Cette fic, écrite par MiMi5 a été traduite de l'italien par la Masami Corp. Avec l'autorisation de l'auteur. Si vous vous sentez capable d'aligner trois mots en italien, reviewez-la directement (c'est la seule fic en italien sur YYH actuellement sur ce site), sinon, envoyez-moi les reviews, je traduirai.

Note 1 : Le nouveau personnage parle italien pendant trois phrases puis se met à parler japonais ; comme c'est cohérent j'ai laissé les premières phrases en italien avec la traduction à côté.

Note 2 : Yeeh est un homophone de Hiei, c'est-à-dire que ces deux noms se prononcent de la même façon.

Note 3 : Bianconiglio est le nom donné au lapin blanc d'Alice au pays des merveilles.

Bonne lecture !

YEEH

Chap 1 : L'Homophone

Hiei était seul dans la clairière. C'était une nuit magnifique, il y avait tant d'étoiles dans le ciel qu'une lueur argentée s'était propagée dans toute la forêt, prenant la place des ombres obscures que la nuit porte d'ordinaire avec elle ; quelques animaux nocturnes remuaient dans les sous-bois ou dans les arbres, mais autour de lui régnait un grand calme car ces derniers les animaux prenaient bien garde à ne pas s'approcher de lui, comme s'il existait une barrière invisible entre eux et lui.

Pas que cette solitude lui pèse excessivement, s'il avait voulu de la compagnie il serait resté au temple, à fêter avec les autres leur toute dernière victoire.

« Hn ! Une fête idiote pour des idiots ! »

Non, il préférait largement de beaucoup rester ici tout seul plutôt que là-bas, peut-être à faire semblant de s'amuser pour faire plaisir à sa sœur ; il n'était pas très bon acteur et tenir un rôle ne l'intéressait pas.

Il était bien mieux ainsi, immergé dans ce voile d'argent qu'était le bois, en compagnie de ce vent léger, sans devoir feindre quoi que ce soit et sans devoir faire semblant d'être triste de ne pas savoir s'amuser. Il se rappela tout à coup des nuits semblables passées également seul, mais pas ici sur la Terre, et le frappa alors la pensée qu'aucune des nuits arides du Makai ne pouvait être comparée à celle-ci, avec leur vent si froid et leurs ombres si pesantes, et il fut surpris de se trouver en admiration devant cette beauté.

La solitude d'e ce temps revint lui faire mal, comme une vieille blessure qui se remet à vous lancer, mais en même temps lui revint à l'esprit la force qu'il avait conquise à travers elle, la force qui lui avait fait gagner tant de batailles. Et maintenant il était là à penser à combien la nuit était belle.

« Je me ramollis à rester avec les autres. »

Pensa-t-il en secouant la tête comme pour la libérer d'une pensée avec laquelle il ne se trouvait pas en accord.

Il ne pouvait pas se permettre de trop compter sur quelqu'un, car les nuits étoilées n'étaient que des parenthèses, et dans les nuits arides chacun reste seul, et soit on se débrouille seul, soit on meurt seul.

Un bruit de broussailles reporta son attention sur un coin de la forêt, repoussant à plus tard ces réflexions.

Certes la créature ne s'était pas donné la peine de dissimuler sa présence, mais elle faisait en fait un vacarme infernal. Hiei ne l'avait pourtant pas perçue plus tôt, comme si elle avait surgi du néant.

Etrange.

Deux oreilles et une queue touffue débouchèrent d'un buisson, argentées sur le fond gris de la nuit. Cela pouvait être…

« Kura… »

« Cura che cosa ? Non sono un medico, qualche capacita' in quel senso ce l'ho, ma comunque sono in vacanza. » (trad. : « Soigne quoi ? Je ne suis pas médecin, bien qu'ayant quelques capacités dans ce domaine, mais quoi qu'il en soit je suis en vacances »)

Dit la créature d'un air tranquille, en surgissant du buisson.

« Nani ? » (trad. : « Quoi ? »)

Note : Hiei parle en japonais, l'autre en italien.

« NANI ? » répéta la créature.

« No, decisamente non sono dove dovrei essere... Il fatto che non c'era nessuna torre pendente mi aveva fatto sorgere qualche piccolo sospetto. » (trad. : « Non, décidemment, je ne suis pas où je devrais être… Le fait qu'il n'y ait aucune tour penchée avait éveillé en moi un léger soupçon. ») Pensa la créature. « Stupido bianconiglio, la prossima volta prendo l'aereo! » (trad. : « Stupide Bianconiglio, la prochaine fois je prendrai l'avion ! »)

« Uhm, uhm… »

« Uhm, uhm cos… Ah ! » (trad. : « Uhm, uhm que… Ah ! ») fit l'autre en se rappelant de Hiei.

« Ah… Do you speak english ? Parlez-vous français ? Spreeech… »

La créature sembla sur le point de s'étrangler et elle renonça à finir sa dernière phrase, secouant la tête comme pour dire « J'en ai pour des heures… » Après quoi, elle se dirigea vers Hiei, toujours avec son air tranquille, mais avec l'attitude de quelqu'un qui a pris une décision définitive. Quand elle fut à un mètre de distance, elle lui sauta dessus et lui donna un… petit baiser sur les lèvres.

Le katana de Hiei, tel une faux lunaire, fendit en deux l'air et l'infortunée créature.

« Hey, ce n'était pas la peine de s'énerver autant pour une simple incantation de langage. » lui dit la créature en se recomposant « littéralement ». Hiei, plus énervé que surpris par le fait que la créature se soit recomposée et qu'elle parle désormais sa langue, la regarda comme s'il voulait la foudroyer.

« N'essaie plus jamais de faire une chose pareille, saleté de chat ! »

L'étrange individu avait des oreilles et une queue de renard aussi grandes que celles de Kurama et deux énormes yeux, d'une couleur obscure indéfinissable dans la nuit, mais pour le reste il ressemblait à un chat de taille normale. Il n'avait pas de moustaches, mais ceci, Hiei ne le remarqua pas sur le moment.

« Démon-chat, pleaseeee. » continua la créature. « Ce n'était de toutes façons pas la peine de s'énerver pour une simple incantation de langage. Je suis un chat et les miens sont d'inoffensifs et innocents baisers de chat. Mais peut-être… Que c'était ton premier baiser ? » Le chat le regarda d'un air amusé.

« Ce ne sont pas tes affaires ! »

Hiei caressa un instant son katana mais abandonna l'idée de réessayer ; cela n'aurait très probablement pas produit un meilleur effet qu'au premier essai et aurait juste eu l'air d'un idiot. Il fit alors mine de s'en aller : il avait déjà perdu trop de temps avec cette irritante créature !

Mais le chat n'était pas d'accord.

« Attends ! Attends ! Attends ! » Même sa façon de répéter les mots était irritante : à la suite, sans reprendre sa respiration.

Naturellement il n'avait aucune intention de l'attendre.

« Tu n'es pas très amical… Etrange Koorime de feu. »

Hiei se retourna d'un bond ; comment l'autre avait-il fait pour le savoir ? Ce n'était pas si évident.

« Comment… »

« Je suis doué pour ces choses-là. » sourit le chat d'un air sournois. « Mais je ne suis pas devin ; quel est ton nom ? »

« Hiei. »

« Joli nom. » commenta le chat et il resta immobile, à attendre un échange d'amabilités semblables.

(« Je m'en repentirai probablement, mais cette bête m'intrigue… »)

« Et le tien, c'est quoi ? »

Le chat s'approcha lentement, (on dirait qu'elle n'est jamais pressée cette sale bête) remuant son corps souple avec cette façon de faire sinueuse qu'ont les chats ; il donnait une idée de douceur et de chaleur, il était très « kawai ».

Naturellement, Hiei ne saisit pas cet aspect, la manière la plus aimable qu'il avait de concevoir le chat pouvait être bien rendue par les termes « raide mort », surtout maintenant que la bestiole avait une expression du type « alors maintenant tu m'écoutes, hein ? »

« Voyons… Ton nom me plait bien, tu peux donc m'appeler Yeeh. »

(« Mais quel est le sens d'un tel discours ! »)

« … Et je suis un démon-chat. Nous démons-chats, avons des pouvoirs particuliers, nous pouvons nous apercevoir tout de suite de certaines choses, et il n'est pas possible de nous tuer si facilement, comme tu l'as certainement remarqué. En vérité… » Et là le démon-chat abaissa la voix, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'un murmure. « … En vérité, l'unique façon de nous tuer est… »

Il lui fit signe de se pencher et Hiei porta son oreille à la bouche du chat pour entendre son secret.

« TU T'IMAGINES QUE JE VAIS TE LE DIRE COMME CA ! »

Lui hurla le chat directement dans le tympan.

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« Décidément ce type n'a absolument aucun sens de l'humour. »

Dit le démon-chat le matin suivant, quand il eut finalement réussi à recoller tous les morceaux en lesquels Hiei l'avait découpé.