Attention, rien ne m'appartient. Les personnages appartiennent à J.K Rowlings et l'histoire à Angel SPIRIT. (Pour ses coordonnées, reportez-vous à ma bibliographie).

Auteur: Angel Spirit

Ratings : R

Correctrice : AnthaRosa

Auteur : Cazgirl

Attention, c'est un slash: SS/HP

Chapitre 1 : Respirer à nouveau

Au début, ce fut si subtil que Severus n'en fut pas sûr, peut-être n'était-ce qu'un effet de son imagination.

C'était Harry Potter après tout et on pouvait s'attendre à ce que de la tristesse irradie du jeune homme de seize ans. La vie entière de Potter était construite autour de la douleur et de la tristesse. De plus, ça ne l'avait pas dérangé ces cinq dernières années à Poudlard. Il avait semblé suffisamment heureux en ce temps-là. Peut-être était-ce seulement l'effet de son imagination, mais parfois il n'en était vraiment pas sûr.

Maintenant il en était certain.

Il y avait une très grande mélancolie qui s'était emparé de l'adolescent. Plus que ça et Severus le savait à présent. Il observait Potter depuis quelques temps maintenant et même s'il était subtil dans la vie ordinaire de Poudlard, être profondément triste pendant trois semaines, était une longue période.

Potter souriait rarement et quand il le faisait, le sourire n'atteignait jamais ses yeux verts profond. On aurait dit qu'il ne riait que pour apaiser les interrogations des autres. Et il ne mangeait presque plus. C'était important parce que Potter avait toujours été comme les autres adolescents quand il s'agissait de nourriture. Or il n'était plus ainsi. S'il mangeait, c'était lentement et il prenait peu de nourriture, perdu dans ses pensées. On aurait dit qu'il ne pouvait pas avaler ou que la nourriture était bloquée dans sa gorge.

Quand il n'était pas si triste, Potter était en colère. Lui et Malfoy avaient leur habituelle querelle de début d'année dans le Poudlard Expresse, mais huit jours plus tard, alors que Severus se dirigeait vers la Grande Salle, il avait dû intervenir : Potter était livide et il essayait de clouer Malfoy au sol. Bien sûr il avait donné une détention à Potter avec MacGonagall et avait déduit cinquante points à Gryffondor.

Une semaine après, Potter se battait encore.

Cette fois, ça s'était passé dans la Grande Salle elle-même et il avait observé la bataille jusqu'à la fin quand Potter, Weasley, Malfoy et Zabini avaient dû être physiquement séparés. Malfoy et Zabini les avaient raillés comme ils le faisaient d'habitude. Potter avait simplement craqué. Weasley dans sa hâte de protéger Potter s'était simplement joint à la mêlé, ce n'était donc pas tout à fait voulu. Il avait encore déduit des points et donné une semaine de détention à chacun des garçons.

Il n'aurait pas pu faire grand chose, même s'il essayait vraiment. Gryffondor avait perdu cent points en une semaine pour deux bagarres. C'était extrême, surtout pour Potter. Le garçon n'avait rien fait d'autre que causer des perturbations à Poudlard depuis qu'il était arrivé, mais il avait d'habitude plus de bon sens et se retenait bien mieux.

On aurait pu penser que le brillant rouge et or du 'badge des préfets' qui reposait maintenant sur sa poitrine lui aurait enlevé toute idée de compromettre sa position. Mais, il semblait que le sorcier, contrairement à ses habitudes, jetait régulièrement tout sens commun par la fenêtre ces derniers temps.

Quelque chose n'allait pas avec Potter.

Severus était allé voir Albus pour lui en parler. Il avait toujours sa réputation à conserver, mais il savait qu'Albus aimait le garçon. Il ne faudrait pas qu'il perde 'l'enfant chéri' à cause d'une dépression et s'il était honnête avec lui-même, il n'avait pas sacrifié autant pour une cause pour voir cet enfant stupide le gâcher devant ses yeux. Il doutait qu'on lui pardonne s'il le faisait. Il n'avait pas vraiment envie de tester leur patience.

« Bien sûr qu'il est un peu déprimé, Severus, il vient de perdre son parrain. A quoi vous attendiez-vous ? » Lui avait répondu Dumbledore.

Snape secoua la tête. Ses yeux noirs étaient profonds et impénétrables. Quelles que soient ses pensées, elles étaient en général…privées, ce qui pour Dumbledore était beaucoup. Severus ne perdait pas de temps à s'inquiéter pour de petites choses ou des élèves insignifiants.

« Je sais qu'il a traversé beaucoup d'épreuves ces cinq dernières années. Je sais qu'il a perdu sans parrain. Je sais qu'on est tous triste quand on perd quelqu'un, mais j'ai appris beaucoup sur ce garçon l'année dernière parce que c'est ce que vous nous l'avez demandé. Je ne peux pas laisser le gamin penser qu'il peut tromper le monde sorcier. Dieu seul sait pourquoi tout le monde lui répète sans arrêt à quel point il est précieux. Tout est dans sa stupide petite tête, mais j'ai déjà vu ce comportement. Je le connais. Je voulais juste vous signaler ce que je vois venir. » Lui avait rétorqué Severus Snape avec colère. « Je serais maudit si on me rend responsable de ne pas garder un œil sur ce stupide gamin. J'ai fait ma part, maintenant c'est votre tour. »

Cette fois ce fut Dumbledore qui secoua la tête.

« Vous lisez trop loin, Severus. Je ne pense pas qu'Harry éprouve en ce moment autre chose que du chagrin. » Il soupira. « Mais je vous fais confiance, Severus et j'ai confiance en votre jugement. Si vous pensez vraiment que Harry a des ennuis ou a besoin d'être guidé alors la seule chose que je puisse faire est de vous laisser décider des actions à mener. J'ai suffisamment interféré dans sa vie. Je doute qu'il veuille avoir à faire à moi dorénavant. »

Severus s'était levé si rapidement que la chaise sur laquelle il était assis était tombée.

« Comment pouvez-vous être aussi aveuglé par l'amour que vous portez à cet enfant ? »Lui demanda-t-il avec colère. « Il n'a pas besoin de moi, il a besoin que vous le sauviez ! Ce n'est pas à moi qu'il fait confiance ! »

Dumbledore le regarda calmement. Seuls ses yeux montraient son désarroi intérieur. « Je ne pense pas que vous vous en rendiez compte, Severus, mais je doute qu'Harry me fasse plus confiance qu'à vous maintenant. Je rencontrerais plus probablement un mur de briques que vous. Il ira bien, mais sinon, votre aide sera plus que bienvenue.

Quand Severus quitta le bureau de Dumbledore, il était plus en colère qu'il ne l'avait été depuis longtemps. Il avait repris son observation et plus il regardait, plus il se sentait en colère. Potter devenait difficile et comme toujours, il choisissait le plus mauvais moment. Il lui empoisonnait la vie. Mais maintenant qu'il essayait de protéger le garçon, il ne comprenait rien en dehors du fait qu'il était maintenant convaincu que Potter souffrait d'un désarroi intérieur et que s'il ne l'aidait pas bientôt, il allait craquer nerveusement ou physiquement, ce qui évidemment n'était pas le genre de nouvelles que l'on voulait apporter au monde.

Severus ne voulait pas aider la peste suffisante. Il ne voulait pas devenir son confident et il se rendait compte qu'il le devrait. Alors qu'il l'observait, il vit Potter regarder Malfoy avec des yeux noirs, mais l'expression changea rapidement et reprit celle conflictuelle qu'il avait dorénavant. Ils retournèrent leur attention à leur repas et Snape grimaça aussi férocement qu'il le put.

Severus était inquiet.


Harry pouvait sentir des yeux l'observer à nouveau.

Les yeux étaient toujours là, brûlant un trou à travers lui. Ses gestes étaient sans cesse observés par des yeux plein de haine ou d'adoration. Il détestait cela et il souhaitait leur dire à tous de se casser et de le laisser tranquille.

Ils le regardaient tout le temps. Le monde entier le regardait. Ils attendaient tant de Celui Qui A Survécu. Harry voulait crier qu'il était stupide que tout un monde ait placé sa confiance en lui. Il voulait crier qu'il n'était pas le héros qu'ils croyaient.

Pourquoi ? Pourquoi lui ? Pourquoi est-ce que tout lui tombait toujours dessus ? Qu'avait-il fait ? S'il avait fait quelque chose, pourrait-il réparer ses actes et l'échanger contre sa santé mentale ?

Il perdait l'esprit lentement, mais sûrement, et il le savait.

Il sombrait devant les yeux de tous, et personne ne semblait le remarquer. C'est comme s'il criait de toutes ses forces et que tout le monde lui souriait et lui faisait des signes quand il passait.

Etre remarqué mais être invisible. Comment pourrait-il être le contraire de lui-même ? Comment pouvaient-ils le regarder sans sombrer dans le désespoir ?

Harry ne savait pas combien de temps il pourrait le supporter.

« Harry ? Que fais-tu ? Tu vas manquer le dessert, » Lui dit Hermione quand il se leva pour partir.

Il lui fit ce qu'il espérait être un sourire. « Ce n'est rien. Je n'ai pas très faim aujourd'hui. De plus je dois faire quelque chose avant d'aller me coucher ce soir. Je suis vraiment fatigué alors je crois que je vais le faire maintenant. »

Hermione acquiesça avec compréhension et Harry lui sourit à nouveau. Dès qu'il eut quitté la table des Gryffondor, il perdit son sourire. Dans sa hâte, il ne remarqua pas les yeux sombres qui l'observaient de la table des professeurs. Et s'il les avait vus, il ne s'en serait pas soucié.

De toute manière, tout le monde observait Harry Potter.


« Oy, Mione, où est parti Harry ? » Lui demanda Ron quand il remarqua son ami à l'autre bout de la salle.

Hermione haussa les épaules. « Il a dit qu'il avait quelque chose à faire, qu'il était fatigué et préférait le faire tout de suite. »

« Fatigué ? Bon sang, il est à peine dix neuf heures ! Que fait-il pour être fatigué aussi tôt ? » Lui demanda Ron avec consternation.

Ils ne voyaient Harry qu'en cours depuis qu'ils étaient revenus, et maintenant qu'ils étaient en sixième année, ils ne pouvaient plus discuter pendant les cours. Puis ils avaient eu leur semaine de détention avec Snape ce qui avait réduit d'autant plus le temps qu'ils passaient ensembles. Maintenant qu'ils avaient payé le prix de leur pénitence, il avait espéré passer la nuit à bavarder avec ses meilleurs amis. Il était déçu qu'Harry ait d'autres choses à faire.

Hermione rit quand elle vit l'expression de Ron.

« Qu'est-ce qu'il y a de bizarre à ce qu'il soit fatigué, Ron ? » Lui demanda-t-elle toujours amusée. « Il a eu deux semaines d'affilées de détentions depuis qu'il est revenu. Puisque c'est sa première soirée de libre, il espère simplement récupérer un peu de sommeil. »

Ron haussa les épaules et acquiesça. Hermione avait raison bien sûr, mais il était tout de même bizarre qu'Harry n'ait pas essayé d'attendre un peu pour rattraper le temps perdu.


Harry ne pouvait plus respirer et ses mains tremblaient encore.

Il se leva et se pencha devant un lavabo dans les toilettes qu'ils utilisaient au cours de leur seconde année pour préparer le polynectar. Ce n'était pas la potion qui le faisait trembler et haleter Harry.

Il leva la tête, regarda son reflet dans le miroir magique et attendit que les larmes brouillent sa vue.

Il les sentit couler le long de ses joues. Il ferma les yeux, mais elles continuaient de ruisseler. Il haleta si fort qu'il eut l'impression que son âme se mutilait avec son corps. Une multitude d'images traversaient son esprit.

Toutes les douleurs dont il était responsable.

Toutes les morts.

Toutes les personnes mortes en son nom.

Il ne les avait pas sauvés. Il n'avait pas pu les sauver eux ou qui que ce soit d'autre.

Ils faisaient un nœud dans sa gorge, brouillaient son esprit et l'empêchaient de respirer. Il ne pouvait plus respirer. Il ne pouvait qu'haleter, mais ce n'était pas suffisant. Il avait l'impression que ce ne serait jamais suffisant pour arrêter la douleur. Ca ne serait jamais suffisant pour remplir le vide au fond de lui.

Il ne pouvait plus respirer et il avait besoin de quelque chose pour arrêter la douleur qu'il ressentait à l'intérieur de lui.

Avec découragement, il prit la lame qu'il avait conjuré un peu plus tôt. A l'aide de son autre main, il essuya les larmes de ses yeux. Il leva la main devant ses yeux et regarda le liquide transparent qui glissait et se demanda pourquoi il n'était pas rouge.

Si son âme était meurtrie. S'il se sentait écarteler de l'intérieur, alors il devrait saigner.

Ses larmes devraient être des larmes de sang.

Mais ce n'était pas le cas et les larmes n'empêchaient pas la douleur. Il haletait alors qu'il essayait d'aspirer l'air dans son âme, mais la douleur était toujours là. Il ne connaissait qu'un seul moyen pour rivaliser avec la douleur. Il releva la manche gauche de sa robe et de sa chemise jusqu'à son épaule et leva la lame. A l'intérieur de son bras, il y avait de nombreuses lignes qui marquaient ses cicatrices précédentes. Elles étaient souvent invisibles, mais pas maintenant.

Toujours pleurant, toujours haletant, souffrant encore tant, il pressa la lame aiguisée sur la peau douce et très lentement l'abaissa. Il regarda le sang commençait à couler.

Puis les larmes s'arrêtèrent, les halètements se calmèrent, la douleur diminua et il put à nouveau respirer.

Il pouvait respirer et il ne souffrait plus.

Dès qu'il eut retrouvé un souffle normal, il laissa tomber la lame sur le sol et utilisa sa baguette pour la faire disparaître. Il tourna ensuite ses yeux vers l'entaille. Il y avait tant de sang. Il y avait toujours beaucoup de sang, mais ce n'était pas grave.

Il utilisa à nouveau sa baguette et à l'aide d'un sort qu'il avait appris à cette fin, ferma la blessure. Ce serait encore un peu rouge et enflé, mais il ne saignait plus. Ce serait encore douloureux quelques temps, mais ce n'était pas grave parce que cela voulait dire qu'il n'aurait pas besoin de le faire avant au moins deux semaines. Ce serait son rappel quand la douleur intérieure recommencerait.

Il allait tourner le robinet pour rincer son bras et faire disparaître toute trace du sang. Il avait appris il y a longtemps que les charmes de nettoyage ne faisaient pas bon ménage avec les blessures. Le sort ouvrait la plaie et il n'en avait pas besoin. Il allait laver la plaie quand il entendit quelqu'un derrière lui et il se retourna rapidement.

Mimi Geignarde se tenait derrière lui, des larmes translucides dans ses grands yeux tristes.

« Qu'as-tu fait, Harry Potter ? » Lui demanda-t-elle avec sa voix aiguë de fantôme. « C'est très mal. Tu ne dois pas faire ça, même si tu te sens triste. »

« Vas-t-en Mimi, » Lui dit Harry d'une voix douce en lavant son bras.

Mimi Geignarde prit une profonde inspiration. En général, Harry était civil avec elle, mais c'était mauvais. D'abord elle l'avait regardé se blesser et ensuite, il l'avait blessé.

Quelque chose n'allait pas avec Harry Potter.


« Où est Potter ? »

Hermione et Ron furent accostés à la sortie de la Grande Salle dès qu'ils eurent fini de dîner. Harry avait quitté la table des Gryffondors depuis presque une heure et maintenant ils se tournèrent pour regarder leur insensible professeur de potions et se demandèrent si Harry allait avoir une autre détention.

« Il avait quelque chose à faire et est parti il y a une heure environ, » Lui répondit Hermione puisque si Ron ouvrait la bouche, il ne pourrait rien en sortir de respectueux. « Je ne sais pas ce que c'était professeur, mais il a dit qu'il était fatigué et qu'il irait probablement se coucher après. »

« Je vois, » Répondit leur professeur et quand il ne leur dit plus rien, Hermione en conclut qu'il en avait terminé avec eux.

Ron pensa que c'était l'occasion parfaite pour parler. « Il n'a plus de détention professeur. Il n'a rien fait, vous ne pouvez pas lui en donner une autre. Il a traversé suffisamment de choses sans que vous le harceliez, vous savez. J'avais pensé que vous auriez au moins compris quelque chose comme ça. »

Si le professeur n'avait pas déjà un air renfrogné avant, il y était certainement maintenant. Ses yeux s'assombrirent alors qu'il plissait les yeux.

« La raison pour laquelle je veux voir Potter ne vous concerne pas, Weasley, mais je dois savoir où il est, pour son propre bien. » Dit Snape d'une voix très douce.

Avant de pouvoir en dire plus, il vit Harry alors qu'il traversait un couloir et se dirigeait vers la Tour des Gryffondors.

« Si vous voulez bien m'excuser, » Dit-il à Ron et à Hermione qui se tenaient toujours là. Il n'était pas bien loin quand il cria par-dessus son épaule, « Au fait, Weasley, ça coûtera dix points à Gryffondor. Je ne tolérerai pas votre culot. Soyez m'en reconnaissant, je ne vous ai pas donné une autre retenue. »

Ron voulut faire un commentaire, mais Hermione mit une main devant sa bouche pour l'empêcher de parler. Entre ces dix points, plus les cent cinquante qu'ils avaient déjà perdus, elle s'attendait à ce que les Gryffondors vérifient s'ils étaient capables de courir plus vite que les sorts qu'ils leur jetteraient s'ils en perdaient d'avantage.

De plus, Snape n'essaierait pas de faire du mal à Harry, si ? Après tout, il travaillait pour l'Ordre. Elle doutait que Dumbledore le prendrait bien si le professeur lui faisait quoi que ce soit. Alors ça voulait dire que Harry ne craignait rien, non ?

Alors qu'elle emmenait Ron plus loin, elle essaya de ne pas se souvenir que le professeur détestait vraiment son meilleur ami.


« Potter, je dois vous parler ! »

Tous les élèves qui se trouvaient dans le couloir partirent dès qu'ils entendirent la voix de leur professeur derrière eux. Pourtant, la personne qui l'appelait ne semblait pas l'avoir entendu.

« Potter ! » Dit-il un petit peu plus fort. Il était déterminé à ne pas crier.

Mais Harry continua de marcher. Severus le remarqua et allongea le pas. Dès qu'il fut derrière, il lui prit le bras.

Il n'était pas préparé à l'entendre gémir de douleur quand il entra en contact avec son bras.

Il se tourna immédiatement pour faire face à son professeur et essaya de comprendre ce qu'il s'était passé derrière les yeux noir menaçant. Ils ne montraient pourtant aucune émotion.

Severus lâcha le bras qu'il serrait et le toucha rapidement avec deux doigts pour l'examiner.

Intérieurement, Harry jurait.

Stupide ! Stupide ! Comment as-tu pu être aussi stupide ! Il avait oublié de jeter le charme de dissimulation sur son bras pour cacher la plaie. Mimi Geignarde l'avait distrait et pour la quitter rapidement il avait simplement lavé son bras et était parti. Il n'avait pas entendu Snape l'appeler parce qu'il était perdu… dans tout. Il n'avait pas pensé qu'on pourrait lui prendre le bras pour attirer son attention.

Maintenant il savait qu'il avait des ennuis parce que bien que sa robe soit noire et que son bras était très couvert, il avait senti le sort se briser quand le professeur lui avait pris le bras.

Même de là où il se tenait, il pouvait voir que les doigts de son professeur était couvert de sang.

« Potter, suivez-moi. Nous devons parler. » Lui dit Severus finalement. Il détourna ses yeux du sang et cacha rapidement ses mains dans ses poches.

Ce n'était pas une demande, c'était un ordre. Abattu, Harry baissa légèrement la tête et acquiesça.

A quelques pas derrière eux, Hermione et Ron étaient avec les autres élèves et les regardaient. Ils se demandèrent avec confusion ce qui venait de se passer entre eux.