Note de l'auteur :Kikou tout le monde ! Alors, j'ai déjà écris plusieurs fics avant, mais celle-ci est ma première sur CSI! J'adore écrire, et ça me frustrait de ne pas écrire sur la série ( et surtout sur mon petit couple préféré hihi), donc, voilà!

Spoiler : Saison 5, y compris la fin. L'histoire débute après la fin de la saison. C'est sensé être une GSR aussi

Disclamer : Malheureusement, je ne possède rien de ce qu'il y a dans CSI, ni les persos, ni les décors, ni les histoires des épisodes... Il n'y a que cette histoire qui sort direct de ma cervelle ;)

Oubli mortel

Chapitre 1

Quand il se réveilla, la première chose qu'il sentit fut la chaleur d'une main sur son torse, et un poids lourd au niveau de son épaule. Il ouvrit les yeux, et se sentit un peu perdu, ne reconnaissant pas immédiatement sa chambre. Ce qui est normal, étant donné que tu n'es pas dans ta chambre… Il tourna son regard vers la femme étendu contre lui, sa tête reposant sur son épaule, une main posée sur son torse. Les souvenirs des heures précédentes lui revenaient à l'esprit, et il sentit un drôle de sentiment l'envahir. Une fois encore, il avait cédé à ses pulsions. Ce ne devait être qu'un simple dîner…gémit-il intérieurement, regrettant déjà ses actes. Un simple dîner, un peu de vin, et une cavalière bien aguicheuse, et cela donnait… et bien, ça. Grissom dans un lit qui n'était pas le sien, ayant passé une nuit pour le moins agitée. Il ne mentirait pas. Depuis deux mois, ce n'était pas la première fois que cela arrivait.

La première fois, c'était parce qu'il avait vraiment trop bu. Elle aussi d'ailleurs. C'était peu après l'enlèvement de Nick. L'assouvissement de leurs besoins sexuels respectifs les avait aidé à se relaxer, mais ils avaient rapidement décidé que cela ne signifiait rien de sérieux, c'était mieux pour leurs carrières. Non, rien de sérieux. Les quatre autres fois suivantes n'avaient rien de sérieux non plus…

Il poussa un lourd soupir, enleva doucement la main de son torse et se leva avec précaution, évitant de la réveiller. Il se rendit directement à la salle de bain, après avoir ramassé ses vêtements ; l'eau chaude l'aida à se remettre les idées en place. Alors qu'il était entrain de reboutonner sa chemise, il sentit un bras se glisser autour de sa taille, et cela le surprit tellement qu'il sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine.

« Sophia ! » s'exclama t-il en se retournant. Je croyais que tu dormais encore ! »

La femme lui adressa un sourire taquin :

« J'avais froid dans mon grand lit, toute seule. »

Il reporta son attention à sa chemise, sentant le malaise s'installer en lui.

« Euh, tu sais, à propos de la nuit dernière, je…euh… »

Elle lui adressa un petit sourire et retira son bras, montrant qu'elle avait compris.

« Je sais, » dit-elle doucement. « Ca ne veux pas dire que nous allons nous marier où avoir une quinzaine de bambins, nous avons déjà eu cette discussion. »

Il se contenta d'hocher la tête, se concentrant à présent sur ses lacets.

« Je vais rentrer, je travaille dans douze heures, et je dois me reposer un peu… »

Elle lui fit un sourire coquin accompagné d'un petit clin d'œil :

« Tu l'as bien mérité. »

Il se força à lui sourire en retour, de plus en plus presser de sortir de son appartement. Ce n'était pas elle qui le mettait mal à l'aise, mais lui-même. Il se sentait profiteur, et il n'aimait pas ça du tout.

Elle le raccompagna jusqu'à sa porte, et déposa un rapide baiser sur ses lèvres :

« On se voit plus tard… »

Une fois encore, il hocha la tête.

« Bye… » dit-il doucement. Puis, il sorti.

Il ne sentit bien qu'une fois dans sa voiture.

Mais qu'est-ce qui m'a pris encore ? Non, il devait être honnête avec lui-même. Il savait très bien à quoi s'attendre en acceptant l'invitation a dîné de Sophia, tout comme il savait très bien ce qu'il faisait deux mois plus tôt, quand il l'avait ramené chez lui.

Il n'aurait jamais pris cette initiative si elle avait encore travaillé pour lui. Mais ce n'était plus le cas. Ecklie avait remis toute son équipe ensemble, et Sophia était allée travailler en équipe de jour. S'ils parvenaient à avoir des rendez-vous ensemble, s'était grâce à la complémentarité de leur « jour » respectif de repos. Sa nuit de repos était juste avant le jour de congé de Sophia. Ce qui signifiait qu'il ne s'était pas vraiment reposé, et qu'il devait être en forme pour la prochaine nuit…Il devait quand même l'avouer, sa nuit avait été agréable, mais…

Il ne l'aimait pas. Et ça, ça le gênait beaucoup. Il n'aimait pas l'idée qu'il pouvait coucher avec une femme, alors qu'en réalité, il s'imaginait avec une autre. Son cœur se serra à cette pensée. Il osait à peine imaginer comment elle réagirait si elle apprenait ce qu'il faisait avec Sophia…


Quand elle avait vu le regard de son père, ce soir là, elle avait su qu'une fois encore, elle allait subir une correction.

Elle n'aurait pas du passer l'après midi avec James et Patrick. Elle le savait pourtant, que son père ne voulait pas qu'elle traîne avec les garçons. Ce sont les filles mauvaises qui passent leur temps collées aux baskets des mecs, et toi, tu ne dois pas être une fille mauvaise, tu as compris ? Oui papa.

Mais, comment résister ? James était venu après le déjeuner, arrivant comme toujours à toute allure sur sa bicyclette bleue, et avait tout de suite su retenir son attention. Eh, Lya ! Ramène toi, Pat a trouvé un nouveau coin pour notre jeu ! Elle savait qu'elle aurait du dire non, qu'elle devait rester pour aider sa mère à laver l'appartement, mais elle ne pouvait jamais résister quand il s'agissait de leur jeu. Avant que la raison ne prenne définitivement le dessus, elle avait courut jusqu'à la petite cuisine où sa mère faisait la vaisselle, et avait lâché un rapide Je sors ! avant de sortir, d'enfourcher sa propre bicyclette rouillée et de suivre Jamy.

Qu'est-ce qu'elle s'était amusée ! Elle s'amusait toujours avec eux. Ils formaient un trio inséparable : Lya, Pat et Jamy. Elle n'avait aucune idée d'où lui venait ce surnom, Lya, surtout qu'il n'avait absolument rien à voir avec son prénom, mais elle l'adorait, tout comme elle adorait les deux garçons qui lui avaient donnés. Elle savait qu'elle risquait gros, si son père l'apprenait, mais elle s'en fichait. Avec eux, tout semblait plus simple et plus joyeux ; et puis eux, ils ne faisaient jamais de remarques sur ses bleus ou ses écorchures. Sauf la fois où Pat s'était énervé, le matin où elle était arrivée à l'école du quartier avec un œil au beurre noir énorme et le poignet gauche tellement enflée qu'elle croyait qu'il était encore une fois cassé. Son ami était devenu tout rouge et ses yeux s'était assombri, et il avait dit : Ton père mérite la mort, Lya, ce n'est qu'un salaud. Elle s'était contentée de baisser la tête, honteuse, et de lui demander de ne plus en parler.

Pat et Jamy était les meilleurs amis qu'elle ait jamais eu, et elle préférait sans hésitation jouer avec eux plutôt qu'avec d'autres filles, qui était toutes des « pouffes » comme le disait si bien Pat. Elle passaient leur recrée à se moquer d'elle en la montrant du doigt. Elle s'amusaient à l'appeler « la bossue », parce qu'elle était souvent couverte de bosses et de bleus. En vérité, ces remarques ne la touchaient même pas. Elle n'avait que huit ans, mais était déjà très mature pour son âge. Mais elle savait s'amuser quand il le fallait, comme quand elle jouait à leur jeu, avec Pat et Jamy. Oh, ce n'était pas un jeu vraiment original, un simple « gendarmes contre voleurs » mais il était spécial pour eux. Elle adorait faire le policier, tandis que ses amis faisaient les criminels. Elle trouvait ça exaltant, les fausses courses poursuites, les fausses découvertes d'une scène de crime.

C'était encore à ça qu'ils avaient joué, cet après midi là, dans une cave abandonnée qu'avait découvert Pat en faisant tomber son ballon de basket par la lucarne.

Elle était arrivée en retard pour le dîner, et elle était couverte de poussière. Quand elle avait débarqué dans la cuisine sombre, la joie provoquée par son après midi avait immédiatement déserté son corps, et une vague glaciale l'avait remplacé, faisant se dresser tous les poils de son corps.

Son père l'attendait, apparemment, adossé au frigo, les bras croisés contre sa poitrine. Sa mâchoire était serrée, et quand elle avait regardé dans ses yeux, elle avait su que cette fois, ce serait pire que d'habitude. Automatiquement, elle avait cherché le regard de sa mère. Cette dernière était assise, ou plutôt effondrée sur une des chaises, et étrangement, elle semblait extrêmement calme ce soir. Sa lèvre inférieure saignait. Son bras droit portait une marque rouge vive comme si on lui avait serré violemment, ce qui était certainement le cas.

Elle n'avait pas été plus rassurée en rencontrant le regard de sa mère, vide et légèrement vitreux. Elle avait toujours eu plus confiance en sa mère qu'en son père, même si cette dernière la sanctionnait assez durement parfois elle aussi. Mais ce n'était jamais aussi violent que son père. Sa mère essayait parfois de la défendre, recevant alors elle aussi des coups. Les coups, s'était quelque chose de normal chez eux. La petite fille qu'elle était ne tentait même pas de protester. Après tout, les parents faisaient toujours ce qui était le plus juste pour leurs enfants, non ?

Mais ce soir, sa mère ne prendrait pas de punitions à sa place, s'était certain.

Avalant avec difficulté, elle avait de nouveau tourné son regard vers son père.

« Où étais-tu ? » Son ton était glacial et tendu.

« Je… Je jouais dehors » répondit-elle d'une petite voix.

Il décroisa les bras, lentement.

« Tu étais avec ces deux garçons, encore »

« Papa…, je… tu sais je… » Elle n'arrivait pas à prononcer une phrase pour sa défense.

Elle vit les poings de son père se serrer, et instinctivement, elle fit un pas en arrière.

« Sara, je t'avais prévenu. » Sa voix était montée d'un ton, et la colère s'entendait parfaitement dans sa phrase.

Alors, brusquement, son père s'avança vers elle, avec la mine d'un taureau enragé, et Sara fit volte face et commença à courir, pénétra dans le minuscule salon et tenta d'atteindre la porte des toilettes, où elle pourrait s'enfermer, pour un temps du moins. Mais il fut plus rapide qu'elle, et elle sentit sa poigne de fer lui agripper l'épaule. Il la retourna violemment et lui donna une gifle retentissante, un de ces gifles qui font le plus de mal. Elle sentit sa tête partir, le reste de son corps suivi, ce qui l'envoya contre le mur ; elle eut la bonne idée de mettre ses mains pour se protéger, ce qui lui évita un autre coup à la tête. Mais avant qu'elle n'ait eut le temps de récupérer, son père l'avait de nouveau agrippé, et son poing atteignit son estomac, lui coupant la respiration. Toujours collé au mur, son petit corps s'effondra, tandis qu'elle tentait de retrouver son souffle.

« Tu me déçois beaucoup, Sara, tu es devenu une mauvaise fille. Les mauvaises filles ne se sont bonnes à rien ! »

Tut tut ! Tut tut ! Tut tut ! Tut-

Sa main s'abattit durement sur le réveil qui se trouvait sur la table de nuit. Saleté de machine, elle n'aurait pas pu sonner un peu plus tôt ?

Elle se redressa dans son lit et passa une main tremblante sur ses joues humides, essuyant les larmes et la sueur qui s'y trouvaient. Elle avait horreur de se genre de rêves souvenirs ; il n'y avait rien de pire pour commencer la journée –ou la nuit, dans le cas présent. Cela arrivait plus souvent à l'approche de la date anniversaire de la mort de son père. Elle essayait toujours d'enfouir ces souvenirs dans un coin de sa mémoire, mais ils finissaient toujours par ressortir, près de certaines dates, ou lors d'affaires qui parlaient de femmes ou d'enfant maltraités.

Cela lui rappela automatiquement cette après-midi où elle avait dévoilé son secret à Grissom. Elle se leva et commença sa préparation pour aller au travail.

Elle ne regrettait pas de lui avoir dit, au contraire, en parler à quelqu'un l'avait beaucoup soulagé. Elle ne l'avait plus fait depuis le lendemain de l'accident, refoulant tous ces mauvais instants au fin fond de son esprit, et de son cœur ; et cela l'avait dévoré, petit à petit. C'est pour cela que sa confession avait été bénéfique. Ce qui la faisait se sentir mieux aussi, c'était le fait que Grissom ait arrêté de l'ignorer, de s'éloigner d'elle, comme elle en avait eut tellement l'impression durant plus deux ans. Et l'année précédentes, miracle ! il avait du comprendre qu'elle existait encore. Il avait quand même fallu qu'elle se fasse arrêter pour conduite en état d'ivresse pour qu'il daigne s'intéresser à nouveau à elle…Mais une fois encore, elle n'allait pas s'en plaindre. Elle avait beau se faire une raison, essayer de refouler ses sentiments, cela ne servait à rien. Elle était amoureuse de lui, et cela voulait dire qu'elle préférait l'avoir au moins en temps qu'ami que de ne pas l'avoir du tout.

Une fois douchée, habillée et rassasiée, elle prit sa voiture et se rendit au labo. Là bas, les choses avaient pas mal rebougées en peu de temps. L'horrible aventure de Nick avait quand même eu comme résultat bénéfique qu'Ecklie consente à ressouder l'équipe. A la grande surprise de Sara, Catherine ne s'était pas révolté face à cette décision, qui avait pourtant pour effet de lui retirer son statut de chef. Mais elle leur avait expliqué que cette expérience lui avait très bénéfique, mais qu'elle préférait son travail d'avant –et que c'était mieux quand toutes leurs bêtises retombaient sur Grissom, et non sur elle.

Nick avait passé plusieurs jours à l'hôpital, et suivait depuis des séances de thérapie. Il avait sûrement des séquelles, cela ne faisait pas de doute, mais il se portait bien, et faisait son possible pour que cela soit le cas. Il n'avait pas perdu son sourire et sa bonne humeur, et c'était vraiment une bonne chose. Sara était vraiment très heureuse de retravailler avec lui et Warrick ; sur chaque affaires – excepté les cas trop sérieux bien sûr- où elle était avec eux, ils trouvaient toujours un moyen de la faire rire.

Autre point très –très !- positif : Sophia ne travaillait plus avec elle. Dieu merci ! Elle avait conscience que l'autre femme ne lui avait rien fait de mal, du moins pas volontairement, mais Sara n'avait jamais pu l'accepter dans l'équipe. Ok, cela avait sûrement beaucoup à voir avec le fait qu'elle était une femme, et que c'était difficile de l'intégrer. Elle comprenait un peu la réaction que Catherine avait eut, plusieurs années auparavant, quand Sara avait débarqué à Vegas du jour au lendemain, lui ôtant son statut de « seule femme » de l'équipe. Et puis, Sophia tournait autour de Grissom, et cela avait le don de la faire bouillir. Ne pense pas à ça… s'ordonna t-elle intérieurement, tandis qu'elle entrait dans la salle de repos.

Nick, Warrick et Greg était déjà là, avachi sur leurs sièges.

« Dis leur Sara que c'est vrai ! » s'exclama Greg en guise de bonjour.

« Salut à toi aussi Greg, j'ai passé une bonne journée, merci de demander. » répondit-elle avec un sourire.

Warrick pouffa, et ajouta :

« Je crois que c'est mal parti pour toi, mon pote ! »

Sara fronça les sourcils et croisa les bras sur sa poitrine, observant le jeune CSI d'un air faussement inquiétant :

« Qu'est-ce qu'il y a encore, Greggo ? »

« Euh… » commença ce dernier, le rouge lui montant aux joues. « C'est que… »

Nick vint à son secours :

« Comme tu dois sûrement le savoir -vu ton intérêt pour ce genre de choses- dans trois semaines, il y a le bal annuel de la police de Las Vegas, et notre petit novice adoré était entrain d'affirmer que tu irais avec lui cette année. »

Il ponctua sa phrase d'une grande tape dans le dos de Greg, qui grommelait dans sa barbe.

Sara le regardait, mis exaspéré, mis amusé :

« Je suis désolé de briser tes rêves Greg, mais comme les cinq dernières années, je ne dirais qu'un seul mot : non. Je t'ai déjà expliqué que je n'aimais pas particulièrement ce genre de petite fête. »

N'attendant même pas sa réaction, elle se dirigea vers la cafetière pour ce servir une tasse de café. Elle écoutait la suite de la conversation des hommes, un sourire amusé accroché aux lèvres. Greg, vexé par les rires des deux autres mâles de la pièce, tentait de sauver son honneur :

« Oui, c'est ça, rigolez. Je suis persuadé que vous n'aurez même pas de cavalière non plus. »

« Ah, moi, je suis déjà pris ! » se défendit Warrick. « Catherine m'a fait promettre de l'accompagner. Elle m'a expliqué qu'elle en avait assez de s'acheter une belle robe tous les ans, pour qu'elle se fasse larguée la veille du bal. Elle a toute confiance en moi, m'a-t-elle dit. »

Cette révélation soutira des « you hou ! » dans la pièce, qui sous entendaient bien ce que ça sous entendait.

« Plus rien me surprend maintenant » repris Greg. « Si Grissom a pris les choses en main avec sa vie amoureuse, je peux bien croire le faite que Catherine et Warrick font passer la soirée collés l'un contre l'autre… »

Sara, qui était toujours de dos, se glaça à cette phrase.

« Comment ça, Grissom a pris les choses en main avec sa vie amoureuse ? » entendit-elle Nick demander. Oui, excellente question !

« Quoi, tu n'es pas au courant ? » s'exclama Warrick d'un ton surpris.

Les doigts de Sara se crispèrent autour de sa tasse. Quoi ? Quoi ? au courant de quoi ?

« Lui et Sophia…Ils ont passé le cap il y a deux mois. Bien sûr, c'est sensé être secret, et il paraîtrait que « ce n'est rien de sérieux », mais tu sais ce que ça veux dire, quand quelqu'un dit- »

Blang !

C'est le bruit sourd que vit la tasse de Sara quand celle-ci la posa durement sur la table. Elle n'arrivait pas à le croire ! Greg devait plaisanter. Comment Grissom aurait-il pu « passer le cap » avec Sophia ?

Le silence régnait dans la salle. Les garçons venaient juste de se rappeler de la présence de Sara, et semblait comprendre qu'ils venaient de faire une grosse –grosse !- boulette.

C'est cet instant que choisi Catherine pour entrer dans la pièce.

« Wouah ! » s'exclama t-elle. « C'est moi où cette salle est rempli d'une tension pour le moins négative ? »

Sara agrippait le bord de la table, les yeux fermés. Calme toi. Calme toi, s'ordonna t-elle, essayant de contrôler les larmes qui étaient montées d'elle-même à ses yeux sans qu'elle ne leur ai rien demandé. Ce n'était rien voyons. Greg et Warrick affabulaient. C'est vrai ! Ils adoraient raconter des histoires ! Elle avait beau se répéter ça dans son esprit, cela ne fonctionnait pas vraiment. Les mots de Greg résonnaient encore et encore dans sa tête : « Ils ont passé le cap il y a deux mois… Ils ont passé le cap il y a deux mois… Ils ont passé le cap il y a deux mois…Ils ont passés… »

« Sara, tout va bien ? » demanda alors Catherine d'un ton un peu inquiet, venant de remarquer sa collègue immobile.

Sara, qui ne pouvait toujours pas parler – car elle sentait que si elle le faisait, soit elle vomirait, soit elle hurlerait ou soit elle éclaterait en sanglot (ou peut-être un mélange des trois)- se contenta d'hocher la tête affirmativement de façon mécanique. Elle sentit alors que Grissom entrait dans la pièce. Elle sentit une colère bouillonnante l'envahir. Il avait fallut qu'elle travaille pendant cinq ans à ses côtés pour qu'il lui prenne la main, il avait suffit de même pas six mois à l'autre blondasse pour qu'il lui saute dessus !

« Bonjour tout le monde ! » s'exclama t-il d'un ton enjoué. « J'espère que vous vous êtes bien reposé, c'est une nuit chargé en perspective. » Il semblait de bonne humeur. Aurait-on passé une bonne journée de congé, Grissom ? susurrait sarcastiquement une voix dans sa tête.

Retourne toi, Sara, retourne toi avant qu'il ne te questionne.

Elle ouvrit les yeux et se retourna, gardant tout de même les yeux baissés.

« Alors, Warrick et Greg, vous prenez une affaire de vol à main armée qui a dégénéré dans une boutique de vêtements chics. Une vendeuse et un client morts. Nick, Catherine, un enlèvement de mari. La femme est très inquiète. Sara, tu viens avec moi ; nous avons un meurtre étrange dans un des immeubles du centre. »

Un bourdonnement envahissait la tête de Sara. Pourquoi fallait-il qu'il la choisisse elle comme coéquipière ? Ce n'était pas comme s'il manquait d'effectif maintenant ! Elle leva brièvement les yeux, rencontrant son regard légèrement incrédule, puis les rebaissa.

« Ok » dit-elle froidement, avant de lui passé à côté pour sortir de la salle.


Grissom, les sourcils froncés, regarda Sara sortir de la pièce. Il tourna la tête vers le reste de l'équipe et regarda Catherine. Cette dernière leva les bras pour dire qu'elle ne savait rien et ne comprenait pas non plus. Les trois hommes s'étaient levés pour prendre leurs papiers, mais ils refusaient obstinément de regarder leur patron en face. Qu'est-ce qu'ils ont fait encore ?

Grissom soupira et sorti rejoindre Sara qui l'attendait dans le couloir.

« On prend ma voiture » lui dit-il. Elle se contenta d'hocher la tête de façon affirmative.

Il était troublé. Cela faisait très longtemps qu'elle n'avait pas eu cette attitude envers lui, et il se demandait ce qui avait pu la mettre de cette humeur. Il savait qu'il ne devait pas chercher à comprendre, s'il tenait à la vie. Le trajet jusqu'au lieu du crime fut silencieux et tendu. L'appartement de la victime se trouvant au troisième étage, le court voyage dans l'ascenseur le fut tout autant. Grissom fut soulagé en voyant Brass se diriger vers eux.

« Qu'est-ce que nous avons, Jim ? » lui demanda t-il.

« Jessica Lown, trente quatre ans. Célibataire, pas d'enfant. C'est sa voisine d'en face qui a prévenu la police. Je vais l'interroger. La victime est dans la chambre. »

Gil entra dans l'appartement, accompagné de Sara. Il y avait déjà deux officiers sur place, qui les conduisit vers la chambre.

« Vous avez touché à quelque chose ? » demanda Grissom.

L'officier secoua la tête :

« Non monsieur. Tout est dans l'état où nous l'avons trouvé. »

Ils pénétrèrent dans la chambre, et purent constater le crime.

« Hum…charmant. » ne pu s'empêcher de dire Sara.

La jeune femme était étendue sur le dos, reposant au milieu du lit. Ses poignets étaient attachés aux montant du lit. On pouvait voir à première vue qu'elle avait été mutilée. Ses orbites étaient sanglantes, les draps étaient couverts de sang au niveau de l'abdomen. Ils se rapprochèrent du lit, chacun prenant un côté. Sara commença à prendre des photos du corps sous différents angles.

« Premières observations : étant donné la quantité de sang sur les draps au niveau de son abdomen, on peut penser qu'elle a subit une blessure grave à ce niveau. »

« On lui a coupé les oreilles et… » elle se rapprocha et prit une photo des mains liées en l'air « l'extrémité des doigts. Exceptés l'index de la main droite. »

Grissom se pencha et grimaça.

« On lui a également retiré les yeux. » Il secoua la tête. « Nous avons encore à faire à un fou… »

David pénétra alors dans la chambre.

« Bonsoir, désolé pour le retard. » dit le légiste en approchant.

Il commença à effectuer toutes les démarches habituelles.

« D'après la rigidité cadavérique, elle est morte depuis environ vingt quatre heures. » conclut-il.

Sara et Grissom inspectèrent ensuite la pièce en silence, n'échangeant toujours aucune parole. Il sentait que Sara était toujours fâché, mais elle ne laissait pas cela influer sur son travail. Elle était toujours très sérieuse et professionnelle, et c'était une qualité qu'il appréciait beaucoup. Ils relevèrent quelques empreintes, mais au final, ils n'avaient rien de concluant. Le tueur avait été très prudent ; il n'y avait aucun cheveu suspect, d'empreinte de pas, ou une quelconque marque de sa présence – à part le cadavre bien sur…

Il reporta son attention sur le corps. Il glissa le drap doucement jusqu'à ce qu'apparaissent les blessures sanglantes. Il y avait deux plaies sur l'abdomen, apparemment provoquées par des coups de couteau, ou d'objet tranchant. Il glissa encore le drap, et vit quelque chose qui retint toute son attention.

« Sara, je crois que j'ai l'arme du crime. »

Posée près de la victime, le couteau de cuisine était bien en évidence sur le matelas. Il avait été seulement caché par le drap. Sara s'approcha et pris quelques clichés, ce qui permit à Grissom de pouvoir se saisir de l'objet. Il chercha des empreintes, mais n'en trouva aucune. Le tueur avait été précautionneux, il avait certainement porté des gants.

Ils examinèrent ensuite le reste de l'appartement, mais ils ne découvrirent rien d'important. Ils finirent par s'avouer vaincu, et retrouvèrent Jim à l'extérieur. Ce dernier avait interrogé les plus proches voisins.

« C'est Madame Kiggle qui a découvert le corps et appelé la police. C'est une dame assez âgée, et Jessica venait la voir tous les jours en fin d'après midi pour qu'elles aillent faire une promenade. Comme elle n'est pas venu ce soir, elle est allée sonner, et n'obtenant pas de réponse, elle s'est permis d'utiliser le double de clé qu'elle possédait pour entrer. C'est là qu'elle a découvert le cadavre. Elle est très choquée.

« Nous aurons besoin de ses empreintes, au cas où elle aurait touché quelque chose. » dit Grissom.

« Vous avez pu obtenir quelque chose des voisin ? » demanda Sara. « Ils ont entendus des bruits suspects. »

« Niente » répondit Brass en secouant la tête. « Ce sont tous des membres de la ligue du troisième âge et du comité des durs d'oreille. Ils devaient déjà tous dormir et avoir enlevé leurs appareils, car personne n'a rien entendu. »

Sara alla relever les empreintes de madame Kiggle, puis, ils retournèrent au labo.

Une fois là bas, ils étalèrent les quelques preuves recueillies et commencèrent à inspecter minutieusement.

« Je n'aime pas quand les tueurs sont trop attentif » dit Sara au bout d'un moment. « Ils ne nous donnent pas assez de preuves… »

« Je trouve, au contraire, que c'est très intéressant. On doit redoubler de vigilance et d'esprit pour découvrir la vérité. Ca rend le travail plus palpitant. »

Il leva les yeux vers elle et lui adressa un sourire. Celle-ci soutint son regard, mais son expression demeura sombre et froide. Son propre sourire se fana. Il n'aurait peut-être pas du se mettre avec elle aujourd'hui, et prendre Warrick ou Nick. Mais il n'avait pas pu s'en empêcher. C'était peut-être à cause du sentiment de culpabilité qui le rongeait, sachant qu'intérieurement, il savait que ce qu'il faisait avec Sophia n'était pas juste, ni pour lui, ni pour Sara. Il se glaça, connectant les choses entre elle. Serait-il possible qu'elle sache ?

Son téléphone sonna à cet instant.

« Grissom. »

Il écouta, puis raccrocha.

« Le docteur Robins a terminé l'autopsie du corps. »

Sur ces mots ils quittèrent la pièce et prirent la direction de la morgue.

Mais alors qu'ils arrivaient près de l'accueil, Sara se stoppa net et se figea. Grissom suivit son regard. Elle ne détachait pas ses yeux d'un homme blond et grand, qui devait avoir environ l'âge de la jeune femme. Quand ce dernier tourna enfin la tête dans leur direction et qu'il rencontra le regard de Sara, un sourire apparut sur ses lèves.

« Eh Lya, tu ne t'embêtes pas à ce que je vois ! » dit l'homme d'un ton taquin. « Tu te débrouille toujours pour travailler aux endroits les plus sophistiqués ! »

Plus incrédule que jamais, Grissom se tourna vers la jeune femme, et fut estomaqué quand il vit l'énorme sourire qui était apparu sur ses lèvres, éclairant tout son visage.

« Jamy… » murmura t-elle.

Et avant qu'il n'ait eut le temps de comprendre, elle s'était précipitée dans les bras de l'homme.

« Salut bébé. Tu m'as manqué aussi. »


N/A : Voilou pour le premier chapitre! Je sais que c'est un peu du n'importe quoi des fois, mais ne vous inquiétez pas, j'ai vraiment une intrigue pour la suite (sisi je vous jure!), ça devrait devenir plus clair. Pour tout ceux qui font une allergie à une certaine blonde que personne n'aime, je suis désolé de vous avoir imposé ce que je vous ai imposé, mais c'est pour l'histoire (me tapez pas ! lol).

Je vais tenter de mettre bientôt le chap 2 (si ça intéresse quelqu'un...), mais faut aussi que je continu ma fic Harry Potter (je vaisme faire tuer sinon...).

Une tite review?