Disclaimer : Vous allez rire, mais certains personnages présents dans cette histoire appartiennent à la merveilleuse J.K. Rowling (si si). Par contre les lieux décrits et les autres personnages sont inventés par moi-même, sauf la capitale de Paris, évidemment.

Rating: K + (on s'en fout un peu, non?)

Note: Cette histoire a été commencée il y a plusieurs mois maintenant… Presqu'un an peut-être, je ne me souviens plus très bien. J'ai été inspirée, bien entendu, par la fameuse carte de Dumbledore des chocogrenouilles : "Considéré par beaucoup comme le plus grand sorcier des temps modernes, Dumbledore s'est notamment rendu célèbre en écrasant en 1945 le mage Grindelwald, de sinistre mémoire." (T1poche, p.105) Les autres chapitres sont soit finis, soit en cours de réécriture, c'est pourquoi je ne vais pas tous les publier d'un coup... Et puis ça vous laisse aussi le temps de poster des reviews ;)


- - - - - CHAPITRE 1 - - - - -

GRINDELWALD

Au départ, ça ne concernait que le monde du Royaume Uni. C'était un poison qui se propageait sur la communauté des sorciers. Il avait tenté de remonter jusqu'au cœur pour prendre possession du pouvoir, mais malheureusement pour lui, le bien dans le monde de la magie avait été assez fort pour lui faire obstacle. Cependant jamais il n'avait baissé les bras. Assoiffé de pouvoir et de vengeance, il avait préparé son retour durant plusieurs années, tapis dans l'ombre, et avait profité d'un grave fléau qui avait touché une grande partie du monde, aussi bien du côté des sorciers que celui des moldus : la première Guerre Mondiale. Il n'en avait pas profité en cette époque même, mais s'était servi des dégâts que cette guerre avait causés bien des années plus tard.

Très vite, l'Allemagne en a été sa première grande victime. Ce fut le début du deuxième fléau. Un fléau politique. Puis, au comble des sorciers, les moldus en devinrent autant concernés qu'eux…même s'ils restaient toujours aveugles face à la magie. Ce second fléau était la deuxième Guerre Mondiale. Ce poison avait réussi ce qu'il voulait : il s'était fait un nom dans le monde de la magie tout entier et un titre dans celui des moldus : son nom était Grindelwald, et son titre était le Führer.

" Voilà six ans que cela dure… C'est en 1939 que le mage noir Grindelwald a réussi, d'une manière tout à fait incroyable, à provoquer une guerre planétaire. Elle touche absolument tous les êtres humains de cette terre, moldus comme sorciers. Malheureusement, la répercussion sur les moldus a eu beaucoup plus d'importance. Les pertes de leur coté se comptent pour l'instant par un peu plus d'une cinquantaine de milliers. Je ne peux même pas vous faire part de tous les malheurs et de toutes les horreurs qui ont lieu, car je n'en connais pas la totalité. Je n'ai principalement entendu que des rumeurs, et chacun d'entre nous sait pertinemment que les rumeurs ne poussent pas sans raison. Il faut que vous compreniez bien que nous ne pouvons pas attendre plus longtemps pour arrêter Grindelwald. La seule faiblesse qu'il attend de nous pour en profiter est la séparation avec les autres pays. C'est pourquoi il faut continuer à lutter contre lui d'une même voix. "

Les cheveux et la barbe d'un brun scintillant, de jeunes yeux bleus clairs derrière des lunettes en demi-lune, Albus Dumbledore, debout, posa les deux mains sur la table immense qui occupait presque toute la pièce dans laquelle plusieurs personnes se trouvaient. L'atmosphère était plutôt tendue, et malgré les rares chandeliers qui offraient peu de lumière à la pièce, on voyait bien d'après ses yeux bleus clairs, derrière des lunettes en demi-lune, que Dumbledore savait exactement ce qu'il disait, et où il voulait en venir. L'assistance fut d'autant plus attentive qu'elle ne l'était déjà. Ce sorcier n'était qu'un professeur à Poudlard, mais il avait su se faire respecter pour ses compétences incroyables en la magie. Certains disaient même qu'il était sûrement le sorcier à ne pas avoir été séduit par la magie noire le plus puissant du monde. Susan Derwent se redressa sur sa chaise. La jeune femme savait qu'il allait enfin leur expliquer pourquoi ils avaient tous étaient convoqués dans le plus grand secret.

" Grindelwald a, depuis le début, toujours été introuvable, invisible, jouant avec ses pantins dans l'ombre comme il sait si bien le faire. Mais aujourd'hui nous sommes passés en 1944 et nous avons enfin trouvé le moyen de l'arrêter lui et ses Partisans. "

Il marqua un temps de pause. Ses yeux vifs et jeunes pétillèrent. De malice, de joie ou de rage de vaincre, Susan n'aurait su le dire. Elle était trop abasourdie par ce qu'elle venait d'entendre pour essayer de chercher ce détail.

" Quel est ce moyen, Albus ? "Demanda un petit homme d'une cinquantaine d'année d'une voix très grave.

" Une chose à la fois Hyppolite… Je vais d'abord vous présenter tous. "

Dumbledore se rassit lentement sur son haut siège. Puis son regard se fit circulaire et il s'arrêta sur Susan, assise à sa droite.

" Voici Susan Derwent, dit-il en faisant un signe de main vers elle, journaliste à la Gazette du Sorcier. "

Les cheveux d'un roux sombre et les yeux bruns, un faible sourire triste se dessina sur le visage de la jeune femme.

" Ex journaliste, rectifia-t-elle. Depuis que la gazette est tombée entre de très mauvaises mains… "

" En effet, c'était important de le préciser, "admit Dumbledore en hochant la tête.

Puis il se tourna vers son voisin, un homme au visage mince et fermé.

" Voici Yarley Anbrowes, du département des affaires étrangères au Ministère. Alastor Maugrey, de la brigade d'élite des tireurs de baguette magique. A côté, Minerva McGonagall, qui vient de finir ses études. Ces quatre personnes ont été mes élèves il n'y a pas très longtemps et j'ai un immense respect pour eux. "

Flattée, Susan tourna la tête vers ses voisins. Yarley Anbrowes, un jeune homme de taille moyenne à l'allure mince, au regard rieur sur un visage carré, fit une révérence de la tête. Alastor Maugrey, visage fin et petits yeux noirs sur un corps robuste, regardait Dumbledore avec ce qui semblait être un sourire derrière des lèvres strictes. Quand à Minerva McGonagall, les cheveux châtains noués en chignons, son visage jeune habituellement ferme et sérieux s'était un peu décontracté. Ces trois sorciers avaient en effet été à l'école avec Susan, bien qu'étant plus jeunes qu'elle.

" A côté siège un ami de longue date : Hyppolite Joplin. Nous avons fait nos études ensemble et avons beaucoup gardé contact. "

Susan regarda l'homme en question. Etrangement, il paraissait beaucoup plus vieux que Dumbledore, ses traits étant creusés par quelques premières rides, contrairement à son ancien professeur.

" Vient ensuite Caradoc Dearborn, certains d'entre vous le reconnaissent peut-être pour ses actions diverses contre Grindelwald dès qu'il a tenté de prendre le pouvoir. "

" Mais vous avez été le premier à réagir…" Répliqua modestement Caradoc.

Les yeux de Dumbledore pétillèrent.

" Et enfin voici Manadra et Arthur Smethwyck, tous les deux anciens professeurs à Poudlard. "

Agés d'une cinquantaine d'années, les deux sorciers mariés se regardèrent en souriant. Dumbledore marqua un long moment de pause, puis reprit son discours, les yeux pétillants plus que jamais.

" Vous tous, ici présent, faites partie des personnes en qui j'ai le plus confiance, assura-t-il avec un regard fixe et sérieux. Je vous confierai ma propre vie avec tranquillité. C'est pourquoi je voudrais vous charger d'une mission qui va, si vous réussissez, et en ça je n'ai aucun doute, peut-être changer le court de l'histoire. D'abord venons-en aux faits : quelqu'un, qui va le payer de sa vie s'il se fait découvrir, m'a dévoilé hier que Grindelwald avait l'intention de se rendre en France, à Paris. Comme vous le savez tous, la capitale est à présent aux mains des ennemis allemands, et Grindelwald pense s'y rendre pour réunir tous ses Partisans, lors d'un discours qui se voudra cérémonieux. Cependant, le premier ennui, c'est que nous ne connaissons ni le jour ni l'endroit précis, et que Paris, c'est une immense ville. Ayant recours à la magie, il va se faire plus discret qu'un chat et aussi invisible que possible. Le deuxième ennui est que Grindelwald ne semblait pas encore sûr que cette réunion secrète se tienne vraiment. Donc s'y rendre pourrait être une perte de temps, mais vous pourriez tout aussi bien trouver l'endroit et le moment exact de ce discours… Si vous acceptez d'aller à Paris, cette guerre pourrait fort bien se terminer un jour prochain. "

A nouveau, il marqua un temps de pause. Susan sentit son cœur battre plus fort. Elle avait conscience du danger dans lequel on lui demandait de mettre les pieds, mais cela l'importait peu. Changer le court de l'histoire, arrêter cette stupide guerre sans morale qui salissait les terres d'Europe à cause d'un seul homme, voilà ce qui la poussait soudain à aimer cette opportunité. C'était décidé, elle irait en France.

D'ailleurs, toutes les personnes présentes à cette réunion secrète, assises autour de cette table, autour de ce grand sorcier qu'était Dumbledore, furent tous d'accord pour s'y rendre avec elle.