Excusez le retard, j'ai encore oublié de mettre à jour ! lol ! Merci pour toutes les reviews. Là il est 7h55 et je reviens d'une fête donc excusez-moi si je ne réponds pas longuement à tout le monde. Donc merci à Moony.62, kawaii-Shina, BoB Chiri, Chaya, bohemio, Me (désolée du retard), Melindra, mamieboubou, virg05, CrazyMarie, Wendy Malfoy (merci pour les 3 !), diabella (j'en suis au chapitre 14), Yliryo, Isa-Syn, Lesdivansinfernales (mdr le pseudo !) et aleera la femme de dracula (merci Wendy !lol).

Kiki-la-tempête : je t'avoue qu'au début ta review m'a un peu mise en colère parce que je n'aime pas qu'on me fasse des spoiler comme ça sans prévenir. Mais je me suis dit que tu n'avais pas fait gaffe. Et de toute façon je savais déjà. Seulement si je n'avais pas su ça m'aurait vraiment gâché la lecture (ce qui en fait a déjà été fait avant donc). Mais bon, je me doute que t'as pas fait exprès, donc merci pour la review !

Jwulee : le mérite de cette trouille revient à Severusgirl, m'en veut pas !lol ! biz

Elnath : meu non, elle est bien ta review ! Merci pour tes corrections ! bisounours !

Mikishine : ah non Miki là t'es chiante roooo ! Je l'ai pas fini le livre ! J'en suis au chapitre 14. Bon il se trouve que j'ai eu une saleté de spoiler donc je sais que quelqu'un fait quelque chose à la fin du livre. Seulement je ne savais pas que ce quelqu'un était le PSM (enfin j'avais des soupçons, mais je n'y croyais pas) ! Donc tu viens de me gâcher tout le suspense et je t'avoue que je t'en veux un peu… Snif… Sinon merci pour les reviews et les commentaires et les petites corrections !


Merci à Brynhild pour la correction, à Severusgirl pour avoir écrit cette merveilleuse fic, et à mon dictionnaire français-anglaispour m'apporter son soutien dans les moments difficiles ;-) Et merci à vous tous (enfin toutes!lol) qui m'avaient laissé tant de reviews, Severusgirl a le lien elle les verra, et je lui traduirai l'ensemble... même si c'est toujours un peu la même chose: cette fic est géniale:-)


Chapitre 10 : Tout droit jusqu'au matin (1)

5h.

Comment avait-il pu, lui, Severus Snape, en arriver là ?

Jusqu'à hier encore, elle était juste un fantasme un peu gênant, une faiblesse ennuyante qui était arrivée à percer ses défenses, le distrayant à chaque fois qu'il la voyait dans la journée ; le sujet de ses plaisirs solitaires la nuit.

Maintenant il était blotti dans les bras de cette femme, il sentait qu'on cherchait à le consoler, qu'on prenait soin de lui ; qu'on l'aimait, presque. Quelque chose qu'il n'avait pas ressenti depuis sa petite enfance, et encore, cela avait été rare.

C'était... bon.

Exceptionnellement bon.

Il appuya sa tête contre son sein, écoutant les battements de son cœur, regardant sa poitrine se soulever et s'abaisser à chaque fois qu'elle respirait.

Malgré le danger, il n'aurait voulu être nulle part ailleurs que dans ce cercle de chaleur qu'elle avait créé autour de lui.

Comme les Dieux devaient s'amuser : lui avoir réservé toute cette attention tendre et affectueuse pour les dernières heures de sa vie...

Il avala sa salive.

Il ne s'agissait pas seulement de l'attention qu'il recevait, mais aussi de celle qu'il avait envie de donner...

S'ils sortaient de là vivants...

Quoi ?

Quoi, Severus ? Qu'est-ce que tu prévois de faire ? La ramener à l'école et l'installer confortablement dans tes quartiers ? Être son professeur le jour et son amant la nuit ? Le Ministère approuverait certainement !

Mais...

Comment pouvait-il la laisser partir, franchement ?

Maintenant qu'il avait fait l'expérience de cela, quelqu'un qui tienne vraiment à lui ? Quelqu'un qui lui donnait l'impression... d'avoir envie d'aimer...

6h.

« Professeur ? » chuchota-t-elle.

Il leva la tête vers elle. Il avait une expression très étrange sur le visage.

« Comment peux-tu même seulement songer à m'appeler ainsi ? » dit-il gentiment, lui caressant la joue avec son pouce.

Elle se sentit rougir.

« Comment dois-je... Je ne sais pas... »

« Severus. Mon nom est Severus. » (2)

« Je sais, mais... oh, je ne peux vraiment pas... »

« Hermione, vu les circonstances... »

« Oui, mais c'est justement ça, non... vu les circonstances. Nous sommes hors contextes, n'est-ce pas ? Tout est différent, "vu les circonstances". Si nous retournons à l'école, à la vraie vie... vous allez me détester pour ce qu'il s'est passé cette nuit. »

Il la regarda un moment puis se redressa un peu de façon à ce que leurs yeux soient au même niveau.

« C'est à cette réaction que tu t'attends de ton Maître des Potions ? »

« Eh bien... oui. » dit-elle, mal assurée.

Il détourna les yeux et secoua la tête.

« Et l'homme que tu as vu cette nuit, comment réagirait-il ? »

Elle le fixa.

L'homme qu'elle avait vu cette nuit n'avait fait que renforcer les sentiments qu'elle avait pour l'original. Son Maître des Potions était cruel, injuste, aigri, et pourtant elle avait ressenti cette inexplicable attraction pour lui qui avait empli son esprit de pensées sensuelles et avait assailli ses nuits avec des rêves des plus agréables...

Ça n'avait peut-être pas été plus qu'une sorte d'attraction animale, mais...

Oh ! L'homme de cette nuit !

Il avait réchauffé son cœur, réveillé ses émotions, il lui avait donné l'impression que le perdre reviendrait à tuer quelque chose en elle. Si seulement...

« Mais vous n'êtes pas l'homme que j'ai vu cette nuit. Vous ne voyez pas, vous êtes une personne différente, emprisonné ici... »

Il soupira profondément et la regarda avec une expression qui ressemblait à du regret.

« Oui, je vois. » dit-il lentement « Je m'excuse, Hermione. J'ai été un impardonnable irresponsable. J'aurais dû me rendre compte que quelque soit le point auquel vous pensiez vouloir que ça arrive, vous le regretteriez bien sûr... »

« Je ne regrette rien de ce qui s'est passé entre nous... » dit-elle prestement.

« Mais vous le ferez. Quand vous cesserez vous-même d'être cette personne différente et que vous redeviendrez Hermione Granger. Ce sera vous qui me détesterez. Votre désir était pour cette nuit et cette nuit seulement... »

« Hum... »

Elle joua avec le bord de la cape. Elle l'avait interrompu et il attendait de savoir pourquoi. Son cœur battait à tout rompre. Elle était sûre qu'elle ne devrait lui dire cela, mais...

« Hum... ce n'est pas tout à fait vrai. »

« Je vous demande pardon ? »

Elle sentit de nouveau ses joues s'enflammer.

« La vérité c'est que... J'ai déjà... pensé à vous... avant cette nuit... de... cette façon. »

Oh, mon Dieu, elle en avait trop dit. Elle venait de se ridiculiser. Arrange ça... arrange ça !

« Mais, bien sûr, je me rends bien compte que nous avons fini par coucher ensemble uniquement parce que nous étions enfermés. Ça ne serait jamais arrivé sinon, n'est-ce pas ? »

« Non. Ça ne serait jamais arrivé... »

Son cœur fit un bond, même si elle s'était attendue à cette réponse.

« ... mais, depuis longtemps, j'espérais que ça arriverait. »

Il fallut un moment avant que ses mots ne prennent sens pour Hermione. Elle le regarda avec stupéfaction. Ses yeux noirs étaient plongés dans les siens.

Puis soudain elle se rappela pourquoi l'odeur de sueur et d'excitation lui avait dit quelque chose : elle avait perçu une version diluée de celle-ci quand ses cheveux s'étaient pris dans son bouton pendant ce fameux cours de Potions.

Il avait été aussi chamboulé et excité qu'elle !

« Oh ! » lâcha-t-elle dans un souffle.

Il avança sa tête et l'embrassa, avec beaucoup de douceur, très lentement, une main passant dans son dos pour la rapprocher de lui, sans toutefois suggérer qu'il attendait quelque chose de plus.

« Mon Dieu, » dit-elle avec un sourire quand ils s'arrêtèrent, leurs têtes se touchant toujours. « ça va être gênant à l'école, non ? »

« Un peu. »

« Pendant quelques mois seulement, et après je n'y serai plus. »

« Moi non plus. »

« Hein ? » Elle le regarda dans les yeux, choquée.

« Si Potter remporte la victoire, je serai libre de quitter Poudlard. Je n'aurai plus à marcher dans l'ombre pour rester sauf. Je n'aurai plus à me faire passer pour un professeur... »

« C'est ce que tu as fait pendant toutes ces années ? »

« Le Directeur m'a invité à rester à Poudlard pour l'aider à faire campagne contre le Seigneur des Ténèbres. Il devait y avoir une raison à ma présence, alors je suis devenu le Maître des Potions... »

« Mais, tu voulais la Défense Contre les Forces du Mal, non ? Pourquoi le Professeur Dumbledore ne t'a pas... »

« J'ai demandé ce poste, mais il a tout simplement dit : "Je crois que nous allons te laisser enseigner les Potions et voir comment tu t'en sors". Il semble que je m'en "sois sorti" trop bien et il n'a pas voulu changer. »

« Qu'est-ce que tu feras à la place ? »

Il fronça les sourcils.

« Je n'en ai aucune idée. J'ai passé toute ma vie d'adulte à livrer cette bataille pour un côté ou l'autre. Je dois reconnaître qu'après toutes ces années, la liberté fait un petit peu peur... »

Elle ne put s'en empêcher : elle stoppa ses mots en écrasant les lèvres contre les siennes, se serrant encore plus contre lui, les larmes lui picotant les yeux.

7h.

« Ce n'est pas que ça me dérange, » chuchota-t-il dans son oreille « mais y avait-il une raison pour cette soudaine interruption de mes rêveries ? »

« Tu avais l'air si... perdu et vulnérable... Je... Je... »

Elle le regarda avec une expression étrange sur le visage, comme si elle venait de trouver la réponse à un puzzle évident. Ses yeux brillaient, et en regardant de plus près, il vit une larme déborder de ses cils.

Pour la seconde fois cette nuit, il eut l'impression d'avoir été frappé par la foudre...

« Ecoute, » l'entendit-il murmurer à travers les battements qui résonnaient dans son oreille « s'il gagne, ils viendront nous chercher et ce sera trop tard pour te dire... »

Il posa des doigts tremblants sur ses lèvres.

« Ne le dis pas. » quémanda-t-il, ayant soudain du mal à respirer, la partie logique de son esprit lui demandant frénétiquement ce qui se passait ? Ce qui se passait, bordel ?

Elle eut un air surpris.

« Tu ne sais pas ce que j'allais dire. »

« Si, je sais. » répondit-il d'une voix tremblante. Il la regarda et passa sa langue sur sa lèvre inférieure en se rendant compte que pour la première fois de sa vie, il raisonnait avec son coeur et non sa tête... et il n'en avait rien à faire. « Si... je sais. Avant qu'il soit trop tard, tu allais dire... » Il se pencha sur elle et murmura à son oreille.

Il couvrit son visage de baisers, ses paupières... et le murmura encore.

Il se positionna au-dessus d'elle, et, faisant planer ses lèvres au-dessus des siennes, il la regarda dans les yeux et le murmura encore une fois, jusqu'à ce que son baiser, une nouvelle fois, le fasse taire. (3)

Aucun d'eux ne remarqua que le ciel, derrière la fenêtre, flamboyait d'or.

8h.

Il était las. Oh, si las. Il était trop vieux pour tout ça. Il se dit que le temps était peut-être venu de rejoindre son ami, Nicolas Flamel. Cependant, pour le moment, le devoir l'appelait.

Harry s'était battu avec bravoure. Il avait même dépassé les espérances de Dumbledore. Tom Jedusor et l'être qu'avait été Voldemort avait été détruit, et le monde sorcier était enfin libre.

Il y avait eu des pertes, beaucoup. Toutes l'avaient peiné, mais certaines lui avaient brisé le cœur...

Maintenant, tout ce qu'il lui restait à faire était de libérer ceux qui avaient été faits prisonniers et emmenés à Azkaban.

Dumbledore traînait les pieds le long des couloirs, devant s'appuyer de temps en temps contre le mur, cherchant les cellules où se trouvaient des alliés.

Il aurait vraiment aimé être installé devant un bon feu, avec une tasse de thé, et discuter avec... oh, bien sûr... comment avait-il pu déjà oublié qu'elle était...

Il essuya une larme et sa main s'approcha du verrou de la cellule suivante.

Mais quelque chose le fit hésiter.

Il jeta un coup d'œil et sut immédiatement qui était de l'autre côté.

Il fit un sourire complice et ce sens si puissant qu'on aurait pu appeler son « septième sens » se réveilla.

« Je me demandais quand tu t'en rendrais enfin compte par toi-même, Severus. » dit-il à voix basse.

Il leva les doigts et traça une croix invisible sur la porte. Il lui lança un charme, de façon à ce qu'elle ne puisse s'ouvrir que de l'intérieur, et poursuivit son chemin.

A l'intérieur de la cellule, Hermione et Severus dormaient, entremêlés.

Hermione se blottit contre son corps. La lumière du soleil pénétrait par la petite fenêtre en haut de la cellule, réchauffant celle-ci. Lentement, ses yeux s'ouvrirent comme elle se réveillait d'une nuit de sexe et de sommeil, et elle le trouva au lit à côté d'elle.

Elle se pencha vers lui et l'embrassa, ravie qu'il y réponde, d'une manière endormie au début, puis de plus en plus passionnément.

Severus n'avait jamais été réveillé par un baiser aussi tendre. Il garda les yeux fermés et profita de la sensation de sentir cette créature exquise mouvoir son corps contre le sien et du baiser qui s'intensifiait.

Il gémit de plaisir quand la main d'Aphrodite descendit et le caressa avec un savoir-faire bien au-delà de son âge et de son expérience...

Sur la porte, du côté de la cellule, clairement visible à leurs yeux quand ils se donneraient la peine de détourner le regard l'un de l'autre, se dressait le sommet lumineux de Poudlard, Ecole de Magie et Sorcellerie.

De la liberté.

FIN


(1) En anglais, « straight on till morning », c'est une citation de Peter Pan, quand le petit garçon demande à Peter comment on va au pays imaginaire, il répond « 2ème étoile sur la droite, et tout droit jusqu'au matin » : merci Severusgirl pour la précision, je n'y aurais jamais pensé :-)

(2) Je suis un sorcier, comme les oooooooootres ! lol ! Désolée... ;-)

(3) C'est ce passage qui m'a donné envie de traduire la fic en fait... c'est booooooo :-)


'ala c'est fini! Elle était belle la fin du chapitre hein? Snif! Merci encore pour les reviews.

Bon mes autres fics n'avancent pas pour plusieurs raisons:

-manque d'inspiration

-lecture de Harry Potter 6

-traduction de Harry Potter 6 pour une copine... euh au rythme où ça va je lui aurai fait trois chapitres en octobre! lol!

Mais bon, je ne désespère pas de mettre la suite de "comment capturer un S. en 10 leçons" en août... mouais, je ferais mieux de ne rien dire! ;-)

Biz

Siryanne