The One I Love

Les Bla-bla de Xérès : Voici le vingtième chapitre de The One I Love ! Avec un léger retard, certes, mais l'essentiel est là … Bon, je suppose que vous commencez à stresser pour savoir la fin donc je ne vais pas vous faire languir plus longtemps. Les R.A.R maintenant, et l'histoire juste après !

Réponses aux reviews :

Lilly Malfoy : Ave, nouvelle lectrice ! Lol. Voilà donc la fin de cette fic (que d'émotion), et j'espère que ça te plaira ! Bisous !

Lana51 : Rayer la mention inutile c'est ça ? Euh je raye étudiante. Lol. Sinon, eh bien, en effet Draco va aller chercher Hermione … et ils seront de nouveau ensemble … mais je n'en dis pas plus ! Bonne fin !

RedHair1990 : eh eh eh … ne t'en fais pas, chacun sait qu'il aime son Hermione … pour le meilleur et pour le pire. Biz !

Aminteitha : Dans la vie, il faut savoir que tout n'est pas rose. Et qui a dit que leur amour n'était pas parfait ? Après tout, la définition d'un amour parfait et idéal n'est peut être pas celle que l'on croit …. Enjoy !

Love-Pingo : Je ne pense pas qu'elle pensait au départ partir très longtemps … Mais bon … il y a des retours de flamme à tout … Enjoy the last chapter !

Lilouthephoenix : Voici la suite et fin de The One I Love ! N'oublie pas de me donner ton impression finale ! Biz !

Estelle 01 : Rah la la, et dire que vous attendez tous la suite et que vous allez devoir vous contenter d'une fin … Ca me déchire le cœur … Bisous !

Ange d'Iris : En même temps, comment veux tu t'occuper proprement de ta p'tite femme si une horde de Mangemorts débiles tourne autour de toi en faisant des courbettes … Forcèment, n'importe qui prendrait la grosse tête. Mais il y a des choses qu'on n'oublie pas en amour. Et cela, Draco ne va plus tarder à le comprendre …bise !

Angel Malfoy : Eh oui, dans ce chapitre on se rend compte que tout ce qui entourait nos héros n'était que mascarade … Y compris le comportement de Lucius envers notre Mione internationale. Et franchement … ça donne le vertige … Enjoy !

Le Saut de l'Ange : Peut être que l'image que j'ai voulu donner de Lucius n'était qu'une horrible machination … peut être qu'un Malfoy restera un Malfoy, au fond de nous, même si nous espérons secrètement qu'ils soient meilleurs … enfin … tu verras. Bisous !

Lyra Parry : Oh non c'est trop horrible, c'est pas la suite, c'est … la fin ! (des haricots …) Lol. Gros bisous et enjoy !

Alicesark : Coucou, la gamine de 13 ans ! Lol. Bien sûr que non c'est pas un batard … C'est juste que la situation est très compliquée … (Et puis cesse de mentir sur ton âge, petite, tu as suffisamment le temps de grandir … lol). Bisous !

Dark-Evil-Angel : Lol … euh, écoute j'ai un tuyau pour toi … ils font une promotion en ce moment sur le Prozac à la pharmacie … prends en ! Lol. Non, j'te rassure on ne signe aucune convention pour vous faire souffrir. C'est juste moi, qui adore ça ! Lol. Bisous !

Loli : Merci, et voici la suite … le mystère sera éclairci … Biz !

Sarouchka : Oui, mes nuits sont courtes, surtout depuis que j'ai rencontré l'amûûûr de ma vie ! Lol. Voici la suite et fin ! Bisous !

Draco-tu-es-à-moi : Je n'ai qu'une seule chose à dire … NAN DRACO EST A MOI ! Lol.

Malfoyhermy : Euh woaw … effectivement, moi-même je serais incapable de relire toute cette fic d'un trait … chapeau, l'artiste ! lol. Voici la fin !

Chapitre 20 : Si je pouvais tout recommencer …

Cela faisait un mois que Hermione s'était installée au 12, square Grimmaurd. Un mois sans sa fille. Un mois à voir son mariage partir en fumée. Tout comme cette cigarette qu'elle tenait dans sa main droite et sur laquelle elle tirait d'un air absent. Elle n'avait jamais fumé. Elle avait eu envie d'essayer trois semaines auparavant. Pourquoi ? Elle n'en savait rien. Peut être sentait elle venir la fin … dans ce cas, la mort étant sûrement proche, pourquoi s'interdire ce qu'on aurait jamais osé faire avant ?

Hermione tira une autre bouffée, laissant la fumée âcre descendre le long de sa gorge, cheminant sournoisement jusqu'à ses poumons, entartrant ses bronches. Mais qu'est ce que c'était bon. Dehors, elle voyait les étoiles briller dans la nuit noire. Aude lui manquait horriblement. C'était comme si on lui avait retiré un organe vital. Sans elle, elle mourait lentement, petit à petit, attendant qu'on la lui rende, comme un leucémique attend sa greffe. Désespérément.

Tout était si calme …

« UUUUIIIIIIIIIIIUUUUUUUUUUUIIIIIIIIIIIIUUUUUUUUUUUUIIIIIIIII … ! »

Hermione sursauta. La sirène d'alarme. L'attaque était lancée. Elle ouvrit la porte de sa chambre à la volée et descendit dans le salon, où un écran magique représentant l'Angleterre brillait au dessus de la table. Un énorme point rouge sang clignotait au dessus de Londres. Après un coup de baguette magique, Harry, qui surveillait, agrandit la carte et le gros point rouge désignait à présent le Ministère de la Magie. Soudain, des craquements sonores se firent entendre et des dizaines de sorciers transplanèrent dans la maison des Black. Tous se dirigèrent fébrilement vers l'écran.

Harry se mit à parler, très fort, très vite. Hermione l'entendait sans l'écouter. Elle ne voulait pas l'écouter. Elle vit vaguement certains membres de l'Ordre lui jeter des regards apitoyés. Qu'ils aillent se faire foutre. Elle ne voulait pas de leur pitié. Puis le salon se vida peu à peu. Tous partaient au combat. Elle sentit une main sur son épaule et se retourna.

« Reste ici, tu y seras en sécurité … », lui souffla Harry avant de partir à son tour.

Hermione lui jeta un regard amorphe. De toutes façons, elle n'en ferait encore une fois qu'à sa tête. Elle avait son propre combat à mener. Elle devait sauver sa fille et son mariage.

« AVADA KEDAVRA ! »

Hurlant des sorts à tort et à travers, Draco se frayait un chemin dans le Ministère. Des corps gisaient déjà à terre, et il devait faire de grandes enjambées pour ne pas trébucher.

Il devait survivre. Pour sa fille. Pour la voir grandir. Et surtout pour se réconcilier avec Hermione. Il voulait finir sa vie à ses côtés, rien de plus. Et pour cela, il tuerait tous ceux qui se mettraient en travers de sa route.

Haletant, il s'arrêta au coin d'un couloir vide. Il donna un coup de baguette dans le vide et un plan se matérialisa devant lui. Il le consulta un instant et repartit de plus belle. Il prit un dernier couloir et tourna à droite. Une vingtaine d'Aurors faisaient la garde devant le bureau du Ministre, Rufus Scrimgeour. Il se cacha derrière un pilier, respira un instant. Il les tuerait tous.

Une fois Harry parti, Hermione monta en courant dans sa chambre et saisit sa baguette magique. Elle la pointa sur le tiroir de sa table de nuit qui s'ouvrit. Dedans, elle y avait caché un pistolet calibre 38, acheté dans le monde Moldu. Elle ne savait pas trop pourquoi elle l'avait pris. Peut être pour se rassurer. Peut être pas.

Elle glissa le canon dans son pantalon et mit une veste. Elle prit 6 chargeurs, également achetés à l'armurerie et les fourra dans les poches intérieures de son blouson.

Elle courut jusqu'au hall d'entrée et empoigna la poignée de la porte. Tira. Rien.

« Merde ! », jura-t-elle. Harry avait lancé un de ces sorts puissants dont seul lui avait le secret pour la tenir enfermée ici. « Sale con ! »

Elle mit un chargeur dans le 38 et tira sur la poignée de la porte. Avec un craquement, le bois se fendit. Apparemment, Harry n'avait pas pensé à immuniser le sort contre les bonnes vieilles méthodes moldues. Un sourire aux lèvres, Hermione s'élança dehors et transplana.

Le bruit qui régnait au Ministère, la fit grimacer un instant. Verre brisé, explosions, hurlements. C'était une apocalypse à la sauce moderne. Dans un coin du hall, elle entraperçut Sturgis Podmore en train de se battre férocement contre un Mangemort dont la silhouette lui fit étrangement penser à celle de Goyle père. Peu importait qui tuait qui, de toutes façons. Elle n'était pas là pour s'apitoyer sur le sort de tous ces imbéciles luttant chacun pour un idéal qui relevait carrément de l'utopie. Elle devait retrouver sa fille. Et Draco.

« Hermione ? »

Harry, sa baguette à la main, s'était figé au milieu du champ de bataille. Le corps sans vie de Pansy Parkinson tomba près de lui. Il lui avait jeté sans pitié un Avada Kedavra, et maintenant elle gisait sur le sol, le visage figé dans une expression de colère, mêlée de folie, et le 'regardait'. Harry savait que jamais il ne pourrait oublier ces yeux de toute sa vie. Si jamais il vivait.

Mais pour l'instant, ce n'était pas le visage, figé pour l'éternité, de Pansy qui le préoccupait mais plutôt le fait qu'Hermione ait réussi à s'échapper du 12, square Grimmaurd. Il savait ce qu'elle voulait faire. Et il ne pouvait l'en blâmer. Seulement il ne pourrait pas permettre que sa meilleure amie, mais une mère également, meure dans cette bataille. Il avait beau se dire qu'il avait prêté serment de s'occuper d'Aude si jamais il arrivait quelque chose à Hermione, il ne se voyait pas du tout expliquer dans quelques années à sa filleule pourquoi elle n'avait pas de maman. Et peut être plus de papa.

Il n'en était pas question. Jetant un sortilège Doloris sur un Mangemort qui passait, il s'élança à la poursuite d'Hermione, qui se dirigeait vers le bureau de Rufus Scrimgeour.

C'était un véritable carnage. Lorsque Lucius Malfoy arriva devant la porte du bureau de Scrimgeour, une vingtaine de cadavres jonchaient le sol, et son fils se tenait au milieu d'eux, sa baguette encore entourée d'un halo d'énergie, dans la main. Draco se retourna en entendant des bruits de pas s'approcher de lui. Il brandit de nouveau sa baguette et se détendit en voyant son père.

« Qu'attends tu pour entrer dans le bureau ? », demanda Lucius, d'une voix claire et posée.

Draco haussa les épaules. « Pas la peine. » Il poussa du bout du pied un des cadavres sur le sol. « Scrimgeour s'apprêtait à fuir quand j'ai débarqué. »

Lucius fit un signe de tête approbateur. Mais son début de sourire se figea en voyant le regard que lui jetait son fils.

« Maintenant, j'ai rempli ma part du contrat, Père. Je veux retrouver Hermione et m'en aller. »

« Tut tut tut … » Lucius fit claquer sa langue contre son palais. « Ce n'est pas fini. Tu dois –

« ET MERDE ! JE SUIS LE MAITRE ICI ! PERSONNE, ET SUREMENT PAS TOI, N'A LE DROIT DE ME DIRE CE QUE JE DOIS FAIRE ! »

Lucius haussa un sourcil. C'était une des rares fois où Draco avait osé lui parler ainsi. Mais certaines choses avaient changé depuis la dernière fois où cela avait été le cas.

« Comme tu veux … », lâcha Malfoy père en tournant les talons. « Arrange toi avec notre Lord. Je ne suis plus responsable de toi, à présent. »

C'est ce moment que choisit Hermione pour faire son entrée. Haletante, elle se posta au bout du couloir et balaya les cadavres du regard. Ses yeux se posèrent sur celui de Scrimgeour, puis sur Draco, et enfin sur son beau-père.

« Draco … »

Draco la dévisagea, ne sachant s'il fallait être heureux ou non de la retrouver. Oui, parce qu'il l'aimait et qu'elle lui manquait horriblement, et non parce qu'en restant au milieu de la zone de combat, elle risquait de faire une orpheline.

« Hermione … » Draco fit quelques pas hésitants dans sa direction. « Que … qu'est ce que tu fais là ? »

« Je suis venue te chercher … où est Aude ? »

Voyant que Draco ne semblait pas capable de répondre à la question, Hermione lança un regard interrogateur à Lucius.

« A Poudlard. »

Hermione resta un instant interdite. « A Poudlard ? »

« A Poudlard », répéta Lucius sur un ton horripilant au possible.

Hermione s'énervait devant cette attitude passive et stoïque. Pourquoi foutre avait-il transféré Aude à Poudlard ? Malfoy père dut (encore) lire dans ses pensées car avant même qu'elle ait pu prononcer le moindre mot, il la toisa du regard et dit : « Elle y est en sécurité. »

« Erreur, Lucius ! », cracha Hermione, « Elle ne sera en sécurité que lorsqu'elle sera dans mes bras. »

Lucius sourit et siffla d'un air admiratif. « Bien trouvé, Miss Granger ! Vous vous êtes mis aux cours de comédie dramatique dernièrement ? Vous êtes sacrément convaincante … »

« Est-ce que j'ai l'air de jouer la comédie, Lucius ? », siffla-t-elle d'un ton cassant.

« Si vous aimiez vraiment votre fille, vous ne l'auriez pas laissé au Manoir … »

La phrase tomba comme le couperet d'une guillotine. Hermione eut réellement l'impression qu'on la coupait violemment en deux.

« Je … j'ai … ON M'A OBLIGEE ! »

« Personne ne vous a dit de partir, Miss Granger … C'est vous qui-

« TAISEZ VOUS ! JE VOUS INTERDIS DE PENSER A MA PLACE ! »

Avec un craquement sec, Hermione transplana, direction Poudlard. Draco la suivit aussitôt.

Désormais seul dans le couloir taché de sang, Lucius esquissa un sourire en coin, et se mit à observer avec délectation le cadavre de Scrimgeour, dont le cou était tordu en un angle étrange.

« Crac ! »

A quelques secondes d'intervalle, Draco et Hermione apparurent dans le Hall de Poudlard. Hermione jeta un regard affolé à son mari.

« Normalement quand on transplane à Poudlard, on arrive à une centaine de mètres du château … pas directement à l'intérieur… »

Draco balaya la pièce du regard.

« Tout est vide. Il n'y a personne. On dirait que même les protections du château ont tout à fait disparu … »

Mais Hermione était déjà en train de grimper les escaliers quatre à quatre. Comment retrouver un bébé dans un aussi grand château ? Qui était avec elle ? Avait-elle faim ? Ou soif ? Hermione essaya d'éloigner de son esprit toutes ces questions qui se pressaient dans sa tête. Instinctivement, elle se dirigea vers son ancienne chambre de préfète en chef. Arrivée dans le couloir réservé aux préfets, elle entendit un bébé pleurer.

Aude …

Elle courut, tête baissée, vers la porte de sa chambre, suivie par Draco. Elle prononça le mot de passe de l'époque et bien entendu, la porte resta fermée. Draco essaya quelques sortilèges, qui n'eurent aucun effet. Hermione, sous le regard effaré du blond, sortit de sa ceinture le calibre 38. Et tira deux fois dans la serrure, qui sauta sans difficulté.

Hermione se rua à l'intérieur de la chambre.

Voldemort l'y attendait, Aude sur ses genoux. Hermione stoppa net.

« Un Moldu reste un Moldu … même dans les situations qui paraissent les plus insurmontables. »

« Cessez de parler par enigmes », s'énerva Hermione sans quitter son enfant du regard. « Et donnez moi ma fille. »

« Premièrement, je ne parle pas par énigmes. Simplement, je ne peux que tristement constater que même en pleine guerre magique, une Sang-de-Bourbe ne trouve pour se défendre qu'une simple … arme à feu. »

Hermione se mit à trembler de colère. « Ca suffit. Donnez moi ma fille … »

Voldemort sourit. « Non », dit-il simplement.

Et tout se passa très vite. Harry fit irruption dans la pièce, poussa Hermione hors du passage. Voldemort, se sentant menacé, leva une main et tout fut plongé dans le noir. Hermione perdit connaissance.

Lorsque Draco se réveilla, il se trouvait de nouveau au Manoir Malfoy, dans les pièces réservées à Lord Voldemort. Plus précisément dans son salon. Un immense miroir était posé face à lui, mais ce n'était pas son reflet qu'il pouvait y voir. Une vue de la tour d'Astronomie occupait toute la vitre et il y distingua Hermione, allongée inconsciente à même la pierre, auprès d'un bébé jeté sans soin lui aussi sur le sol.

« HERMIONE ! »

Draco voulut s'élancer vers l'avant mais une douleur cuisante lui traversa les poignets et remonta le long de ses bras. Il était solidement attaché par des liens magiques.

« Elle ne peut pas t'entendre … elle est à des centaines de kilomètres d'ici … »

Draco tourna la tête. Voldemort était assis derrière lui, confortablement installé dans son grand fauteuil de velours rouge bordeaux.

« Qu'est ce que vous lui avez fait ? Et ce bébé, que fait-il là ? »

Voldemort le regarda comme s'il était devenu fou. « Mais c'est ta fille, Draco … »

« Non … » Draco grogna, tandis que ses liens se resserraient de plus en plus autour de ses veines. « J'ai réveillé ma fille tous les jours depuis sa naissance et je peux vous assurer que ce n'est pas elle. Vous ne m'aurez pas comme ça. »

Voldemort sourit. « Ce n'est pas toi que l'on doit avoir dans l'histoire … cela fait presque un mois que ta Sang-de-Bourbe n'a pas vu sa fille … elle ne fera sûrement aucune différence. »

« Mais … comment … qu'est ce qu'il a ce bébé ? »

« Il est mort. »

Draco le regarda sans comprendre. « Que voulez vous qu'elle fasse d'un bébé mort ? »

« Le tout ce n'est pas qu'elle se serve de ce bébé, mais qu'elle soit suffisament désespérée pour croire que ce cadavre de bébé est celui de sa propre fille … »

Comme Jézabel est tombée de la tour …

Draco saisit sa tête entre ses mains. Cette voix … elle le hantait depuis des jours. Cette phrase, il la connaissait par cœur, il en connaissait chacune des intonations, à force de l'entendre résonner dans sa tête. Cette fois-ci, c'était beaucoup plus fort.

« Pourquoi la tour d'Astronomie ? », réussit-il à articuler tout en serrant ses tempes du plus fort qu'il le pouvait.

« Elle a déjà essayé une fois … ce sera un jeu d'enfant de recommencer sans avoir peur de se rater … »

Draco eut peur de comprendre. Quand Hermione reprendrait connaissance, elle verrait le cadavre de ce bébé posé à côté d'elle … penserait que c'est celui de sa fille … et ivre de douleur, elle … non, c'était hors de question qu'il laisse faire ça. Une nouvelle douleur lui traversa le poignet. Les cordes mordaient sa chair et frottaient sa peau sanguinolente. Il réprima un cri de douleur.

« Laissez moi partir … Je dois la rejoindre … je dois la voir avant qu'elle ne se réveille … »

« Désolé, Draco … »

Draco tourna la tête dans la direction de la voix. Son père se tenait devant lui, une expression grave sur le visage.

« Comment ça, désolé ? », cracha-t-il.

« Elle doit mourir … sinon tu ne te consacreras jamais entièrement à ta nouvelle mission … rappelle toi que le Seigneur des Ténèbres est censé avoir été vaincu il y a plus d'un an par Potter … tous croient que tu es son successeur … il faut continuer à jouer le jeu et devenir plus … convaincant. Elle doit mourir. »

Draco regarda tour à tour Voldemort puis son père avec horreur.

« Elle était la condition pour que j'accepte de me rallier à votre cause. Si elle meurt, j'abandonne tout ! »

Il avait dit cela sur un ton de défi, presque moqueur, persuadé que les deux hommes reviendraient sur leur décision. Ils n'allaient pas tuer Hermione. Ils ne POUVAIENT pas tuer son Hermione !

« Ca m'étonnerait … Tu croyais vraiment qu'on te laisserait passer ta vie avec une Sang-de-Bourbe ? », siffla Voldemort. « Si on l'a choisie, c'est à cause de ses capacités intellectuelles. Pour qu'elle te ponde un héritier suffisamment puissant et intelligent pour assurer un pouvoir sans limites. Malheureusement, c'est une fille, mais certains de mes hommes y travaillent … histoire d'arranger ce problème de sexe … »

« NE TOUCHEZ PAS A MA FILLE ! »

Un mouvement dans le miroir attira son attention. Hermione venait de remuer. Elle se réveillait.

Une douleur atroce traversait le crâne d'Hermione et ses yeux papillonèrent. Tout était flou autour d'elle, mais elle distinguait tout de même une forme près d'elle. Toute petite. Un vent glacial balayait son dos et elle frissona. Avec un effort qui lui parut surhumain, elle tenta de se redresser sur un bras. Petit à petit, sa vue se faisait plus nette, mais elle n'arrivait toujours pas à identifier la chose prostrée à un mètre d'elle. Rampant, elle s'en approcha.

« DETACHEZ MOI ! »

« CALME TOI, DRACO ! Tu me fais honte ! », s'égosilla Lucius en regardant son fils se tortiller en direction du miroir, les cordes magiques entamant toujours plus la chair de ses poignets. Le sang coulait abondamment, et l'on ne distinguait plus la couleur de la corde à certains endroits. « Pourquoi t'obstines tu à vouloir sauver la vie de cette traînée de Sang-de-Bourbe ? Puisqu'on te dit que tout cela a été calculé à l'avance ! »

« C'est faux … », haleta Draco en fusillant son père du regard. « Tout a commencé, le jour où elle a voulu se … »

« Elle était sous l'emprise de l'Impérium. Elle traversait une mauvaise passe, certes, mais crois-tu vraiment qu'Hermione Granger aurait eu la lâcheté de se suicider ? Sa tristesse, bien sûr nous a permis de ne pas lui lancer un trop puissant sortilège, de sorte que cela reste insoupçonnable. Quant à toi, pourquoi étais tu dans le parc à ce moment là ? »

Draco réfléchit un instant, puis pâlit. « Parce que tu m'avais donné rendez-vous dans la Forêt Interdite, pour me parler … »

Voldemort sourit. « Cela fait beaucoup de coïncidences, tu ne trouves pas ? »

Draco secoua la tête. « Non … non …. C'était le hasard … Je-

« Et le philtre d'amour ? », attaqua Lucius de nouveau. « Tu sais très bien que Séverus fait partie des nôtres. Si Miss Granger ne s'était pas mise à côté de toi de son plein gré, Séverus l'aurait fait changer de place. Mais il n'a pas eu à le faire … »

Draco plissa les yeux.

« Tu veux encore des preuves ? », minauda Voldemort, avec un sourire narquois. Comme Draco ne répondait pas, son père continua.

« Bien sûr, tout le monde a été très surpris de voir que tu étais déjà amoureux de cette Sang Impur. Cela n'a pas facilité les choses, surtout quand tu as commencé à la frapper. On a eu peur que tu te fasses virer si jamais elle racontait quoi que ce soit à Poudlard. Mais cette idiote doit avoir des pulsions sado-masochistes et elle est tombée amoureuse de toi. Le travail était fini. Ne restait plus qu'à dissimuler ses pilules moldues qu'elle utilisait pour ne pas avoir d'enfant et le tour était joué. »

La colère montait et frappait les tempes de Draco de l'intérieur. Il sentait une vague de violence l'envahir et soudain, il sentit ses liens disparaître. Avant même que les deux hommes aient pu réagir, il transplana.

« Au … aude ? », murmura Hermione en touchant le bébé couché près d'elle du doigt.

Sa vue était toujours brouillée, mais elle savait maintenant que la silhouette minuscule posée à terre était un bébé. Le sien. Elle la prit dans ses bras et hurla de surprise. Quelque chose était tombé lorsqu'elle avait soulevé le petit corps. Elle saisit dans sa main ce qui venait de tomber. Elle sentait une forme poisseuse et molle couler le long de ses doigts. Lorsqu'elle baissa les yeux sur l'enfant, elle vit une plaie béante qui courait de son cou jusqu'au bas de son ventre.

On avait assassiné son enfant.

Un second cri déchira la nuit. De douleur, cette fois. Elle serra le cadavre sur sa poitrine et des larmes vinrent se mêler à la poussière qui recouvrait ses joues. Du sang coula sur ses vêtements. Un sang froid, presque coagulé.

Comment pouvait-on faire cela à un être si pur et si fragile ? C'était horrible, lâche, immonde. Hermione laissa tomber les restes de ce qu'elle croyait être sa fille et son regard se posa sur les créneaux de la tour d'Astronomie. Des souvenirs lui revinrent en mémoire. Elle avait déjà essayé de se tuer, ici même. Sur cette tour …

……tour ?

Ce mot évoquait quelque chose de lointain à Hermione, un souvenir qui lui avait paru insignifiant sur le moment, mais qu'elle avait bien fait d'archiver dans un coin de son cerveau.

Draco avait fait un rêve. Un cauchemar, plutôt. Et il avait inscrit une phrase bizarre qui, elle, l'avait fait rire. Hermione se souvenait clairement de cette phrase.

Comme Jézabel est tombée de la tour

Qu'il en soit de même avec toi

Et les chiens sont venus

Et ont léché le sang.

Peut être n'aurait-elle pas dû survivre, la première fois ? Et si Draco, en la sauvant, avait changé le cours d'une histoire et entraîné d'innombrables problèmes ? Tout ce qu'ils avaient vécu par la suite … peut être que tout s'effacerait si elle mourrait maintenant. Plus rien ne comptait pour elle à présent. Sans sa fille, elle ne supporterait pas de vivre avec Draco et les autres sous le même toit. Plutôt mourir. Et tout le monde serait beaucoup mieux sans elle.

Une impression de déjà vu lui noua les entrailles lorsqu'elle monta sur le chemin de ronde de la tour. La nuit était claire, comme la dernière fois. La Forêt Interdite formait toujours la même masse inquiétante et sombre. Les anneaux de Quidditch luisaient toujours de leur même lueur lugubre. Le seul détail qui différait de la fois dernière était ce petit cadavre derrière elle. Le cadavre de sa fille.

Sans plus attendre, Hermione ferma les yeux, et un sourire fatigué sur les lèvres, se laissa tomber dans le vide.

« Crac ! »

Draco apparut en haut de la tour d'Astronomie et n'eut que le temps de voir un des pans du manteau d'Hermione sombrer dans l'obscurité.

« HERMIONE ! »

Il se précipita sur le rebord et regarda en bas. Il vit la silhouette de sa femme glisser gracieusement dans l'air, un moment, longuement, silencieusement. Et puis tout s'arrêta. Plus rien ne bougea. Il fallut un temps avant que l'idée qu'Hermione venait de mourir traverse l'esprit du blond.

Une partie de lui s'attendait toujours à la voir se relever et lui crier joyeusement que tout allait bien, qu'elle n'avait rien de cassé, lorsque la première larme roula sur sa joue.

Comme Jézabel est tombée de la tour

Qu'il en soit de même avec toi

Et les chiens sont venus

Et ont léché le sang.

Et toujours cette voix.

D'un geste rageur, Draco sécha ses larmes et d'un pas décidé, monta à son tour sur le parapet.

Qu'il en soit de même avec lui …

« Oncle Harry ! »

Harry Potter, 29 ans, tourna la tête vers la petite de dix ans qui venait de lui parler. Elle avait de jolis yeux noisette et une fine chevelure d'un blond si brillant qu'il en paraissait irréel. Ses cheveux étaient tressés, et elle souriait d'un air contrit au brun.

« Tout va bien, Oncle Harry ? »

Harry acquiesça, et esquissa un sourire faux. Non, tout n'allait pas bien. Et cette petite, pourtant si gentille et si jolie, lui rappelait les pires souvenirs de toute sa vie. Cela faisait 10 ans aujourd'hui. Dix ans que Harry s'était de nouveau retrouvé face à Voldemort alors qu'il pensait l'avoir vaincu. Dix ans qu'il l'avait pour de bon envoyé rejoindre ses ancêtres.

Dix ans déjà.

Harry avait paniqué en se retrouvant seul dans la chambre de préfet d'Hermione. Par pur instinct, il avait transplané jusqu'au Manoir Malfoy. Il y trouva Lucius, seul avec feu Lord Voldemort, lequel s'acharnait sur un immense miroir dont les débris jonchaient le sol. Quelle idée de détruire un aussi beau miroir, s'était dit Harry avant d'attaquer les deux hommes. Voldemort, avant de mourir, avait souri et lui avait dit que de toutes façons c'était trop tard, qu'il préférait mourir que vivre avec la honte d'avoir été trahi par celui en quel il avait placé tous ses espoirs. Harry s'était empressé de l'exhaucer et l'avait tué aussitôt. Lucius Malfoy avait suivi quelques secondes plus tard, après lui avoir vendu l'endroit où ils gardaient la fillette.

Puis il avait transplané jusqu'à Poudlard, la petite fille endormie dans ses bras. Les deux grandes portes d'entrée le firent sourire. Il se sentait chez lui … Avec un sort, il localisa les deux personnes qu'il cherchait. Au pied de la tour d'Astronomie. Quel drôle d'endroit …

Fou de joie d'avoir enfin débarassé le monde de cette ordure de Voldemort et ravi à l'idée de retrouver sa meilleure amie et de lui ramener sa fille, il avait couru jusqu'à l'endroit où il savait qu'il les trouverait. Deux formes allongées sur le sol, lui firent tout d'abord penser que Draco et Hermione jouissaient de retrouvailles chaleureuses. Il avait souri. Mais son sourire s'était vite figé lorsqu'il s'était rendu compte que les deux tourtereaux restaient immobiles. Lentement, serrant inconsciemment plus fort Aude dans ses bras, il s'approcha d'eux. Sa lèvre inférieure tremblait, et un mauvais pressentiment lui nouait les entrailles.

« Oncle Harry ? »

Harry sursauta et leva les yeux sur sa filleule. Elle était si jolie. Et si seule.

« Oncle Harry … raconte moi encore comment Papa et Maman se sont aimés … »

Harry sourit et partit chercher un album photo sur le meuble du salon. La fillette sourit aux anges et s'installa d'un bond sur l'accoudoir du fauteuil de Harry. Le brun ouvrit l'album à la première photo qui s'y trouvait. C'était une photographie moldue, donc figée, qu'Hermione avait prise pendant la dernière année à Poudlard. Draco était au premier plan, toujours aussi froid, orgueilleux, tout à fait lui-même. Hermione avait grimpé sur son dos et tirait la langue vers l'objectif. C'était la photo préférée d'Aude.

« C'est vilain de tirer la langue, Maman ! », disait-elle avec amusement à chaque fois qu'elle regardait cette photo.

Et pour la énième fois, Harry raconta l'histoire de Draco et d'Hermione, sans entrer dans les détails sordides. Elle était encore trop jeune pour savoir la vérité. Il lui racontait toujours cette version, où ses parents étaient un prince et une princesse qui s'aimaient passionément et qui auraient pu faire des dizaines d'autres enfants si un vilain sorcier ne les avait pas tués parce qu'ils étaient gentils et intelligents. Jamais il ne lui dirait que ses parents étaient des êtres torturés et psychologiquement fragiles. Jamais de son vivant.

Alors il lui racontait l'histoire du philtre d'amour, qui la faisait toujours rire aux éclats (sans mentionner sa propre expérience avec Ron), il la faisait rêver en lui disant que son Papa était un Animagus rebelle et qu'il se transformait en tigre blanc. Hermione en avait d'ailleurs pris une photo. Elle était magnifique. Les yeux d'Aude brillaient à chaque fois qu'elle la regardait. Et ceux de Harry se brouillaient de larmes au fur et à mesure qu'ils avançaient dans l'album.

Il s'était avancé et avait vu leur sang. Il s'était laissé tomber à genoux, serrant toujours la petite dans ses bras. Tremblant, il avait approché une main et avait caressé les cheveux d'Hermione. Puis il avait pris les mains de Draco et d'Hermione et les avait enlacées une dernière fois. Harry avait alors sursauté. Il avait été, et était encore aujourd'hui, persuadé d'avoir vu la bouche fine et rose de Draco Malfoy se tordre en un faible sourire douloureux. Mais l'instant d'après, tout était redevenu aussi immobile qu'avant.

Ce qui liait ces deux là, il ne l'avait jamais compris. Et les deux seules autres personnes qui auraient été en mesure de lui expliquer, il les avait tuées, au pied d'un miroir défoncé, et ils les avait laissés au milieu des débris de verre.

Peut être vallait-il mieux que cela reste un mystère. Peut être vallait-il mieux que jamais on ne sache ce qui s'était vraiment passé au sein de cette famille.

Il y a des histoires dont on gagne toujours à oublier certains détails. L'homme est doué de pensée … peut être est-ce pour pouvoir faire des choix dans ses souvenirs, et ne garder que ceux qui rendent heureux.

Et parmi tous ceux que Harry possédait, son souvenir préféré était celui de ce sourire peut être imaginaire, dont il n'était même pas sûr qu'il ait jamais existé. Ce sourire qui avait accompagné le dernier voyage de Draco et Hermione vers un monde en paix.

La paix. C'était ce qu'ils avaient toujours voulu.

FIN

Et voilà, the One I Love est terminée ! Ah la la, ça me fait tout bizarre … comment vais-je faire pour vivre sans cette fic ? Je m'étais drôlement habituée, depuis plus d'un an à sans cesse réfléchir à la suite, aux prochaines péripéties … et là plus rien … ARGH, moi aussi je vais me jeter du haut d'une tour. En tous cas, j'espère que la fin vous aura plus ! N'oubliez pas de m'envoyer des reviews pour me dire ce que vous en pensez. Ok, c'est horriblement triste … mais je ne sais pas pourquoi, moi qui adore les happy endings, je ne voyais pas du tout en faire un pour cette fic. Et pourtant c'est pas faute d'avoir cherché. Mais je trouve que cette fin est aussi une des plus belles que j'ai faites. (En même temps j'en ai fait que deux …) lol.

En tous cas, gros bisous à tous, vous mes chers lecteurs ! Et, j'espère vous trouver au rendez vous, pour une prochaine fic !

Xérès !