda :

-Que s'est-il passé ?

Pendant qu'Amaran lui expliquait les tenants et les aboutissants de ce retour en arrière, Elian demanda :

-Que faites-vous ici ? Le festival inter-elfique ne commence que dans deux mois.

-Votre majesté, ce pouilleux de Voldemort vient de riposter suite à la perte qu'il a subi, répondit Ron avec un sérieux rare.

Aelita s'énerva d'un coup et siffla :

-Ce minable a osé se relever ?

-Oui, votre majesté. Il se moque de la mise en garde des elfes noirs. Pour lui, nous ne serons jamais que des hybrides, des inférieurs, à peine mieux que des esclaves, gronda Ron qui avait écouté les élucubrations de Bellatrix Black.

Alors qu'Aelita se mettait déjà à rugir de fureur, Elian ordonna aux Wilds Cats :

-Vous allez retourner à Poudlard et dire à James qu'Aiwendil doit obligatoirement venir au festival et s'il refuse je n'aurai aucun scrupule à amener une troupe d'elfes des bois et d'elfes noirs afin de le ramener par la peau des fesses. Et qu'il lui dise textuellement ce que je viens de dire, j'ai envoyé plus d'une dizaine de missives et il n'a pas daigné me répondre.

-Bien votre majesté, répondit Ron en saluant avec respect son roi.

Elian se tourna vers les elfes noirs et ordonna :

-Quant à vous, trouvez-les et faites ce que vous savez le mieux faire !

Tous les elfes qu'il soit des bois ou noirs le regardèrent avec stupéfaction, c'était la première fois qu'il ordonnait l'exécution des autres. Quand soudain, la lumière se fit, aujourd'hui était le jour maudit ou le prince héritier avait été assassiné par les sbires de Voldemort. Maintenant que l'ampoule de l'intelligence venait de s'allumer, les elfes noirs eurent le même sourire démoniaque, ils allaient faire de la purée de mangemort. En moins de cinquante secondes il n'y eut plus un seul elfe noir dans la salle du trône. Aelita regarda son époux avec amour et désir. Elle avait vraiment hâte d'être seule avec lui afin de le faire grimper aux rideaux. Mais pour l'instant elle avait d'autres choses à faire.

Elle embrassa son époux puis quitta la salle du trône afin de massacrer un ou deux mangemorts avant le petit-déjeuner. Maintenant que les elfes noirs étaient partis ainsi que leur reine, Estel et ses amis quittèrent les deux royaumes afin de rejoindre Poudlard tout en se demandant dans quel état seraient laissés les mangemorts. Mais bon, ils avaient une mission, rejoindre James afin que les deux souverains aient une grande discussion philosophique.

Dans son antre, Voldemort jubilait, la peur régnait dans le monde sorcier grâce à lui. Il décida de faire une autre attaque dans le Londres sorcier cette fois-ci. En éclatant de rire, il appela ses serviteurs, mais aucun ne vint. Il ne comprenait pas, normalement, ils devaient le rejoindre comme les bons toutous bien dressés qu'ils étaient. Furieux devant cette rébellion, il quitta sa salle du trône et tout en marchant, il découvrit le silence. Un silence lourd et inquiétant, quelque chose c'était passé. Il en eut la certitude quand il glissa sur une flaque humide et qu'il tomba lourdement au sol. Quand il se releva, il découvrit qu'il était couvert de sang. Il sortit sa baguette, lança un lumos et vit que le sol, les murs et les plafonds étaient éclaboussés d'hémoglobine. Un sentiment qu'il n'avait pas ressenti depuis ses jeunes années étreignit son cœur, la peur. La peur de l'inconnu, la peur de savoir ce qu'il y avait derrière la porte entrouverte au fond du couloir. Pourtant au lieu de s'enfuir le plus vite et le plus loin possible, son orgueil et son égo surdimensionné le firent se relever et avancer vers la porte. Pourtant au plus profond de lui-même, le peu d'humanité qui lui restait, lui hurlait de tourner les talons et de fuir avant qu'il ne soit trop tard. Mais il n'écouta pas et atteignant la porte il l'ouvrit et découvrit :

A suivre